Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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FORMES ÉDITION FRANÇAISE DÉCEMBRE MCMXXIX PARIS EDITIONS DES QUATRE CHEMINS

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EDITIONS DES QUATRE CHEMINS 18, RUE GODOT-DE-MAUROY — PARIS (IXe) Téléphone Richelieu 99-50. --- Collection de l'Art Contemporain HENRI-MATISSE Soixante-quatre dessins inédits, reproduits en fac-similé. Un volume in-4° carré. Texte de WALDEMAR GEORGE. - Tirage sur Arches à 100 exemplaires, avec eau-forte originale ...

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FORMES RÉDACTION 42, RUE PASQUIER, PARIS VIIIe TÉL. EUROPE 37-70 ET LA SUITE ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE : FORMES ROMAUSDING PARIS ADMINISTRATION 18, RUE GODOT-DE-MAUROY PARIS IXe TÉL. RICHELIEU 99-50 CHÈQUE POSTAL 713-07 REVUE INTERNATIONALE DES ARTS PLASTIQUES PARAISSANT DIX FOIS PAR AN EN DEUX ÉDITIONS FRANÇAISE ET ANGLAISE DIRECTEUR S. FUKUSHIMA DIRECTEUR ARTISTIQUE WALDEMAR GEORGE --- N° 1 DÉCEMBRE 1929 Formes est une tribune où s'affrontent librement toutes les doctrines vivantes. --- SOMMAIRE R. Leray. — L'exode des ventes publiques à l'étranger. Germain Bazin. — Plan de réorganisation du Musée du Louvre. André Malraux. — Georges Rouault. Waldemar George. — Christian Bérard. J.-B. de la Faille. — Les Faux Van Gogh. Les Origines de l'Art Gothique (enquête). Reponses de Louis Bréhier, Hans Karlinger, Emile Mâle, Joseph Strzygowski. Louis Delaporte. — Les pierres gravées de l'Asie Antérieure. Pierre Imbourg. — Collection B. D. Chroniques par: Dr. Allendy, Foundoukidis, R. Delaporte, Waldemar George, G. Charensol F. Fels. Correspondances étrangères: Georges Marlier. — Lettre de Belgique. O. de R. — Lettre d'Espagne. Secrétaire de la Redaction Marcel Zahar. --- EDITIONS DES QUATRE CHEMINS 18, RUE GODOT-DE-MAUROY PARIS IXe FRANCE Prix du N° 20 frs Abonnement pour 10 numéros — 175 frs ÉTRANGER Prix du N° 25 frs Abonnement pour 10 numéros — 220 frs

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RÉDACTION 42, RUE PASQUIER, PARIS VIIIᵉ TÉL. EUROPE 37-70 ET LA SUITE ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE: FORMES ROMAUSDING PARIS ADMINISTRATION 18, RUE GODOT-DE-MAUROY PARIS IXᵉ TÉL. RICHELIEU 99-50 CHÈQUE POSTAL 713-07 FORMES REVUE INTERNATIONALE DES ARTS PLASTIQUES PARAISSANT DIX FOIS PAR AN EN DEUX ÉDITIONS FRANÇAISE ET ANGLAISE DIRECTEUR S. FUKUSHIMA DIRECTEUR ARTISTIQUE WALDEMAR GEORGE --- N° 1 DECEMBRE 1929 Formes est une tribune où s'affrontent librement toutes les doctrines vivantes. SOMMAIRE R. Leray. — L’exode des ventes publiques à l’étranger. Germain Bazin. — Plan de réorganisation du Musée du Louvre. André Malraux. — Georges Rouault. Waldemar George. — Christian Bérard. J.-B. de la Faille. — Les Faux Van Gogh. Les Origines de l’Art Gothique (enquête). Reponses de Louis Bréhier, Hans Karlinger, Emile Mâle, Joseph Strzygowski. Louis Delaporte. — Les pierres gravées de l’Asie Antérieure. Pierre Imbourg. — Collection B. D. Chroniques par: Dr. Allendy, Foundoukidis, R. Delaporte, Waldemar George, G. Charensol F. Fels. Correspondances étrangères: Georges Marlier. — Lettre de Belgique. O. de R. — Lettre d’Espagne. Secrétaire de la Redaction Marcel Zahar. --- EDITIONS DES QUATRE CHEMINS 18, RUE GODOT-DE-MAUROY PARIS IXᵉ FRANCE --- ÉTRANGER --- Prix du N° 20 frs --- Prix du N° 25 frs --- Abonnement pour 10 numéros — 175 frs --- Abonnement pour 10 numéros — 220 frs ---

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L'EXODE DES GRANDES VENTES “La France” a dit Guillaume Apollinaire, “détentrice de tout le secret de la civilisation est de ce fait devenue pour la plus grande partie du monde un séminaire d’artistes et de poètes…” Paris, capitale de l’Europe artistique, servi par une situation topographique incomparable, est devenu le grand marché de la peinture et de la curiosité. C’est pourquoi il est affligeant de constater que de plus en plus les ventes des grandes collections désertent Paris pour aller solliciter les enchères à l’étranger, au grand dommage de notre marché qui ne manque pas de voir son activité et son rayonnement affaiblis par une telle décentralisation. En ces derniers temps les exemples peuvent être cités nombreux d’un semblable exode: - Collection de Kermaingant (de Paris). — Objets et tapisseries gothiques. Vente effectuée à New-York. - Collection Alphonse Kann (de Paris). — Objets de hautes époques. Vente à New-York. - Collection de Béhague. — Dessins français et italiens. Vente à Londres. - Collection Masson. — Estampes des xve et xvime siècles. Vente à Lucerne. - Collection Weert. — Dessins du xviième siècle. Vente à Amsterdam. - Collection Fournier (de Paris). — Tableaux anciens vendus à Amsterdam également. La vente Spiridon a été effectuée à Berlin, et la vente Sevadjian en Amérique. D’autre part, le phénomène inverse ne se produit pas et l’on ne voit pas de ventes étrangères se faire à Paris: - La collection Goldschmidt de Bruxelles a été vendue à Amsterdam, la collection Castiglione de Vienne, également. - Les héritiers Spitzer et M. Marczell de Nemes, qui avaient fait faire en 1913 des ventes importantes à Paris, se sont dernièrement adressés, l’un à l’Amérique et l’autre à Amsterdam. 15.213 ventes ont eu lieu à Paris en 1913, 12.694 seulement en 1927. --- Doit-on attribuer ce déplacement à la carence des acheteurs français? Non. D’autant plus que les acheteurs sont internationaux, et qu’en raison des facilités de transport et de transmission des ordres, l’acheteur, quelle que soit sa résidence, peut facilement suivre la vente s’il n’a pas sur place mandataire ou agent. On ne saurait davantage invoquer l’insuffisance des experts parisiens. Il nous semble plutôt qu’on doive imputer cette décroissance très nette des ventes aux enchères publiques en France aux droits prohibitifs dont elles sont frappées. La même cause produit invariablement les mêmes effets: l’exagération de la fiscalité fait fuir la matière imposable.

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Sait-on qu'en dehors des frais supportés par le vendeur (honoraires d'expert, frais de catalogue, de publicité, de transport, d'assurance, de main-d'œuvre, etc.), l'acheteur supporte 12 % de frais d'enregistrement et de taxe de luxe, une taxe municipale de 1 % et la taxe des Monuments historiques actuellement stabilisée à 1,20 % ? Dans les ventes où le droit de suite des artistes est appliqué, conformément aux lois des 20 mai 1920 et 27 octobre 1922, il est en outre perçu 3 %, et d'aucuns ont même émis la prétention de voir le droit de suite fonctionner lorsque l'objet d'art est retiré de la vente par le vendeur pour insuffisance de prix. Passons la frontière. En Angleterre et en Italie, l'acheteur ne paye aucune taxe; en Suisse, les ventes sont frappées d'un droit fixe de 500 francs par jour et d'une taxe dégressive allant suivant les cantons de 3 à 5 % ; en Belgique, les droits sont de 4,20 % ; en Allemagne et en Hollande, ils sont seulement de 1,50 et de 0,50 %. En présence de ces constatations, qu'il s'agisse d'un étranger désirant mettre sa collection en vente en France, ou d'un français qu'aucune raison ne pousse à vendre à l'étranger, lorsque la révélation leur est faite que tout acheteur paye à l'État français des droits aussi importants dévalorisant d'autant la valeur marchande de leurs biens, on peut présumer qu'ils n'hésiteront pas à prendre une décision contraire aux intérêts artistiques de notre pays et à ceux du marché français. Quant à l'État français lui-même, il est le seul à ne pas comprendre son véritable intérêt. Demander la réduction des droits sur les ventes aux enchères, c'est revenir à demander la suppression, ou tout au moins, une large réduction de cette taxe de luxe, qui, votée en juin 1920, a pu avoir sa raison d'être à une époque de déséquilibre économique et de malaise financier, mais qui, aujourd'hui contribue à l'exode des ventes publiques à l'étranger. RENÉ LERAY. Avocat à la Cour de Paris. LE PLAN DE REORGANISATION DU MUSÉE DU LOUVRE On a trop souvent répété que le Louvre n'avait pas été organisé pour être un Musée. Pourtant presque tous les aménagements et les constructions qui y ont été accomplis au cours du xixe siècle avaient cette destination. Mais ces travaux furent faits sans plan d'ensemble, et les principes muséographiques n'étaient pas les mêmes qu'aujourd'hui, ou plutôt il n'y en avait guère. Au fur et à mesure des enrichissements les collections se sont aménagées au hasard. Le résultat actuel est que le Musée est une sorte de mosaïque où tous les départements s'enchevêtrent. A vrai dire, cette diversité n'est pas sans charme pour le flâneur, ni sans utilité pour l'esprit studieux à qui des repos forcés sont ainsi ménagés. Mais elle complique extraordinairement l'étude scientifique et déroute le visiteur moyen. Pour ne prendre qu'un exemple, un visiteur qui veut étudier le Monet du Louvre doit parcourir un bon kilomètre après avoir monté et descendu quelques centaines de marches. D'autre part le Musée étouffe dans le Palais;

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il n'y a pas un pouce carré pour exposer un tableau, et plusieurs acquisitions récentes doivent attendre dans les réserves que les installations nouvelles leur fassent de la place. Cette situation cause de graves soucis à la Direction du Musée. Un plan de réorganisation total du musée et de regroupement rationnel des collections a été établi, dont l'exécution doit s'échelonner jusqu'à 1972. La dépense prévue est d'environ 40.000.000 de francs. On peut juger qu'une dépense d'un million par an pour une œuvre d'un intérêt national aussi grand est un sacrifice bien mesquin de la part d'un pays comme la France. Mais encore si l'on veut parfaire cette œuvre, faudra-t-il sans doute avoir recours à l'initiative privée! L'existence même d'un plan d'ensemble est en tout cas d'un intérêt capital, car elle fera cesser le système des installations au hasard de la place disponible qui fut pratiqué jusqu'ici. Tout aménagement nouveau devra en effet se faire conformément à ce plan, dont il sera une étape. C'est ainsi que l'installation des salles de peinture moderne au troisième étage de la colonnade, réalisée cette année, est une des étapes du projet qui doit grouper dans tout le troisième étage de la Cour carrée la Peinture au xixe siècle. Le plan se poursuit actuellement par l'aménagement du Département des Antiques dont le regroupement est d'ailleurs le plus facile à opérer puisqu'il se trouve déjà presqu'entièrement rassemblé. L'ancien atelier de moulages qui occupait le rez-de-chaussée de l'aile sur la cour du Sphinx construite par Le Vau en 1661, le doublement de la galerie d'Apollon a été déménagé et des travaux de réfection sont faits dans les salles qu'il occupait, pour permettre d'y transporter les Antiquités Grecques des salles de Milet et de Magnésie du Méandre, situés loin du centre des Antiques dans l'aile nord de la Cour carrée sur la rue de Rivoli. Les salles ainsi libérées serviront aux accroissements futurs du département des Antiquités Orientales qui a devant lui un bel avenir à cause de la liberté qui est encore laissée aux fouilleurs dans les pays d'Orient, d'emporter leurs découvertes. En attendant ces aubaines, la salle Morgan située à 600 mètres du centre du département pourrait s'y installer avec profit. Un des plus grands intérêts de ce plan est de prévoir pour chaque département l'aménagement de réserves d'un accès facile où des œuvres de second ordre, jusqu'ici peu exposées, seront classées rationnellement. La première réserve ainsi installée est celle du Département des Antiques, sous forme d'un Musée des Inscriptions qu'on aménage actuellement dans les caves des Galeries Daru et Mollien. Toutes ces inscriptions étaient autrefois entassées sans ordre dans un magasin. Elles sont aujourd'hui rangées suivant un ordre scientifique que consacrera un catalogue; un éclairage électrique permet de les voir presque comme en plein jour. Plus tard un escalier aboutissant sous l'escalier Daru pourra être construit pour mettre ce musée spécial en communication directe avec le reste du département. Il est certes dans la vie des musées des faits plus retentissants, pourtant l'aménagement scientifique de cette bibliothèque épigraphique est un événement d'une grande portée qui nous fait bien augurer du plan de réorganisation conçu par la Direction des Musées nationaux. Le bureau des bâtiments civils à la Direction des Beaux-Arts ne peut pas être en reste avec la Direction des Musées. Il se préoccupe d'achever le Louvre et peupler de statues des généraux de Napoléon les niches vides de la façade sur la rue de Rivoli. Peut-être se trouvera-t-il des esprits chagrins pour estimer qu'à l'heure où partout sur le sol de France les églises s'écroulent, où le clocher de Senlis menace ruine, il y a peut-être des travaux plus urgents que de compléter cette galerie de grotesques. GERMAIN BAZIN.

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Georges Rouault. (Collection Fukushima). Grosse Poupée. Big Doll.

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Georges Rouault. (Collection Fukushima). Le Christ en Banlieue. Christ in the Suburbs.

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Georges Rouault. (Collection Fukushima). Deux Danseuses. Two Danseuses.