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Salon de 1886 Coupillet G. Bovianer Inv. L.G. Charpentier 54-17

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TIRAGES DE LUXE --- IL A ÉTÉ TIRÉ 781 EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS - 6 exemplaires, nos 1 à 6, texte et gravures sur Japon; 24 épreuves en double sur parchemin, avant lettre. - 25 exemplaires, nos 6 à 31, texte et gravures sur Japon; 24 épreuves en double sur Japon, avant lettre. - 750 exemplaires, nos 32 à 781, texte et gravures sur Hollande. Exemplaire N° 459

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HENRY HOUSSAYE LE SALON DE 1888 CENT PLANCHES EN PHOTOGRAVURE PAR GOUPIL & CIE PARIS BOUSSOD, VALADON & CIE. EDITEURS 9, RUE CHAPTAL. 9 1888

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AVANT LE SALON Le Salon qui va s'ouvrir sera le dernier avant l'Exposition universelle de 1889, la grande lutte des nations dans l'art comme dans l'industrie. Il n'y a point à craindre, au Palais du Champ-de-Mars, une défaite pour l'école française, mais les peintres doivent s'attendre à trouver des rivaux redoutables. En 1855, il n'y eut pour ainsi dire pas de combat. Quels maîtres l'Europe pouvait-elle opposer à Eugène Delacroix, dont l'œuvre remplissait toute une salle; à Ingres, qui exposait dix grands tableaux; à Meissonier, qui en exposait dix petits; à Flandrin, à Couture, à Troyon, à Millet, à Hébert, à Corot, à Daubigny, à Gérôme, à Cabanel; à Decamps, pour qui s'achevait la consécration, à Théodore Rousseau, pour qui commençait la renommée? En 1867, ce ne fut encore qu'un simulacre de lutte.

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SALON DE 1888 Pourtant, il y avait parmi les combattants Millais, Charles Lewis, Henri Leys, Knyff, César de Kock, Willems, Alfred Stevens, Israëls, Alma-Taddéma, Kaulbach, Knauss, Heilbuth, Achenbach et la Femme en blanc, de Whistler. En 1878, il y eut victoire, mais il y avait eu bataille. Les écoles étrangères s'accusèrent par des tableaux importants, des toiles capitales, des œuvres de premier ordre. On s'arrêtait chez les Anglais devant les Invalides de Chelsea, d'Herkomer, devant le Passage du Nord-Ouest, les Trois Sœurs, le Wisth, et les sept autres envois de Millais; et on regardait avec un peu d'étonnement, mais non sans intérêt, les préraphaélites et les néo-classiques. La galerie russe flamboyait à la lueur des Torches vivantes de Néron, de Siemiradski. Le Charles XII mort, du baron Cederstrom, eût suffi à attirer le public dans la galerie suédo-norvégienne, de même que le Christian II prisonnier, de Bloch, à donner de l'intérêt à la galerie danoise. En Espagne, les trente toiles de Fortuny, la Jeanne la folle, de Pradilla, et un vrai chef-d'œuvre : la grande Pierrette, de Raymundo de Madrazzo, inauguraient une Renaissance. En Belgique et en Hollande, il y avait la Marie de Bourgogne, de Wauters, le Charles-Quint au monastère de Saint-Just, d'Albert de Vrient, les portraits de Portaëls, les enfants des deux Verhas — Franz et Jan — les belles dames du xvie siècle, de Willems, les belles dames du xixe siècle, d'Alfred Stevens, l'Anniversaire de Jeanne, les Pauvres du village, Seule au monde, d'Israëls, — le saint Vincent de Paul des peintres. La Suisse concourait avec la Bataille de Sempach, de Grob, et la Naissance de Vénus, de Buhler, un admirateur et un imitateur de Gleyre; l'Allemagne, avec le Saint Paul prisonnier à Rome, de Baur, le Maximilien et Ulrich de Hutten, de Becker, l'Usine, de Menzel, et les paysanneries de Knauss. A voir, chez les Italiens, les Jardins du Harem et l'Estafette, de Pasini, et l'Avenue du Bois de Boulogne, la Place de la Concorde, Canon-Bridge, Trafalgar-square, la Route de Brindisi, de Nittis, on ne savait s'il fallait préférer Londres à Paris, et la campagne de Rome aux environs de Téhéran. L'Entrée de Charles-Quint à Anvers, de Makart; l'Union

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FH KASMMEREE LA ROMANCE RALON DE 1864

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E. J. AUBERT LE MARCHE AUX AMOURS SALON DE 1984

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AVANT LE SALON de Lublin, de Matejko, le Rapt, de Schrodl, le Baptême de saint Étienne, de Benkzur, enfin et surtout les admirables Filles de Milton, de Munkaczy, fondaient l'école d'Autriche-Hongrie. Non seulement la plupart de ces œuvres s'imposaient par des qualités diverses de métier, la force ou l'éclat de la couleur, l'élégance ou la précision du dessin, l'esprit ou la fermeté de la touche; mais par leur sujet, leurs proportions, leur belle ordonnance, elles témoignaient, chez les peintres d'outre-Rhin et d'outre-Manche, d'au delà des Alpes et d'au delà des Pyrénées, des plus généreux efforts et des aspirations les plus hautes. Il y avait là une surprise pour nous, il y avait aussi une leçon. Quelles nouvelles surprises, quelles autres leçons, quelles révélations charmantes ou splendides nous réservent, en 89, les écoles étrangères? Ce qui est certain, c'est que, depuis trente ans, ces écoles vont sans cesse se fortifiant, et, qui n'est pas moins certain, c'est que si, dans le même espace de temps, l'école française n'a peut-être pas décliné, elle n'a point cependant grandi. Parmi les maîtres, combien ont disparu! Delacroix, Ingres, Rousseau, Corot, Courbet, Millet, Diaz, Ricard, Fromentin, Tassaërt, Michel, Daubigny, Henri Regnault, Alphonse de Neuville, Louis Leloir, Chintreuil, Lehmann, Bastien Lepage, Gustave Doré, Guillaumet, hier encore Paul Baudry, ce grand et infatigable artiste qui ne devait se reposer que dans la mort et dans la gloire. Ah! l'école française est bien vivace et bien puissante puisqu'elle a subi de pareilles pertes sinon sans s'affaiblir du moins sans déchoir. Ils sont nombreux encore ceux qui ont fait un sceptre de leur pinceau: Puvis de Chavannes, le sublime poète de la fresque; Meissonier, qui peint de la grande peinture sur des toiles de 6; Henner, qui a construit, sur la lisière d'un bois aux verdures sombres, et au bord d'une source où se refléchit l'azur du ciel, un nympheum peuplé de naïades et de dryades; Hébert, le créateur d'une quatrième Grâce : Mélancholia; Gérôme, qui a fécondé l'art exquis des petits Flamands par l'imagination et l'a ennoblì par le style; Chaplin, le maître aux

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SALON DE 1888 doigts de roses — rhododaktylos —; Vollon, qui a démontré qu'un chaudron sans défaut vaut seul un long poème; le fougueux Ribot; l'austère Fantin-Latour; le trop parfait Bouguereau; Cabanel, qui s'est surpassé dans ses décorations du Panthéon; Jules Lefèbvre, qui nous donne à lire le poème de la femme; Jules Breton, qui J.H. ZUBER — Forée en hiver de ses paysannes fait des figures classiques; Gustave Moreau, qui conçoit ses œuvres en philosophe allemand et les exécute en joaillier byzantin; Édouard Detaille, émouvant comme la bataille et exact comme l'Annuaire; enfin Bonnat, Paul Dubois, Carolus-Duran, ces trois grands portraitistes, dont le premier impose, dont le second captive et dont le troisième éblouit. Ces grands et ces petits maîtres avaient déjà pris leur rang et

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BETOUR DU MARCHE GLOM DE 1909