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7e Année LE NUMÉRO : 5 Fr. Janvier 1930 FIGARO SUPPLÉMENT ARTISTIQUE ILLUSTRÉ E. IV. CHOULTSE. -- Au lever du soleil dans l'Engadine Supplément envoyé gratuitement aux abonnés d'un an du « Figaro » quotidien.
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
7e Année LE NUMÉRO : 5 Fr. Janvier 1930 FIGARO SUPPLÉMENT ARTISTIQUE ILLUSTRÉ E. IV. CHOULTSE. -- Au lever du soleil dans l'Engadine Supplément envoyé gratuitement aux abonnés d'un an du « Figaro » quotidien.
FIGARO LA MAISON DU LUMINAIRE GALEY FRÈRES 242, B° S.-GERMAIN - PARIS MARQUE $\mathcal{G}$ DÉPOSÉE
SUPPLÉMENT ARTISTIQUE Photo Vigneau-Lecram LE BOUDOIR DE MADAME EXÉCUTÉ PAR DOMINIQUE
FIGARO CUIR D'ART LOUISE DENISE GERMAIN 14. RUE SEGUIER "SOC"
SUPPLÉMENT ARTISTIQUE POT EN ARGENT — COMMENCEMENT DU XVIIe SIÈCLE COLLECTION PRIVÉE DE M. PUIFORCAT
FIGARO SOC Redfern 8.RUE ROYALE
7e ANNÉE REVUE MENSUELLE FIGARO SUPPLÉMENT ARTISTIQUE ILLUSTRÉ JANVIER 1930 PRIX DU NUMÉRO 5 FR. --- SOMMAIRE $\square$ GEORGES GRAPPE, Conservateur du Musée Rodin, L’Hiver et les Peintres … … … … page 10 OLOV JANSE : Un nouveau Musée d’Art et d’Archéo- logie à Stockholm… … … … … page 15 H. DE SÉGOGNE : Villégiatures d’hiver . … … … page 20 G. RÉMON : L’Eclairage moderne.. … … … page 24 E. PETERSEN : Sports de neige et de glace.. … … page 30 COMTESSE TOLSTOI : Comment s’habiller pour les Sports d’Hiver. … … … … … page 36 MAURICE RAT : Les beaux Livres .. … … … page 38 ANDRÉ CŒUROY : Destin du Phonographe .. … … page 40 ROGER DARDENNE : Saint-Assise, château des ondes.. page 41 Calendrier des Ventes et des Expositions d’Art. pages 42 et 43 MAURICE MONDA : Revue des Ventes.. … … … page 44 $\square \quad \square \quad \square$ Ce Supplément artistique est envoyé gratuitement aux Abonnés d’un an du Figaro quotidien. $\blacksquare$ Rédaction, Administration et Publicité : Hôtel de Figaro, 14, Rond-Point des Champs-Élysées Téléphone : Élysées 98-31 à 98-38
FIGARO GALERIE MONNA LISA 14, RUE DUPHOT-PARIS (1er) TÉL. GUTENBERG 67-54 Tableau de Léonce de Joncières. — En exclusivité à la Galerie Monna Lisa. TABLEAUX DE MAITRES CONTEMPORAINS EXPOSITION DES ARTISTES PEINTRES, SCULPTEURS ET DÉCORATEURS ayant fait partie de la section du CAMOUFLAGE pendant la guerre. du 20 Janvier au 12 Février 1930. En permanence, œuvres de : GUIRAND DE SCEVOLA, BÉATRICE HOW, RAoul ULMANN, F. LUIGINI, LÉONCE DE JONCIÈRES, LEVY-DHURMER, MARCEL BAIN, HENRI CALLOT, MADRASSI, L. W. GRAUX, etc., etc.
FIGARO 7e Année SUPPLÉMENT ARTISTIQUE ILLUSTRÉ Janvier 1930 Communiqué par les Chemins de fer d'Alsace-Lorraine UNE FERME DANS LES VOSGES.
FIGARO Patel, le fils. — Le mois de Janvier (Musée du Louvre). Cl. Arch. Phot. Paris L'HIVER ET LES PEINTRES Nous imaginons volontiers que ce qui est familier à notre regard a été tel, de toute éternité. Suivant le degré de culture, ce préjugé est accepté plus ou moins aveuglément, mais tel qui se rira de la naïveté du campagnard par exemple, convaincu que les Romains voyageaient en chemin de fer, refusera peut-être d'admettre qu'il n'y a guère plus d'une quinzaine de lustres que les paysagistes peignent couramment les aspects de l'hiver. Pour s'en convaincre, beaucoup auront besoin de se livrer pendant quelques instants à une sorte de revue mentale et tout d'abord de se rappeler qu'il n'y a guère plus de cent cinquante ans que les peintres ont pris goût à décrire la nature pour elle-même. Au premier moment, s'ils sont le moins du monde habitués des musées, ils trouveront dans leur mémoire juste ce qu'il faudra pour nier l'évidence. En effet, si on fait le tour des chefs-d’œuvre exécutés depuis six cents ans en Europe, on peut découvrir ici ou là une toile fameuse qui paraît ruiner la théorie. Avant que la peinture de paysage ne devienne un genre véritable et que, parmi les paysagistes, un certain nombre d’entre eux ne consentent à peindre de façon courante l’hiver, il a existé effectivement quelques tableaux où cette saison s’est trouvée peinte. Mais tout d’abord l’exception confirme la règle et puis il est bon de voir de plus près ce que sont ces exceptions. Les premiers chefs-d’œuvre de la peinture furent consacrés à célébrer des scènes religieuses. Parmi celles-ci, un des thèmes les plus fréquents fut la Nativité. Nul n’était plus capable à inciter l’artiste à donner pour cadre à son œuvre un aspect hivernal. Non pas, sans doute,du fait que, lors de la naissance de l’Enfant Dieu à Bethléem, il y ait eu de la neige sur la campagne judaïque et qu’il y fit froid, comme il arrive le plus souvent, à cette
SUPPLÉMENT ARTISTIQUE trace d'un sentiment plus exact du cycle des saisons. Cet art si précis ne craint pas le réalisme. Mais ce réalisme, c'est dans les Flandres, au xvie siècle, qu'il trouve, grâce au vieux Breughel, à s'épanouir un instant. La grande affaire de ce maître admirable sera, en effet, de peindre avec une truculence incomparable les aspects quotidiens de la vie, tels qu'ils se déroulent sous ses yeux. Et il a pris à tâche de décrire la nature avec la même sincérité qu'il campe les gens. Certes, les scènes inspirées des livres saints ne sont guère de son domaine. Mais qu'il s'occupe par hasard de la Nativité ou des épisodes encadrant l'entrée en ce monde de Jésus, il n'oubliera pas que Noël tombe le 25 décembre, en plein hiver. Or, l'hiver pour lui, c'est un grand horizon des Flandres blanc et plat, sous un ciel de cendre, aux arbres défeuillés, squelettiques, à l'espace rayé par des corbeaux. Les rivières sont gelées. Les gens courent emmitouflés, recroquevillés sur eux-mêmes et voici le Dénombrement de Bethléem, tragique dans sa sobriété, Le Massacre des Innocents. Au vrai, ces pages historiques sont un peu en marge de cette œuvre : le vieux Breughel préfère de beaucoup la pure narration de la vie campagnarde, avec ses larges et rudes décors de novembre ou de février, en noir et blanc, presque japonais dans leur simplicité. J Van Ostade. — Un Canal gelé (Musée du Louvre). Peut-être trouverait-on dans quelques précieuses miniatures Cl. Arch. Phot. Paris époque, dans notre Occident. Mais, précisément, les maîtres délicieux des premiers âges de la peinture avaient si peu l'habitude de se préoccuper de la couleur locale qu'il eût été naturel de les voir situer le sublime événement dans le décor qui convenait à la date sainte dans nos pays. Ne vêtaient-ils pas volontiers les personnages figurant autour de la crèche, Marie et Jésus, les rois Mages, les bergers, des costumes que portaient, suivant la condition équivalente, seigneurs ou manants de leur époque ? De même, ils faisaient volontiers accoucher la Vierge, non pas dans la plus misérable étable de la plus modeste auberge de Bethléem, mais ils la présentaient dans une de ces demeures princières du siècle, palais du Louvre, de Dijon ou d'Avignon où habitaient leurs maîtres, rois de France, ducs de Bourgogne ou pontifes suprêmes. Or, prenez une nativité de Gozzoli, de Fouquet, de Memling, du Maître de Flémalle ou de Simon Memmi, de Roger de la Pastoure ou du maître de Mou-lins, de Nicolas Froment ou de Bourdichon, vous trouverez bien souvent la scène ouvrant sur un paysage délicieux qui découvre à l'horizon une campagne printanière.

Ce supplément artistique illustré du journal Le Figaro, datant de janvier 1930, présente une revue mensuelle sur l'art et la culture. Il aborde des sujets variés tels que l'hiver et les peintres, les musées d'art, les villégiatures d'hiver, l'éclairage moderne, les sports d'hiver et la mode associée, les beaux livres, le phonographe, et des châteaux. Il inclut également un calendrier des ventes et expositions d'art ainsi qu'une revue des ventes.