Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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GLACES ET VERRES N° 73 — Janvier 1944

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Les Ets P. DINDELEUX sont les animateurs du Béton Translucide. Depuis vingt ans, ils ont exécuté des MILLIERS d'installations en France et à l'Étranger. Leur série de modèles brevetés s'adaptent aux projets les plus divers. Grâce à leurs équipes de techniciens et de spécialistes éprouvés, ils peuvent donner à leur clientèle une garantie sérieuse et indiscutable. Ce sont ces qualités primordiales qui, jointes à une haute conscience professionnelle, leur ont permis d'acquérir et de conserver la confiance des grandes Administrations, des Cies de Chemins de fer, des Cies d'Assurances, des grands Établissements de crédit et d'une innombrable clientèle privée. ETts P. DINDELEUX 7, rue Lacuée, PARIS-12e Did. 24-86 --- SOCIÉTÉ ANONYME DES VERRERIES ET MANUFACTURE DE GLACES D’ANICHE Capital : 18 millions de francs 230, Boulevard Drion, à Aniche (Nord) GLACES AGENTS DE VENTE POUR LA FRANCE 8, r. Boucry, Paris 17, r. du Helder, Paris Entrepôt de Lyon Entrepôt de Bordeaux VERRES SERVICE DE VENTE POUR LA FRANCE Comptoir Général de Vente des Verres à Vitres 17 bis, boulevard Haussmann, Paris Dépôt : 121, rue de la Chapelle, Paris (Nord 09-14) --- COMPAGNIES RÉUNIES DES GLACES ET VERRES SPÉCIAUX DU NORD DE LA FRANCE GLACES DE BOUSSOIS Société Anonyme au Cap. de 150.000.000 de frs. Siège Social et Usines à Boussois-s/-Sambre (Nord) Usine et Entrepôt à Bobigny (Seine) Direction Commerciale : 17, rue du Helder — PARIS - 9e — Tél. : Tait. 47-22 (8 lig.) Télégra. : Glacefran Paris Entrepôts régionaux à LYON et à BORDEAUX Agences régionales à Marseille, Lille, Nancy, Alger, Tunis • GLACES — VERRES PRODUITS OPAQUES — MOULAGES pour le BATIMENT ARTICLES pour l'INDUSTRIE — OPTIQUE Vitrages de Sécurité : SÉCURIT — FEUILTEX --- FABRIQUE DE MIROITERIE A.BROQUART & Fils (FONDÉE EN 1875) Bordeaux : 68-70-72, Cours Le Rouzic Pau : 17, rue des Cordeliers --- FABRIQUE DE MIROITERIE INSTALLATION DE MAGASINS ET DE BATIMENTS LES FILS ET GENDRES DE Charles ANDRÉ Ingénieur A. et M. S. A. R. L. Cap. 200.000 fr 3, rue des Taillandiers, Paris-11e. Tél. : Roq. 17-63 • GLACES — VERRES A VITRES PRODUITS VITRIFIÉS OPAQUES BISEAUTAGE - ARGENTURE - GRAVURE - DÉCORATION

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MIROITERIES DE L'OUEST Société Anonyme au Capital de 3.600.000 francs Siège Social : 25, rue d'Anjou, ANGERS. Téléph. : 33-95 R.C. Angers 11.973 Reg. Prod. 623 M. et L. Angers : 28, rue de Brissac; T. : 47-01 Niort : 30, rue de Bellune; T. : 5-07 Lorient : 32, quai de Rohan; T. : 6-21 St. Brieuc : 10, rue Lamennais; T. : 5-71 Rennes : 20, boul. de la Liberté; T. : 21-68 Caen : 7, rue Damozane; T. : 34-38 Rouen : 49, rue St. Julien; T. : 462-50 GLACES — VERRES INSTALLATIONS DE MAGASINS --- Société pour l'Exploitation des Anciens ÉTABLISSEMENTS ADLER 98, rue des Boulets, PARIS-XIe. Tél. : Roquette 87-07 (2 lig.) PATTES A GLACE TRANSPARENTES Ces pattes maintiennent les glaces avec la même sécurité que les pattes en métal. Elles sont invisibles, ne s’oxydent pas, ne se ternissent pas. Fixation avec vis tête chromée ou vis tête cristal, formant boule. --- GLACES DE ST - GOBAIN Verre THERMOLUX DIFFUSEUR de lumière ISOLANT thermique et acoustique GLACES DE SAINT-GOBAIN Service Documentation TÉL. : BOTZARIS 54-80 8 RUE BOUCRY PARIS 18e --- PAXAMASTIC POUR L'ÉTANCHÉITÉ DES TOITURES VITRÉES ET LA RÉPARATION DES COUVERTURES SAMTOR PAIX ET C.IE 64 Rue LA BOËTIE Paris LE VÊTEMENT IMPERMÉABLE DE LA MAISON --- S.A.G.A.I.S. MIROITERIE - VITRERIE SECURIT - TRIPLEX Fournisseur des Ministères 28 et 28 bis, rue Vergniaud, LEVALLOIS (Seine) Tél. : Pereire 40-40 R.C. Seine 221.382 B --- ENTREPRISE DE MIROITERIE - VITRERIE KAEPPELIN & Cie 15, rue de Buci, PARIS-6e Tél. : Danton 01-20 Fournisseurs de la Ville de Paris et des Administrations BATIMENT - INSTALLATIONS TRANSFORMATIONS VITRERIE DE TOITURES NEUF ET ENTRETIEN Gros Détail Dépositaires du Verre-Soleil

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MASTICON LE MASTIC PLASTIQUE POUR TOITURES ET VITRAGES Ers V. BALOT 36, Rue du Parc, ALFORTVILLE (SEINE) ENT. 39-50 --- OPPOSÉS LE MASTIC SOLIDE POUR FENÊTRES ET CHASSIS MÉTALLIQUES STOP STARA PUB. PAUL ROGER --- MAISON ARTHUR GILLON 11, rue de l’Aqueduc PARIS 10e Téléph. : Nord 56-96 DIAMANTS POUR VITRIERS, DIAMANTS INDUSTRIELS — MOLETTES ET OUTILS MOLETTES PERFECTIONNÉS — VENTOUSES — OUTILLAGE POUR MIROITIERS, PEINTRES, DROGUISTES, QUINCAILLIERS La Maison informe sa nombreuse clientèle qu’elle se tient à sa disposition pour lui donner satisfaction dans la mesure du possible en raison des difficultés d’approvisionnement. --- COURBU MIROITIER BORDEAUX GRAVURE DÉCORATIVE sous Glaces et sur Marmomites SOLLICITE DE MESSIEURS LES ARCHITECTES toutes demandes de prix MAQUETTES ET ECHANTILLONS GRATUITS 34,36 Rue de Strasbourg - Tél: 65.31 & 65.32 R.C. 50666A --- “LE SILICATE” Société Anonyme au Capital de 2.000.000 fr. 24, rue de Berri, 24 PARIS (8e) Téléph. : Balzac 33-20 Adr. télégr. Silicate-Paris --- VERNIS SPÉCIAUX POUR L’ARGENTURE --- POUR CONSERVER LA COLLECTION DE “GLACES ET VERRES” Nous disposons d’un nombre limité de RELIURES MOBILES “CLIO”, timbrées au nom de la revue, et pouvant contenir chacune de 15 à 20 numéros. Ces reliures sont cédées au prix de 48 francs l’unité. ENVOI RECOMMANDÉ, FRANCO : 58 FRANCS --- ISOVER ISOLANT ACOUSTIQUE ET PHONIQUE POUR LE BATIMENT GLACES DE SAINT-GOBAIN SERVICE FIBRES DE VERRE 1BIS, PLACE DES SAUSSAIES - PARIS - 8e

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GLACES ET VERRES REVUE TECHNIQUE, ARTISTIQUE, PRATIQUE 11, rue Boucry, PARIS (18e) — Téléph. : Botzaris 54-85 Direction : R. LHOTE Édition de la Société d’Études et de Publicité Société à responsabilité limitée au Capital de 25.000 fr. R. C. Seine 229.903 B ———— Rép. Prod. Seine C A 13.717 Rédaction : M. Despréaux --- ABONNEMENTS Un an : France, 60 francs; Étranger, 80 francs Compte de Chèques postaux : Paris 1155-78 --- Tous les deux mois Le numéro : 12 francs (Étranger : 16 francs) N° 73 17e année Janvier 1944 --- Sommaire du n° 73 L’Exposition de la Société des Décorateurs Français, p. 1. Notes sur les miroirs plans (M. D.), p. 3. Le transport des verres par voie d’eau, p. 6. Le “magasin” d’un antiquaire, p. 7. L’Exposition du Commerce et de l’Industrie, p. 8. LA TRIBUNE DU C.O.I.V. ET DE L’INSTITUT DU VERRE. — Technologie : Les fours modernes pour la recuisson du verre (M. Fourment), p. 9. Les articles sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs. Tous droits de reproduction réservés pour la France et l’étranger. --- L’Exposition de la Société des Décorateurs Français (voir page 2) Ci-contre : Salle à manger moderne, présentée par J. Beluze et E. Facq. Fresque de Falcucci. Dans les niches, colonnes décoratives et éclairantes par dessus et par derrière. La table est en matière dure, dorée et patinée, et le dessus en glace gravée. Girandoles de cristal. Le bahut est habillé de glace décorée. Les sièges sont d’inspiration vénitienne. --- GLACES et VERRES

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Ci-contre : Centre de table (coupe et chandeliers) présenté par René Lalique et Cie. L'Exposition de la Société des Décorateurs Français LA Société des Décorateurs Français, groupe nouvellement constitué qu'il ne faut pas confondre avec la Société des Artistes Décorateurs, organisait récemment au Pavillon de Marsan sa première exposition, spécialement consacrée à la décoration intérieure. Les quatorze décorateurs qui se sont ainsi réunis sont tous des artistes jusqu'alors connus pour leurs réalisations de style. Ils ont présenté cette fois des ensembles modernes, mais certains leur reprochent de ne s'être point assez défendus des réminiscences du passé, de l'emprise duquel les Artistes Décorateurs, quant à eux, entendent se libérer complètement. Comme on le voit, la vieille querelle des anciens et des modernes renait périodiquement de ses cendres. Mais, dans ce domaine de l'art, ne nous attristons pas de voir ressusciter des luttes, toujours pacifiques, — et toujours fécondes. Car beaucoup s'en accommodent volontiers : d'abord nombre d'éclectiques qui, dans les ouvrages des deux tendances, trouvent à glaner de la satisfaction et de la joie ; puis la masse des braves gens qui ne s'embarrassent pas de questions d'école, et qui, sans trop bien distinguer entre les deux groupes, pourront exercer ici et là, sans arrière-pensée, leurs facultés d'admi ration ; enfin les artistes eux-mêmes, pour qui la polémique est un heureux stimulant : une atmosphère de combat est un climat souvent plus favorable qu'une trop douillette quiétude au plein épanouissement des facultés créatrices. Ci-contre : Service de verres "Paraison" : paraisons de cristal extra-mince, flexible sous les doigts, sur croisillons de métal chromé. Assiette en cristal massif. Couverts en métal chromé avec manches cristal (Cristalleries de Baccarat). À la page précédente : Salle à manger de J. Beluze et E. Facq. GLACES et VERRES

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Notes sur les miroirs plans Quelques lecteurs pourront trouver trop élémentaires ces notes sur la réflexion et les miroirs plans. Mais nous avons acquis la conviction que le rappel de ces rudiments n'est pas tout à fait inutile, et que, dans l'esprit de certains utilisateurs des glaces argentées, les notions de physique apprises à l'école se sont singulièrement estompées. Qu'on nous entende bien : ces lignes sont à l'usage de ceux dont les idées sur le sujet ne sont pas parfaitement nettes et qui ne seront pas fâchés de mettre un peu de clarté dans les petits problèmes qu'ils résolvent chaque jour empiriquement, mais sans méthode et sans précision. Pour les autres lecteurs, nous nous excusons de leur infliger une leçon qui ne leur apprendra rien. Mais ils pourront peut-être faire lire utilement l'article à tel ou tel de leurs collaborateurs. Car ces quelques notions théoriques sont le pont aux ânes sur lequel un miroitier ne doit pas broncher quand, par exemple, il est interrogé par un client. Il serait paradoxal de fabriquer et de poser des miroirs tout en ignorant les lois qui régissent leur « fonctionnement ». --- Lorsqu'un faisceau lumineux parvient à la surface qui sépare deux milieux homogènes différents (par exemple l'air et le verre), une première fraction de la lumière incidente retourne dans le milieu antérieur, suivant une nouvelle direction rectiligne. C'est le phénomène de la réflexion. Une seconde fraction de la lumière passe dans le second milieu, où les rayons suivent une nouvelle direction rectiligne déterminée, généralement déviée par rapport à la direction primitive. C'est le phénomène de la réfraction. Enfin une troisième fraction de la lumière incidente est renvoyée dans toutes les directions, à partir de la surface de séparation. C'est le phénomène de la diffusion. La fraction de lumière diffusée est d'autant plus petite que la surface de séparation est mieux polie, mais elle n'est jamais nulle. C'est cette lumière diffusée qui rend visibles les surfaces de séparation des milieux transparents. Les trois phénomènes de réflexion, de réfraction et de diffusion se produisent simultanément. C'est uniquement de la réflexion, et plus particulièrement de la réflexion dans les miroirs plans, que nous allons parler dans ce qui va suivre (1). Si nous nous plaçons devant une glace argentée, nous apercevons notre image qui nous fait face derrière le miroir. Nous constatons aussi que cette image semble toujours située à la même distance de la glace que nous-même : elle s'en approche si nous nous en approchons, s'en éloigne si nous nous en éloignons. Si nous levons le bras droit, l'image lève le bras gauche et réciproquement ; l'image n'est donc pas superposable à l'objet, mais elle est symétrique de l'objet par rapport au plan du miroir. Enfin l'image n'existe pas réellement puisque la lumière que nous émettons, en tant que corps lumineux, ne dépasse pas la surface argentée. Elle est appelée image virtuelle (par opposition aux images réelles qu'on peut recevoir sur un écran, comme celles que donne, par exemple, une lentille convergente). Examinons la fig. 1. Soit un observateur O qui regarde dans le miroir M l'image virtuelle P' du point P. Le rayon lumineux PR se refléchit en R selon RO. L'observateur voit l'image P' dans le prolongement de OR, comme si ce point P' se trouvait à une distance ORP' = ORP. Reportons-nous maintenant à la fig. 2, semblable à la fig. 1, mais sur laquelle on a tracé, du point R, la normale (autrement dit la perpendiculaire) RN à la surface du miroir. On peut démontrer que : 1° le rayon incident PR, la normale RN et le rayon réfléchi RO sont dans un même plan, qu'on appelle le plan d'incidence; 2° l'angle de réflexion $ r $ est égal à l'angle d'incidence $ i $ . Telles sont les deux lois de la réflexion, qu'Euclide formulait déjà dans sa Catoptrique, trois cents ans avant notre ère. Elles s'appliquent aux miroirs plans, mais l'expérience prouve qu'elles sont valables également dans le cas où la réflexion se produit sur une surface courbe quelconque : tout se passe alors comme si la réflexion avait lieu sur le plan tangent à la surface, au point d'incidence de chaque rayon. Un observateur ne voit, par réflexion dans un miroir, qu'une portion de l'espace situé devant ce miroir. On appelle champ d'un miroir plan, pour une position donnée d'un observateur, la région de l'espace dont l'image est visible dans le miroir (1) Nous ne tiendrons donc pas compte notamment de la double réfraction qui se produit dans un miroir ordinaire, c'est-à-dire constitué par une lame de verre derrière laquelle est appliquée une couche d'argent. Sur la réfraction, voir les articles de Glaces et Verres parus dans les nos 1 et 7. GLACES et VERRES

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Fig. 3 CHAMP G R H O' Fig. 4 CHAMP G H O' R O' pour cet observateur. On conçoit l'intérêt qu'il y a, pour un miroir ou un décorateur, à déterminer exactement cette région avant la pose de la glace. Il est bien tard en effet, quand cette dernière a été coupée, façonnée, argentée et mise en place, pour s'apercevoir que d'un certain point peut apparaître l'image de tel détail indésirable; ou bien, au contraire, que ne sont pas visibles les images, dont on attendait un effet agréable, de tel objet ou de tel meuble. Comment donc délimiter géométriquement le champ d'un miroir pour un point donné? Soit une glace GH (fig. 3) et un observateur situé en O. On mène de O sur GH la perpendiculaire OR qu'on prolonge jusqu'en O' (OR = RO'). Le point O' est symétrique du point où se trouve l'observateur, par rapport au miroir GH. De O' vers G et H on trace des droites O'G et O'H dont le prolongement délimite dans l'espace le champ du miroir GH pour l'observateur situé en O. Dans certains cas (fig. 4), c'est sur le prolongement du miroir GH que doit être menée la perpendiculaire OR. L'observateur, alors, se trouve en dehors du champ : il ne se voit pas dans la glace. Ce que nous venons de faire là pour une des dimensions du miroir, la largeur, par exemple, il y a lieu de le faire aussi pour l'autre dimension. S'il s'agit d'un miroir rond ou ovale, plusieurs points pris sur le bord permettent de délimiter le champ d'une manière suffisamment précise. La fig. 5 montre, dans l'espace, le champ d'un miroir ABCD pour un observateur O. Il s'agit, comme on le voit, d'un tronc de pyramide, qui deviendrait un tronc de cône pour le cas d'un miroir arrondi (fig. 6, cas de l'observateur en dehors du champ). Un exemple d'application pratique de ce qui précède : quelle hauteur minimum donner à un miroir vertical pour qu'il puisse refléter, de la tête aux pieds, un personnage mesurant 1 m 70, et à quelle hauteur exacte placer ce miroir? Un dessin graphique très simple nous apporte une solution précise. On peut l'exécuter au dixième, ou même au vingtième, et on simplifie encore l'opération en utilisant un papier quadrillé au millimètre. Figurons d'abord le personnage X par un trait vertical de la hauteur voulue (fig. 7) et, à 12 cm (réduits à l'échelle adoptée) du sommet de la tête, notons le point O marquant la hauteur des yeux. A une distance quelconque devant notre personnage, indiquons la cloison C sur laquelle doit être fixé le miroir. Sur cette cloison menons de O une perpendiculaire et prolongeons-la d'une distance égale jusqu'en O', symétrique de O. Traçons ensuite du point O' deux droites regagnant le sommet et la base de la ligne figurant le personnage. Ces droites coupent la cloison C en deux points M et N. Par une simple lecture on trouve la hauteur CN à laquelle devra se trouver la base du miroir et la hauteur NM du miroir lui-même. Dans le cas qui nous occupe, on trouve CN = 79 cm et NM = 85 cm, c'est-à-dire que dans un miroir vertical de 85 cm de hauteur placé à 79 cm du sol, une personne de 1 m 70 peut se voir reflétée de la tête aux pieds (fig. 8). Bien entendu, si l'on désire un « jeu » en haut et en bas de l'image, on augmentera en conséquence la dimension du miroir. Cet amusant problème nous amène à faire la remarque suivante. Dans un miroir donné, un observateur debout voit toujours de son image une fraction constante, quelle que soit la distance à laquelle il se place. En d'autres termes, si dans une glace on aperçoit son image depuis le haut du front jusqu'à la hauteur des genoux, on peut s'éloigner du miroir autant qu'on le veut, ou au contraire s'en approcher à le toucher, toujours l'on se voit depuis le haut du front jusqu'à la hauteur des genoux (à condition bien entendu que le plan du miroir soit exactement vertical et que l'on se tienne toujours parfaitement droit). C'est ce que prouve la fig. 9, où sont représentés trois personnages X, X' et X", et leurs « yeux » O, P, Q. Ils se reflètent dans un miroir MN. Les tracés, partant des symétriques O', P', Q', des trois « champs », montrent que le sommet de chacun de ces champs vient affleurer le haut de chacune des lignes X, X' et X", et que la base de chacun des champs coupe chacune de ces lignes en G, G', G", ces trois points se trouvant sur une même droite parallèle au sol. Autre exemple d'un problème simple, qu'on résout en appliquant les lois de la réflexion. On veut déterminer sur plan l'orientation exacte et la GLACES et VERRES Fig. 5 B R A Fig. 6 R O' Fig. 7 N Fig. 8 O' N

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taille à donner à un miroir qui aura son centre en P (fig. 10) et dans lequel, pour une raison particulière, on devra pouvoir apercevoir, d'un point O, l'image d'un objet situé en A. Un croquis au dixième sera parfaitement suffisant. On tracera d'abord la ligne brisée APO marquant la direction générale du faisceau lumineux. Puis on dessinera, au moyen de trois coups de compas, la bissectrice PQ de cet angle APO. En P on tracera la perpendiculaire à PQ, selon MN, et voilà déjà trouvée l'orientation précise du plan du miroir. Marquons maintenant l'emplacement de O', symétrique de O par rapport à ce plan. De O' traçons deux droites qui vont « encadrer » l'objet A. Ces deux droites coupent MN en M' et N'. La distance M'N' est la dimension minimum qu'il faudra donner à la glace pour que l'image de A, vue de O, soit entièrement visible. On a déterminé ainsi l'une des dimensions du miroir. L'autre dimension, si c'est nécessaire, sera trouvée aussi simplement, par une construction identique sur le papier. Quand deux miroirs plans parallèles se font vis-à-vis, un objet placé entre eux donne, derrière chacune des glaces, un nombre illimité d'images. C'est ce qu'on appelle en miroiterie l'effet de répétition, si fréquemment employé en décoration, et qui ouvre pour l'œil, dans les murs, les magnifiques galeries que l'on sait. Soit une boule noire et blanche P placée entre deux miroirs M et N comme l'indique la fig. 11. Les rayons lumineux qui ont subi une première réflexion sur le miroir N donnent naissance à une première image A₁. Mais ces rayons réfléchis rencontrent alors le miroir M et l'image A₁ se comporte, pour ce miroir M, comme un objet réel qui donne son image en A₂ et ainsi de suite. Il se produit de même une autre série d'images B₁, B₂, B₃... provenant de réflexions qui ont commencé sur le miroir M. En d'autres termes l'image A₁ est donnée par un faisceau lumineux ayant subi une réflexion sur le miroir N, l'image A₂ par un faisceau ayant subi deux réflexions dont la première a eu lieu sur le même miroir N, l'image A₃ par un faisceau ayant subi trois réflexions dont la première a eu lieu sur ce même miroir N, etc. L'image B₁ est fournie par un faisceau lumineux ayant subi une réflexion sur le miroir M, les images B₂, B₃... par des faisceaux ayant subi deux, trois... réflexions dont la première a eu lieu sur le même miroir M. On voit sur la figure que, derrière chaque glace, les images des deux séries alternent entre elles et que les images sont alternativement symétriques de l'objet, et symétriques des symétriques, donc semblables à l'objet. En effet si, placée entre deux miroirs de répétition, une personne lève le bras gauche, elle constate qu'une sur deux de ses images lève le bras droit, les autres images levant le bras gauche. Enfin, répétons-le, c'est un nombre illimité d'images qui devraient être perçues derrière chaque miroir. Mais, par suite des pertes de lumière causées par diffusion et par les réflexions parasites sur la face antérieure des glaces constituant les miroirs (voir Glaces et Verres, n° 7), ces images diminuent peu à peu d'intensité et finissent, après un certain nombre de réflexions, variable selon la qualité du poli, par ne plus être perceptibles. Nous avons eu l'occasion déjà d'étudier en détail dans cette revue les propriétés des miroirs angulaires, à propos du Palais des Mirages (n° 21) et surtout du « miroir qui donne une image semblable à l'objet réfléchi » (n° 32). Nous ne nous étendrons donc pas sur cette question et nous prions le lecteur qu'elle intéresserait de se reporter à ces articles. Nous rappellerons seulement qu'un objet placé entre deux miroirs faisant entre eux un certain angle fournit un nombre limité d'images. D'une façon générale, si l'angle des miroirs est compris dans la circonférence un nombre entier de fois $ n $ , avec ou sans reste, on trouve que le nombre total des images lumineuses réparties sur la circonférence, y compris l'objet lui-même, est au plus $ n + 2 $ et au moins $ n $ . Ce dernier cas est réalisé en particulier quand $ n $ est pair et sans reste. Ainsi, quand l'angle des miroirs est 60°, on a en tout 5 images, 3 symétriques et 2 semblables à l'objet; si l'on ajoute l'objet lui-même, cela fait 6 fois la répétition alternée de l'objet et de son symétrique. Le kaléidoscope (du grec kalos, beau, eidos, forme, image, et skopein, voir), dû au physicien anglais Brewster (1818), est une application bien connue des propriétés des miroirs angulaires. Cet appareil est constitué par un tube dans lequel on a introduit deux miroirs inclinés à 60°, disposés de telle manière que leur intersection soit parallèle à l'axe du tube. Par l'un des bouts du tube on peut apercevoir, cinq fois répétés dans les miroirs et formant une sorte de rosace à six branches, les petits fragments de verre multicolore placés à l'autre bout du tube entre deux plaques de verre, dont l'une est transparente, et l'autre, celle qui est à l'extérieur, dépolie. GLACES et VERRES

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Quand on déplace les fragments de verre, en secouant le tube ou en le faisant tourner sur lui-même, on obtient une infinité de motifs décoratifs variés, agréables à regarder, qu'utilisent parfois les dessinateurs. Le miroir triple, c'est-à-dire composé de trois miroirs plans disposés de manière à constituer un trièdre rectangle (fig. 12), possède une curieuse propriété qui l'a fait utiliser pour la signalisation. En effet, on démontre géométriquement qu'un rayon lumineux tombant en R, où il est réfléchi, subit deux autres réflexions en R' et R" et est finalement renvoyé parallèlement à sa direction primitive vers la source d'émission. Le parallélisme du rayon incident et du rayon réfléchi demeure constant quelle que soit l'orientation du trièdre par rapport aux rayons. On conçoit donc que l'on puisse diriger le faisceau lumineux d'un projecteur, situé à une station que nous appellerons A, vers un miroir triple situé à une station B. Les rayons, après réflexions en B, font retour exactement vers A, d'où on peut les recueillir. Les signaliseurs de B manœuvrent devant le miroir un écran opaque et peuvent ainsi transmettre à A un message qui reste secret puisque les signaux ne sont perçus que de la direction A. --- Le transport des verres par voie d'eau WAGONS et camions sont rares. Cependant, à chaque bout de la chaîne qui relie le producteur au consommateur, un problème se pose dont la solution ne peut être différée : la verrerie doit pouvoir évacuer sa production avec régularité, la clientèle doit recevoir l'approvisionnement dont elle a besoin. Les transports par voie d'eau ont résolu le problème. Une péniche est en chargement : ce sont 200 tonnes de verre qui partent. Elle arrive au point de distribution : ce sont 200 tonnes qui vont être réparties entre les destinataires. L'emballage en caisses à claire-voie réduit la casse à un pourcentage très faible. Les manutentions, pourvu qu'elles soient exécutées par un personnel qualifié et conscientieux, n'occasionnent pas de dégâts. Et ces transports, inaugurés sous le signe du provisoire en raison des nécessités du moment, auront rendu des services qui retiendront l'attention des usagers pour l'avenir. GLACES et VERRES Enfin nous rappellerons une autre application des miroirs plans : l'héliostat. Il est intéressant, dans certains cas, d'éclairer des instruments de physique ou d'observation avec un faisceau de rayons solaires réfléchi par un miroir. Mais il faut sans cesse modifier la position de ce miroir pour tenir compte du déplacement du soleil. L'héliostat (de hélios, soleil, et statos, arrêté) permet, grâce à un mouvement d'horlogerie qui fait tourner lentement le miroir, de maintenir les rayons réfléchis dans une direction fixe. Nous avons décrit en détail, dans le no 26 de cette revue, un modèle très remarquable d'héliostat automatique qui, par le jeu de contacteurs, rattrape le soleil dans quelque position qu'il soit et, l'ayant rattrapé, ne le perd plus. Cet héliostat automatique est particulièrement utilisé pour ensoleiller les locaux obscurs. Un grand miroir est installé sur le toit de la maison : il suit le soleil dans sa course et le renvoie toujours au même endroit. Les rayons solaires ainsi recueillis constituent une "colonne descendante" de lumière qu'on utilise à volonté et sur laquelle, au moyen d'autres miroirs, on opère à chaque étage les prélèvements utiles. M. D. Fig. 12

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Alexandre Poliakoff, architecte. Miroiterie : Puech et Cie Le “magasin” d’un antiquaire VOICI une remarquable installation, exécutée il y a quelques mois, et que les circonstances ne nous avaient pas permis de reproduire encore. Ce magasin, aménagé en studio, d’un antiquaire et décorateur du faubourg Saint-Honoré, n’a vraiment plus aucun trait commun avec la traditionnelle « boutique ». Il prend jour sur la rue par une vaste baie à tête cintrée, que ferme une glace d’un seul tenant. La pose du grand carreau, en feuillure intérieure, fut menée à bien sans difficulté avec l’aide de la grue à ventouses. Naguère encore la feuillure ouverte vers l’intérieur n’avait point la faveur des miroitiers, car la pose d’une glace dans de telles conditions, quand elle devait se faire à la main, comportait de graves incommodités et de réels dangers. Dans le cas présent, du reste, cette disposition particulière du bâti, en dépit de ses inconvénients, se justifie pleinement par la présence de chapiteaux et de corniches qui débordent devant la glace. Et puis, comme on le sait, la grue rend aisées les opérations les plus délicates. La glace fut donc introduite de biais à l’intérieur du magasin, en position fortement inclinée, puis ramenée dans son logement. L’opération ne dura que quelques minutes. GLACES et VERRES