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ART ET DÉCORATION REVUE MENSUELLE D'ART MODERNE ÉDITIONS ALBERT LEVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS AOÛT SEPTEMBRE 1934 2, RUE DE L'ÉCHELLE - PARIS LES ÉCHOS D'ART CE NUMÉRO DOUBLE FRANCE 20 FRANCS

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QUELQUES OUVRAGES RECOMMANDÉS LES PLUS BELLES TOILES IMPRIMÉES DE LA MANUFACTURE DE JOUY (1760-1820) Cinquante planches en couleurs reproduisant 67 étoffes. Introduction de H. Clouzot, Conservateur du Musée Galliera. Un volume grand format (0.32×0.45) sous portefeuille......................... Frs 150 ART BYZANTIN, CENT PLANCHES REPRODUISANT PRÈS DE DEUX CENTS PIÈCES CHOISIES PARMI LES PLUS REPRÉSENTATIVES DES DIVERSES TENDANCES. Textes par MM. F. Volbach, Conservateur au Kaiser Friedrich Museum, G. Salles, chargé de la Conservation du Département d'Art Oriental au Musée du Louvre et G. Duthuit. Un volume in-quarto (0.20×0.27) broché........................................... Frs 250 L'ARCHITECTE, RECUEIL MENSUEL DE L'ART ARCHITECTURAL, est l'organe qui tient au courant de l'activité constructive dans le monde entier. Il complète admirablement la Revue « Art et Décoration » et un même souci de sélection des œuvres et de perfection technique préside à sa publication. L'ARCHITECTE publie par an environ 400 reproductions et ses très nombreux hors-texte en hélogravure sont justement réputés. L'abonnement, en France : Frs 120 ; Etranger 1/2 tarif : Frs 140 Etranger tarif plein : Frs 160 --- CHEZ VOTRE LIBRAIRE OU AUX ÉDITIONS ALBERT LÉVY, 2, RUE DE L'ÉCHELLE, PARIS

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ART ET DÉCORATION L'ART DECORATIF ET LES ECHOS D'ART 38e ANNÉE - RÉDACTEUR EN CHEF : L. CHERONNET Administrateur : M. JARYC --- TOUS LES DROITS SUR LES ARTICLES ET LES REPRODUCTIONS SONT RÉSERVÉS POUR TOUS PAYS, LES MODÈLES PUBLIÉS SONT ET DEMEURENT LA PROPRIÉTÉ DE LEURS AUTEURS : TOUTES LES REPRODUCTIONS OU IMITATIONS, MÊME PARTIELLES, SONT INTERDITES ET SERONT POURSUIVELLES PAR LES AUTEURS. --- PRIX : FRANCE : LE NUMÉRO 10 FRANCS. L’ABONNEMENT ANNUEL (12 NUMÉROS) 100 FRANCS. PAYS À TARIF POSTAL RÉDUIT : AFRIQUE DU SUD (UNION DE L’) ALBANIE, ALLEMAGNE, ARGENTINE, AUTRICHE, BELGIQUE, BRÉSIL, BULGARIE, CANADA, CHILI, COLOMBIE, CONGO BELGE, CUBA, ÉGYPTE, ÉQUATEUR, ESPAGNE, ESTHONIE, ÉTHIOPIE, FINLANDE, GRÈCE, GUATÉMALA, HAÏTI, HONGRIE, LETTONIE, LIBÉRIA, LITHUANIE, LUXEMBOURG, MAROC (ZONE ESPAGNOLE) PARAGUAY, PAYS-BAS, PERSE, POLOGNE, PORTUGAL ET SES COLONIES, ROUMANIE, SALVADOR, TCHÉCO-SLOVAQUIE, TERRE-NEUVE, TURQUIE, U. R. S. S., URUGUAY, VENEZUELA, YOUGOSLAVIE. LE N° 12 FR. 50. L’ABONNEMENT ANNUEL, 125 FRS. AUTRES PAYS : LE N° 15 FRS. L’ABONNEMENT ANNUEL 150 FRS. EMBOITAGES JUSQU’À 1931 INCLUS, CHAQUE EMBOITAGE CONTIENT UN SEMESTRE : À PARTIR DE 1932, CHAQUE EMBOITAGE CONTIENT UNE ANNÉE : 15 FRS (PORT EN SUS : FRANCE 3 FRS. ÉTRANGER 4 FRS). CHÈQUES POSTAUX : PARIS 66-90. TÉL. OPÉRA 65-38. --- PARIS, 2, RUE DE L’ECHELLE LES ÉDITIONS ALBERT LEVY --- SOMMAIRE Août-Septembre 1934 - Si l’art venait au secours des industriels ? par Albert Laprade. - Brianchon, par Claude Roger-Max. - Une récente installation de Jacques Adnet, par André Boll. - La parure de la table et Marcel Goupy, par René Chavance. - Quelques meubles pratiques réalisés par Thonet, par Pierre Migennes. - Les tissus imprimés de Paule Marrot, par Louis Cheronnet. - Nouvelle mairie à Puteaux, par René Chavance. - Verreries tchécoslovaques de l’école de Steinschœnau, par L. Yacobson. - Louis Touchagues, par Raymond Cogniat. - Coupes pour le sport, par Paul Laroche. - Suggestions : Bibliothèques, par Paul Bry. - Les Expositions, par R. C. --- LES ÉCHOS D’ART REVUE DES REVUES INFORMATIONS ET NOUVELLES - CONCOURS --- A DÉTACHER ET A ENVOYER A VOTRE LIBRAIRE OU A LA REVUE “ART ET DECORATION”, 2, RUE DE L’ECHELLE, PARIS-Ie Veuillez m’inscrire pour un abonnement d’un an à “Art et Décoration” à partir du mois d______ 19__ Vous en trouverez, ci-inclus, le montant en un $\frac{\text{chèque}}{\text{mandat}}$ de Frs ___________________________ I’en porte le montant, soit Frs ___________________________ au crédit de votre compte chèque postaux Paris n° 6690. Date ___________________________ Signature : Nom : ___________________________ Prénom : ___________________________ Profession : ___________________________ Adresse : ___________________________ * Biffer la mention inutile. ** Abonnement (12 No), France, 100 fr. — Pays à demi-tarif postal, 125 fr. — Pays à plein tarif postal, 150 fr.

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VERONESE 4, Rue Saint-Philippe-du-Roule Elysées : 68-14 Présente ses dernières créations chez JEAN PASCAUD, DÉCORATEUR 165, Boulevard Haussmann, PARIS --- CARDEILMAC ORFEVRE — PARIS 24 Place Vendôme — F.A. --- V. BOBERMAN ET J. MOTTHEAU ARCHITECTES DÉCORATEURS - Meubles - Tapis - Tissus 5, rue Raffel, 5 (XVIe) Téléphone : Jasmin 11-09 --- COULEURS F.LINEL TOILES A.BINANT de belles couleurs sur de bonnes toiles Publique MALLERICH & VITRY Teintes variées, qualité invariable... La gamme des couleurs F. LINEL est très étendue : consultez chez les marchands de couleurs les cartes de nuances de cette marque : Aquarelle, huile gauache, détrempé. Vous trouverez des couleurs F. LINEL fixes à la lumière, ainsi que l'atteste le certificat N° 830 du Laboratoire Municipal de la Ville de Paris, et présentant tous les avantages recherchés par les artistes.

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Si l'Art venait au secours des Industriels? L'art et son corollaire le dessin, tiennent, dans les études primaires et secondaires, une place de troisième zone, entre la gymnastique et l'instruction religieuse. En sorte qu'il est peu de pays au monde (malgré notre prétention d'être les héritiers des Grecs et des Romains), où le mauvais goût soit plus en honneur. Nous nous endormons sur une réputation sans rien faire pour en rester dignes. Nos industriels en arrivent à dire cyniquement : « Inutile de nous donner la peine de créer des modèles intéressants, nos plus ignobles sont les plus demandés. » N'ayant plus le volant d'une clientèle nationale pour les beaux produits, personne n'ose engager des frais d'études. De renoncements en renoncements, on arrive à conserver des vieux modèles infâmes, surannés, inexploitables... Et, pendant ce temps-là, nos concurrents font des progrès ininterrompus, portant tout leur effort sur des produits à la fois très « bon marché » et très bien étudiés. Les riches « amateurs » ayant disparu, nos concurrents se sont orientés vers la seule clientèle intéressante commercialement : celle des ouvriers et des classes moyennes. Ils ont actuellement intensifié l'éducation artistique de la masse, alors que chez nous, nous sommes tout près de la supprimer —pour faire une minuscule économie. A l'étranger existe parfois un « climat artistique » que nous sous-estimons et que nous ignorons. De nombreuses écoles sont des merveilles d'organisation, avec, toujours jumelés, les cours d'Art et de réalisation. A leur tête, des directeurs et des professeurs admirablement choisis. En Allemagne, notamment, les plus éminents architectes, par devoir patriotique, prennent la direction des écoles mi-techniques, mi-artistiques, véritables laboratoires de recherches mis au service de l'Industrie. De ces écoles sortent quantité d'idées nouvelles et fraîches qui seront le point de départ de nouvelles techniques et de nouvelles formes. Là-bas, on invente et on réalise. Chez nous, on fait travailler tantôt le cerveau, tantôt la main, mais presque jamais les deux à la fois. Un énorme effort de redressement serait nécessaire pour se mettre sur le même plan que nos concurrents. Il faut, pour cela, avant tout, rajeunir notre enseignement, le valoriser en y adjoignant tous nos créateurs de valeur — qui, actuellement, meurent de faim. Il faut jeter des ponts entre tous les enseignements — primaire, secondaire, technique, artistique — qui, actuellement, ne se connaissent même pas. Il faut évangéliser nos industriels et nos artisans, tombés dans un état de primarisme effrayant, les alerter, leur montrer les progrès des voisins. Il y a mille façons de réagir. Que l'on réforme le concours du meilleur ouvrier de France en donnant à l'intelligence sa vraie place ! Que l'Etat dorénavant ne donne plus

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de décorations aux industriels ayant vingt-cinq ans de « pratique professionnelle » — si la « pratique » est mauvaise et s'ils nous déshonorent dans les Expositions à l'étranger. Depuis la guerre, l'industrie (hélas ! comme l'Architecture) a été envahie par des financiers, des « hommes d'affaires », qui ont vu là uniquement un moyen rapide d'enrichissement. Ces gens-là, ces « mercantis », ne connaissent rien du métier qu'ils exercent. Ce sont des banquiers. Leur manque de compétence et de traditions, leurs ambitions désordonnées sont un danger pour leurs actionnaires, leurs ouvriers... et notre prestige. Dans les grands centres industriels, à tout instant, nous apercevons, en cours de fabrication, des produits invendables, des tapis, des porcelaines, des papiers peints, en retard de plus de dix ans sur les goûts de notre temps. Ne pourrait-on éviter ces erreurs coûteuses dont la répétition peut amener la ruine d'une industrie ? Le remède n'est pas non plus dans des « subventions » distribuées politiquement et comme des secours. Ce désordre n'est pas sans remède. Voyez l'exemple du Gouvernement italien, qui, en deux ans, a fait renouveler tous les modèles, mettant d'autorité en association la corporation des artistes et des industriels. L'an dernier, à Milan, on a pu admirer les résultats de ce « mariage ». L'Angleterre, si conservatrice, si lente à se mettre en action, après avoir connu une crise affreuse, s'est ressaisie, et, depuis deux ans, ses progrès sont frappants. En janvier prochain doit s'ouvrir, à Londres, une exposition du plus haut intérêt : celle de modèles pour objets usuels édités en grande série. A l'instigation d'éminents architectes, la très vivante « Royal Academy » a pris l'initiative de mettre en contact une sélection des meilleurs artistes avec les industriels. Ceux-ci, avec empressement, ont répondu à l'appel, ont souscrit d'avance près d'un million cinq cent mille francs, pour les frais. Le prince de Galles est intervenu directement pour assurer le succès de l'expérience. Nul doute que les résultats de cet effort ne soient excellents pour l'industrie anglaise. Allons-nous, Français, rester inactifs, être les derniers à marcher dans cette voie ? Va-t-on continuer à laisser nos meilleurs artistes presque sans travail, alors qu'un si grand effort serait nécessaire ? C'est à la tête, à Paris, qu'il faudrait réorganiser, réformer, mettre au point cette grave question des modèles industriels. Le Ministère du Commerce serait tout indiqué pour en prendre l'initiative. La Direction des Beaux-Arts, la Direction de l'Enseignement technique, nos grandes sociétés corporatives ne lui marchendraient pas leur concours. On voit très bien les artistes désignant cinq des leurs, parmi les plus qualifiés, pour prendre contact avec la Chambre syndicale des tissus imprimés, ou cinq autres pour prendre contact avec les industries du verre et de la porcelaine... et ainsi de suite. « 1937 », la grande « foire aux idées », devrait nous montrer la résultante de ces liaisons, à coup sûr fécondes. La France ne possède-t-elle pas la plus belle élite artistique du monde, la plus fine, la plus imaginative, la plus spirituelle ? Pourquoi ne pas tirer parti de cette véritable force économique et sociale ? Dans le passé, nous lui avons toujours dû le meilleur de notre rayonnement et une grande partie de notre prospérité. Il s'agit de renouer une tradition perdue. Si nos produits étaient ce qu'ils devraient être, supérieurs à tous les autres, constamment nouveaux, constamment séduisants, ils se vendraient, et quantité de nos ouvriers ne connaîtraient plus l'angoisse du lendemain. ALBERT LAPRADE. Inspecteur général de l'Enseignement artistique.

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LA PLACE DE SAINT-VALÉRY (Collection Lorrain). BRIANCHON Cette année, les hasards du placement ont voulu qu'à la Biennale de Venise, à côté de chefs-d'œuvre de Manet, fussent accrochés six tableaux de Brianchon. Epreuve qui, pour d'autres, eût été redoutable, honneur que ce peintre modeste n'eût jamais réclamé. Manet n'est pas un voisin commode: même mort, ses mots tuent. Or, par une grâce exceptionnelle, on eût dit que l'aîné approuvât ce rapprochement et saluât ce jeune avec bienveillance, comme un homme de sa race et de sa lignée. Faut-il appeler Brianchon un « jeune » ? Il a trente-cinq ans. Dès ses premières manifestations, qui remontent à 1919, son œuvre aussi bien que son fin visage, témoignent d'une gravité rare pour l'époque. Peu expansif hors de l'intimité, prudent, obéissant à de grands scrupules, Brianchon n'est pas sans offrir quelques analogies de caractère avec Vuillard, tel que nous pouvons l'imaginer à vingt ans. Il vit uniquement pour son travail et pour ses amis. Ses amis sont Roland Oudot, Legueult, Inguimberty. Ils ont fait leurs classes aux Arts décoratifs dont le directeur, Eugène Morand, père de Paul Morand, et chargé d'un cours à cette école, leur accorde une protection paternelle, va jusqu'à leur prêter son propre atelier, dirige leurs admirations, favorise leur culture générale, les aide à voir clair en eux-mêmes. Une amitié solide continuera d'unir Oudot, Le-

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gueult et Brianchon. Les « garçons » (ainsi les appelait familièrement Marguerite Louppe qui, peignant à leurs côtés, allait plus tard devenir la compagne de Brianchon), nantis d'une bourse, partent tous trois, pour l'Espagne, y reçoivent les révélations de Zurbaran, de Velasquez, de Goya et du Titien. Communiant dans les mêmes découvertes, ils vont collaborer étroitement. Rouché, pour qui l'Opéra est toujours le Théâtre des Arts, confie à Legueult et à Brianchon le rideau de scène et les esquisses de Grisélidis, les décors de la Naisance de la Lyre (1924). Oudot, qui travailla pour Bakst, se chargera de les exécuter. On le voit, ce trio rappelle celui que formèrent, jadis, Bonnard, Vuillard et Roussel, auxquels, tout jeunes, Antoine et Lugné-Poë offrirent de couvrir de vastes surfaces et d'aborder ainsi de front maints problèmes qu'éluent trop souvent ceux que notre époque confine dans la peinture de chevalet. Ce n'est pas la première fois que l'histoire de l'art propose en exemple un groupe sympathique, formé souvent par hasard : des hommes d'un même âge, animés d'une même ardeur, échangeant leurs découvertes ; ils ont l'air de se ressembler, mais, avec le recul des années, les divergences s'accentuent et nous nous étonnons qu'on ait pu les confondre. J'ai prononcé, à propos de Brianchon, le mot prudent. Il ne faut pas le prendre dans un sens restrictif mais, au contraire, lui donner toute sa valeur morale. On a trop accoutumé, depuis vingt ans, de glorifier les casse-cou, les grands éclats, les écarts de langage et ce qu'on a cru bon d'appeler « audace ». Il est un courage plus difficile qui consiste à résister à ses impulsions, à ne point se faire crédit trop vite, à s'interdire les aventures hasardeuses. Certes, le vrai talent a besoin d'ailes, mais il réclame aussi des freins solides. Aimons la sagesse avec laquelle, doué d'un sens exquis de l'harmonie, du goût le plus sûr, le plus raffiné, Brianchon procède, la lenteur avec laquelle ses dons mûrissent, sans intervention extérieure ; aimons ce charme de fidélité qu'il est rare de rencontrer dans l'art comme dans la vie. Tant de mesure n'implique pas un tempérament tiède. L'homme, au LA NÉGRESSE

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FEMME AU CANAPÉ (Collection A. L.) FRENCH CANCAN

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contraire, est tout frémissement ; mais, alors que son émotion est la plus vive, la crainte le retient de trahir ce qu'il aime, et son propre plaisir, par des aveux intempestifs. Cette sourdine qu'ont mise si longtemps des peintres aussi différents l'un de l'autre que Vuillard et Segonzac,nous voyons Brianchon la maintenir à son tour et se complaire dans les harmonies mates, mineures — il a peint longtemps à la détrempe ou à l'essence — les accords rapprochés. Si Brianchon s'interdit souvent de « pousser » davantage et conserve au tableau un charme d'es- quisse, ce n'est point esprit de système ou paresse, c'est qu'il se méfie des fausses certitudes et des expédients. Courage encore que ces réticences, cette peur de « finir » trop vite, ou d'en finir. Sans cesse nous voyons son pinceau intervenir, et parfois avec une sorte de violence, pour préciser la forme, pour interdire tout dérèglement égoïste. Aussi, d'année en année, la personnalité du pein- tre se précise. Les promesses qu'apporte son pre- mier Salon d'Automne (Femmes dans un jardin, une grande toile en longueur, 1919), puis, en 1922, au Salon de la Nationale, Le Défilé des mannequins

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LE KIOSQUE TROUVILLE.