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L'AMOUR DE L'ART RENÉ HUYGHE DIRECTEUR VI LA MUSEOGRAPHIE A L'EXPOSITION INTERNATIONALE CHRONIQUES MENSUELLES JUIN 1937 PRIX : 15 FRANCS RÉDACTION, ADMINISTRATION, PUBLICITÉ - ÉDITIONS DENOËL & STEELE, 19, RUE AMÉLIE, PARIS (7) — TÉLÉPHONE : SÉC. 90-99, INV. 17-09

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L'AMOVR DE L'ART DIRECTEUR : RENÉ HUYGHE DIRECTEUR-ADJOINT : GERMAIN BAZIN SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : MICHEL FLORISOONE DIX-HUITIÈME ANNÉE REVUE MENSUELLE JUIN 1937 — N° VI --- SOMMAIRE L'EXPOSITION DE MUSÉOGRAPHIE PRÉFACE par Albert-S. HENRAUX I. Statistiques. — Généralités ...

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EXPOSITION INTERNATIONALE DE 1937 GROUPE I. CLASSE III MUSÉES ET EXPOSITIONS SECTION I. MUSÉOGRAPHIE --- PRÉFACE C'EST EN 1926 que l'Institut International de Coopération Intellectuelle entreprenait la publication de la revue «Mouseion» : elle répondait si bien à une mise au point nécessaire qu'en 1934 le Congrès de Madrid réunissait les principaux conservateurs du monde, venus de partout pour proposer des solutions et les discuter. C'est donc à cette date de 1926 que l'on peut faire remonter la naissance officielle de la Muséographie en tant que science, avec ses règles et ses lois. Aussi une Exposition intitulée «Arts et Technique» se devait de donner à cette science nouvelle la place sans cesse accrue qu'elle occupe dans la culture générale et dans la société moderne. Dans le Groupe I dit «de la Pensée», sous le patronage de Descartes dont on célébrait cette année le Discours de la Méthode et son tricentenaire, une classe spéciale fut créée sous le titre de «Musées et Expositions». Il s'agissait de montrer au public que les musées ne sont pas de simples dépôts où sont exposées les œuvres d'art avec plus ou moins de goût, mais que, pour que ce public y soit attiré, éduqué et retenu, il faut trouver les moyens propres à fixer son attention et conserver et présenter les œuvres d'art suivant certaines règles. Ce sont là les buts que poursuit la Muséographie. Largement soutenue par M. Paul Léon, Commissaire-Adjoint de l'Exposition, qui comprit tout de suite l'importance que devait avoir en 1937 la présentation des problèmes posés par cette science, la Classe 3 trouva chez les Présidents du Groupe I dont elle dépendait tous les encouragements : Henri de Jouvenel d'abord, dont la brusque disparition nous fut si sensible, car son enthousiasme communicatif pour le programme qui lui avait été exposé avait fait naître immédiatement toutes les bonnes volontés, puis M. Paul Valéry, son successeur, qui sut mettre à notre service l'intérêt qu'il porte à toutes les idées. Les membres de la Classe, choisis parmi les personnalités les plus compétentes, ne furent point avares de leurs suggestions ni de leurs conseils. Mais c'est à M. René Huyghe, Conservateur de la Peinture au Musée du Louvre, que revient surtout le mérite de cette exposition, de son programme et de sa présentation. Il a tout conçu et organisé, de concert avec M. G.H. Rivière Conservateur du Musée des Arts et Traditions populaires, qui a apporté le concours de son intelligence si logique et ingénieuse et qui a présenté suivant les idées qu'il appliquera dans son futur musée notre salle de Folklore. L'harmonie, la clarté n'eussent pas été possibles sans notre architecte M.J.C. Moreux ; aidé de MM. Tambuté et Masson-Detourbet, son goût tout de tradition, son sentiment des proportions et ses connaissances de tous les problèmes de l'architecture moderne surent triompher de toutes les difficultés pour créer l'atmosphère muséographique rêvée. «Arts et Métiers Graphiques» et leur collaborateur M. Mazenod, suivant les données qui leur étaient proposées, ornèrent, décorèrent, rendirent vivants la plupart des murs de notre exposition. Ceux-ci sont devenus comme un grand livre d'images et de textes qui saura, nous l'espérons, intéresser et instruire nos visiteurs. N'oublions pas Mme Le Lasseur, M. B. Champigneulle, les laborieux et infatigables secrétaires de la Classe, M. G. Bazin qui prépara et rédigea le catalogue, que ne rebutèrent pas les besognes ingrates de toutes sortes qu'une exposition impose à ceux qui l'organisent; n'oublions pas M. Bouché-Leclercq, conservateur du Musée Jacquemart-André qui a bien voulu accepter les ingrates fonctions de trésorier, et nous apporter la clarté et la méthode de son esprit, sa compétence expérimentée. C'est en suivant un programme très serré et strictement logique que les salles se succèdent ici. Le problème des musées y a été envisagé sous un double aspect : énoncé des principes d'abord, puis application de ces principes par des exemples de réalisation : exposition historique, exposition scientifique, enfin exposition artistique. Sans entrer dans la description de chaque département, pour lesquels des notices spéciales ont été écrites, nous indiquerons seulement la méthode, le plan et l'ordre qui furent partout suivis. On est, pour chaque question traitée, parti du général pour aller au particulier. Grâce aux statistiques nouvelles et pleines d'enseignements établies par M. François Boucher, Conservateur-Adjoint du Musée Carnavalet, on verra se développer chronologiquement l'histoire des Musées. C'est d'abord leur origine qui a été déterminée dans le temps; puis leur répartition dans le monde entier d'abord, en France ensuite; leur développement de 1750 à 1936; enfin leur fréquentation à l'Etranger et en France. C'est ainsi que, partant de comparaisons générales, on est arrivé à établir des rapports particuliers. Même méthode dans l'exposition schématique des plans successifs des musées, qui, éclatant de richesses sans cesse accrues, ont dû en s'étendant faire face à des problèmes nouveaux et se modifier en conséquence. De même encore, et pour les mêmes raisons, les changements de leur style extérieur, pour parvenir enfin au tableau de leurs activités actuelles, extérieures et intérieures. Les principes une fois posés, il fallait en montrer la réalisation : dans le temps d'abord, et c'est ce qu'expliqueront d'une façon tangible les maquettes. Tout d'abord les musées à qui leur programme nettement particulier assigne une présentation spéciale : musées de plein air, de terroir, d'enfants, zoos. Puis musées proprement dits, et sous toutes leurs formes, dont l'évolution se poursuit peu à peu à mesure que le goût et les idées évoluent; parti du Cabinet

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de Curiosités et de l'ancienne collection où rien n'est classé, le Musée cherche son style : l'œuvre d'art est d'abord considérée comme facteur d'époque; puis elle est mise en valeur pour elle-même, pour être présentée de nos jours comme facteur social, historique ou racial. Le musée une fois examiné dans son ensemble, on passe à sa vie intérieure, on expose chacune des questions qui doit préoccuper son conservateur : présentation des objets, problèmes de l'éclairage, de la sécurité (incendie et vol), examen scientifique des œuvres d'art, équipement des salles, revêtements des sols, des parois, étiquettes, cloisonnages, meubles, vitrines, microscopes, etc. Des solutions sont proposées pour répondre à tous ces différents problèmes. Trois sections étrangères : Allemagne, Pays-Bas et U.R.S.S. montreront quelle est la part importante que chacun de ces pays a prise dans la formation de la science muséographique. Une salle enfin montrera par des photographies et des exemples la façon dont, dans les divers pays, on a conçu la propagande artistique ou scientifique et l'appel du musée à la foule : affiches, tracts et bulletins, cinématographe, Société d'Amis, conférences, visites guidées, guides et catalogues, reproductions, etc., toute une documentation que M. L. Chéronnet a su réunir de partout et présenter avec une rare ingéniosité. Cette documentation et toutes ces règles établies, il fallait essayer d'en montrer l'application dans trois sortes de musées. On a supposé que, dans un musée d'art dramatique, donc historique, une salle était affectée à l'histoire de la mise en scène française au Moyen Age. M. Gustave Cohen, professeur à la Sorbonne, que sa compétence désignait entre tous pour rendre vivante cette époque à laquelle il s'est consacré, fut chargé de montrer comment le théâtre, né dans la cathédrale au pied des autels, devait évoluer jusqu'à la Renaissance vers la mise en scène moderne. A M. Demangeon, professeur à la Sorbonne et à M. G. H. Rivière, le grand folkloriste, aidé de M. Pontabry, son architecte, spécialisé dans ces questions, fut confié, pour les musées scientifiques, l'établissement d'une salle de Folklore : la maison rurale française, de la hutte du charbonnier à la demeure traditionnelle toujours vivante de nos paysans. Enfin, dans un musée d'art proprement dit, l'œuvre et la vie de Vincent Van Gogh, les influences morales et picturales qu'il a subies, ce qui guida son âme et son pinceau, le chef-d'œuvre vu par et à travers l'homme. M. René Huyghe, secondé par le dévouement et les recherches de MM. M. Florisoone et J. Rewald, devait réaliser parfaitement cette exposition développée sur un plan tout nouveau. La Muséographie est un sujet trop vaste pour avoir pu être traité ici dans tous ses détails, et la place manquait. Mais nous croyons que l'essentiel aura été dit, que le public se rendra compte de la difficulté et de l'importance des problèmes qui se posent chaque jour au conservateur, et qu'il appréciera aussi le choix et la qualité des œuvres d'art, dont certaines absolument inédites, qui lui sont présentées. ALBERT S. HENRAUX. COMITÉ Président : Albert S. HENRAUX, président de la Société des Amis du Louvre. Henri FOCILLON, professeur à la Sorbonne. Vice-Présidents Paul VITRY, conservateur au Musée du Louvre. Trésorier : M. BOUCHÉ-LECLERCQ, conservateur du Musée Jacquemart.André. Georges Henri RIVIÈRE, conservateur du Musée des Arts et Traditions populaires. Secrétaires-rapporteurs René HUYGHE, conservateur au Musée du Louvre. Collaborateurs au Secrétariat : Denise LE LASSEUR et Bernard CHAMPIGNEULLE. L'arrangement architectural est dû à Jean Charles MOREUX, architecte D.-P.L.G. secondé par MM. TAMBUTÉ et MASSON- DETOURBÉ. La présentation de documents est due à M. MAZENOD. MM. ALFASSA (Paul), Conservateur-adjoint au Musée des Arts décoratifs. AUBERT (Marcel), Membre de l'Institut. BONNARD (Abel), de l'Académie Française. BOUCHÉ-LECLERCQ, Conservateur-adjoint au Musée Jacquemart-André. BOUCHER (François), Conservateur-adjoint au Musée Carnavalet. CAIN (Julien), Administrateur-général de la Bibliothèque Nationale. CHÉRONNET (Louis), Critique d'art, secrétaire général du Comité interministériel des Loisirs. COGNACO (Gabriel), 44, avenue Bugeaud. COGNAT (Raymond), Rédacteur en chef de « Beaux-Arts ». COHEN (Gustave), Professeur à la Sorbonne. DAVID-WEILL (D.), Membre de l'Institut, Président du Conseil des Musées Nationaux. DEZARROIS (André), Conservateur du Musée du Jeu-de-Paume. ESCHOLLIER (Raymond), Conservateur du Palais des Beaux-Arts de la Ville de Paris. ESPÉZEL (Pierre d.), Archiviste paléographe. FANCY (Andro), Conservateur du Musée de Grenoble. FERRAND (Le R. P. Paul), Délégué de l'Union Départementale des Associations de la Seine des Anciens Combattants. FLORISOONE (Michel), Chargé de mission au Musée du Louvre. MM. GAUILLARD (Ernest), Conservateur du Musée de Cambrai. GAUTHIER (Joseph), Conservateur du Musée d'Arts décoratifs. GILLET (Louis), de l'Académie Française. GAUTHEROY (Henri), Membre de l'Union centrale des Arts décoratifs. GRAPPE (George), Conservateur du Musée Rodin. HAUG (Hans), Conservateur du Musée de Strasbourg. HAUTECEUR (Louis), Conservateur du Musée du Luxembourg. JAUDARD (Jacques), Sous-Directeur des Musées Nationaux. JAMOT (Paul), Conservateur honoraire des Musées Nationaux. JEANNEAU (Guillaume), Administrateur du Garde-meubles national. JULLIAN (René), Conservateur du Musée des Beaux-Arts de Lyon. LANTIER (Raymond), Conservateur du Musée des Antiquités Nationales. LEMOINE (Paul), Ancien Directeur du Muséum National d'Histoire Naturelle. MARTENOT Créateur des Ondes Martenot. MASSON-DETLOURBET (André), Architecte. MERCIER (Fernand), Conservateur du Musée des Beaux-Arts de Bezanson. METMAN (Louis), Conservateur du Musée des Arts décoratifs. MOREUX (J.-C.), Architecte D.P.L.G. POL NEVEUX, Inspecteur général honoraire des Bibliothèques. RAIN, REWALD (John), Critique d'art. RIVET (Paul), Professeur au Muséum National d'Histoire Naturelle, Directeur du Musée de l'Homme. ROHIQUET (Jean), Conservateur honoraire du Musée Carnavalet. TAMBUTÉ (Clément), Architecte D.P.L.G. VAUDOYER (J.-L.), Conservateur du Musée Carnavalet. VITRY (Paul), Conservateur des Sculptures au Musée du Louvre. WEBER, Inspecteur-adjoint, Chef du Service des Installations mécaniques de la Ville de Paris. CATALOGUE Le Catalogue a été établi par M. François BOUCHER pour les statistiques, Louis CHÉRONNET pour la diffusion. Le reste du catalogue a été rédigé par Germain BAZIN, sous la direction de René HUYGHE. La documentation relative aux Musées de plein air, de terroir et au musée scientifique a été fournie par Georges Henri RIVIÈRE. La couverture du catalogue a été faite d'après une peinture d'Hubert ROBERT, représentant l'entrée du Musée Napoléon.

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SALLE I — PANNEAUX 1 ET 2 I. - STATISTIQUES-GENERALITES PLAN DIRECTEUR (Panneau 1) PANNEAU 1. Le 1er panneau de la salle 1, situé à gauche en entrant à l'intérieur de la salle contient un plan directeur lumineux de l'exposition. Grâce à un dispositif électrique, le visiteur peut en pressant sur un bouton, obtenir sur ce plan l'indication en trait lumineux du trajet qui lui permet de se rendre, soit à l'une des salles de la l'exposition, soit à un objet important qu'il désire voir. Un tableau de commande au bas du plan contient les boutons électriques correspondants aux différentes salles et à quelques objets exposés les plus importants. Ce plan lumineux est lui-même présenté ici comme un exemple d'un dispositif technique qui pourrait rendre de grands services dans les Musées. En effet la complexité du Musée moderne exige que, dès l'entrée, le visiteur puisse s'orienter rapidement vers ce qu'il désire voir afin d'éviter une perte de temps. Le plan lumineux apporte à ce problème la meilleure solution. --- STATISTIQUES La salle 1 montre un certain nombre de statistiques mondiales qui ont été établies par François Boucher, conservateur adjoint au Musée Carnavalet à Paris. La documentation de ces statistiques a été puisée aux sources suivantes : Archives de l'Office International des Musées, Statistiques officielles, Annuaires d'Associations professionnelles, Enquêtes directes et renseignements personnels. Dans les chiffres ainsi établis, ne sont pas compris : les Monuments historiques, les Trésors, les collections de caractère scolaire. --- ORIGINE DES MUSÉES. — Panneau 2 Le Musée a déjà été réalisé dans l'antiquité par les villes comme Athènes où les Propylées renfermaient une pinacothèque (ve siècle avant J.-C.). Il est sorti, dans les temps modernes, des trésors religieux ou princiers réunis au Moyen Age : soit par l'Eglise, comme à l'abbaye royale de Saint-Denis en France, à partir du xiiie siècle; soit par les princes, comme dans la Tour de Nara, au Japon, dès le VIIIe siècle. A partir de la fin du Moyen Age et durant la Renaissance, ces trésors se transformèrent et firent place, de plus en plus, à des collections (souvent cabinets d'antiquités) qui furent constituées, à titre privé d'abord, par des princes ou des souverains. De semblables collections furent ainsi créées : En Italie : - A Rome, par le Pape Sixte IV, en 1471 (Musées du Vatican). - A Florence, par Cosme Ier de Médicis, grand duc de Toscane (1537-1574) (Galerie des Offices). - A Modèle, par Alphonse Ier, duc d'Este (1505-1534) (Pinacoteca Estense). En France : à Paris, par François Ier (1515-1547) (Cabinet des Tableaux). En Angleterre : à Londres, par la reine Elisabeth d'Angleterre (1558-1603) (Tour de Londres). En Allemagne : - A Dresde, par l'électeur Auguste, duc de Saxe (1553-1589) (Staatliche Gemäldegalerie). - A Munich, par le duc Albert III de Bavière, vers 1571 (Cabinet des Médailles). Vers le milieu du xviiiie siècle, certaines de ces collections princières deviennent des collections publiques et accessibles aux visiteurs, ainsi que des collections privées données à des collectivités ou acquises par elles. C'est ainsi que furent exposées et ouvertes des collections d'art ou d'antiquités : - A Oxford, en 1683, à l'Ashmolean Museum (collections John Tradescot offertes à l'Université). - A Paris, en 1750, au Palais du Luxembourg (collections royales). - A Londres, en 1753, à Montagu House (British Museum, collections de sir Robert Cotton). - A Vienne, en 1778, au Belvédère (collections du duc Léopold-Guillaume). A partir de la fin du xviiiie siècle, les Musées deviennent des organismes officiels et, dans tous les pays, un grand nombre de collections fondées par des sociétés privées se transforment en institutions publiques. En France, la Convention Nationale crée, de 1792 à 1794 : - Le Musée National (Musée d'art); - Le Musée des Monuments français (Musée d'histoire). - Le Museum d'Histoire naturelle (Musée de sciences). - Le Musée des Arts et Métiers (Musée de technique). ---

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SALLE I PANNEAU 3 RÉPARTITION DES MUSÉES DANS LE MONDE Le tiers des Musées du monde est constitué par les Musées d'histoire : le reste se répartit, en proportion à peu près égale, entre les Musées d'art, de sciences ou mixtes. Dans les deux parties du monde où la civilisation est la plus ancienne, en Europe et en Asie, un tiers des Musées sont soit historiques, soit mixtes. Dans l'Afrique du Nord et dans l'Afrique du Sud, où la pénétration européenne s'est manifestée depuis un siècle au moins et trois siècles au plus, un tiers des Musées sont soit scientifiques, soit artistiques. En Amérique du Nord, près de la moitié des Musées sont des Musées d'histoire. En Amérique du Sud et dans la partie de l'Océanie qui a subi un peuplement d'origine européenne, près de la moitié des Musées sont des établissements scientifiques. Les pays qui ont la proportion de Musées d'art la plus élevée sont la Belgique en Europe, les Etats-Unis en Amérique et le Japon en Asie. Ceux qui ont proportionnellement le plus grand nombre de Musées d'histoire sont les Etats-Unis en Amérique et la Finlande en Europe. DATE --- ART --- HISTOIRE --- MUSÉES DE SCIENCE ET TECHNIQUE --- MIXTES --- TOTAL --- EUROPE --- Albanie --- 1936 --- — --- Allemagne --- 1935 --- Autriche --- 1934 --- Belgique --- 1929 --- Bulgarie --- 1935 --- — --- Danemark --- 1936 --- Espagne --- 1935 --- Esthonia --- 1927 --- — --- — --- Finlande --- 1936 --- France --- 1936 --- Grande-Bretagne et Irlande --- 1930 --- Grèce --- 1936 --- — --- Hongrie --- 1930 --- Italie --- 1935 --- Lettonie --- 1927 --- Lithuanie --- 1936 --- Luxembourg --- 1936 --- — --- Monaco --- 1936 --- — --- — --- Norvège --- 1936 --- Pays-Bas --- 1935 --- Pologne --- 1935 --- Portugal --- 1935 --- Roumanie --- 1936 --- Saint-Siège --- 1932 --- — --- Serbes, Croates, Slovènes --- 1936 --- Suède --- 1936 --- Suisse --- 1935 --- Tchéco-Slovaquie --- 1935 --- Turquie --- 1936 --- U. R. S. S. --- 1935 --- Possessions Britanniques --- 1932 --- — --- — --- AFRIQUE --- Afrique Algérie --- 1936 --- française Maroc --- 1935 --- — --- du Nord Tunisie --- 1936 --- — --- Congo Belge --- 1936 --- — --- — --- Egypte --- 1936 --- Union Sud-Africaine --- 1932 --- Possessions Britanniques --- 1932 --- — --- Possessions Françaises --- 1936 --- — --- OCEANIE --- Australie --- 1933 --- Hawaï --- 1932 --- — --- — --- Nouvelle-Zélande --- 1932 --- Philippines --- 1927 --- — --- Possessions Britanniques --- 1933 --- — --- Possessions Hollandaises --- 1927 --- — --- Possessions Françaises --- 1936 --- — --- | AMÉRIQUE | | | | | | | Alaska | 1932 | — | — | 2 | 2 | | Canada | 1932 | 10 | 45 | 56 | 10 | | Cuba | 1927 | 1 | 1 | 7 | 9 | | Etats-Unis | 1936 | 210 | 392 | 192 | 75 | | Porto-Rico | 1932 | — | — | 1 | 1 | | Antilles Britanniques | 1932 | — | — | 3 | 4 | | Antilles Françaises | 1936 | — | — | 1 | 1 | | Mexiques et Etats de l'Amérique Cale | 1927 | 3 | 6 | 6 | 8 | | Argentine | 1928 | 7 | 7 | 6 | 1 | | Bolivie | 1928 | — | — | 1 | 2 | | Brésil | 1928 | 2 | 6 | 13 | 5 | | Chili | 1928 | 1 | 2 | 5 | 2 | | Colombie | 1928 | — | — | 2 | 2 | | Equateur | 1928 | — | — | 1 | 2 | | Panama | 1932 | — | — | 1 | 1 | | Paraguay | 1928 | — | — | 1 | 2 | | Pérou | 1928 | 2 | 6 | 4 | 12 | | Uruguay | 1928 | 1 | 1 | 3 | 5 | | Venezuela | 1928 | — | — | 2 | 1 | | Possessions Britanniques | 1932 | — | — | 2 | 2 | | ASIE | | | | | | | Afghanistan | 1927 | — | — | 2 | 2 | | Chine | 1927 | 1 | 3 | 1 | 6 | | Inde et Ceylan | 1935 | 9 | 29 | 8 | 33 | | Indo-Chine et Inde Française | 1933 | 3 | 2 | — | 5 | | Irak | 1931 | 1 | — | — | 1 | | Japon et Corée | 1932 | 18 | 9 | 4 | 5 | | Palestine et Transjordanie | 1931 | 3 | — | — | 3 | | Perse | 19

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SALLE I PANNEAU 3 RÉPARTITION DES MUSÉES EN FRANCE De 1792 à 1794, la Convention crée les principaux types de Musées actuels : Le Muséum National (Musée d'Art). Le Muséum d'Histoire Naturelle (Musée de Science). Le Musée des Monuments Français (Musée d'Histoire). Le Musée des Arts et Métiers (Musée de Technique). Le 14 Fructidor an VIII, un arrêté du Consulat institue quinze Musées des départements, mais des échanges entre le Museum central et les dépôts révolutionnaires provinciaux avaient déjà précédé cette mesure. Pendant tout le xixe siècle, le nombre des Musées en France a constamment augmenté; en 1956, en compte 701 Musées répartis en : ART --- HISTORIEN --- MARINE --- LIMON --- MIXTES --- TOTAL --- Ain. --- - --- - --- Aisne --- - --- Allier --- - --- - --- Alpes (Basses-) --- - --- Alpes (Hautes-) --- - --- - --- - --- Alpes-Maritimes. --- Ardèche --- - --- Ardennes --- - --- Ariège, --- - --- - --- - --- Aube --- - --- - --- Aude --- - --- Aveyron --- - --- Bouches-du-Rhône. --- - --- Calvados. --- Cantal. --- - --- - --- Charente. --- - --- Charente-Inférieure --- Cher --- - --- Corrèze --- - --- - --- Corse --- - --- - --- Côte-d'Or --- - --- Côtes-du-Nord --- - --- - --- Creuse. --- - --- - --- - --- Dordogne --- - --- Doubs. --- - --- Drôme. --- - --- - --- - --- Eure --- - --- Eure-et-Loir --- - --- Finistère. --- - --- Gard --- Garonne (Haute-) --- Gers --- - --- - --- - --- Gironde --- Hérault --- Ille-et-Vilaine. --- Indre --- - --- Indre-et-Loire. --- Isère --- Jura. --- - --- - --- Landes --- - --- - --- - --- Loir-et-Cher --- - --- Loire --- - --- - --- - --- Loire (Haute-) --- - --- Loire-Inférieure --- Loiret --- Lot --- - --- 157 Musées d'Art …………………………… soit 22 % 199 Musées d'Histoire ……………………… soit 28 % 75 Musées de Science et de Technique …… soit 11 % 270 Musées Mixtes …………………………… soit 39 % Au point de vue de leur dépendance administrative, ces 701 Musées appartiennent : 64 à l'Etat …………………………………… soit 9 % 16 à des départements ……………………… soit 2 % 482 à des Municipalités …………………… soit 70 % 131 à des Sociétés et groupements divers … soit 18 % 8 à des propriétaires privés ……………… soit 1 % ART --- HISTORIEN --- MARINE --- LIMON --- MIXTES --- TOTAL --- Lot-et-Garonne --- - --- - --- - --- Lozère. --- - --- - --- - --- Maine-et-Loire --- Manche --- Marne. --- - --- - --- Marne (Haute-) --- - --- Mayenne. --- - --- - --- Meurthe-et-Moselle --- Meuse. --- - --- Morbihan --- - --- Moselle --- - --- Nièvre. --- - --- - --- Nord --- Oise. --- Orne --- - --- - --- Pas-de-Calais --- - --- Puy-de-Dôme --- Pyrénées (Basses-). --- Pyrénées (Hautes-) --- - --- - --- Pyrénées-Orientales --- - --- - --- Rhin (Bas-). --- Rhin (Haut-) --- Rhône. --- Saône (Haute-) --- - --- - --- Saône-et-Loire --- - --- Sarthe. --- - --- - --- Savoie. --- - --- Savoie (Haute-) --- Seine : Paris. --- Départements --- - --- - --- - --- Seine-et-Marne --- - --- Seine-et-Oise --- - --- Seine-Inférieure --- Sèvres (Deux-) --- Somme --- - --- - --- Tarn --- - --- - --- Tarn-et-Garonne. --- 1</

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QUELQUES SALLES DE LA CLASSE III LA SALLE DES STATISTIQUES LA SALLE DU THÉÂTRE AU MOYEN ÂGE LA SALLE DE LA MAISON RURALE EN FRANCE LA GRANDE SALLE VAN GOGH

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SALLE I PANNEAUX 4 ET 5 DÉVELOPPEMENT DES MUSÉES (Panneau 4) En Europe, les Musées se sont ouverts au public dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, en se transformant peu à peu en institutions d'État. Ils se sont multipliés à partir du milieu du XIXe siècle, en corrélation avec le progrès économique et avec la diffusion de l'enseignement. Ce développement a intéressé, au début, les Musées d'art seuls qui ont été les premiers, dans tous les pays, à se développer. Puis, en Europe, les Musées d'histoire se sont peu à peu créés, au cours du XIXe siècle, soit sous l'influence du sentiment nouveau des nationalités, en particulier vers 1830, soit après certaines périodes comme la guerre de 1914-1918, en souvenir d'événements caractéristiques. En dehors d'Europe, ils se sont surtout développés par analogie et dans un but éducatif, pendant la seconde moitié du XIXe siècle. À partir de 1850, les progrès de la science et de l'industrie ont provoqué la création des Musées scientifiques (histoire naturelle, ethnographie, folklore), et des Musées industriels et techniques : les Musées de plein air n'ont été organisés que depuis une cinquantaine d'années. Depuis 1918, en Europe, l'accroissement du nombre des Musées s'est ralenti, excepté dans les pays qui se sont politiquement formés ou regroupés à partir de cette date. Hors d'Europe, l'augmentation des Musées nouveaux continue depuis vingt ans sur un rythme à peu près constant; toutefois, aux États-Unis, elle reste, depuis quarante ans, en progression croissante. --- 1751 --- 1781 --- 1801 --- 1821 --- 1841 --- 1861 --- 1881 --- 1901 --- 1921 --- SANS DATE --- TOTAL --- Allemagne --- Autriche --- - --- Bulgarie --- - --- - --- France --- Grande-Bretagne --- Hongrie --- - --- - --- - --- Italie --- Pologne --- - --- Turquie --- - --- - --- U.R.S.S. --- - --- - --- Union Sud-Africaine --- - --- Canada --- - --- États-Unis --- - --- Inde --- - --- - --- Australie --- - --- Nouvelle-Zélande --- - --- FRÉQUENTATION DES MUSÉES (Panneau 5) En 1935, quinze des plus importants Musées du monde ont reçu : 8.683.000 visiteurs parmi lesquels : - 872.000, soit 11 % sont venus en groupes. - 7.811.000, soit 89 % sont venus isolément ou sont restés indéterminés. De ces quinze Musées : 13 sont payants; 2 sont gratuits. Tous font aux enfants, aux étudiants et aux spécialistes des conditions particulières d'entrée. Ils ont reçu : - 4.863.000 visiteurs gratuits, soit 56 % ; - 3.820.000 visiteurs payants, soit 44 %. VISITEURS COLLECTIFS --- VISITEURS INDIVIDUS --- ENTRÉES GRATUITES --- ENTRÉES PAYANTES --- TOTAL --- ALLEMAGNE --- Berlin : Staatliche Museen. --- 362.000 --- 757.000 --- 61.000 --- 1.058.000 --- 1.119.000 --- Munich : Deutsches Museum. --- 120.000 --- 400.000 --- 20.000 --- 500.000 --- 520.000 --- BELGIQUE --- Tervuren : Musée du Congo Belge. --- 50.000 --- 150.000 --- 200.000 --- - --- 200.000 --- ESPAGNE --- Madrid : Musée du Prado. --- - --- 260.000 --- 228.000 --- 32.000 --- 260.000 --- FRANCE --- Paris : Musée du Louvre --- 16.000 --- 264.000 --- 196.000 --- 84.000 --- 280.000 --- Paris : Museum Nat'l d'Histoire Naturelle --- - --- 108.000 --- GRANDE-BRETAGNE --- Londres : National Gallery. --- - --- 478.000 --- 52.000 --- 530.000 --- Londres : British Museum. --- 22.000 --- 1.173.000 --- 1.195.000 --- - --- 1.195.000 --- ITALIE --- Florence : Musée des Offices, Galerie Palatine et Académie. --- - --- 15.000 --- 39.000 --- 75.000 --- 114.000 --- PAYS-BAS --- Amsterdam : Rijksmuseum --- 6.000 --- 237.000 --- 14.000 --- 229.000 --- 243.000 --- SUÈDE --- Nordiska Museum. --- - --- 52.000 --- 32.000 --- 52.000 --- 84.000 --- Stockholm : Musée en plein air de Skansen --- - --- 1.345.000 --- 24.000 --- 1.345.000 --- 1.366.000 --- ÉTATS-UNIS --- </td

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SALLE I PANNEAU 6 --- LE PLAN ÉVOLUTION HISTORIQUE Une série de plans expose le problème du plan de Musée, dans son aspect passé et actuel. Le Musée a longtemps gardé dans son plan le souvenir des palais qui abritaient les collections sous l'ancien régime. Dans ces palais deux genres de salles recevaient les œuvres d'art : la galerie, salle disposée en longueur, où l'on plaçait des tableaux et des statues selon une disposition décorative, qui pouvait même être prévue pour s'accorder avec l'architecture et le cabinet, pièce de plus petites dimensions qui recevait les curiosités scientifiques, les objets d'art (médailles, intailles, camées, petites sculptures), et aussi des tableaux considérés non plus comme des éléments du décor mais comme des pièces de collections. Dans les premières années du xixe siècle, le palais du Louvre montrait les richesses du fameux Musée Napoléon dans plusieurs galeries, la galerie des Antiques, la galerie d'Apolлон et la galerie du bord de l'eau ou grande galerie. La renommée du Musée du Louvre à cette époque dut contribuer autant que celle des Musées italiens à assurer définitivement le succès de la galerie comme organe essentiel du Musée. Toujours est-il que, comme l'a montré M. Louis Hautecœur (1), pendant la première moitié du xixe siècle, le plan du Musée en reste plus ou moins inspiré. 1. NOUVELLE PINACOTHEQUE DE MUNICH (1846-1853). — Nombreux sont dans la première moitié du xixe siècle, les Musées qui affectent la disposition allongée d'une galerie, laquelle est divisée en pièces successives par des cloisons ou des épis et complétée latéralement par des cabinets annexes. Telles sont, l'Ancienne pinacothèque de Munich, élevée de 1826 à 1836 par Léo von Klenze et la Nouvelle pinacothèque de Munich élevée de 1846 à 1853. 2. GLYPTOTHEQUE DE MUNICH (1816-1830.) — Cependant dès 1816, Léo von Klenze avait l'idée de disposer les galeries du quadrilatère sur les côtés d'une cour carrée, ceci, afin d'assurer un circuit qui ramène le public à la sortie. 3. KUNSTHISTORISCHES MUSEUM DE VIENNE (1872-1891). — Les besoins, sans cesse accrus du Musée exigeaient une extension de ce plan. On l'obtint en répétant le quadrilatère de chaque côté d'un bâtiment central où se trouvent le vestibule et l'escalier, parfois une bibliothèque. Tels sont le premier Musée des Beaux-Arts de Boston (1871), le Kunsthistorisches Museum de Vienne, édifié par Karl Freiherrn von Hasenauer de 1872 à 1891, le Rijksmuseum d'Amsterdam (1877-1885), l'Art Institute de Chicago (1893) où les cours sont remplacées par une bibliothèque et une salle de conférences. 4. MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE BOSTON, 1907-1928. — En vertu du principe de développement indiqué ci-dessus, qu'on pourrait appeler le « développement par bourgeonnement », il suffisait de faire proliférer l'élément unitaire constitué par la cour entourée de quatre galeries pour obtenir un accroissement théoriquement indéfini du Musée. C'est ainsi qu'a été conçu le Musée de Boston dont le plan a été tracé en 1907 par Iturgis et Wheelwright et dont les principaux corps de bâtiment ont été édifiés successivement en 1907-1909, 1915 et 1928. Cependant, à la fin du xixe siècle un nouveau problème se posa aux conservateurs de Musées. Il s'agissait de décongestionner les Musées, qui après près d'un siècle d'activité, se trouvaient tellement encombrés que leur portée esthétique et éducative s'en trouvait singulièrement diminuée. Alors se fit jour l'idée d'introduire quelque clarté dans les collections en établissant une division entre un circuit principal montrant les pièces essentielles pour le public et des salles annexes contenant les pièces secondaires intéressant surtout les spécialistes. Ce système, qui fut adopté pour la première fois au Musée d'Histoire Naturelle de Londres en 1886, avait été préconisé par Louis Agassiz en 1873. En réalité, l'initiative en remonte à Goethe, qui dès 1821, proposait dans un article de Kunst und Altertum, qu'une (1) Louis HAUTECŒUR, Architecture et organisation des Musées. Mouscion, 23-24 (1933). ---

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DU MUSÉE ET PROBLÈMES ACTUELS sélection fut faite dans les Musées et que les œuvres fussent présentées en deux séries, l'une didactique, l'autre esthétique. Wilhelm Bode dans Die Woche en 1903, Salomon Reinach dans la Revue pédagogique en 1909, recommandaient l'emploi généralisé de ce système. De nos jours, diverses formes de plans répondant à ce programme ont été proposés par des conservateurs de Musée ou des architectes. 5. PLAN A GALERIES SECONDAIRES LATÉRALES. — Ce plan proposé par l'architecte français Auguste Perret en 1929, groupe les pièces principales dans une série de galeries rayonnantes au fond d'une cour et dans des salles sur les côtés de cette cour. Ces dernières salles servent d'amorce à des galeries qui contiennent les œuvres secondaires. 6 et 7. — PLAN A GALERIES SECONDAIRES RAYONNANTES. — Ce plan proposé en 1932 (cf. Architectural Forum, juin 1932) par l'architecte américain Clarence Stein dispose la galerie des chefs d'œuvre sur un demi-cercle; au centre se trouve l'administration, les collections d'études sont disposées suivant les rayons. En 1937, l'architecte français Jean Charles Moreux, partant également du principe rayonnant, fait diverger les galeries secondaires (6 à 10) à l'intérieur du thème principal en demi-cercle (1 à 5). Il prévoit une possibilité d'extension du Musée par rayonnement. 8. PLAN A GALERIES INTERNES. — Les plans d'Auguste Perret et de Clarence Stein ne permettent pas un parcours simple de la totalité du Musée. Pour obvier à cet inconvénient, Louis Hautecœur, conservateur du Musée du Luxembourg proposa en 1933, de disposer les galeries d'études à l'intérieur d'un rectangle dont les côtés sont constitués par les galeries principales; les salles secondaires sont fermées en leur milieu par une cloison afin d'obliger le visiteur à revenir au circuit principal. Le visiteur peut donc voir tout le Musée en un seul parcours. Cependant certains plans récents s'attachent à adapter le Musée à sa mission éducative : 9. MUSÉES D'ART. — Ce plan reprend le thème classique de l'enclos entouré de quatre galeries. Sur ces galeries divisées en salles, des ailes se détachent vers l'extérieur comprenant des séries de salles consacrées aux œuvres secondaires, aux reconstitutions d'époque, à des ensembles documentaires d'initiation historique. Une galerie intérieure de circulation permet au visiteur de se rendre directement à la salle qu'il veut voir, sans être obligé de passer par tout le Musée. (Proposé au Congrès de Muséographie de Madrid en 1934 par René Huyghe, Conservateur au Musée du Louvre). 10. MUSÉES SCIENTIFIQUES ET TECHNIQUES. — Les salles constituant le parcours principal (b) et auxquelles s'associent les salles secondaires (c) sont précédées d'une salle d'introduction générale (a) et suivies d'une ou plusieurs salles de comparaison (d) (proposé en 1935, par G. H. Rivière, conservateur au Musée National des Arts et Traditions populaires, réalisé en 1937 au Musée de 'Homme). SALLE I PANNEAU 6