Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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UAM Charles Moreau Éditeur

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Article Premier L'Association dite “Union des Artistes Modernes” a pour but de grouper des Artistes en sympathie de tendances et d'esprit, de rassembler leurs efforts et d'en assurer la manifestation au moyen d'une exposition internationale annuelle à Paris et d'un bulletin de propagande. (Extrait des statuts.) 20 FRANCS

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UNION DES ARTISTES MODERNES Siège Social: 7, Rue des Grands-Augustins - Paris Comité Directeur - HÉLÈNE HENRY - RENÉ-HERBST - FRANCIS JOURDAIN - Rob. MALLET-STEVENS Secrétaire RAYMOND TEMPLIER MEMBRES Nom et Prénom --- Fonction et Adresse --- Page --- Pierre BARBE --- Architecte, 30, rue Guynemer. --- Louis BARILLET --- Maitre-Verrier, 7, rue Alain-Chartier. --- Jean BURK --- Décorateur, 9, rue Campagne-Première. --- Etienne COURNAULT --- Décorateur, 49, rue Gabrielle. --- Joseph CSAKY --- Sculpteur, 2, rue Frédéric-Schneider. --- Sonia DELAUNAY --- Décorateur tissus, 19, bd Malesherbes. --- Jean FOUQUET --- Bijoux, 6, rue Royale. --- Eileen GRAY --- Décorateur, 21, rue Bonaparte. --- Hélène HENRY --- Tissus, 7, rue des Grands-Augustins. --- René HERBST --- Décorateur, 4, rue Chateaubriand. --- Francis JOURDAIN --- Décorateur, 26, rue Vavin. --- Robert LALLEMANT --- Céramique, 5, passage d'Orléans. --- Jacques LE CHEVALLIER --- Décorateur, 7, rue Alain-Chartier. --- Pierre LEGRAIN --- Décorateur, 11, Villa Brune. --- Rob. MALLET-STEVENS --- Architecte, 12, rue Mallet-Stevens. --- Pablo MANES --- Sculpteur, 74 boulevard Beaumarchais. --- Jean et Joel MARTEL --- Sculpteurs, 10, rue Mallet-Stevens. --- Gustave MIKLOS --- Sculpteur, 158, rue Saint-Jacques. --- Charlotte PERRIAND --- Décorateur, 74, rue Bonaparte. --- Jean PROUVE --- Ferronnier, 35, rue du Gén.-Custine, à Nancy. --- Jean PUIFORCAT --- Orfèvre-Sculpteur, 14, rue Chapon. --- Gérard SANDOZ --- Bijoux, 10, rue Royale. --- A. SALOMON --- Ingénieur éclairagiste, 26, rue Tisserand, à Boulogne-sur-Seine. --- Raymond TEMPLIER --- Bijoux, 3, place des Victoires. --- INVITÉ Nom et Prénom --- Fonction et Adresse --- Page --- Pierre CHAREAU --- Décorateur 54, rue Nollet. ---

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17 Juillet 1929. PIERRE LEGRAIN Il y a quelque chose de poignant dans le hasard qui voulut qu'une page de deuil vint s'insérer à la hâte dans ce premier bulletin de l'Union des Artistes Modernes. Il était prêt à paraître sous la couverture que Pierre Legrain lui avait dessinée, et c'est sur la nouvelle de la mort de Pierre Legrain que cette couverture se détourne. Pierre Legrain y avait collaboré avec ses meilleurs amis, et toutes les circonstances de cette collaboration concourent à augmenter leur affliction. Dans la liste des membres de l'Union on lit, à la suite de son nom, l'adresse de la nouvelle maison qu'il se préparait, et où il n'aura pas eu la satisfaction d'entrer. Celle de ses œuvres qui figure dans cet album avait à ses yeux un caractère testamentaire que ses proches connaissent et qui leur montre l'exercice de je ne sais quelle fatalité, comme si un obscur avertissement avait présidé à son choix. --- C'est une figure de tout premier plan qui disparait avec Pierre Legrain, et dans l'instant même de sa disparition l'idée que l'on avait de lui se modifie et s'augmente. De son vivant on reconnaissait bien sa grandeur, mais la familiarité de la vie empêchait qu'on le fit avec assez de déférence, tandis que dans ce premier moment qui suit sa perte, c'est le sentiment du vide qu'il va laisser qui fait comprendre toute son importance. Sa production s'est déployée sur une dizaine d'années, et ce bref espace de temps lui a suffi pour élaborer un système décoratif et pour créer un monde de formes. On pourrait dire — hâtivement sans doute — que son rôle essentiel aura été de coordonner les efforts un peu divaguants dans leur hardiesse de la nouvelle école décorative, et de fournir les premières œuvres parfaites qu'elle ait données, lui rendant ainsi le service inappréciable de prouver qu'elle était en état de fournir des œuvres parfaites. Bien que ses recherches fussent extrêmement variées, il se trouva conduit à exercer principalement son talent dans le cadre un peu étroit de la reliure, et là, il fit voir qu'il n'y a point de rapport vigoureux entre l'homme et le cadre où il se déploie. On peut prouver la plus sotte nullité en couvrant de fresques des murailles démesurées, comme on peut démontrer le génie le plus magnanime dans les limites restreintes d'une miniature ou d'une médaille. En faisant des reliures, Legrain montra qu'il était un grand maître, et il manifesta toutes les vertus du créateur. --- A quoi se connait un créateur? A une certitude délibérée dans la conception, à une souveraine autorité dans l'élaboration, et surtout à une force persuasive qui obtient peu à peu l'assentiment général et qui entraîne après soi les esprits qui se trouvent gagnés par les mêmes préoccupations ou qui les nourrissaient déjà plus ou moins consciemment. Dès qu'il se manifesta, Legrain se montra lui-même. Entre ses premières œuvres et les plus récentes on ne voit pas d'autres différences que celles qui tiennent non pas au progrès, mais à l'enrichissement de sa technique. Magistrale dès l'origine, elle devient à mesure plus complexe et plus précieuse parce que Legrain, chaque jour, la fournissait de ressources inédites et parce qu'il inventait des moyens d'expression inconnus. Dix ans : ce laps de temps qui parfois suffit à rendre caduques en les démodant les inventions du goût, n'a rien altéré dans ses œuvres. Bien plus, des esprits austères tendront

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peut-être à préférer les premières, les primitives, plus simples, moins chatoyantes, où ils se plairont à apercevoir — si je puis m'exprimer ainsi — le dorique ou le roman de son style quand dans les dernières ils en apercevront le corinthien ou le flamboyant. Cette admirable égalité à lui-même qui se démontre en toutes les parties d'une production extrêmement abondante, Legrain la dut à deux qualités essentielles — je dirai presque à deux vertus. L'une fut une imagination d'une incroyable richesse et d'une inépuisable fertilité; l'autre un goût d'une justesse exquise et d'une sûreté sans défaillance. Il n'était jamais las de concevoir des décors et de les varier, et toujours son goût parfait empêchait que ses inventions singulières dégénérassent en bizarreries, que ses idées les plus hardies parussent aventureuses. On voyait en lui une admirable collaboration de l'intelligence et de l'instinct. Son art était raisonné, mais il raisonnait fort peu sur son art. Je ne crois pas lui avoir entendu jamais énoncer de théories. Il n'avait rien du genre penseur. Il ne se lançait jamais dans la métaphysique esthétique. Elle lui faisait horreur. C'était un homme d'une simplicité et d'un naturel exquis, qui vécut étranger aux combinaisons et aux intrigues. Original sans chercher à l'être, mais avec naturel et spontanéité, il ne s'ingénia point à tirer de ses travaux le maximum de rendement qu'ils pouvaient donner. Jamais il ne songea à industrialiser sa production. La dignité morale de sa carrière fait honneur à son temps que l'on est facilement enclin à disqualifier, et qui mérite bien de l'être en mainte de ses figures représentatives. Son mérite ne lui inspirait pas de vanité. Il n'est pas absolument certain qu'il en ait eu pleinement conscience, car c'est avec une gêne véritable qu'il recevait les témoignages de l'admiration. Il fut cependant obligé de reconnaître quel était son prestige, et l'étendue de son empire, lorsqu'il constata que toute une école de relieurs s'était constituée qui travaillait d'après ses principes quand elle ne se bornait pas à démarrer simplement ses œuvres les plus caractéristiques. Une foule de plagiaires le suivait à la trace et il en ressentait une profonde amertume — injustifiée à mon sens, car ces disciples, dont aucun ne pouvait l'égaliser, qui étaient destinés à toujours le suivre, et parmi lesquels s'en trouvaient qu'il n'aurait assurément pas choisis, ne faisaient qu'attester l'opportunité comme la valeur de son enseignement, ainsi que le rayonnement de sa pensée. Aujourd'hui, on est en droit de se demander avec curiosité ce que vont devenir tous ces écoliers, maintenant que leur maître ne sera plus là pour leur donner de nouveaux exemples comme pour les alimenter d'idées. Pendant un certain temps ils vont continuer à profiter de ses dernières leçons, à vivre sur ses derniers exemples, puis peu à peu, n'étant plus soutenus par lui, ils retourneront un à un à leur faiblesse naturelle. Un guide va manquer. Des divergences apparaîtront dans plusieurs départements des arts décoratifs. Quant à la reliure, qui vient de connaître une période éclatante, elle retournera à une indigence pareille à celle qu'on lui connut avant la fulgurante apparition de Legrain. Faut-il exprimer le fond de notre pensée? Il ne nous semble pas possible qu'un bibliophile digne de ce nom envisage désormais de placer dans ses armoires une reliure décorée, quelle qu'elle soit. Legrain est mort : il n'y a plus de relieurs. Pierre LIÈVRE.

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Les reproductions sont réservées pour tous pays. Les modèles publiés sont et demeurent la propriété de leurs auteurs. Le premier Salon de l'Union des Artistes Modernes se tiendra en Juin 1930 au Pavillon de Marsan, 107, Rue de Rivoli - Palais du Louvre Photographies de THÉRÈSE BONNEY, CHEVOJON, GIRAUDON, L'ILLUSTRATION, MARC VAUX, REP, SONIA, SALAÜN, VENTUJOL.

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LES ÉDITIONS D'ART CHARLES MOREAU 8 RUE DE PRAGUE PARIS XIIe présentent les 20 beaux albums formant la collection de l'art international d'aujourd'hui Pour la première fois et à la demande d'un nombreux public, se trouvent réunies les œuvres les plus diverses d'une même tendance. Elles ont été choisies parmi les réalisations les plus récentes et les caractéristiques des artistes d'avant-garde d'Europe. C'est grâce au concours et à la collaboration joyeuse et désintéressée de tous ceux qui, dans chaque pays, recherchent des moyens nouveaux d'expression, que nous pouvons présenter cette documentation unique, absolument nouvelle de conception et d'esprit. Vol. --- Titre --- Présenté par --- 1 et 2 --- GRANDES CONSTRUCTIONS --- ROB. MALLET-STEVENS --- MAISONS D'HABITATIONS --- ALPHONSE BARREZ --- TERRASSES ET JARDINS --- ANDRÉ LURÇAT --- DÉTAILS D'ARCHITECTURE INTÉRIEURE --- A. NOVI --- INTERIEURS --- FRANCIS JOURDAIN --- MEUBLES --- PIERRE CHAREAU --- BOUTIQUES ET MAGASINS --- RENÉ-HERBST --- MÉTAL --- JEAN PROUVÉ --- VERRE --- LOUIS BARILLET --- OBJETS D'ART --- PIERRE LEGRAIN --- PUBLICITÉ --- A.-M. CASSANDRE --- SCULPTURE --- JAN & JOËL MARTEL --- OBJETS USUELS --- GÉRARD SANDOZ --- TAPIS ET TISSUS --- SONIA DELAUNAY --- BIJOUX & ORFÈVRERIE --- JEAN FOUQUET --- RELIURES --- ROSE ADLER --- LA FORME SANS ORNEMENT --- RAYMOND TEMPLIER --- OBJETS DE SÉRIE --- GABRIEL GUÉVREKIAN --- URBANISME MODERNE --- LE CORBUSIER et P. JEANNERET --- Chacun des 20 volumes comprend une introduction et environ 50 planches 32×25 reproduisant en héliotypie une documentation nombreuse et intéressante, luxueusement présentée dans un élégant emboîtement. Chaque album peut s'acquérir séparément au prix de 100 francs, sauf le volume 15 qui est vendu 120 francs. Pour les Souscripteurs de la Collection complète, le prix des 20 volumes est exceptionnellement ramené à 1.850 francs au lieu de 2.020 francs. Des facilités de paiement peuvent être accordées. Spécimens, Catalogues et Renseignements gratuits sur tous les ouvrages ou albums existant en France et à l'Etranger.

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PIERRE BARBE

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LOUIS BARILLET J. LE CHEVALLIER et TM. HAUSSEN

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JEAN BURK