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A.H. MARTINE. LA FERRONNERIE 2CHC SERIE. EDITIONS ALBERT LEVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX ARTS 2 RUE DE L'ECHELLE PARIS.

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OUVRAGES SUR L'ARCHITECTURE ET L'ART DÉCORATIF MODERNES RÉPERTOIRE DU GOUT MODERNE. Suite d'albums (format 0,25×0,32) entièrement en couleurs reproduisant des ensembles mobiliers et leurs détails, des meubles, tissus, tapis, céramiques, luminaire et tout ce qui participe à la décoration de la maison. La première série comprend 5 volumes de 40 planches chacun et groupe des compositions des artistes suivants: J.-J. Adnet, P. Chareau, Djo-bourgeois, Ginsburger, G. Guévrekian, Francis Jourdain, E. Kohlmann, J. Luce, A. Lurcat, R. Mallet-Stevens, M. Matet, J.-C. Moreux, Charlotte Perriand, J. Puiforcat, E. Ruhlmann, Noémi Skolnik, Da Silva Bruhns, Louis Sognot, Max Vibert, etc... INTÉRIEURS EN COULEURS, par Léon Deshaire. 50 planches en couleurs (format 0,25×0,32). CROQUIS DE RUHLMANN. 54 planches (format 0,25×0,32), meubles, tapis, luminaire, etc. BOUTIQUES NOUVELLES (FAÇADES ET AGENCEMENTS), par René Chavance. 48 planches (format 0,25×0,32). LA FERRONNERIE, par A.-H. Martinie. 58 planches (format 0,25×0,32). LA FERRONNERIE, (2e série), par A.-H. Martinie. Environ 50 planches (format 0,25×0,32). ÉTOFFES IMPRIMÉES ET PAPIERS PEINTS, par Léon Moussinac. 50 planches dont 25 en couleurs (format 0,25×0,32). ÉTOFFES D'AMEUBLEMENT TISSÉES ET BROCHÉES, par Léon Moussinac. 50 planches comprenant 45 documents dont 36 en couleurs (format 0,25×0,32). ÉTOFFES ET TAPIS ÉTRANGERS, par M. P.-Verneuil. 75 planches groupant plus de 100 modèles dont 85 en couleurs (format 0,25×0,32). TAPIS, par Léon Moussinac. 56 planches, comprenant 88 documents dont 26 en couleurs (format 0,25×0,32). DENTELLES DE L'EUROPE CENTRALE, par Marie Dormoy. 65 planches comprenant plus de 150 motifs de dentelles (format 0,25×0,32). BATIMENTS ET JARDINS À L'EXPOSITION DES ARTS DÉCORATIFS, par M. Roux-Spitz. 100 planches en héliogravure et 56 pages de texte avec plans et coupes (format 0,25×0,32). L'ART DÉCORATIF FRANÇAIS, par Léon Deshaire. 200 pages de reproductions groupant plus de 600 clichés dont un grand nombre en couleurs, donnant 2.000 ensembles mobiliers, meubles, tissus, tapis, céramique, verrerie, ferronnerie, orfèvrerie, bijoux, etc. (format 0,32×0,45). ALBUMS DE MOTIFS DÉCORATIFS EN COULEURS. VARIATIONS, par Benedictus. 20 planches (format 0,38×0,50). NOUVELLES VARIATIONS, par Benedictus. 20 planches (format 0,38×0,50). COLLECTION "DÉCORS ET COULEURS" (format 0,33×0,47). ALBUM N° 1, par Georges Valmier. 20 planches. PÉRIODIQUES. ART ET DÉCORATION, la grande revue mensuelle du mouvement moderne, donnant chaque année plus de 600 documents inédits. (La collection de Art et Décoration est une source de documentation d'une richesse inouïe sur l'art moderne et principalement sur l'art décoratif.) L'ARCHITECTE, recueil mensuel de l'art architectural moderne. Chaque année environ 100 pages de texte abondamment illustré et plus de 72 luxueux hors texte en héliogravure. (Les années parues depuis 1924 constituent un répertoire unique de l'activité architecturale moderne dans tous les pays.) --- AUX ÉDITIONS ALBERT LÉVY — LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2, RUE DE L'ÉCHELLE — PARIS

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LA FERRONNERIE DEUXIÈME SÉRIE

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TYPOGRAPHIE LOUIS KALDOR, 84, RUE D'HAUTEVILLE, A PARIS. PHOTOTYPIE FAUCHEUX & FILS, A CHELLES (SEINE-ET-MARNE).

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LA FERRONNERIE DEUXIÈME SÉRIE 48 PLANCHES AVEC UNE INTRODUCTION PAR A.-H. MARTINIE --- PARIS 2, RUE DE L'ÉCHELLE AUX ÉDITIONS ALBERT LÉVY

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Dans la préface au recueil sur La Ferronnerie à l'Exposition des arts décoratifs de 1925, j’observai que : « De nos jours, non seulement le fer forgé a retrouvé une qualité digne des productions des belles époques, mais que, sorti du domaine des expositions et de la curiosité, il trouve l’usage le plus répandu ». Et plus loin j’ajoutai : « Aujourd’hui, le fer forgé n’a d’autre ennemi que lui-même, ou plutôt son propre succès qui pourrait l’induire à la facilité et au moindre effort ». C’est toujours dans des termes identiques, semble-t-il, que se pose la question de l’avenir de la ferronnerie. Certes, autant qu’il est possible de présumer, on ne voit pas, pour de longues années, que le fer forgé doive perdre de sa faveur auprès des constructeurs et du public. Son succès, dans l’ensemble, se fonde trop justement sur des nécessités logiques pour qu’il ne soit pas de bon aloi ; et ces nécessités sont trop appréciées dans l’art décoratif moderne pour qu’il n’y trouve pas une assurance de durée. Le fer forgé est entré dans les mœurs peut-on dire, non pas seulement par l’effet (toujours incertain) de la mode, voire du goût, mais parce que lui seul remplit bien certains offices indispensables. Après nous avoir accueillis à la porte extérieure, il guide notre main jusqu’à l’appartement où nous y porte confortablement. Il nous reçoit dans l’antichambre avec quelque lustre, vestiaire ou radiateur, et nous offre ses multiples services. Grisé par une ascension continue, le fer forgé ne s’est pas contenté de la place logique que lui réservaient dans la maison, en plus de ses emplois

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classiques de défense et de force, l'éclairage et surtout le chauffage modernes. Avec fougue il s'est installé dans toutes les pièces de la demeure, s'est introduit dans le mobilier, jusque dans le cabinet de toilette et le bureau, semant ici et là des objets et bibelots où bien souvent il n'a que faire. Lorsqu'on visite les galeries d'exposition de tel ferronnier fameux, on s'amuse à imaginer sans peine une habitation entièrement aménagée en fer forgé. D'ailleurs, ce paradoxe, où il entre autant de bravoure que de déformation professionnelles, un praticien du fer l'a, paraît-il, réalisé dans son propre appartement. Cette universalité d'application, cette sorte d'impérialisme du fer, provoque naturellement des protestations. Ses amis et ses admirateurs comprennent bien que cette exubérance signifie, même dans ses entreprises les plus contestables, une vitalité qui ne connaît pas de limites à ses forces, s'amuse aux gageures et aux prouesses. Tout cela est remédiable, n'atteint que légèrement et accidentellement un art vigoureux dans l'ensemble et toujours digne d'éloge pour la juste compréhension du rôle qui lui incombe. Une objection plus grave tend au rejet systématique du fer comme élément décoratif. Elle émane, on l'a compris, des jeunes architectes et décorateurs qui se posent avant tout des problèmes architecturaux, problèmes qu'ils s'évertuent à résoudre par des moyens tirés exclusivement d'une architecture dépouillée même de l'ornementation logique et simple des moulures. Cet ostracisme, d'ailleurs, s'applique à tous les modes de déco- ration proprement dits. Ainsi, il dépasse le cas du fer forgé comme de toutes les techniques à fin purement décorative, et pose avant tout un problème d'esthétique. Même adopté ce point de vue théorique, le fer ne peut être dépoussé de certains de ses emplois, essentiellement « constructifs » eux aussi. Naturellement, on retrouve dans cette tendance à l'austérité l'intransi- geance inhérente à toute réaction. Celle-ci ne manque certes pas de raisons qui la justifient. Pourtant, il faut souhaiter qu'elle n'aboutisse pas à appau-

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vrir, par le dédain ou l'abandon de certains beaux métiers remis si difficilement en honneur, les ressources dont dispose l'homme pour orner sa maison. D'ailleurs, on peut prévoir que cette gravité s'adoucira; on la voit déjà sourire et se nuancer délicatement chez les mieux doués de ces architectes et décorateurs. D'autre part, l'art décoratif moderne ne se conçoit pas sans une liberté permettant à des tendances diverses, voire opposées, de coexister. Si quelque danger menaçait la forge, il ne viendrait, il faut le répéter, que d'elle-même. Son rôle est si grand, si bien défini, qu'elle doit s'abstenir de certaines applications, où elle risque seulement de se fourvoyer. Comme toujours, comme aux belles périodes surtout, elle doit se méfier des recherches de dessin qui décèlent le décorateur à tout faire plus que le technicien, le bureau plus que l'atelier. Faut-il redire une fois de plus que la méconnaissance de la matière mène toujours aux pires erreurs? Un art ne dure qu'à la condition de se renouveler. Mais lorsque la technique fait son élément essentiel, il ne peut évoluer viablement que dans la mesure où il reste fidèle à l'esprit de celle-ci. On sait de reste que la mosaïque et la tapisserie, par exemple, ont commencé de périr du jour où elles ont voulu faire ce que la peinture faisait mieux qu'elles. Par aberration elles se reconnaissaient inutiles et se condamnaient elles-mêmes à disparaître. Aussi la technique domine-t-elle toujours l'esthétique de la ferronnerie. Le développement de la construction à Paris après 1925 le montre surabondamment. Certains architectes adoptent, pour les grilles des fenêtres notamment, des dessins aux lignes souples et gracieuses qu'ils reprennent sans changement dans des bâtiments divers. Si cela fait quelque monotonie, du moins la production y trouve une économie qu'imposent les circonstances actuelles. En tout cas, la franchise du métier reste sauve, et c'est un grand point. Ailleurs, le fer forgé s'industrialise radicalement, monte à grand renfort de vis et de soudure des éléments travaillés au marteau. Tantôt le

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dessin garde une simplicité de bon aloi, tantôt il abuse de cette facilité, médiocre à vrai dire, pour des complications qui le dénaturent. Mais dans l'ensemble, l'économie, conseillère implacable, préserve de ces erreurs. Les meilleures sources de renouvellement restent celles qui s'inspirent avant tout des ressources mêmes de la matière et de son admirable plasticité. C'est à elles que s'adressent les maîtres ferronniers les plus éprouvés et les plus féconds, les aînés comme les cadets, qu'on se réjouira de retrouver ici avec des œuvres dignes de leur beau passé. Je ne les nomme pas, puisque aussi bien tout le monde les connaît. En dehors des combinaisons de lignes et d'arabesques, des motifs inspirés de la nature, des sujets martelés à la forge ou découpés dans la tôle fournissent inépuisablement des thèmes où s'affirme la personnalité de l'artiste. Il n'est pas utile non plus de décrire des ouvrages, dont certains tout à fait remarquables : les planches qui suivent fourniront les exemples les plus pro- bants et serviront, s'il en est besoin, de démonstration par le fait. On s'étonnera peut-être que les ferronniers, les nouveaux tout au moins, n'aient pas recouru ou tenté de recourir plus qu'ils ne l'ont fait aux composi- tions géométriques inspirées du cubisme, auxquelles l'art décoratif moderne a payé si largement tribut après l'Exposition de 1925. Le fer forgé serait-il rebelle à cette tendance, ou ses praticiens seraient- ils plus attardés que ceux des autres techniques? Ni l'une ni l'autre de ces suppositions ne vaut pour peu que l'on se remémore la magnifique floraison du fer forgé moderne et la fécondité de ses artisans. On se trompera moins, sans doute, en cherchant l'explication dans la nature même de l'art de la forge. Une composition cubiste, c'est-à-dire tout en lignes droites et en angles, même si on l'exécute avec la plus grande variété de fers, n'exige qu'une main-d'œuvre primaire, pourvue d'un outillage moderne. Elle représenterait, en fait, une négation, ou plutôt un avilissement du métier. On comprend que les ferronniers véritables se détournent d'un style où les ressources de leur art n'interviennent plus pour ainsi dire.

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Il faut ajouter aussi que les ferronniers nouveaux sont des plus rares. Depuis l'Exposition de 1925, il n'y a guère à signaler parmi eux que Jean Prouvé, Gilbert Poillerat et Szetlak. Ces deux derniers exposaient chacun au Salon des Décorateurs de 1929 une porte à deux battants aux qualités remarquables. La composition en est simple et logique. Elle s'inspire du goût actuel pour les horizontales dans la fermeture et la décoration des baies. On est un peu surpris d'abord à la vue de ces barreaux disposés en travers plutôt que verticalement, mais rien là n'offense la logique. On se plaît à voir comment l'un et l'autre de ces techniciens usent avec goût des aspects si divers que peut prendre le fer sous le travail du marteau. C'est ici tout le contraire de l'indigence d'art dont je parlai plus haut; le beau métier joint à la simplicité du dessin fait la beauté de ces portes. En outre, M. Poillerat témoigne d'une imagination qui sait tirer un excellent parti des propriétés du métal et des possibilités de la forge. Quant à M. Jean Prouvé, qui continue à maintenir la réputation d'un des maîtres de l'école de Nancy, ses productions se distinguent par leur esprit abstrait. Des pièces régulières de métal, de grandeurs différentes créent un jeu de pleins et de vides qui anime de vastes surfaces. La technique, évidemment, y voit son rôle réduit. Le fer, volontiers, s'y revêt d'argenture; au lieu de régner seul, il se combine avec des plaques de verre découpées de façon à compléter la composition. Mais, par la netteté du dessin, la simplicité vigoureuse de l'effet, ses grilles continuent en le diversifiant le dessin géométrique des tapis et des tentures. Au lieu de se faire remarquer par leur individualité, elles épousent l'esprit de l'ensemble auquel elles appartiennent et contribuent à son unité. Quel que soit le talent de ces nouveaux venus, on ne déplore pas moins de les voir si peu nombreux. Alors que dans les diverses branches de l'art décoratif apparaissent des personnalités nouvelles, on s'étonne que le fer recrute si peu d'adeptes, à Paris du moins, car il semblerait que le contraire se produise en province. Aussi bien que toute autre matière, le fer