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ART ET DÉCORATION REVUE MENSUELLE DE L'ART MODERNE NOVEMBRE 1934 EDITIONS ALBERT LEVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2, RUE DE L'ÉCHELLE - PARIS LES ÉCHOS D'ART CE NUMÉRO FRANCE : 10 Fr.
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ART ET DÉCORATION REVUE MENSUELLE DE L'ART MODERNE NOVEMBRE 1934 EDITIONS ALBERT LEVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2, RUE DE L'ÉCHELLE - PARIS LES ÉCHOS D'ART CE NUMÉRO FRANCE : 10 Fr.
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ART ET DÉCORATION L'ART DÉCORATIF ET LES ECHOS D'ART 38e ANNÉE - RÉDACTEUR EN CHEF : L. CHERONNET TOUS LES DROITS SUR LES ARTICLES ET LES REPRODUCTIONS SONT RÉSERVÉS POUR TOUS PAYS, LES MODÈLES PUBLIÉS SONT ET DEMEURENT LA PROPRIÉTÉ DE LEURS AUTEURS ; TOUTES LES REPRODUCTIONS OU IMITATIONS, MÊME PARTIELLES, SONT INTERDITES ET SERONT POURSUIVIES PAR LES AUTEURS. PRIX : FRANCE : LE NUMÉRO 10 FRANCS. L'ABONNEMENT ANNUEL (12 NUMÉROS) 100 FRANCS. PAYS À TARIF POSTAL RÉDUIT : AFRIQUE DU SUD (UNION DE L') ALBANIE, ALLEMAGNE, ARGENTINE, AUTRICHE, BELGIQUE, BRÉSIL, BULGARIE, CANADA, CHILI, COLOMBIE, CONGO BELGE, CUBA, ÉGYPTE, ÉQUATEUR, ESPAGNE, ESTHONIE, ÉTHIOPIE, FINLANDE, GRÈCE, GUATÉMALA, HAITI, HONGRIE, LETTONIE, LIBÉRIA, LITHUANIE, LUXEMBOURG, MAROC (ZONE ESPAGNOLE) PARAGUAY, PAYS-BAS, PERSE, POLOGNE, PORTUGAL ET SES COLONIES, ROUMANIE, SALVADOR, TCHÉCO-SLOVAQUIE, TERRE-NEUVE, TURQUIE, U. R. S. S., URUGUAY, VENEZUELA, YOUGOSLAVIE. LE N° 12 FR. 50. L'ABONNEMENT ANNUEL, 125 FRS. AUTRES PAYS : LE N° 15 FRS. L'ABONNEMENT ANNUEL 156 FRS. EMBOÎTAGES JUSQU'A 1931 INCLUS, CHAQUE EMBOÎTAGE CONTIENT UN SEMESTRE : A PARTIR DE 1932, CHAQUE EMBOÎTAGE CONTIENT UNE ANNÉE : 15 FRS (PORT EN SUS : FRANCE 3 FRS. ÉTRANGER 4 FRS). CHÈQUES POSTAUX : PAIIS 66-90. TÉL. OPÉRA 65-38. PARIS, 2, RUE DE L'ECHELLE LES ÉDITIONS ALBERT LEVY --- SOMMAIRE NOVEMBRE 1934 Une enquête et une expérience : l'artisanat et l'art décoratif, par P.-L. Duchartre. Style d'une exposition, par L. Ch. Gérard Cochet, par Louis Cheronnet. Une journée de Maurice Marinot, par Paul Laroche. Quelques formes inventées par Jean Tétard, par G. Brunon-Guardia. Lumière, par P. M. Reliure et photographie, par Pierre Migennes. Les Expositions, par René Chavance. LES ECHOS D'ART REVUE DES REVUES - INFORMATIONS ET NOUVELLES L'EXPOSITION DE 1937 : PROGRAMME ET RÈGLEMENT CALENDRIER DES EXPOSITIONS --- A DÉTACHER ET A ENVOYER A VOTRE LIBRAIRE OU A LA REVUE "ART ET DECORATION", 2, RUE DE L'ECHELLE, PARIS-Ier *** Veuillez m'inscrire pour un abonnement d'un an à "Art et Décoration" à partir du mois d______ 19 *Vous en trouverez, ci-inclus, le montant en un $\frac{\text{chèque}}{\text{mandat}}$ de Frs _______________ j'en porte le montant, soit Frs* _______________ au crédit de votre compte chèque postaux Paris n° 6690. Date _________________________ Signature : Nom : _________________________ Prénom : _________________________ Profession : _________________________ Adresse : _________________________ * Biffer la mention inutile. Abonnement (12 N), France, 100 fr. — Pays à demi-tarif postal, 125 fr. — Pays à plein tarif postal, 150 tr.
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GRAND VASE EN TERRES DISSOCIÉES AVEC COQUILLAGES INCRUSTÉS. TYPE DE COLLABORATION D'UN ARTISTE ARTISAN DE L'ÎLE DE FRANCE AVEC « PRIMAVERA », MODÈLE DE COLETTE GUEDEN. UNE ENQUÊTE ET UNE EXPÉRIENCE L'ARTISANAT ET L'ART DÉCORATIF Rubans au chapeau et la chanson aux lèvres, les « Compagnons » faisaient jadis à pied leur tour de France. Sans rubans au chapeau, mais avec le secours d'une petite voiture rapide, j'ai fait mon tour de France. Plus exactement j'ai parcouru plus de 16.000 kilomètres en zigzag à travers la France artisanale, sans éviter les chemins les plus raboteux. Il faudrait publier un volume pour présenter toutes les facettes du problème terriblement complexe posé par l'artisanat ; ce sera ma tâche de demain. Pour le moment, je me contenterai d'essayer de débrouiller la question, puis de rendre compte de ma « mission » et de l'expérience passionnante tentée en ce moment en faveur de l'artisanat par une initiative privée. Je ne m'occuperai ici que des artisans travail-
VASES ET RÉCIPIENTS EN GRÈS DE FORMES TRADITIONNELLES QUE TOURNENT ENCORE DIVERS POTIERS DU BERRY, ET BAC POUR FLEURS OU CACTÉES EXÉCUTÉS PAR L'UN D'EUX SUR UN MODÈLE DE PRIMAVERA. lant, ou pouvant travailler, pour l’art décoratif, pris dans son sens le plus large : « la note d’art ajoutée à l’utilité », selon la bonne définition adoptée par Henry Clouzot. Et d’abord, qu’est-ce qu’un artisan ? Le journal de la C. G. A. F., Confédération générale de l’Artisanat français, répond : « Vous êtes artisan si, possédant un métier manuel, vous l’exercez à votre compte, soit seul, soit avec le concours de votre conjoint, des membres de votre famille, de compagnons ou d’apprentis ». Suivent les distinctions entre l’artisan producteur, réparateur ou façonnier... Les mots « métier manuel » ont suscité bien des controverses. Nous entendrons par « métier manuel » tout métier où la main, l’intelligence de la main, imprime sa marque. Par ailleurs, la nouvelle loi accorde à l’artisan jusqu’à dix compagnons de travail, mais lui refuse la qualité d’artisan s’il met son atelier en société. Voilà qui semble tout naturel. Et cependant réfléchissons que, pour rétribuer, même mal, dix personnes, il faut des fonds. Si l’artisan ne les possède pas il fera appel au « capital » et cessera légalement d’être artisan, tout en le restant cent pour cent, au point de vue qui nous intéresse. Si l’Exposition de 1937 réserve une place prépondérante à l’artisanat, ce qui ne serait que juste, combien verrons-nous de faux artisans surgir et de vrais artisans battre la semelle à la porte ? Car la France commence à se rendre compte que si son artisanat disparaissait elle perdrait le sel de sa terre, commence à percevoir que ce qui avait fait jusqu’ici la prééminence de ses produits, c’était leur personnalité. Cette personnalité leur venait de l’effort inlassable de centaines de milliers d’humbles créateurs, les artisans, qui ajoutaient à l’utilité de
l'objet fabriqué ce je ne sais quoi, soufflé par l'amour du métier, qui en fait un bel objet, une noble chose. La machine triomphante, la standardisation se contentaient en tous pays d'hommes-machines. Attirés par les hauts salaires, paysans, villageois, artisans ont été aspirés en masse par l'usine. Elle les rejette aujourd'hui en grand nombre. Vont-ils rester des chômeurs et des aigris, ou retrouver la faculté et le goût du travail artisanal qui fait appel à des qualités diamétralement opposées à celles exigées de l'ouvrier ? On peut l'espérer, car nous sommes restés une nation de « bricoleurs » et l'esprit grégaire ne nous a pas encore entièrement contaminés. Mais le mal est très profond et, déjà ancien, risque de devenir chronique. Il serait enfantin, et tellement vain, de nier les bienfaits du machinisme ou de souhaiter la disparition de la machine qui a mis tant d'objets à la portée d'un plus grand nombre qu'autrefois. Le moment est enfin venu, pour la France tout au moins, de se rendre compte que le problème ne consiste pas à se demander si la machine doit écraser la main, ou l'inverse (ce qui serait une utopie manifeste), mais à chercher le point où l'équilibre peut se réaliser, entre ces deux modes de fabrication aussi différents d'effet que de nature. Est-ce si difficile? La « crise », déjà, réduit l'hypertrophie de la machine, donne des chances à la main, mais la main doit faire la part du feu, renoncer à tout ce que la machine peut réaliser, aussi bien et à meilleur marché qu'elle. La grande erreur de la main a été, et n'est-elle pas encore, de vouloir lutter contre la grande série? Son arme, c'est l'exception, la petite série, la séduction d'une création constamment renouvelée, ou bien encore l'accent inimitable du terroir revenant comme une basse opiniâtre soutenir le chant du temps présent. SIFPLETS ET PETITS VASES EN GRÈS. EXEMPLE DE LIBRE CRÉATION D'UNE ARTISANE ARTISTE, BONT ON VERRA LES ŒUVRES A LA IIe MANIFESTATION ARTISANALE DE PRIMAVERA.
Mais où sont les artisans dont vous parlez, où en est l'artisanat en 1934 ? C'est la question qu'a bien voulu me poser Pierre Laguionie, directeur du Printemps. Il pensait, lui aussi, que le moment était devenu favorable pour tenter une contre-offensive de l'artisanat français qui lui permettrait de regagner le terrain qui lui revient. Mes amis les folkloristes, les régionalistes, comme moi-même, sommes la plupart du temps dépourvus des moyens qui permettraient de transporter nos idées ou nos projets dans le domaine des réalités. Que le chef d'une puissante organisation commerciale vint de lui-même à notre aide était déjà un précieux encouragement, temps aura lieu l'année prochaine, et cette fois envisagera le problème sur une tout autre face. Cette fois, la vedette sera donnée à l'artisanat régional dont la production cadre davantage avec la maison de campagne et la vie en plein air. Cette deuxième manifestation se composera d'abord d'une partie rétrospective ; une ébauche de ce Musée d'art national populaire et artisanal qui n'existe pas encore en France et dont nous rêvons tous, n'est-ce pas Henry Focillon, Arnold Van Gennep, Henry Clouzot, Jean Cassou, Florent Fels, P. Saintyves, Charles-Brun... et cent autres esprits aussi notoires de Paris et de la province ? Un second secteur sera consacré à l'artisanat pro- FAIENCE STANNIFÈRE, DÉCORÉE À LA MAIN, ET ENTIÈREMENT EXÉCUTÉE PAR UN ARTISAN D'AUVÈRGENE. mais je n'osais espérer que le problème serait traité par lui avec une telle profondeur, une telle patience. La VIIIe « Petite foire » du Printemps, est consacrée à l'artisanat parisien, pour une bonne moitié, car sa production s'harmonise davantage avec la saison et c'est lui qui, à l'heure actuelle, est le plus souple et le plus apte à traduire les idées modernes de l'atelier de créations que dirige Mme René Guilleré. Le thème général de cette première manifestation est, en effet, la collaboration de l'artisanat et d'un grand magasin. La deuxième manifestation artisanale du Prin- vincial traditionnel ; celui qui évoque de plus près le terroir, du nord au sud, de l'est à l'ouest. Bien entendu, aucune intervention ne viendra modifier l'esprit, la forme ni la couleur du moindre objet. On aura ainsi un état aussi complet que possible de cet artisanat, le plus décimé de tous, en 1934-35. Un troisième secteur sera consacré à la collaboration du Printemps avec l'artisanat provincial exécutant ses modèles et, on peut l'espérer dès maintenant, à la résurrection de certains métiers disparus ou en voie de disparition.
I. EXEMPLE D'UNE TRADITION INCHANGÉE MAIS EN VOIE DE DISPARITION (FINISTÈRE). DEUX DEVANTS DE GILETS BRODÉS PAR DES HOMMES : L'UN, À GAUCHE, VERS 1820 ; L'AUTRE, À DROITE, EN 1934, (SERONT EXPOSÉS À LA IIe MANIFESTATION ARTISANALE DU PRINTEMPS.) II. EXEMPLE D'UN ESSAI DE RÉNOVATION. DEUX CRUCHES DE SAINT-LAURENT-LES-MACON. L'UNE, À GAUCHE, EXÉCUTÉE VERS 1830 ; L'AUTRE, À DROITE, EN 1934 PAR UN DESCENDANT DES ANCIENS POTIERS SUR UN DESSIN DE PRIMAVERA. DANS CETTE DERNIÈRE, LE RAPPORT ENTRE LES FONDS BRUN DORÉ, ET LE DÉCOR N'EST PAS ENCORE RETROUVÉ, MAIS LE SERA DÈS QUE LE POTIER RENONCERA AUX ÉMAUX FOURNIS PAR L'INDUSTRIE POUR LES FAIRE LUI-MÊME. III. AUTRE EXEMPLE D'ESSAI DE RÉNOVATION AVEC MISE AU POINT DÉFINITIVE. À GAUCHE : PREMIÈRE RÉALISATION DE FRUITS, EXÉCUTÉS PAR UN TOURNEUR SUR BOIS DU JURA, D'APRÈS DES MODÈLES DE PRIMAVERA. FORMES SANS ESPRIT, QUÉUES EN FIL DE FER, MAIS RECHERCHE « D'EMBELLISSEMENT » PAR UNE COUCHE OPAQUE DE PEINTURE AU VAPORISATEUR AVEC EFFETS DE DÉCRADÉS. À DROITE : LES MÊMES MODÈLES (BOIS NATURELS) MIS AU POINT. COMPARAISONS
CRUCHE. GRÈS AU SEL DE L'OR- LÉANAIS VITRIFIÉ PAR ENDROITS. Au fond : UN TISSU EN LAI- NES DU VIVARAIS, LAISSÉES DANS LEURS TONS NATURELS ; TRA- VAIL A LA MAIN. MODÈLE DE PRIMAVERA. A cette deuxième manifestation artisanale succé- dera une troisième et ainsi de suite. Qui n'a pas étudié ces questions de près peut diffi- cilement mesurer l'ampleur et les difficultés d'un pareil effort, mais, si l'expérience réussit, quelle ré- compense ! Il est facile d'improviser une Exposition artisanale sans lendemain, nous allons montrer que le problème a été traité en partant de la racine. Il fallait d'abord faire l'inventaire de l'artisanat. L'artisan de Paris. — L'artisanat, vu toujours sous le seul angle de l'art décoratif pris dans son sens le plus large, peut se diviser en deux grandes familles: l'artisanat de Paris et l'artisanat provincial. Les dif- férences entre ces deux familles sont nettement ac- cusées, encore faut-il distinguer en elles des ra- meaux parfois divergents. A Paris, et près de Paris, l'artisan le plus casanier ne peut échapper à l'in- fluence directe, ou indirecte, de ce qu'on y voit et de ce qu'on y pense, d'où résulte la mode. S'il ne visitait aucune exposition, s'il n'allait ni au cinéma ni au théâtre, s'il ne parcourait aucun illustré, la rue par ses vitrines, par ses affiches, ou simplement
par ses passants le plongerait de force dans l'am- biance de l'actualité. En admettant même que notre artisan parisien reste imperméable à toutes ces influences, il ne pour- rait éviter de les subir au travers de sa clientèle. Cette dernière ne peut être, en effet, qu'à « l'affût de la nouveauté » selon l'expression triviale, sinon au service du bon goût. La vitesse avec laquelle les modes se chassent l'une l'autre fait que l'artisan parisien acquiert une grande souplesse, une grande ingéniosité, qu'il est plus apte à assimiler les conceptions les plus variées. C'est donc bien souvent un exécutant de premier ordre auquel le Printemps, je l'ai constaté, a toujours fait appel dans une large mesure. Deux autres classes à Paris, les artistes devenus artisans ou les artisans devenus artistes qui y sont bien plus nombreux qu'ailleurs. Evoquons enfin le vivace artisanat d'esprit populaire et pari-sien dont Serge nous parle dans Comœdia. L'artisan de province. — Henry Clouzot écrit, dans un très remarquable rapport qu'il faudrait ci-ter tout entier : « Aux temps lointains où chaque petite ville, chaque bourgade, chaque hameau se suffisaient à eux-mêmes, c'est-à-dire jusqu'au dix-neuvième siècle, personne n'a songé à dresser un in-ventaire de cette multitude de petits métiers qui approvisionnaient les classes ouvrières ou paysannes en objets d'utilité ou d'agrément. Encore moins s'est-on attaché à relever dans chaque région les travaux exécutés au foyer pendant les loisirs de la mauvaise saison par les paysans eux-mêmes, sans autre outil que le couteau ou l'aiguille... Il faut arriver, poursuit-il, aux statistiques établies par les préfets de Napoléon pour rencontrer un premier inventaire de l'artisanat français. » Depuis, quels ravages ! En 1911, René Guilleré et Henry Clouzot présentaient « un rapport sur la rénovation des industries d'art provincial », à la Société d'encouragement à l'art et à l'industrie. Les conclusions étaient peu encourageantes. Néanmoins, dès que René Guilleré fut chargé de fonder « Primavera », il se mit à pour-suivre son enquête sur place. Le chemin de fer rendait sa tâche déjà ardue, plus longue et difficile encore. Néanmoins, grâce à lui et au Printemps, bien des artisans de province eurent du travail. Vint la guerre et l'excroissance du machinisme. Vers 1931, Henry Clouzot proposait au sous-se-crétariat de l'Enseignement technique d'ouvrir une enquête générale dans les 89 départements français, en en confiant le soin aux inspecteurs d'académie, aux inspecteurs primaires et aux instituteurs. Par une circulaire du 7 juillet 1931, M. Edmond Labbé adressait aux intéressés un questionnaire extrême-ment précis et détaillé concernant les petites indus-tries rurales, ajoutant que, pour les industries an-ciennes, le questionnaire demandait d'indiquer à quelle époque elles avaient disparu et dans quels UN MIRACLE DE SAINT ÉLOI. LA TRAITE. FAIENCES STANNIFÈRES, CONÇUES ET EXÉCUTÉES PAR UN MANŒUVRE BRETON. (SERONT EXPOSÉES À LA IIe MANIFESTATION ARTISANALE DU PRINTEMPS.)

Cette revue mensuelle d'art moderne, "Art et Décoration", explore l'artisanat et son rôle dans l'art décoratif. Elle aborde la définition de l'artisan, les défis posés par la mécanisation et la standardisation, et la nécessité de trouver un équilibre entre la production artisanale et industrielle. L'ouvrage présente également des initiatives privées visant à promouvoir l'artisanat français, notamment à travers des expositions et des collaborations avec des grands magasins.