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ÉDITION SUR HOLLANDE SALON de 1892 COVPIL et Cie BOUSSOD, VALADON & Cie, ÉDITEURS PARIS, 9, RUE CHAPTAL
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ÉDITION SUR HOLLANDE SALON de 1892 COVPIL et Cie BOUSSOD, VALADON & Cie, ÉDITEURS PARIS, 9, RUE CHAPTAL
TIRAGES DE LUXE --- De cette édition IL A ÉTÉ TIRÉ 432 EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS 7 exemplaires, nos I à VII, texte et gravures sur Japon, avec suite supplémentaire de 24 épreuves sur Japon, avant lettre. 425 exemplaires, nos 1 à 425, texte et gravures sur Hollande. Exemplaire N° 391 -
GUSTAVE LARROUMET LE SALON DE 1892 CENT PLANCHES EN PHOTOGRAVURE ET A L'EAU-FORTE PAR GOUPIL & CIE PARIS BOUSSOD, VALADON & CIE, ÉDITEURS 9, RUE CHAPTAL, 9 1892
LE SALON LA PEINTURE Je me conforme à l'usage en donnant à cette étude son titre consacré : « Le Salon ». C'est « Les Salons » qu'il faudrait dire et je crains bien qu'avant longtemps la langue courante ne consacre la réalité des faits, en adoptant le pluriel pour désigner la grande manifestation annuelle de l'art français, coupée en deux par le schisme de 1890. Je suis de ceux qui regrettent profondément ce schisme et qui ne peuvent en prendre leur parti. Quoi qu'on ait pu
SALON DE 1892 dire, derrière les questions théoriques mises en avant pour le justifier, il n'y a jamais eu que des questions de personnes ; ce sont les amours-propres qui ont imaginé des principes, pour trouver prétexte à séparation. Au milieu des expositions partielles qui se multiplient de plus en plus, le Salon avait l'avantage de montrer dans un ensemble complet la production annuelle de nos artistes; ensemble fort hospitalier, somme toute, où l'originalité n'était plus un motif d'exclusion pour personne et où les coteries avaient d'autant moins d'influence que les exposants étaient plus nombreux. Le plus sûr moyen de les aggraver en les augmentant, ces coteries fâcheuses, c'est justement celui que l'on a imaginé, car elles se retrouvent partout où il y a des amours-propres et des intérêts en présence. Au lieu d'un centre, elles en ont deux, en attendant qu'elles en aient trois, ou quatre, ou vingt, pour le plus grand dommage de l'art et des artistes. Quant au public, qui ne comprend rien à ces querelles de famille et qui ne s'y intéresse pas autrement, il ne se partage pas encore : il continue d'aller au Palais des Champs-Élysées, il va aussi au Champ de Mars, comme il va partout où il espère trouver son plaisir ; mais les artistes sont-ils bien sûrs qu'il sera toujours aussi docile à les suivre et qu'il ne finira pas bientôt par trouver, d'abord qu'on lui montre beaucoup de tableaux, puis que ces tableaux sont bien éparpillés et qu'on lui impose inutilement beaucoup de chemin ? En attendant, faisons comme lui et suivons les artistes avec la même attention et la même sympathie, où il leur plaît de nous conduire ; d'abord aux Champs-Élysées, qui conservent leur droit de priorité et l'avantage du nombre, et qui, privés de quelques noms illustres, célèbres ou bruyants, n'en continuent pas moins à faire bonne figure. On l'a déjà remarqué et cette remarque, je crois, va s'imposer encore avec plus d'évidence : un visiteur sans parti pris, passant du Salon des Champs-Élysées à celui du Champ de Mars et résumant son impression d'ensemble, a le sentiment très net que l'œil et la main de nos peintres, — sortis d'une même école, continuant la même


Cet ouvrage présente le Salon de 1892, une exposition d'art majeure. Il est illustré par cent planches en photogravure et à l'eau-forte. L'édition sur Hollande a été tirée à 425 exemplaires numérotés.