Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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FORMES ÉDITION FRANÇAISE DÉCEMBRE MCMXXX --- PARIS ÉDITIONS DES QUATRE CHEMINS DEMOTTE NEW-YORK

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demotta OBJETS D'ART TABLEAUX MODERNES NEW YORK 25 EAST 78TH STREET PARIS 27, RUE DE BERRI

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FORMES RÉDACTION 42, rue Pasquier, Paris VIIIe Tél. Europe 37-70 et la suite Adresse télégraphique: Formes Romausding Paris ADMINISTRATION 18, Rue Godot-de-Mauroy Paris IXe Tél. Richelieu 99-50 Chèque postal 713-07 REVUE INTERNATIONALE DES ARTS PLASTIQUES Paraisant dix fois par an en deux éditions française et anglaise Directeur S. Fukushima Directeur artistique Waldemar George Secrétaire de la rédaction Marcel Zahar N° 10 — Décembre 1930 Formes est une tribune où s'affrontent librement toutes les doctrines vivantes. SOMMAIRE E. Foundoukidis. — La Science et l'Art. Fernand Fleuret. — Raoul Dufy. Waldemar George. — Léonide B. Osvald Spengler. — Les Lauréats de la Renaissance vainqueurs de l'Esprit Renaissant. W. G. — Les anticipations de La Fresnaye. Jacques de Lacretelle. — Notes sur Delphes. R.-H. Wilenski. — La collection Courtauld. V. Bloch. — Georges (Dumesnil) de La Tour. Alexandre Anisimov. — Découvertes des fresques de Novgorod. Dr. Conrad Hahn. — Problèmes esthétiques de l'Art Populaire. Chroniques par : Germain Bazin, Dr. R. Lewenstein, Marcel Zahar. --- ÉDITIONS DES QUATRE CHEMINS 18, Rue Godot-de-Mauroy, Paris IXe Seul représentant pour les Etats-Unis et le Canada DEMOTTE, inc., 25 East, 78th Street, NEW-YORK FRANCE Prix du numéro : 20 frs Abonnement pour 10 numéros : 175 frs ÉTRANGER Prix du numéro : 25 frs Abonnement pour 10 numéros : 220 frs

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RAoul Dufy TABLE DES ILLUSTRATIONS Planche en couleurs : Le départ. Peinture à l'huile sur toile, 553 × 3. Collection Berr de Turrique. Fig. 1. — Portrait de Mme R. D. 1930. Peinture à l'huile sur toile 0,78 × 1 m. Collection particulière. Le portrait se détache sur fond bleu. Fig. 2. — Deauville. 1930. Peinture à l'huile sur toile, 0,78 × 1 m. Collection particulière. Harmonie bleue, taches de couleurs de la série des pavillons de marine. Fig. 3. — Hommage à Claude Lorrain. 1930. Peinture à l'huile sur toile, 0,38 × 0,46. Collection Bernheim Jeunes. Harmonie de bleu ; taches rouges des barques, vertes de la fontaine. Fig. 4. — Normandie. 1930. Peinture à l'huile sur toile, 0,87 × 1 m. Collection particulière. Harmonie verte et violette. Fig. 5. — Le Poirier. 1930. Peinture à l'huile sur toile, 0,60 × 0,73. Collection particulière. Harmonie grise, rose, verte et violette. Fig. 6. — Nu couché. 1929. Peinture à l'huile sur toile, 0,33 × 0,41. Collection Le Portique. Harmonie bleue et beige. Fig. 7. — L'Hindoue. 1930. Peinture à l'huile sur toile, 0,73 × 0,92. Collection Bernheim Jeunes. Fig. 8. — Femme Hindoue. 1930. Peinture à l'huile sur toile, 0,73 × 1 m. Collection Van Leer. Harmonie de verts, roses, bleus, bruns. COMPOSITION DE LA PALETTE Vert composé n° 1 de Blockx. Bleu de cobalt. Noir d'ivoire. Cadmium orangé. Brun transparent. Cadmium foncé. Terre de Sienne brûlée. Cadmium moyen. Violet de cobalt. Cadmium citron. Vermillon ou cadmium rouge. Blanc. Garance rose. Bleu céruelén. --- Raoul Dufy --- NOTICE BIOGRAPHIQUE Raoul Dufy est né au Havre le 3 juin 1877. Il est admis à l’École des Beaux-Arts (Atelier Bonnat), en 1901. Il expose successivement : au Salon des Artistes Français (1902), au Salon des Indépendants (1904), au Salon d’Automne, des Peintres et Graveurs Indépendants, etc., ses expositions particulières se tiennent successivement chez Berthe Weill (1904), Vildrac (avant la guerre), le “ Maroc ”, chez Bernheim Jeunes (1924, 1929), Le Portique (1928, 1929, 1930), et aux Galeries Georges Petit (1930). Les œuvres de Raoul Dufy figurent au Musée du Luxembourg, dans les Musées de Nantes, de Grenoble et dans les principaux musées étrangers ; dans les Galeries : Bernheim Jeunes, Bignou, Le Portique, à Paris ; Valentine Dudensing, à New-York ; Reid et Lefèvre, à Londres ; et dans les collections privées : Mme Gustave Coquiot, docteur Viard, Canone, Henry et Marcel Kapferer, Mazaraki, Bernheim Jeunes, Étienne Bignon, Jos. Hessel, docteur Soubise, Berthe Weill, etc. Raoul Dufy a illustré : Le Poète assassiné, par Guillaume Apollinaire (Au Sans Pareil, éditeur) ; Alcools, par Guillaume Apollinaire (N. R. F., éditeur) ; La Belle Enfant, par Eugène Montfort (Vollard, éditeur) ; Normandie, par Ed. Herriot, Sem et Fleuret ; La Terre frottée d’aïl, par Coquiot (Delpeuch, éditeur) ; Triperies, par Fleuret (N. R. F., éditeur). --- LÉONIDE B. TABLE DES ILLUSTRATIONS Fig. 1. — Pécheuses à marée basse. 1929. Peinture à l'huile sur toile. 0,73 × 0,60. Collection Emilio Terry. Harmonie de gris et de vert, personnages noirs. Fig. 2. — Les Pécheuses. 1929. Peinture à l'huile sur toile. 0,27 × 0,16. Collection Bonjean. Harmonie sourde de bleu, gris et vert, où ressort le jaune soutenu des hottes. Fig. 3. — Pécheuses aux rochers. 1929. Peinture à l'huile sur toile. 0,46 × 0,27. Collection Bonjean, Harmonie de gris, de vert avec taches de couleurs vives dans les vêtements des personnages. Fig. 4. — Pécheuse au filet. 1930. Peinture à l'huile sur toile. Collection Bonjean. Personnage noir et filet vert. COMPOSITION DE LA PALETTE Blanc. Verts : terre verte, émeraude, vert anglais. Noir. Rouges : rouge de Venise, vermillon. Bruns : terre d'ambre naturelle. Ocres : ocre brun, Scheveningen foncé. Jaunes : jaune de cadmium, cadmium orange. Bleus : cobalt, ceruleum, outremer en faible quantité. --- Léonis B. --- NOTICE BIOGRAPHIQUE Léonide B. est né à Saint-Pétersbourg en 1896. Il a commencé ses études en Russie et les a poursuivies à Paris à l’Académie Ranson, où professaient Maurice Denis et Vuillard. Léonide B. a exposé ses œuvres en 1926, à la Galerie Pierre ; en 1928, à la Galerie Druet, à Paris ; en 1929, à la Galerie Joet, à Londres et à la Galerie Manteau, à Bruxelles. Une exposition de ses tableaux a lieu à la Galerie Bonjean, en décembre 1930. Les œuvres de Léonide B. figurent dans les collections Emilio Terry, Léon Kochintzki, à Paris ; Guthmann, à Berlin ; Watson, à Rochester (U. S. A.) ; Hitchcock, à New-York, etc., et à la Galerie Jacques Bonjean. --- R. DE LA FRESNAYE TABLE DES ILLUSTRATIONS Fig. 1. — Portrait de l’Artiste par lui-même. Sanguine. Collection Bonjean. Fig. 2. — Sanguine. Collection Le Portique. Fig. 3. — Sanguine. Collection Galerie de France. Fig. 4. — Nu couché. Sanguine. Collection de Miré. Photographies : Archives photographiques, Bernheim-Jeune, Thiriet, Vizzavona, Bulloz, Allié.

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LA SCIENCE ET L'ART AU CONGRÈS DE ROME par E. FOUNDOUKIDIS Depuis quelques années, un certain nombre d'experiences physiques et chimiques ont été mises en pratique pour identifier et surtout pour déterminer la structure interne des œuvres d'art. Les rayons X, et plus récemment encore, les rayons ultra-violets, ont commencé à jouer un rôle actif à côté du microscope et des instruments de laboratoire destinés aux analyses organiques et inorganiques. Comme il arrive pour toutes les nouveautés qui n'ont pas encore été expérimentées à fond, les méthodes scientifiques appliquées à l'examen et à la conservation des œuvres d'art ont soulevé de nombreuses controverses. Il reste toutefois indéniable que la critique d'art s'est, dans bien des cas, montrée insuffisante pour apporter un jugement définitif dans l'étude des œuvres d'art. Il n'en est pas moins vrai que certains procédés de conservation ou de restauration (surtout en ce qui concerne les peintures), basés sur des méthodes subjectives et empiriques, ont souvent conduit à des erreurs et amené la détérioration sinon la perte de plusieurs œuvres d'art. Aussi, depuis quelque temps, les historiens de l'art, les directeurs de musées et les experts ne cessent de demander qu'on s'occupe enfin d'établir des bases vraiment objectives qui permettent de fonder des jugements définitifs sur l'état réel des œuvres d'art. Dans l'esprit de ceux mêmes qui réclament avec le plus d'énergie l'établissement de cette méthode objective et scientifique, il n'est jamais question de rejeter ou de diminuer en quoi que ce soit l'importance de l'analyse critique. Au contraire, même lorsque dans l'avenir les méthodes purement techniques, chimiques et physiques seront appelées à fournir leurs précieux éléments, elles ne pourront jamais se substituer aux facultés critiques et à l'intelligence des historiens de l'art auxquels elles fourniront un outil nouveau dont il semble qu'il y ait beaucoup à attendre. C'est dans cet esprit que l'Office International des Musées vient d'organiser, à Rome, une conférence à laquelle ont pris part environ deux cents directeurs de musées, historiens de l'art, experts, chimistes et physiciens. L'ordre du jour de cette importante réunion comprenait les points suivants : 1° Exposé et discussion des différentes méthodes scientifiques appliquées actuellement à l'examen des œuvres d'art ; 2° Résultats obtenus par l'utilisation de chacune de ces méthodes en ce qui concerne l'identification des œuvres d'art et leur état de conservation ; 3° Étude des principales lésions des œuvres d'art et des problèmes que soulève la constatation de ces lésions au point de vue de la conservation ; 4° Examen des mesures à prendre pour préserver les œuvres d'art contre les atteintes de l'atmosphère et des agents destructeurs ; 5° Suggestions en vue des précautions à prendre en cas de déplacement ou de transport des œuvres d'art ; 6° Utilité de la constitution d'un dossier complet des travaux exécutés en vue de l'identification ou de la conservation d'une œuvre d'art. Dès la première journée de ses travaux, la conférence s'est divisée en deux sections : la première a étudié les problèmes relatifs aux peintures et aux décorations murales ; la seconde section s'est occupée des sculptures. Les exposés et les échanges de vues ont convaincu la conférence de l'utilité des recherches de laboratoire comme auxiliaires des études d'histoire de l'art et de muséographie, et l'ont amené à prier l'Office International des Musées de poursuivre l'étude des diverses questions soulevées et, notamment, de réunir méthodiquement une documentation relative à ces recherches. Il est apparu que les experts sont d'accord sur un grand nombre de points touchant les problèmes de la conservation, de la muséographie générale et de l'analyse critique. Leurs recherches sur la peinture à l'huile ont porté sur les éléments constitutifs : supports, médium, pigments et vernis ; sur les problèmes posés par la lutte contre les agents destructeurs (microorganismes, conditions atmosphériques, etc.), et sur les techniques de défense et de protection. La collaboration des zoologues est recommandée. Les rayons X et les rayons ultra-violets montrent le réseau interne des craquelures et les lésions cachées par des couches superficielles. L'analyse chimique et microchimique joue également un rôle considérable dans la question des pigments et des vernis.

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Pour la conservation de la sculpture, les experts ont étudié les meilleures méthodes pour combattre l’action des vers dans le bois ainsi que le danger que peuvent présenter les influences atmosphériques sur les diverses matières. Un exemple remarquable de protection des stucs antiques, à une grande profondeur, sous un terrain humide maintenu dans son élasticité, pour éviter les dangers de la trépidation, a été étudié sur place et a justifié la doctrine de l'adaptation des œuvres d'art au milieu dans lequel elles ont été longtemps placées. Les experts ont retenu avec intérêt certains procédés de conservation des objets préhistoriques, particulièrement d'os et d'ivoire. Ils se sont attachés à l'étude des meilleurs moyens de nettoyer les bronzes retirés de la mer et à celle des patines corrosives des œuvres d'art en métal, aux précautions à prendre dans l'exécution des moulages. La conservation des cuivres gravés et les problèmes connexes ont permis d'examiner un procédé galvanoplastique d'un grand intérêt. La muséographie générale a retenu l'attention des experts : conditions matérielles des installations, architecture des musées, chauffage, ventilation, éclairage et, particulièrement, le traitement de l'air par un certain pourcentage d'humidité. Les experts ont retenu l'étude des procédés d'éclairage par un équipement spécial de baies et verrières atténuant les effets destructeurs et décolorants de la lumière. Ils signalent les dangers du transport fréquent des œuvres d'art sans but scientifique. Les experts ont également recueilli d'intéressants exemples de l'application des procédés de laboratoire à l'analyse critique des œuvres d'art et de l'utilité de ces méthodes pour l'interprétation historique et stylistique, notamment dans l'étude microphotographique de la technique personnelle de Rembrandt et de celle de ses élèves. La microphotographie étant destinée à jouer un rôle dans l'examen des tableaux et dans la comparaison des œuvres des différents maîtres, les experts estiment qu'il serait très important de connaître les conditions dans lesquelles ces photographies ont été exécutées, ainsi que la date de leur exécution. Chaque microphotographie devrait être accompagnée d'une note indiquant l'intensité et la direction de la lumière à laquelle la photographie a été exécutée ainsi que des informations concernant l'état de conservation de la peinture, ce qui faciliterait considérablement la documentation. L'emploi de la lumière artificielle pour l'exécution des photographies est recommandé par les experts, parce que son intensité et sa direction peuvent être réglées avec précision. Les rayons X ont permis de découvrir sous des surfaces opaques des œuvres cachées. L'analyse microchimique des médiums et des pigments de certaines peintures murales éclaire sur leur origine et confirme à cet égard l'examen stylistique. De même l'analyse, chimique des matières colorantes d'un tableau donne des indications précieuses sur son époque et son âge. Une commission spéciale, composée d'un petit nombre d'experts spécialistes des questions de restauration, a étudié certains problèmes précis de conservation des peintures et, principalement, l'application des vernis. Voici les principales conclusions auxquelles la commission est arrivée : I. — Il est désirable que, dans chaque musée, on réalise les conditions de chauffage, d'atmosphère (sécheresse, humidité, pureté) et d'éclairage qui sont les plus favorables aux œuvres d'art destinées à y être conservées. II. — Aucun tableau ne devra être nettoyé ni restauré sans un complet examen préliminaire scientifique et photographique. Le dossier complet graphique et photographique de toutes les opérations devra être conservé. Avant d'entreprendre la restauration d'un tableau, il est souhaitable qu'un comité d'experts qualifiés soit consulté. III. — La couche protectrice idéale d'un tableau doit remplir les conditions suivantes : 1° protéger le tableau des impuretés de l'atmosphère ; 2° être suffisamment cohérente et élastique pour supporter toute variation normale de l'atmosphère et de la température ; 3° conserver l'élasticité des pigments et des tissus qu'elle recouvre ; 4° être transparente et incolore ; 5° pouvoir s'appliquer en couche mince ; 6° ne pas s'embuer ; 7° pouvoir s'enlever ; 8° ne pas être trop brillante. Quant à la question de la meilleure couche protectrice pour tableaux, la Commission ne peut recommander aujourd'hui aucun enduit possédant toutes les qualités requises. Des expériences ont été entreprises qui semblent devoir donner des résultats précieux. En attendant que ceux-ci soient connus, la Commission a rédigé un résumé des vues exprimées par ses membres, fondées sur leur expérience personnelle, de la meilleure couche protectrice pour tableaux, dans l'état actuel des connaissances. Certaines divergences de vues ont cependant empêché la Commission de les exprimer pour le moment, sous forme d'une résolution. Enfin, la Commission a prié l'Office International des Musées de désigner un petit comité chargé d'établir un manuel destiné à être distribué aux directeurs de musées et aux personnes intéressées, fondé sur les résolutions ci-dessus énoncées par la Commission, en y ajoutant des recommandations pratiques et les vues exprimées individuellement par les membres de la Commission sur le problème des enduits. La conférence croit avoir ainsi rempli utilement la mission qui lui avait été confiée dans les limites qui lui avaient été assignées.

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Reed Duty

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RAOUL DUFY Fig. 1.