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ART ET DÉCORATION ET L'ARCHITECTE EXPOSITION DE PARIS 1937 11 DECORATION DE LA MAISON MOBILIER, ARCHITECTURE BEAUX-ARTS 41ème ANNÉE 1937 REVUE MENSUELLE 2, RUE DE L'ÉCHELLE PARIS CE NUMÉRO : FRANCE 12 Fr. Printed in France

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ART ET DÉCORATION ET L'ARCHITECTE L'ART DÉCORATIF ET LES ÉCHOS D'ART 41e ANNÉE - RÉDACTEUR EN CHEF : L. CHERONNET TOUS LES DROITS SUR LES ARTICLES ET LES REPRODUCTIONS SONT RÉSERVÉS POUR TOUS PAYS. LES MODÈLES PUBLIÉS SONT ET DEMEURENT LA PROPRIÉTÉ DE LEURS AUTEURS ; TOUTES LES REPRODUCTIONS OU IMITATIONS, MÊME PARTIELLES, SONT INTERDITES ET SERONT POURSUIVIES PAR LES AUTEURS. PRIX : FRANCE : LE NUMÉRO. 12 FRANCS. L'ABONNEMENT ANNUEL (12 NUMÉROS). 120 FRANCS. — PAYS À TARIF POSTAL RÉDUIT : AFRIQUE DU SUD (UNION DE L') ALBANIE, ALLEMAGNE, ARGENTINE, AUTRICHE, BELGIQUE, BRÉSIL, BULGARIE, CANADA, CHILI, COLOMBIE, CONGO BELGE, CUBA, ÉGYPTE, ÉQUATEUR, ESPAGNE, ESTHONIE, ÉTHIOPIE, FINLANDE, GRÈCE GUATÉMALA, HAITI, NIGERIE, LETTONIE, LIBÉRIA, LITHUANIE, LUXEMBOURG, MAÏBOC (ZONE ESPAGNOLE), PARAGUAY, PAYS-BAS, PERSE, POLOGNE, PORTUGAL ET SES COLONIES, ROUMANIE, SALVADOR, TCHÉCO-SLOVAQUIE, TERRE-NEUVE, TURQUIE, U.R.S.S., URUGUAY, VENEZUELA, YOUGOSLAVIE. LE NUMÉRO. 14 FR. L'ABONNEMENT ANNUEL. 150 FR. AUTRES PAYS : LE NUMÉRO. 16 FR. L'ABONNEMENT ANNUEL. 165 FR. EMBOÎTAGES : JUSQU'EN 1931 INCLUS. CHAQUE EMBOÎTAGE CONTIENT UN SEMESTRE ; À PARTIR DE 1932, CHAQUE EMBOÎTAGE CONTIENT UNE ANNÉE ; 15 FR. (PORT EN SUS) FRANCE. 3 FR. ÉTRANGER. 4 FR.). CHÈQUES POSTAUX : PARIS 66-90. TÉL. : OPÉRA 65-38. À TOUTE DEMANDE DE CHANGEMENT D'ADRESSE, JOINDE 1 FRANC EN TIMBRES-POSTE. CHARLES MASSIN ET ALBERT LÉVY PARIS, 2, RUE DE L'ÉCHELLE --- SOMMAIRE - 1937 — N° II L'EXPOSITION DE 1937 L'ARCHITECTURE À L'EXPOSITION, (Quelques pavillons, portes et passerelles), par Roger Dornès. LE CENTRE RURAL, par Marcel Zahar. JARDINS ET FONTAINES, par Jean Galloitti. LE CENTRE RÉGIONAL, par Jean Galloitti. --- LES ÉCHOS D'ART À TRAVERS LES REVUES, INFORMATIONS ET NOUVELLES --- NOTRE NUMÉRO 12 sera encore consacré à l'Exposition : LES ENSEMBLES MOBILIERS • LE VITRAIL --- BÉTONS ARMÉS HENNEBIQUE À L'ÉPREUVE DU FEU (BREVETÉS S. G. D. G.) — Plus de 1.800 Agents et Entrepreneurs-Concessionnaires GRANDS PRIX À TOUTES LES EXPOSITIONS Direction et bureau technique central : 1, Rue Danton, PARIS (6e) (Tel. : DANTON 46-47, 47-18. - Adr. Télégr. HENNEBIQUE-25-PARIS) RENSEIGNEMENTS, BROCHURES, PLANS ET AVANT-PROJETS GRATUITEMENT SUR DEMANDE --- Pour relier vos années parues "d'Art et Décoration", utilisez nos emboîtages spéciaux. L'emboîtement contenant une année : fr. 15 (port, France : fr. 3 - Étranger : fr. 4) VOUS AUREZ UN BEAU VOLUME DE BIBLIOTHÈQUE

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L'ARCHITECTURE A L'EXPOSITION (Quelques pavillons, portes et passerelles) L'événement qui a marqué l'architecture mondiale de ces dernières années de la façon la plus typique est l'apparition du béton armé comme matériau de construction. Mais le caractère éphémère de l'Exposition ne permettait pas l'emploi fréquent de ce mode de construire. Les architectes, à part quelques rares exceptions, comme Le Même, au pavillon du Bois, n'ont pas adapté leurs réalisations aux matériaux légers dont ils se sont servi et ont conservé les formes que l'habitude de l'emploi du béton a imposé à leur esthétique. Pour ces raisons et parce que, d'autre part, une exposition pose peu de problèmes inhabituels, il serait extraordinaire qu'il puisse s'en dégager un style nouveau. Elle peut tout au plus servir à grouper et à résumer aux yeux du public les efforts des dernières années écoulées. Or, il est certain que le style dit : moderne, et qui fit tant crier il y a encore bien peu de temps, est maintenant admis par le gros public lui-même

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que ne choquent plus les réalisations d'un Le Corbusier (Pavillon des Temps nouveaux) ou d'un Mallet-Stevens (Pavillon de l'Hygiène), maintenant que ceux-ci ont fait école parmi les techniciens. Leur talent dont ils nous donnent de nouvelles preuves est maintenant compris et l'accoutumance l'a rendu sensible à la foule que n'avait pas touchée autrefois la logique de leurs conceptions. Si un Jean-Charles Moreux, par exemple, a su à force de sensibilité intelligente et consciencieuse donner au pavillon de la Martinique un caractère charmant d'élégance et de pureté, beaucoup d'architectes se sont contentés de s'adapter sans sincérité au goût nouveau du public. Ce n'est pas la plupart du temps en s'appuyant sur les principes rigoureux énoncés il y a déjà trente ans par un Perret ou un Tony Garnier qu'ils sont arrivés aux formes qu'ils nous présentent mais bien souvent parce qu'ils tiennent à faire ce qui a le plus de

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Pavillon de la Marine marchande. — MM. Bonnier, Saltet et Dubard de Gaillarbois, architectes. A l'arrière plan : Le signal d'entrée de la Porte d'Orsay avec son "Ruban bleu" en rhodoid. — Debat Ponsan et Fildier, arch. chances de plaire. Si des pavillons charmants, comme le Club des Architectes, l'Architecture Privée, l'Art des Fêtes échappent à cette critique par l'intelligence de leur conception, combien d'autres doivent à ces raisons leur insignifiance et leur médiocrité. Il est si difficile de rester simple ! Il faut tant de travail pour que les seules pureté de ligne et Pavillon de l'Hygiène. — Rob. Mallet-Stevens et Coulon, architectes.

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Pavillon de l'Aéronautique. — MM. Audoul, Hartwig et Géraudias, arch. Vitrage de la Coupole avancée en rhodoid. Pavillon de la Sécurité. — M. Marrast, arch. Pavillon de l'Art des Fêtes. — MM. Guibaud et Vago, architectes.

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Pavillon du Yachting. — MM. Meyer-Lévy, Masse et P. Bigot, architectes. Pavillon des Métaux. — MM. C. et J. Dorian, J.-P. Paquet et B. Vitry, architectes.

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Porte d'entrée du Palais de la Découverte. — MM. Boutterin, Delré et Neret, architectes. perfection des volumes rendent une façade attrayante. Aussi, certains architectes ont-ils été ravis des suggestions qu'on leur apportait pour des raisons autres que d'esthétique et, par ailleurs, éminemment respectables de faire travailler fresquistes et sculpteurs. Mais si les œuvres de ceux-ci trouvent leur place dans une exposition, si, par exemple, nous pouvons admirer le parti qu'en ont su tirer les architectes auteurs de la Porte Delessert, trouveront-elles encore leur emploi courant dans les problèmes journaliers posés à l'architecture en temps normal, autrement dit un style peut-il sortir de cette collaboration ? Si cela devait être, il faudrait justement que ce fut une réelle collaboration. Messieurs les Archi- tectes, ne vous contentez plus, je vous en prie, de plaquer sur vos façades des surfaces de sculpture comme des cartes postales sur un feuillet d'albume. Si la sculpture et la fresque peuvent aider l'architecte dans sa création, c'est en apportant des formes et des couleurs qui doivent collaborer au caractère général de l'œuvre et non pas tenir le rôle du nom en sucre blanc ou rose que l'on inscrit sur un gâteau de fête. Après cette critique sincère, nul ne pourra s'étonner que parlant de l'Architecture de la Section française à l'Exposition de 1937, je passe sous silence un certain nombre de réalisations, cependant très importantes par leur volume et leur emplacement. Si le pavillon de l'Architecture privée et le Club des Architectes résolvent d'une façon qui nous enchante des problèmes posés presque quotidiennement à l'architecte, presque tout le reste de la Section française se réclame de l'architecture publicitaire. Les pavillons sont des magasins. Par exemple, le parti de façade du pavillon de la Sécurité, cette immense verrière, qui laisse voir de loin tout ce qui se passe à l'intérieur, s'apparente à cette disposition qui a fait école et que Laprade Porte Delessert. — MM. Rhuillier et Gauthier, arch.

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Passerelle Alma, rive gauche. — MM. Frédéric Henry et Tiercinier, arch. Pont couvert doublant le Pont de l'Alma — MM. Bloch et Biscop, architectes décorateurs.

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et Bazin ont introduit à Paris avec le garage Marbeuf. Dans cet ordre d'idées, si certains pavillons sont publicitaires, il n'y en a pas (à part Saint-Gobain) qui apporte quelque chose de vraiment neuf. En dehors des pavillons, il faut bien parler d'un élément dont le plan même de l'Exposition a exigé une profusion extraordinaire : les passerelles. Gênées par le manque de place, coincées dans des formes abracadabrantes, affligées de parapets spécialement hauts, exigés par les services administratifs, enfin torturées de toute part, c'est un prodige qu'elles ne soient pas toutes des monstres de hideur. Certaines sont mêmes intéressantes et ont su conserver parmi tant d'avatars une courbe élégante, comme celle en métal qui, sur la rive gauche, enjambe le pont de l'Alma. Celle qui double le pont de l'Alma impressionne par la richesse décorative de ses lignes soulignées en cuivre rouge, mais si je suis obligé de reconnaître le véritable tour de force que représente un travail dans de telles conditions, je n'aime pas les

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Club des Architectes. — MM. Desmaret et Vago, arch. Pavillon de la Martinique. — J.-C. Moreux, arch.