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MEANNEE 3 NUMERO 26 L'ART DÉCORATIF REVUE MENSUELLE D'ART CONTEMPORAIN NOVEMBRE 1900 SOMMAIRE ALBERT THOMAS: LA PEINTURE DECORATIVE A L'EXPOSITION. — CHARLES SAUNIER: LES PETITES CONSTRUCTIONS DE L'EXPOSITION. — G. M. JACQUES: INTERIEURS MODERNES. — O. GERDEIL: LA HOLLANDE A L'EXPOSITION UNIVERSELLE. — G. M. JACQUES: REPONSE A MM. HANOTAUX ET PAUL ADAM. — H. DESPAGNES: L'EXPOSITION TRIENNALE DES BEAUX ARTS A BRUXELLES. — CHRONIQUE. 56 REPRODUCTIONS. D'OEUVRES DE MM. JULES CHERET, A. BESNARD, FELIX AUBERT, P. M. RUTY, ROBERT RUEPP, THOMAS HANSEN, RISLER, HENRI SAUVAGE, PIERRE ROCHE, BALINT ET JAMBOR, NEUKOMM, FISCHER, HOFFACKER, G. TRONCHET, P ET H. JASPAR, W. CLOWES, A. LANDRY, J. MUTTERS ET K. SLUYTERMAN, CREMER, HEEKER, ZWOLLO, COLENBRANDER, A. LE COMTE. FRANCE BELGIQUE UNION POSTALE UN AN 20^r UN AN 24^r SIX MOIS 10^r SIX MOIS 12^r LE NUMERO 2^FR ADMINISTRATION: 95 rue des PETITS CHAMPS, PARIS M. DUFOREN

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--- LA MAISON MODERNE 2, RUE DE LA PAIX, PARIS 82, RUE DES PETITS-CHAMPS (RUE DE LA PAIX) --- AMEUBLEMENT INSTALLATIONS MODERNES PROJETS ET DEVIS SUR DEMANDE BATAKS ETOFFES NOUVELLES, TEINTES A LA MAIN MAROQUINERIE MODERNE DENTELLES POLYCHROMES DE FÉLIX AUBERT BIJOUX, OBJETS D'ART, BRONZES TABLEAUX ET ESTAMPES MODELES EXCLUSIFS POUR CADEAUX, MARIAGES, ETC COLLABORATEURS: F. AUBERT, P. BEHRENS, M. BIAIS, A. CHAR-PENTIER, CONSTANTIN-MEUNIER, P. DUBOIS, M. DUFORENE, FINCH, ST. LERCHE, G. LEMMEN, DE FEURE, JOSSOT, A. LANDRY, MANGEANT, KARAGEORGEVITCH, G. MINNE, VAN DE VELDE, C. MÈRE, FIX-MASSEAU, F. VOULOT, ETC. MMES CLOSSET, ORY-ROBIN, LEROY-DESRIVERIES, ETC. --- « ALBUM-PAN » TRIMESTRIEL UN EXEMPLAIRE: 20 F. ABONNEMENT: 60 F. PAR AN. « GERMINAL » ALBUM UNIQUE 20 ESTAMPES INÉDITES PRIX: 250 FRANCS. ---

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NUMERO 26 NOVEMBRE 1900 L'ART DÉCORATIF LA PEINTURE DÉCORATIVE A L'EXPOSITION Mon confrère Henri Frantz a traité ici même, en juillet dernier, de la peinture décorative à l'Exposition universelle; mais la matière était si vaste qu'il n'a pu l'épuiser complètement et qu'il m'autorise à glaner derrière lui quelques épis magnifiques. Parmi les œuvres dont je veux parler, quatre surtout sont belles et significatives; elles résument les qualités les plus aimables de notre race, elles fleurent en outre notre meilleure grâce parisienne. Dans la cité miraculeusement surgie où toutes les villes du monde ont apporté leurs richesses et leur parfum, il était juste que Paris donnât en chaque genre sa note incomparable, la mesure de son unique génie. Il les a données, pour la peinture décorative, avec le maître Cheret. Au pavillon des Magasins du Printemps, il faut voir le plafond du grand artiste. Dominant l'arsenal où ses armes sont fourbies, le lieu où ses charmes s'élaborent, les objets parmi lesquels sa joliesse évolue, les toilettes frissonnantes et les dessous mousseux qui doublent sa grâce capiteuse, la Parisienne plane au ciel bleu. En robe rose, des fleurs aux mains, un chapeau de paille sur ses cheveux roux, elle tournoie éperdument. Le soleil aux plis de sa jupe répand, furtif, des ombres mauves; le vent découvre ses jambes gantées de soie, ses jambes sveltes et rondes, merveilles d'allègre volupté. Une compagne aux voiles oranges, des enfants partagent ses jeux, et c'est un spectacle exquis; des clartés de corolles se mêlent à des lueurs de bras nus; des colombes passent parmi les couples; une ombrelle vogue, chargée de roses, sur la croupe rose d'un nuage!... Dites-moi, toute la femme avec ses rires, ses coquetteries, sa pensée frivole, son cœur fantasque, son âme légère, toute la femme de Paris ne vit-elle pas en cette jolie fille évoquée par Cheret? A l'entrée de la classe 71, l'apparition se renouvelle. Effrontément moulée dans une robe d'un jaune changeant, tantôt soufre et tantôt rose-thé, la jolie fille agite toujours ses douces jambes spirituelles; elle tient d'une main une statuette, bibelot dont son regard s'amuse, elle lève de l'autre main son éventail; elle a ce geste adorable, impérieux, qui mène les hommes serviles, qui commande à toutes les puissances de volupté, et qui fait en ce moment ondoyer autour d'elle une seconde chaîne d'enfants rieurs. Un rideau richement drapé, un palmier nain sur une console indiquent ici un décor de salon; mais les murs se sont ouverts, l'air vient d'affluer par ondes vibrantes et la Parisienne plane, cette fois encore, en plein azur. Image incomparable de couleur harmonieuse, de mouvement emporté et rythmique, vision unique de grace et de joie, chant de l'alouette au matin clair, essor sous le vrai ciel gaulois de la plus libre, de la plus immatérielle fantaisie! Lorsque je parle de Cheret, je prends naturellement le ton du dithyrambe. Aussi bien ce maître est exquis. Parmi nos artistes, s'il n'est pas le plus grand, il est du moins le plus français, français de France et français de Paris. Mieux que les nobles toiles du Poussin, mieux que les fresques sublimes de Puvis de Chavannes, ses œuvres reflètent les traits essentiels de notre caractère national, et, quand tout viendrait à crouler, quand notre peuple disparaîtrait avec les monuments de son activité, une seule affiche de Cheret, retrouvée par miracle, suffirait pour évoquer aux races nouvelles notre art charmant, notre esprit vif et clair. En même temps que Cheret, magicien prestigieux, abstracteur très subtil de «parisine», l'entrée de la classe 71 nous montre le dessinateur Steinlen. Seul un artiste de ce mérite pouvait faire figure auprès du maître. Dans sa frise, en quatre panneaux, il groupe, formes et couleurs, les éléments de la décoration, les feuillages et la mer, les paons oscillés, les bleuets, les hélianthes, les dahlias, les trèfles rosés, les campanules, les bouillons blancs, et l'on goûte l'ingénieuse simplicité de sa composition, la franchise de sa palette, son dessin large et volontaire. Peintres au chevalet, enfants

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L'ART DÉCORATIF FÉLIX AUBERT DÉCORATIONS DU SALON, CL. 92

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NOVEMBRE 1900 FÉLIX AUBERT

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L'ART DÉCORATIF FRISE AU POCHOIR, CL. 88. et femmes cueillant des fleurs, jeunes filles suspendant des lanternes vénitiennes, ouvrières penchées sur leur broderie, tous ses personnages sont saisis dans la vérité de leur geste et l’accent même de leur nature. Le narrateur fécond de l’existence des faubourgs, l’observateur amusé, réfléchi, pitoyable de l’atelier et de la rue, nous montre une fois de plus l’image d’une humanité un peu souffrante, un peu pâlie, mais qui porte courageusement le lourd souci de vivre. Et c’est après Cheret, après les enchantements de l’imagination, le charme plus humble et plus poignant du réel. Au Pavillon de l’« Union centrale des Arts décoratifs », voilà maintenant le grand panneau d’Albert Besnard. Il nous ramène à la fantaisie, une fantaisie qui par le tour rappelle Watteau et par l’accent l’étrange poète des « Fêtes galantes ». Des montagnes au bord d’un lac déroulent leur chaîne magnifiquement, leur pied disparaît sous de sombres verdures, leur cime se couronne de nuages roses, violets et orangés. Une petite ville se penche là-bas sur le miroir des eaux splendides. Au premier plan, à gauche, c’est un coin d’île avec un arbre qui monte, élégante silhouette, coupant la ligne harmonieuse des monts. Parmi l’herbe profonde et molle deux ou trois couples sont assis. Auprès d’eux se trouvent des vaisselles d’or, des fruits, des vins dans des cristaux. Les amantes en leurs robes ouvertes ont une grâce moite et savoureuse; les amants couronnés de fleurs goûtent les nuques, les lèvres fondantes, les grenades, les vins dorés. Des satyres, sur un banc de pierre, jouent du triangle et du tambourin; les sons bourdonnent sauvages, passionnés, lascifs, menant la ronde éperdue des désirs. Cependant des barques s’en viennent de la ville, guidées par de sveltes bateliers. Une femme attend les passagers, debout, la jupe enflée au vent, avec des gestes de bon accueil. Mais les arrivants trahissent on ne sait quelle angoisse, sentiment de l’heure trop brève, effroi des trop proches voluptés? Ils entendent la musique des satyres. Ils aperçoivent celui là qui quête, dans une sébile de bois, le prix de l’excitant concert, et les pieds de bouc, les cornes aiguës, la face camuse leur sont une soudaine et déplaisante image des réalités de l’Amour. L’humble divinité sylvestre leur apparaît sournoise et fatidique comme RUTY FRISE PEINTE AU PAVILLON DES MAGASINS DU PRINTEMPS

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NOVEMBRE 1900 ROBERT RUEPP FRISE DU SALON, CL. 68. certain « Faune » de Paul Verlaine : Un vieux faune de terre cuite Rit au centre des boulingrins Présageant sans doute une suite Mauvaise à ces instants sereins, Qui m'ont conduit et t'ont conduite, Mélancoliques pèlerins, Jusqu'à cette heure dont la fuite Tournoie aux sons des tambourins. La pointe d'amertume qui se mêle à toute joie, la plaie secrète du plaisir, l'inquiétude des gens qui « n'ont pas l'air de croire à leur ROBERT RUEPP PLAFOND DU SALON, CL. 68

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L'ART DÉCORATIF P. M. RUTY DECORATIONS A L'ENTREE DU PAVILLON DES MAGASINS DU PRINTEMPS bonheur », Albert Besnard les traduit en cette œuvre magistrale. Jamais son art ne fut plus profond, plus poétique, comme jamais aussi bien sa composition ne fut plus ample, plus somptueuse, sa brosse plus libre, plus hardie, plus experte à faire jouer les reflets sur la nacre humide des épaules et des gorges, l’ambre chaud des chevelures, la moire frémissante des eaux. Avec les frises de Steinlen, avec le plafond et le panneau si délicieux de Cheret, ce mélancolique « Débarquement pour Cythère » forme un ensemble où notre caractère national, sous ses trois aspects d’humanité, de rêve, de pimpante et joyeuse fantaisie, se trouve très heureusement exprimé. Sans doute, ces œuvres sont presque des œuvres de circonstance ; elles sont faites pour orner des édifices hâtivement construits, destinés à disparaître bientôt, elles semblent participer un peu de ce caractère hâtif et temporaire. Mais les étrangers qui nous cherchent vainement en bien des compositions prétendues définitives, souvent ennuyeuses et vides, s’ils s’arrêtaient à ces peintures « éphémères », verraient apparaître soudain notre âme d’aujourd’hui et de toujours. Ces étrangers se livrent d’ailleurs eux-mêmes dans des créations caractéristiques. M. Henri Frantz a dit excellemment les mérites originaux qui distinguent, au pavillon de l’Asie Russe, les fresques de Constantin Korovine ; je veux rapidement signaler ceux qui font des fresques de Gallen, au pavillon finlandais, une œuvre profondément nationale. L’auteur a puisé au trésor des légendes populaires. Il nous a montré, aux moments les plus significatifs de leur carrière fabuleuse, forgeant le Sampo, « disque radieux et mystique », labourant le champ aux vipères, défendant le palladium sacré contre la Mère des Ténèbres, l’immortel héros Ilmarinen et Vainamoïnen, le rhapsode vénérable qui cède la terre natale aux prêtres chrétiens, mais qui laisse sur le rivage son « Kantele », sa harpe rustique, pour la joie et la consolation du peuple de Finlande. M. Gal-len a traité cela sobrement, d’une manière un peu fruste, un peu sévère, un peu farouche, et

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NOVEMBRE 1900 dans sa peinture si intimement personnelle toute une race se trouve exprimée, toute une race éprise de son passé, de ses vieilles mœurs, de ses vieux rêves et de ses anciens dieux. La Bosnie a confié à Mucha le soin de traduire son caractère héroïque et pittoresque. Sur les murs intérieurs du pavillon du Quai d'Orsay, à la hauteur du premier étage, l'artiste slave déroule dans une série de fresques l'histoire de l'antique province. Il décrit ses différents aspects à la période barbare, aux époques romaines et chrétiennes, au temps des invasions, il évoque ses guerriers aux cheveux tressés, ses majestueux patriarches, ses adolescents sveltes et beaux, la grâce flexible de ses femmes. Le cycle se clôt sur une apothéose où la Bosnie, sereine parmi les fleurs, groupe autour d'elle artistes, ouvriers, fermiers, pasteurs, portant dans leurs mains les produits de son génie et de son sol. Au-dessus de ces compositions, dans une pénombre transparente et nocturne, une frise laisse entrevoir les scènes successives d'une légende locale, tout embaumée de mystère et d'amour, tout imprégnée de clair de lune. Imagination brillante et prodigue, éprise des magnificences orientales, Mucha se complait au luxe des costumes, à la pompe des cérémonies ; pourtant, dans ses fresques comme d'ailleurs dans ses affiches, il sait assourdir sa couleur, la maintenir dans une gamme constamment douce et voilée, où les bleus, les violets, les gris et les roses s'harmonisent délicieusement. Pareille discrétion chez un artiste de sa race ne laisse pas de nous surprendre. Mais il faut songer qu'enfant de Bohême, Mucha est aussi décorateur parisien et qu'il a reçu de nos maîtres, pour dompter sa fougueuse nature, ce frein d'or qu'on nomme le goût. P. M. RUTY DÉCORATIONS AU PAVILLON DES MAGASINS DU PRINTEMPS

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L'ART DÉCORATIF Car le goût est notre apanage. Ce sûr instinct du trop et du trop peu en toutes choses, ce sens exquis de la mesure, c'est nous qui le détenons aux yeux de l'univers. Grâce à notre bon goût, nous paraissions dominer les autres peuples. Si fiers qu'ils se disent de leurs créa- THOMAS HANSEN DÉCORATION MURALE AU POCHOIR (SECTION DANOISE, GR. VII.) tions originales, de leur génie individuel, les étrangers demeurent devant nous inquiets et dépitées, ils se sentent souvent mal compris; nous avons vis-à-vis d'eux la plus riante assurance; nous savons que notre langage ils l'entendent toujours, même quand ils ne le parlent pas. Sans doute, le goût, source de notre force, fait aussi notre faiblesse, il nous préserve trop bien des grandes ivresses lyriques, des grands transports de la pensée et de l'âme, il nous interdit d'égaliser jamais la sublimité d'un Shakespeare ou d'un Goethe. Au demeurant c'est le meilleur des guides. Lorsque toutes les nations, en quête d'une esthétique nouvelle, s'attardent à des essais bizarres, il permet à la France d'atteindre assez promptement les formules les plus heureuses et les plus sages. Ce fait, sensible dans la décoration figurative, l'est surtout dans la décoration proprement dite. Je n'en veux pour preuve que les compositions de MM. Ruty et Félix Aubert. Ces œuvres sont bien françaises, elles résument nos meilleurs dons, elles résolvent avec grâce et simplicité la question du décor floral. On avait dans ces derniers temps abusé des thèmes naturels. On avait pillé sans discernement les jardins, les champs et les bois ; la jonchée de feuillages et de corolles — lierres, trèfles, chardons, iris, nénuphars, marguerites — s'était répandue au hasard sur les murs, les tapis, les rideaux, les meubles et les moindres objets de nos appartements. Le gaspillage était manifeste ; les critiques s'indignèrent avec raison. Des artistes étrangers s'appliquèrent alors à des compositions purement conventionnelles, à des combinaisons de formes et de lignes souvent déconcertantes, mais qui répondaient chez eux à un instinct profond du général et de l'abstrait. Nous prétendîmes les suivre dans cette voie. Notre esprit, trop attaché aux choses concrètes, trop ennemi de la géométrie pure, s'accommoda fort mal de ces fantaisies spéculatives ; il n'y trouva qu'insupportable ennui. Force lui fut donc de revenir à la fleur. Échappé aux régions inhospitalières où s'esquissait dans les nuées le monde menaçant des figures, sauvé du lacet belge et du crochet autrichien, secouant la brume qui restait à ses ailes, il s'ébroua parmi le peuple vivant des roses. Mais il avait appris la sagesse. Il répudia l'imitation servile des formes végétales et l'usage inconsidéré qu'il avait fait de ces formes. Il synthétisa les éléments fournis par la nature, il les concentra en certaines surfaces. Il trouva, dans quelques œuvres, le juste degré de la stylisation et les limites précises du décor. Au pavillon du Printemps, grâce au jeune artiste Ruty, il se montra discret, ingénieux et fin. Sur les murs de l'édifice, doté par Cheret d'un adorable plafond, il fit s'épanouir, comme le nom l'incitait à le faire, toute la floraison charmante du « printemps ».

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NOVEMBRE 1900 RUTY. DÉCORATIONS PEINTES AU PAVILLON DES MAGASINS DU PRINTEMPS A L'EXPOSITION