Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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ART & DECORATION REVUE MENSUELLE D'ART MODERNISME --- EDITIONS ALBERT LEVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS --- AVRIL 1928 --- 2, RUE DE L’ECHHELLE, PARIS --- CE NUMÉRO FRANCE : 8 fr. 50 J

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BERGUE FER-FORGÉ BATIMENT ET DECORATION INTERIEURE 10.R. DESRENAUDES PARIS XVI TEL.WAGRAM 10-98. GRAND-PRIX ARTS, DECORATIFS 4025 EXPOSITION PERMANENTE CHEMIN de FER de PARIS à ORLÉANS Biarritz, le Port des Pêcheurs L'Hiver aux Pyrénées et à la Côte d'Argent PAU, BIARRITZ, ARCACHON, DAX SALIES-DE-BÉARN, SAINT-JEAN-DE-LUZ HENDAYE. Chasse au renard, au sanglier, à la palombe Courses de taureaux - Golf Sports d'hiver à SUPERBAGNERES (Luchon) (1.800 mètres d'altitude) Ski, hobsleigh, luzé, traineau, etc. Train rapide de jour "Sud-Express" (Voitures Pullman) Train rapide de nuit "Pyrénées-Côte d'Argent" (Wagons-Lits) Pour tous renseignements, consulter le Livret-Guide officiel de la Compagnie d'Oriens. --- ARTS ET MÉTIERS GRAPHIQUES LA PLUS LUXUEUSE REVUE DU MONDE CONSACRÉE AUX ARTS DE L'IMPRIMERIE CONTIENT UNE DOCUMENTATION UNIQUE INDISPENSABLE AUX BIBLIOPHILES AUX IMPRIMEURS, AUX ÉDITEURS, AUX PUBLICITAIRES ET PLUS GÉNÉRALEMENT AUX GENS DE GOUT QUE L'ART GRAPHIQUE INTÉRESSÉ LA REVUE PARAIT SIX FOIS PAR AN LE NUM° 4 EST PARU 3, RUE SÉGUIER — PARIS-VI --- BULLETIN D'ABONNEMENT Je soussigné ___________________________ demeurant à ___________________________ adresse _______________________________ déclare souscrire un abonnement d'un an à la Revue Arts et Métiers Graphiques, Paris, au prix de: France 150 frs.; Etranger 210 frs.* Règlement par chèques ou compte chèques postaux 105.387.* SIGNATURE: Le ________________________ 192...... *Rayer les mentions inutiles. AD

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— Édité par Sangouard — MONTAGNAC BUREAUX DE DAMES En juin dernier, l’Union centrale des Arts décoratifs organisait un concours qui avait pour thème : le bureau de dame et son siège. Elle reçut quatre-vingt-deux projets, en retint six et octroya les subsides nécessaires à leurs auteurs pour les réaliser. Ces ouvrages constituent le noyau de son exposition annuelle d’art appliqué avec quelques envois d’invités notoires qui se sont soumis au même programme. Programme délicat si l’on veut tenir compte des habitudes et des aspirations actuelles de la destinataire. Une femme qui fait du sport, qui conduit son automobile a-t-elle encore besoin d’un bureau ? Plus que jamais, puisqu’en même temps elle est pourvue de diplômes universitaires, exerce des professions libérales et prendrait volontiers la direction des affaires du ménage à la place de son mari défaillant. Est-ce à dire qu’elle se contentera d’un bureau masculin ? Il est permis d’en douter, car heureusement elle n’a pas renoncé au désir de plaire. Elle s’accommoderait mal d’un cadre qui ne la mit pas en valeur et une élégance un peu frivole sied assez bien à sa nouvelle gravité. Telles sont les données contradictoires du problème. Certains exposants ont borné leur effort à n’en résoudre qu’une seule ; d’autres, plus courageusement ont fait en sorte de les concilier toutes. Voici quelques exemples de ces différents partis. Bien entendu M. Ruhlmann opte résolument pour la grâce, son art est précieux

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ART ET DECORATION — Édité par D. I. M. — R. JOUBERT et PH. PETIT d'abord. De fait, rien n'est plus raffiné que ses envois. Mettons à part une manière de table rectangulaire, d'exécution parfaitement soignée d'ailleurs, qui ne semble pas répondre très exactement au programme. Mais son petit secrétaire et son bureau à cylindre! Comme ils sont fins et distingués! Quel esprit dans la ligne et quelles délicatesses dans les moindres détails! Entre ses panneaux unis d'amarante, souligné seulement par une double moulure qui, par devant, prolonge les pieds comme un léger contrefort, le premier cache sous son abattant un harmonieux appareil de tablettes et de tiroirs tendus de marocain où M. Legrain a dessiné au petit fer de discrets motifs d'or ponctués de points bleus. Le second, dans son placage d'amboine, montre des proportions délicieuses. Avec ses pieds minces, ceux d'arrière cambrés, il fait penser à quelque animal impatient, capricieux. Et la chaise qui l'accompagne, svelte, élancée donne une impression pareille. Plus calmes, dans leur construction, plus sobrement modernes sont les bureaux de Dominique et de Mme Lucie Renaudot. Tout cela est charmant, plein d'attrait, trop fragile pourtant. On y voit bien s'accouder une femme d'autrefois dans ses atours compliqués. Mais une femme d'aujourd'hui, en robe courte, accoutumée à ses aises, aux mouvements libres du golf et du tennis, y trouverait-elle son compte? Il n'est point jusqu'à ce joli fauteuil qui n'apparaisse un peu comme un anachronisme, en ce qu'il

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BUREAUX DE DAMES rappelle les sièges des coiffeuses de jadis, les sièges à dossier très bas, pour laisser se déployer les chevelures, du temps où l'on ne se coiffait pas encore à la garçonne. Au reste ne convient-il pas, quand on écrit, de pouvoir s'abandonner quelquefois contre un appui moelleux, pour réfléchir ? Faut-il s'attacher exclusivement au caractère pratique ? C'est l'avis de M. Djo-bourgeois. Son bureau réunit des conditions idéales telles que les recommanderait un maître en calligraphie. Le dessus, de forme irrégulière, épouse exactement la position du corps : incurvé au centre, s'avançant à droite, pour offrir un appui au bras qui tient la plume. Non moins rationnellement, l'artiste a groupé du même côté, à portée de la main, la série des tiroirs. C'est aussi l'avis d'un des concurrents, M. Pontabry. La tablette à écrire se complète d'un imposant appareil de casiers disposés en étagère que ferme un abattant. Des couvercles obliques sur lesquels ne saurait subsister nul désordre, terminent les corps latéraux, vêtus de laque noire, abondamment pourvus de tiroirs aux poignées de métal et entre lesquels s'allongent, un peu au-dessus du sol, des tiges d'acier brillant, pour poser les pieds. Rien n'est oublié. Seulement ces meubles, encore que d'un équilibre impeccable, ne sont pas dépourvus de lourdeur. Ils affectent une sévérité rébarbative. Seules leurs dimensions réduites permettent de leur attribuer un caractère féminin. Est-il impossible de mêler quelque fantaisie R. PONTABRY

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ART ET DECORATION dans des recherches où la logique a le premier pas? M. Maurice Dufrène l'a tenté. Cette fantaisie, il s'efforce de la trouver dans l'asymétrie des plans. L'ensemble, avec l'heureux accord des tons clairs du syco- more et des notes sombres de l'ébène ne manque pas d'agrément. Même souci d'originalité dans le secrétaire de M. Prou, avec ses volumes géométriques qui se joignent à angle droit et dans les envois de trois concurrents : M. Colas, qui orne assez paradoxalement des formes massives d'une fragile parure en galuchat rose; M. Aguesse dont le frêle bureau s'allonge démesurément sur des pieds trop maigres, M. Pouchol enfin qui manifeste du moins un sens très juste des proportions. Mais on perçoit dans ces ouvrages un désir de nouveauté à tout prix qui semble assez vain. C'est l'adaptation aux besoins actuels jointe à l'emploi des moyens nouveaux d'exécution, plutôt que les aspects imprévus, qui fait l'art moderne. Et c'est pourquoi sans doute on souscrit instinctivement à l'usage de ce matériau dédaigné dans le meuble jusqu'à ce jour : l'acier. Avec les tonalités du bois il fournit de séduisantes oppositions. M. Sognot nous le prouve qui l'y mêle discrètement dans son bureau, d'une sobriété d'ailleurs fort distinguée. M. Guillemard et M. René Herbst nous en apportent une démonstration plus complète encore. Tous deux utilisent le métal comme support, le premier en tubes verticaux soutenant une table légèrement incurvée aux deux bouts, l'autre, de façon plus imprévue, ajoutant aux deux tiges rectilignes du fond, deux lames courbes dont les extrémités viennent poser par devant, lames trop minces peut-être et trop élastiques pour la stabilité du meuble mais dont la ligne est pleine d'élégance. RENÉ CHAVANCE. DJO-BOURGEOIS

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HENRI AGUESSE ÉMILE COLAS

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LUCIE RENAUDOT Édité par A. Dumas

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E. RUHLMANN

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DOMINIQUE

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HENRI AGUESSE