Extrait
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
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LES ECHOS DES INDUSTRIES D'ART
REVUE DE L'HABITATION ET DES ARTS DÉCORATIFS MODERNES
RÉDACTION & ADMINISTRATION: 2 & 4, RUE MARTEL, PARIS, 10°A°.
SERVICE A THE MODERNE EN ARGENT
ÉDITÉ PAR LAPPARRA, 157, RUE DU TEMPIE, PARIS (3°)
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N°41
DÉCEMBRE 1928
8frs.
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les “échos des industries d’art” paraissent tous les mois, ils sont édités par “les échos” la grande revue commerciale française
le dernier numéro paru et le précédent : 8 fr.; les numéros antérieurs: 15 fr.
4me année
LES ECHOS DES INDUSTRIES D’ART
RÉDACTION ET ADMINISTRATION: 2 et 4, RUE MARTEL, PARIS (10e) TÉLÉPH. 10 LIGNES: PROVENCE 04-03 et la suite
4me année
abonnements: france et colonies françaises: un an, 80 francs; étranger, 120 ou 160 francs (convention de stockholm)
mandats ou chèques à: compte courant postal paris numéro 5.559
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SOMMAIRE
N° 41 (Décembre 1928)
PAGES
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AU SALON D'AUTOMNE, par René CHAVANCE
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LES DIRECTIONS NOUVELLES DE L'ART DÉCORATIF: Conclusion, par Guillaume JANNEAU
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LA GRAVURE SUR BOIS AU PAVILLON DE MARSAN, par André WARNOD
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POUR GUIDER LES BÉNÉFICIAIRES DE LA LOI LOUCHEUR, par René CHAVANCE
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ÉCHOS ET NOUVELLES
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N° 42 (Janvier 1929)
Le Salon et le Boudoir Divans, Coussins, Abat-jour Tapisseries et Tapis
La publicité pour ce numéro sera reçue jusqu’au 10 Janvier. Demandez-nous notre tarif, sans engagement de votre part. 2, rue Martel, 2, Paris (10e)
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donnant droit à la Revue “LES ÉCHOS”
paraissant tous les dimanches, au Supplément Quotidien, paraissant tous les matins (dimanches et fêtes exceptés) ainsi qu’à l’insertion gratuite de 50 mots de petites annonces à insérer dans l’une ou l’autre de ces éditions. L’abonnement complet comporte en plus de la Revue Hebdomadaire et du Supplément Quotidien LES ECHOS DES INDUSTRIES D’ART: 280 francs par an.
LES ÉCHOS ne sont pas seulement un journal, mais une organisation puissante, mise sans aucun frais à la disposition de leurs abonnés.
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LES ECHOS DES INDUSTRIES D'ART
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PAR RENE CHAVANCE
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EUGÈNE PRINTZ : LUSTRE EN MÉTAL, ÉCLAIRAGE PAR REFLEXION
Photo Bonney
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Si l'on examine les ouvrages de date certaine, exécutés, pour la plupart, aux environs de 1910, on est frappé tout de suite par la certitude qui se manifeste dans les objets de pur ornement et les bibelots. Voyez par exemple le vase de Metthey, le bijou de Charles Rivaud, le panneau de ferronnerie d'Emile Robert et aussi le vase de M. Emile Decœur, l'imposante pièce de métal martelé de M. Dunand, à peu près contemporains. On y perçoit la sécurité de réalisations définitives. On n'y sent rien qui choque notre actuelle vision.
Cela tient d'abord sans doute à la maîtrise de leurs
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POUR célébrer le vingt-cinquième anniversaire de sa fondation, le Salon d'Automne a organisé une exposition, dite de Jubilé, qui réunit les œuvres de ses plus anciens sociétaires, vivants ou disparus. Les beaux métiers n'y occupent à vrai dire qu'une place modeste, peu en rapport avec le développement pris par eux dans cette Société et les quelques envois qui les représentent ne sont pas très caractéristiques. Tels quels cependant, rapprochés de la production d'aujourd'hui qui figure dans les autres salles, ils évoquent une phase considérable de l'art décoratif et peuvent suffire à nos méditations.
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F. ET G. SADDIER : BOUDOIR (HARMONIE ROSE), MOBILIER EN SYCOMORE ONDÉ, SADDIER ET SES FILS, ÉDIT.
S. FERGAS : SALLE A MANGER EN PALISSANDRE ET LOUPE DE NOYER, SADDIER ET SES FILS, ÉDIT.
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auteurs mais aussi à ce fait que ceux-ci ont atteint la pleine connaissance du métier et n'ont eu d'autre souci que d'y soumettre leur inspiration. Ce respect de la technique, dont probablement restera marqué l'art précieux de notre temps, nous le retrouvons dans les meilleures des pièces faites d'hier. C'est ce qui donne leur solide attrait aux flacons, aux coupes que M. Marinot modèle au bout de la canne, à la force de son souffle. De même, pour les céramiques de M. et Mme Massoul dont les colorations savoureuses représentent autant d'études patientes sur la composition des émaux et pour celles de M. Raoul Lachenal, de M. Cazaux qui valent surtout par la qualité de la matière, pour les vases de métal que M. Linossier martèle à coups précis et orne de savantes oxydations et pour les grilles monumentales de M. Subes aux robustes motifs, de M. Poillerat, forgées dans l'acier comme un morceau de serrurerie, les argenteries sobres de M. Puiforcat, ou délicates et légères de M. Jensen, voire les bijoux aux lignes puissantes, à l'aspect quasi primitif dans la fermeté de leur dessin, la simplicité de leur décor, de Mme Baillot-Jourdan, celui de M. André Rivaud, impeccable dans le parfait accord de ses éléments d'or et d'argent, ou ceux plus fantaisistes de M. Gérard Sandoz, de M. Jean Fouquet et de M. Raymond Templier. Une pareille conscience profes-
sionnelle domine encore les efforts des nouveaux venus, tel M. Jacques Lenoble qui, s'il se plaît à egayer ses poteries de motifs aux tons vifs, garde toute son attention à la fine substance du grès dont elles sont faites. De là, évidemment, à travers la diversité des talents, l'impression d'unité qui se dégage de ces ouvrages.
On est bien obligé, par contre, de reconnaître qu'une manière d'inquiétude se manifeste dans le meuble. Quelle distance entre les quelques pièces de mobilier réunies à l'exposition du Jubilé et celles que groupent les ensembles d'à présent ! Certes les années ont passé qui ont transformé notre existence et ont pu servir à éclairer la religion des artistes. Mais une hésitation non moins apparente se discerne dans les œuvres contemporaines.
Est-ce à dire que les meubliers ont un moindre souci des nécessités du métier que leurs confrères du bibelot ? Il est vrai que certains d'entre eux font assez bon marché des contingences techniques. Les exemples ne manquent point pourtant de meubles scrupuleusement construits selon les strictes lois de l'ébénisterie. Ce ne sont point du reste ceux qui nous retiennent le moins.
La salle à manger de M. Paul Follot, somptueuse sans excès de luxe, avec les grandes lignes simples de sa table, de ses sièges, de son buffet, discrètement rehaussées d'un
J. ET M. LELEU: CHAMBRE DE DAME COMPOSEE D'UN LIT ET D'UNE PSYCHE COIFFEUSE EN GALUCHAT ROSE SUR MACASSAR, D'UNE COMMODE ET D'UN GUERIDON EN LOUPE DE NOYER, D'UN FAUTEUIL RECOUVERT DE VELOURS FOURRURE, DE TENTURES SOIERIE ROSE ET BLEUE ET D'UN TAPIS DE DA SILVA BRUNHS
Photo Buffolot