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ART & DECORATION REVUE MENSUELLE D'ART MODERNE ÉDITIONS ALBERT LEVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-CARTS JANVIER 1931 2, RUE DE L'ÉCHELLE, PARIS
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
ART & DECORATION REVUE MENSUELLE D'ART MODERNE ÉDITIONS ALBERT LEVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-CARTS JANVIER 1931 2, RUE DE L'ÉCHELLE, PARIS
VIENT DE PARAITRE L'ART DÉCORATIF FRANÇAIS 2 L'immense succès de notre premier album « L'art décoratif français » dont plus de 5.000 exemplaires ont porté à travers le monde entier les formes décoratives nouvelles, nous a montré que notre formule était bonne, qui consiste à donner un nombre imposant de documents, en noir et en couleurs, pour un prix modique. Le présent recueil est composé d'une sélection d'œuvres ayant paru dans Art et Décoration. Ces œuvres sont classées par catégories : intérieurs, meubles, tissus, ferronnerie, verrerie, céramique, orfèvrerie, bijoux, reliures, etc... C'est un vaste répertoire de 168 pages, dont 40 en héliogravure et 12 hors-texte en couleurs donnant plus de 1.500 documents, précédé d'une préface par M. Léon Deshairs, conservateur de la Bibliothèque de l'Union Centrale des Arts Décoratifs. Prix de l'ouvrage cartonné, format grand in-quarto, 180 fr. RAPPEL L'ART DÉCORATIF FRANÇAIS 1re série, cartonné, 150 fr. --- ÉDITIONS ALBERT LÉVY, Librairie Centrale des Beaux-Arts 2, Rue de l’Échelle, PARIS
ART ET DÉCORATION ET L'ART DÉCORATIF, 35e ANNÉE. RÉD’ EN CHEF : LOUIS CHÉRONNET. TOUS LES DROITS SUR LES ARTICLES ET LES REPRODUCTIONS SONT RÉSERVÉS POUR TOUS PAYS ; LES MODÈLES PUBLIÉS SONT ET DEMEURONT LA PROPRIÉTÉ DE LEURS AUTEURS ; TOUTES LES REPRODUCTIONS OU IMITATIONS, MÊME PARTIELLES, SONT INTERDITES, ET SERONT POURSUIVIES PAR LEUR AUTEURS. PRIX, FRANCE : LE NUMÉRO 10 FRANCS. L’ABONNEMENT ANNUEL (12 NUMÉROS) 100 FRANCS. PAYS A TARIF POSTAL RÉDUIT : AFRIQUE DU SUD (UNION DE L’), ALBANIE, ALLEMAGNE, ARGENTINE, AUTRICHE, BELGIQUE, BRÉSIL, BULGARIE, CANADA, CHILI, COLOMBIE, CONGO BELGE, CUBA, ÉGYPTE, ÉQUATEUR, ESPAGNE, ESTHONIE, ÉTHIOPIE, FINLANDE, GRÈCE, GUATEMALA, HAÏTI, HONGRIE, LETTONIE, LIBÉRIA, LITHUANIE, LUXEMBOURG, MAROC (ZONE ESPAGNOLE), PARAGUAY, PAYS-BAS, PERSE, POLOGNE, PORTUGAL ET SES COLONIES, ROUMANIE, SALVADOR, TCHÉCOSLOVAQUIE, TERRE-NEUVE, TURQUIE, U. R. S. S., URUGUAY, VENEZUELA, YOUGOSLAVIE), LE N° 12 FR. 50 L’ABONNEMENT ANNUEL 125 FRS. AUTRES PAYS : LE N° 15 FRS, L’ABONNEMENT ANNUEL 150 FRS. EMBOÎTAGES CONTENANT UN SEMESTRE : 12 FRS (PORT EN SUS : FRANCE 3 FRS, ÉTRANGER 4 FRS). COMPTE CHÈQUE POSTAL : PARIS 66-90. TÉL. LOUVRE 33-87. TÉLÉGR. EDALYVDE-PARIS III. PARIS, 2, RUE DE L’ÉCHELLE LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS LES ÉDITIONS ALBERT LÉVY --- SOMMAIRE JANVIER 1931 PIERRERIES par Germaine Beaumont LES TISSUS D'HÉLÈNE HENRY par Jean Gallotti LES BRONZES DU LOURISTAN par d'Ardenne de Tizac WALTER GROPIOUS ET L'ARCHITECTURE MODERNE par Jean Porcher CHRONIQUE — EXPOSITIONS, LES LIVRES, LES DISQUES par Darius Milhaud. --- SADDIER MEUBLE ET DÉCORE EN MODERNE 29 et 31, rue des Boulets, PARIS (XIe) Tél. : Roquette 50-15 --- ATELIERS D'ART GAËTAN JEANNIN AUTEUIL 03-02 le verre gravé au jet de sable 181, Av. Ed. Vaillant, BILLANCOURT SEINE
ART ET DÉCORATION La Quincaillerie Centrale 34 Rue des Marlyrs PARIS. MARQUES: L.M.Y. A.A.G. La Ferrurerie décorative complète agréablement un intérieur disposé avec goût CHEMIN de FER de PARIS à ORLÉANS PAU L’Hiver aux Pyrénées et à la Côte d’Argent PAU, BIARRITZ, ARCACHON, DAX SALIES-DE-BÉARN, SAINT-JEAN-DE-LUZ HENDAYE Chasse au renard, au sanglier, à la palombe Courses de taureaux – Golf Sports d’hiver à SUPERBAGNÈRES (Luchon) (1.800 mètres d’altitude) Ski, bobsleigh, luge, traineau, etc. Train rapide de jour “SUD-EXPRESS” (Voitures Pullman) Train rapide de nuit “PYRÉNES-CÔTE D’ARGENT” (Wagons-Lite de grand luxe) Pour tous renseignements, consulter le Livret-Guide officiel de la Compagnie d’Orléans. --- FIRMIN-DIDOT ET CIE, ÉDITEURS 56, Rue Jacob (VIe) EN SOUSCRIPTION HISTOIRE UNIVERSELLE DE L’ART Publiée sous la direction de MARCEL AUBERT Conservateur-adjoint au Musée du Louvre Professeur à l’École des Chartes et à l’École des Beaux-Arts Préface d’ÉMILE MÂLE de l’Académie française AVEC LA COLLABORATION DE MM. : J. BABELON, L. BREHIER, J. CHARBONNEAUX, H. CLOUZOT, L. DELAPORTE, P. DESCHAMPS, CH. DIEHL, E. DRIOTON, H. FOCILLON, A. GO- DARD, R. GROUSSET, G. HARDY, R. LANTIER, P. LAVEDAN, G. MARÇAIS, L. ROSENTHAL, G. SALLES, R. SCHNEIDER, J. VALLERY-RADOT. Deux volumes in-4° écu de 400 pages envi- ron, illustrés de plus de 2.400 figures dans le texte et hors-texte tirées en héliog- gravure. Prix de souscription . . . . . 275 francs. L’HISTOIRE UNIVERSELLE DE L’ART comprendra au moins 25 fascicules. A partir du 15 septembre 1930, il paraîtra un fasci- cule par mois au prix de . . . . 12 francs.
ART ET DÉCORATION TENTURES SIÈGES RIDEAUX PORTIÈRES --- LES TISSUS D'ART Baltiss DECORATIFS INALTERABLES ECONOMIQUES
ART ET DÉCORATION RÉIMPRESSION LE JARDIN ET LA MAISON ARABES AU MAROC, par JEAN GALLOTTI. Les jardins et les maisons arabes du Maroc, presque inconnus encore, ont une originalité qui les différencie nettement des autres types de jardins et de maisons, d'influence orientale, dans le bassin méditerranéen. C'est que chaque habitant s'isolant du dehors, pour des raisons de climat et de mœurs, s'évertue à réaliser, à l'intérieur de sa maison, dans une cour ou un jardin, un paysage clos d'une délicieuse fraîcheur, orné de fontaines, de mosaïques et où s'élèvent des kiosques charmants, eux-mêmes décorés de plâtres ciselés, de peintures, et ouvrant sur d'aimables perspectives ; tout ce qui peut enfin contribuer à faire oublier les rigueurs ou les dangers de l'extérieur et à rendre la vie agréable. La multiplicité des détails, des trouvailles ingénieuses dans la composition, l'aménagement, la décoration de ces maisons et de ces palais, provoque un étonnement ravi. Pour la première fois, les éléments originaux de la construction et de la décoration du jardin et de la maison arabes au Maroc sont mis entre les mains de l'architecte qui peut y découvrir de nouvelles et pures données d'inspiration pour tout ce qui concerne le type d'habitation méditerranéen ou colonial. L'abondance des documents, leur beauté, leur précision, leur choix, leur attrait d'inédit font de ce travail un recueil d'une puissante et délicieuse originalité. Un texte remarquablement averti et savant de M. Jean Gallotti, qui eut à charge, pendant de nombreuses années, l'inspection des monuments historiques et des arts indigènes au Maroc ; des croquis d'ensemble ou de détails, des plans de l'architecte Albert Laprade, qui étudia longuement sur place l'architecture marocaine ; 136 planches hors texte, reproduisant en héliogravure les admirables clichés réunis par Lucien Vogel, complètent cet ouvrage qui renseigne l'historien, documente l'architecte et l'artiste, et nous invite au plus passionnant des voyages. Unissant donc la beauté de l'image à la précision technique du document et à la science du texte, ce recueil — qui mérita une lettre-préface de M. le maréchal Lyautey, — est appelé à figurer dans la bibliothèque de tous ceux qui s'intéressent à l'aménagement des jardins et des maisons de campagne et de tous ceux qu'a si justement retenus la civilisation orientale et l'art marocain. L'ouvrage forme deux très beaux volumes cartonnés, imprimés sur alfa de luxe, comprenant plus de 200 pages de texte, 160 dessins et 136 planches hors texte en héliogravure, reproduisant un grand nombre de photographies inédites. Son prix est de 250 francs. AUX ÉDITIONS ALBERT LÉVY, 2, RUE DE L'ÉCHELLE, PARIS
IERRERIES L'eau se retire de nos yeux, car nous ne pleurons plus; l'insensibilité est à la mode. L'eau se retire de la littérature, terre désormais aride, désert de sel et de gel, pays de la soif et de l'intelligence. Le romantisme en a vidé tous les puits. Mais comme l'âme et le corps humain ne peuvent subsister sans eau, qu'en a-t-on fait? Où s'est-elle réfugiée la belle, fluide, et nécessaire chose? Désormais extérieure à nous-mêmes, elle ne baigne plus que nos seuls regards. Dans la maison, elle emplit l'aquarium dans lequel évolue avec sa gravitation bien à lui, et son système planétaire particulier, le poisson nostalgique aux yeux de pharaon. On respire plus frais autour des aquariums, et l'eau prisonnière c'est encore de l'eau. Et puis comme on ne peut la transporter Colliers, création Rols Ubis
ART ET DÉCORATION aisément, on la pétrifie, on la frappe, on la cristallise, et voici les colliers. Toute la liquide féerie du plus parfait des éléments, s'égoutte sonore, transparente, au cou des femmes. En plongeant dans un ruisseau, Ophélie a lancé le collier de cristal. C'est elle qui la première le referme, glissant, pesant et froid autour de son cou. Des fleurs noyées le nourrissaient de vagues et changeantes couleurs. Selon qu'elle cheminait horizontalement entre les salicaires et les reines des prés, entre la menthe et l'orchis sauvage, elle avait un collier de cristal violet, de cristal rose, de cristal vert, de cristal ocellé. Parfois tout se mêlait comme le prisme se brise à l'intérieur des berlingots ou des billes. Que sont les colliers de verre, de cristal, de pristal, les transpa- rents colliers que nous portons aujourd'hui, sinon les colliers tombés de la gorge d'Ophélie. Les pleurs que nous ne consentons plus à verser, les voici sous leur forme définitive. Qui sait si en portant nos colliers à nos lèvres nous ne retiendrons pas un goût de sel, une imperceptible amertume. Car l'instinct commande de goûter le collier. On le sent comestible. La fraîcheur pleine de bulles, d'une eau minérale; le sucre peut-être; le sucre acide du bonbon anglais — d'une confiserie naïve, coloriée dirait-on avec les doigts — est en suspens dans ces perles, ces tubes, ces petites grappes, ces cubes finement équarris, ces guirlandes, ces chutes, ces giran- doles. La femme et son collier se sustentent mutuellement. Ils se comprennent et se font de musicales confidences. Une cadence cristalline, un rythme tintant escortent les pas et les mou- vements féminins. De petites lueurs errent au bord des robes élégantes comme des feux de Saint-Elme. La lumière des yeux, l'éclair-nacré des dents s'appuient à d'autres reflets pour composer une curieuse, une étroite symphonie. Que la mode passe de porter un collier rose, vert ou bleu, un chapelet de billes, un Colliers, création Rols et A. Gasse
PIERRERIES Colliers. création A. Gasse rosaire de raisins, une chute de gouttelettes, une torsade de lumineuses poussières, le collier demeure. On jette le chapeau, on donne la robe, on perd le parapluie, on enferme l'écharpe, mais le collier est toujours là. Il sinue sur la plaque de verre d'une vitrine. Il emplit une coupe de son immobile ébullition. Il retombe d'une vasque en stalactites. Son destin lui survit puisqu'il existe par lui-même, que son utilité est purement factice. Il retourne à sa vie naturelle, à sa propre contemplation. Un homme souffre — il l'assure du moins — quand une femme l'abandonne. Un collier jamais. C'est elle, après tout, qui est venue le chercher. Il s'allonge comme le serpent, écrit avec ses perles les signes mystérieux qui lui permettent de communiquer avec l'invisible, ou bien se groupe, reflet sur reflet, courbe sur courbe, et fixe dans l'appartement un élément de permanente beauté. Tel il dort dans nos demeures, tel il s'égrenait dans les sous-sols de la préhistoire. Les transparents colliers que le luxe parisien fixe au cou délicat des femmes civilisées, est le même que disputait aux rochers de quartz, de ses doigts vigoureux, la Vénus de Laussel. GERMAINE BEAUMONT.
ART ET DÉCORATION Colliers, création Rols en bas, Perles Ayra Dessins de Libis
--- Tissus, par Hélène Henry --- LES TISSUS D'HÉLÈNE HENRY Paul Morand, dans son livre sur New-York, rappelle un mot de Paul Adam qui, lui aussi, avait visité l'Amérique. L'abondant publiciste d'avant-guerre déclarait qu'en revenant en France il avait compris que nous n'étions rien de mieux que des artisans minutieux. A quoi l'auteur d'Ouvert la nuit répond à peu près ceci : « Eh bien, oui, c'est cela qu'il nous faut être; c'est là notre supériorité ». Avant le Salon des Décorateurs de 1930, il eût pu sembler déplacé de commencer mon article par cette citation. L'art passant encore, presque par définition, pour étranger à toute forme de production entachée d'américanisme, parler d'art décoratif c'eût été tout naturellement parler de cette activité individuelle, inventive, empreinte de goût et de talent personnels, à laquelle le Français excelle parce que, précisément, c'est un artisan minutieux plus qu'un constructeur de machines. Mais les choses ont changé depuis que nous avons vu la Section Allemande au Salon et lu les manifestes du Werkbund. Désormais, nous devons nous souvenir de l'existence d'une école qui veut accorder l'art avec la standardisation, qui ne s'intéresse plus qu'à la production en série, qui entend obliger l'artiste à n'être plus qu'un

Cette publication mensuelle d'art moderne, "Art et Décoration", présente dans son numéro de janvier 1931 des articles sur les pierreries, les tissus d'Hélène Henry, les bronzes du Louristan et l'architecture moderne de Walter Gropius. Elle inclut également une chronique sur les expositions, les livres et les disques par Darius Milhaud.