Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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ART ET DÉCORATION DÉCEMBRE 1924 LE SALON D'AUTOMNE: LA PEINTURE ET LA SCULPTURE, PAR J.-L. VAUDOYER. - L'ART URBAIN ET L'ART DÉCORATIF, PAR GUILLAUME JANNEAU. - CHRONIQUE : L'ART DÉCORATIF MODERNE EN HOLLANDE : LES MÉTAUX, PAR HENRY ASSELIN. - EXPOSITIONS, CONCOURS. - HORS-TEXTE : VASES EN MÉTAL, PAR CLAUDIUS LINOSIER. --- EDITIONS ALBERT LEVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2 RUE DE L'ÉCHELLE - PARIS --- CE NUMÉRO : France : 7 fr. Étr. 8 fr.

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ART ET DÉCORATION et l'Art Décoratif REVUE MENSUELLE D'ART MODERNE Rédacteur en Chef : Léon Deshairs 28e année. — N° 276 Tous les droits sur les articles et les reproductions sont réservés pour tous pays. Les articles parus dans Art et Décoration deviennent la propriété de la revue. Les modèles publiés dans la revue sont et demeurent la propriété de leurs auteurs, toutes reproductions ou imitations même partielles, sont interdites et seront poursuivies par leurs auteurs. Le Numéro : - France . . . 7 francs - Étranger . . 8 francs L'Abonnement : - France . . . 70 francs - (12 numéros) Étranger . . 85 francs L'année parue, brochée : 72 francs. Reliée, en 2 volumes : 96 francs (Étranger, port en sus) Emboîtages (chaque emboîtement contient un semestre), 8 fr. (Port en sus : France, 2 fr. Étranger, 3 fr.) --- ÉDITIONS ALBERT LÉVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2, Rue de l'Échelle, PARIS (1er) Compte chèques Postaux 6690 R.C. Seine 64696 Téléphone Louvre 33-87 --- EDGAR BRANDT 101 BOULEVARD MURAT.PARIS TEL.AUTEUIL 07-95 12-40 REGISTRE DU COMMERCE DE LA JEINE N° 116570 FERRONNERIES LUSTRE OBJETS D'ART EXPOSITION PERMANENTE

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ART ET DÉCORATION H. ROLATO-PÉTION Ancienne Maison REIS, fondée en 1886 13 et 15, Rue Taitbout, PARIS --- ON TROUVE : - Les céramiques de Delaherche Decœur Lenoble Mayodon Avenard - Les verreries de Lalique Decorchemont Goupy - Les dinanderies de Dunand Chez GEO. ROUARD R. C. N° 48069 (Seine) --- H. MORAND & Cie FERRONNERIE LUSTREI EXPOSITION : 32, Be Haussmann, PARIS (Opéra) TÉLÉPHONE : MARCADET 24-90 99, Boulev. de la Liberté, LILLE FABRICATION : 13, Pass. de l’Élysée-des-Beaux-Arts PARIS (XVIIIe) TÉLÉPHONE : MARCADET 24-90 ET 24-91 R. C. Seine 79.420

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ART ET DÉCORATION --- ÉDITIONS ALBERT LÉVY — LIBRAIRIE CENTRALE DES BÉAUX-ARTS 2, Rue de l'Échelle — PARIS R. C. Seine 64 093. --- RODIN SOIXANTE PLANCHES EN HÉLIOGRAVURE AVEC UNE INTRODUCTION ET DES NOTICES PAR LÉONCE BÉNÉDITE CONSERVATEUR DU MUSÉE DU LUXEMBOURG ET DU MUSÉE RODIN Il n’existait jusqu’à ce jour que des ouvrages fragmentaires sur l’œuvre de Rodin. Une lacune considérable est donc comblée par la présente publication, monument définitif à la gloire du plus grand sculpteur, peut-être, des temps modernes, recueil incomparable de planches en héliogravure, tirées à la main sur papier vélin pur fil, en grand format, dont chacune offre vraiment les qualités d’une admirable estampe. Cet ouvrage unique qui prendra place dans toutes les grandes bibliothèques du monde, est indispensable aux admirateurs du maître. C’est, pour ainsi dire, le musée Rodin à la portée de tous. Prix (sous portefeuille) ………………………………………… 250 frs. Il a été tiré 20 exemplaires de luxe, numérotés, avec planches sur papier de Chine collé, au prix de 400 frs. --- VIENT DE PARAÎTRE ENCYCLOPÉDIE DE L’ORNEMENT Recueil de 120 Planches en couleurs comprenant plus de 1600 motifs décoratifs empruntés aux styles anciens et modernes de différents pays. Notices de TH. BOSSERT Cet ouvrage comble une lacune considérable. Artistes, artisans, décorateurs, industriels, ont désormais à leur disposition l’instrument de travail exceptionnel qui leur est indispensable, conçu, composé et réalisé sur des bases nouvelles en accord avec les goûts actuels et selon les méthodes correspondant aux nécessités de la production artistique. Prix de l’Ouvrage sous portefeuille, format 0,30×0,40. . . 650 francs. Envoi de prospectus et spécimen sur demande --- EDITIONS ALBERT LEVY. (LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS) 2, Rue de l’Échelle, à Paris

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ART ET DÉCORATION FERRONNERIE ET SERRURERIE D'ART Paul KIS 2, rue Léon-Delhomme, PARIS-XV° Tél. Sécur 71-22 — N.-S. Vaugirard — R.C. Seine 44.181 --- Le Batik Français et Madame robes foulards capes écharpes sacs châles blouses dresses neckerchiefs capes scarfs bags shawls blouses PANGON 64, rue La Boëtie Paris Tél: Elysées 52-05 --- ÉDITIONS G. CRÈS & Cie 21, Rue Hautefeuille — Paris (6°) CARLO CARRA GIOTTO 1267–1337 Étude de l’Œuvre de l’Artiste - Sa biographie Avec 192 reproductions hors texte en phototypie Traduit de l’italien par J.-A. GAUTHIER Un magnifique volume in-4° sur beau papier . . . . . . . 90 fr. « Ce livre est l’étude la plus complète de l’œuvre de Giotto et de l’Art médiéval italien. L’auteur y fait un rapprochement entre la manière de Giotto et celle des artistes contemporains et montre que l’art de Giotto, en ce qui concerne la construction des formes dans l’espace, est étroitement apparenté aux conceptions modernes. » --- MAISON FONDÉE EN 1720 P. et A. PICARD FABRICANTS DE QUINCAILLERIE DÉCORATIVE POUR LE BATIMENT A.P.C. 4, RUE SAINT-SAUVEUR, 4 PARIS R. d. C. No 8147 (Seine)

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ART ET DECORATION les pommeaux de cannes de louis vuitton présentés aux derniers salons sont à citer parmi les derniers raffinements de la mode masculine; cadeaux charmants, ces œuvres d'artistes réputés, tels que : le bourgeois, cless-brothier, roger foy, nitard, révèlent un art très sûr qui a rénové le port de la canne au théâtre comme à la ville. g. l. vuitton, artiste lui-même, a créé le fameux "pommeau profilé" dont quelques amateurs ont encore le privilège les éditions de louis vuitton sont décrites dans la brochure "les cadeaux" envoyée gracieusement sur demande adressée 70, champs-élysées - paris london --- lille --- cannes --- nice --- 149, new-bond street --- 34, rue faidherbe --- 10, rue des belges --- 12, avenue de verdun ---

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Le Café de la Marine EDMOND CERIA LE SALON D'AUTOMNE LA PEINTURE ET LA SCULPTURE M. Albert Marque, l'organisateur du Salon d'Automne pour l'année 1924, a facilité la promenade du visiteur et, partant, la tâche du critique. Voici, d'une part, dans les salles qui, dans le Grand Palais, s'alignent au levant, les œuvres des jeunes générations et, à quelques exceptions près, celles des «premiers rôles». D'autre part, au couchant, voici des travaux plus sages, moins marquants, indifférents au «goût du jour». Dans la première série de salles, l'on se croirait plutôt aux Indépendants (un florilège des Indépendants); dans la seconde, à la Société Nationale. Ce Salon accessible et accueillant est sans saveur très forte. Un bon cru; mais le vin est coupé d'eau. On pense un peu à «l'abondance» des réfectoires de collèges, que l'on boit sans risquer l'ivresse. Les toiles capitales, ici, sont moins des «œuvres» que des «morceaux». Peu de peinture décorative; peu de peinture à «sujets». La seule «grande peinture», à la fois quant aux dimensions et quant au motif, est due à M. Georges Desvallières: un long panneau destiné à décorer une chapelle privée. Des parties de cette même décoration avaient été exposées précédemment. Les thèmes choisis par M. Desvallières sont: Cain et Abel, l'Evanouissement de la Vierge, les Saintes-Femmes au Tombeau. Cette œuvre à la fois très noble et très

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ART ET DÉCORATION MAURICE ASSELIN — Photo Roseman — passionnée est traitée comme une suite de strophes musicales qui évoquent à l'esprit, par les yeux, les riches polyphonies et les sonorités concertantes d'un orchestre. Le pathétisme de Delacroix et de Berlioz survit en M. Desvallières, qui, probablement, est moins romantique par doctrine que par tempérament. Une œuvre de ce genre est tout à fait isolée au Salon. Que citer, après elle, qui obéisse à une intention délibérément décorative ? La fantaisie de M. Charles Guérin, où les touches de couleurs jouent sur les fonds clairs comme jouent, dans l'eau grise de la pierre, les rameaux légers de l'agathe herborisée? Le panneau meringué, mol et mouvant où Mme Marval a mêlé aux vagues et aux nuages un moutonnement rose et bleu de ballons d'enfants? «Les plaisirs champêtres» de M. Jules Flandrin, aux blancs éclairages horizontaux ? La toile minutieuse où M. Foujita a représenté «la fée des neiges» est-elle une décoration ? N'est-ce pas plutôt une illustration

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LE SALON D'AUTOMNE démésurément grandie, une vignette faite pour exercer la perspicacité, dans le genre de celles que l'on donne aux enfants et où il s'agit de découvrir, dans les méandres du dessin, la présence dissimulée du chien du chasseur, du nez de la belle-mère? La grande toile de M. André Favory est sans doute une composition décorative. Les dons de M. Favory ont quelque chose d'effervescent; son œuvre est un jaillissement spontané. Mais M. Favory n'est pas seulement un manipulateur adroit et hardi, soucieux du beau et frais « morceau »; le souvenir des grands compositeurs dynamiques le hante. On voit bien tout ce que M. Favory doit, consciemment ou non, à Rubens, à Tintoret, à Delacroix. La toile qu'il expose cette année est l'une de celles où s'équilibrent au mieux l'expansion de dons naturels et l'exercice d'une volonté nourrie par la réflexion. Peut-être peut-on reprocher à M. Favory de peindre d'une manière un peu trop également libre; ses toiles ont une tendance à se répandre, comme des bouquets dénoués que le vase ne contient plus. Les deux envois de M. Jean Marchand sont à la fois des morceaux et des compositions. Ce sont deux grandes et puissantes figures de femmes, presque athlétiques et qui sommeillent pacifiquement dans un éclairage laiteux. Les formes ont ici plus d'ampleur que de relief; mais ces travaux inspirent une reposante sécurité. Composition aussi, la toile brillante de M. Mariano Andreü, où les souvenirs de musée ne sont pas recréés, cette fois-ci, par la fantaisie subtile et personnelle d'un artiste qui aurait tort de renoncer à un modernisme poétique, d'essence très délicate, très attachante, qui fait de lui une sorte d'Henri Heine de la peinture. Les nus sont très nombreux. A quelques exceptions près, les modèles sont presque tous de grosses dames bien en chair, dont, il faut bien l'avouer, les poitrines et les Photo Roseman OTHON FRIESZ

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ART ET DÉCORATION Nu PAUL HANNAUX croupes sont parfois pénibles à regarder. Nous rêvons à l'époque où cela redeviendra possible, pour un peintre, sans passer pour cela pour un pompier ou pour un confiseur, de représenter sur sa toile des femmes nues dont les formes pures et belles seront faites pour le plaisir des yeux. Malheureusement la dame nue, très jolie, trop jolie, de M. Ottmann est tombée dans une mare de sirop. Celle de M. Hannaux est assez puissante dans sa sérénité, et harmonieuse ; mais le morceau de nu compte seul dans la toile, dont les autres parties, notamment les angles, sont très esquivées. Le nu de M. Othon Friesz est une œuvre extrêmement aiguë dans sa sobriété et dont la mémoire conserve le souvenir. M. Othon Friesz est un des rares peintres de ce temps qui sache dégager de la couleur un élément dramatique. Cette grande toile saumâtre et vitreuse, qui a les tonalités sobres et sombres de l'huitre, laisse une impression de tristesse mystérieuse qui met longtemps à se dissiper. Les toiles de M. Othon Friesz font souvent penser au vent d'automne lorsqu'il passe en frissonnant sur une campagne plate et dépouillée. Il faut avoir beaucoup de respect et d'admiration pour cet art qui ne cherche jamais à séduire, qui a quelque chose d'hérisse, de coupant, mais qui, comme l'air des sommets ou le souffle de la mer, vous domine en vous vivifiant.

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LE SALON D'AUTOMNE LUCIEN MAINSSIEUX ALBERT MARQUET