Extrait
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
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leçon
Revue pratique de l'habitation d'aujourd'hui
- 23e année
- Publication périodique n° 106
- Prix : 350 F
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Table of Contents
1. Introduction
2. The Art of Living
- Traditional Practices
- Modern Innovations
3. Sustainable Housing Solutions
4. Environmental Considerations
5. Conclusion
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Introduction
The art of living is a dynamic process that involves the interplay between human and natural elements. This issue explores various aspects of sustainable housing solutions, environmental considerations, and contemporary innovations.
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The Art of Living
Traditional Practices
Traditional practices have been integral to many cultures around the world. They include farming, weaving, and crafting techniques that reflect cultural heritage.
Modern Innovations
Modern innovations in sustainable housing offer new possibilities for living while preserving traditional values.
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Sustainable Housing Solutions
Sustainable housing solutions aim to reduce energy consumption, improve air quality, and enhance occupant comfort. These solutions often incorporate renewable energy sources and efficient design features.
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Environmental Considerations
Environmental concerns are paramount in the design and construction of modern homes. Sustainable materials, energy-efficient systems, and eco-friendly practices are essential components.
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Conclusion
The art of living continues to evolve, combining traditional practices with innovative technologies and sustainable solutions. As we look towards a more sustainable future, it is crucial to embrace these principles.
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POUR LE CONFORT ET L'AGRÉMENT DE VOTRE INTÉRIEUR,
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Vous y verrez aussi le prestigieux fauteuil “HOP-RELAX”, expression des thérapeutiques de relaxation, dont la ligne élégante et les étonnantes possibilités de détente seront une révélation pour vous.
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PARIS : 16, r. Fabre-d’Eglantine XIIe
LILLE : 63, bd de la Liberte
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TOULOUSE : ROUBY, 19, rue Ozenne
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Création : H. Gailly
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$\leftarrow$ Ce luminaire porte en lui toute l'élégance de la sobriété. Entièrement en fer forgé, il est coiffé ici d'un abat-jour en raphia orange, jaune, noir et blanc, mais ces coloris peuvent varier à la demande. Dans sa partie basse, il est aménagé en porte-plantes avec des anneaux de fer forgé disposés de chaque côté. Aurélie-Cadeaux, 11, r. de la Tour, Paris.
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Ces tables gigognes sont légères et facilement amovibles. Sur un piétement en fer forgé, un plateau triangulaire en glace transparente, crée une surface intéressante, dont l'entretien est simple. L'encombrement pratiquement nul permet toujours de tenir cet ensemble replié à portée de la main. En vente chez Armonic, 49, rue des Acacias, Paris (17e).
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A droite. Par la réelle beauté de leurs formes et l'incomparable qualité de leur matière, les objets créés par les Verres Vénitiennes de Venini, vases, bibelots, cendriers, etc., possèdent un charme extrêmement raffiné. Tables, plateaux, boîtes à cigarettes, aux décors de Fornasetti portent aussi la marque du bon goût. Arcet, 9, r. de Marignan, Paris.
Pour prendre le thé ou servir le café, cette table ronde possède un plateau de glace décoré à la main; son piétement en volutes et rinceaux de fer forgé se découpe joliment. C'est un bel exemple de ferronnerie d'art, « Au Caniche d'Or », Luminaires de styles et luminaires modernes. Articles de cadeaux, 64, boulevard Magenta, Paris (10e).
Jean Picart le Doux transpose avec une remarquable maîtrise la poésie et la grâce de son inspiration dans des motifs ornementaux riches et nobles. Ci-dessous parmi ses meilleures réalisations, voici « Le Parterre ». Comme l'ensemble de son œuvre cette tapisserie est vendue à « La Demeure - Rive Droite », 30, rue Cambacérès, Paris (8e). ANJ, 37-61.
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le décor d'aujourd'hui
revue pratique de l'habitation
N° 106
1956
sommaire
- Comme Versailles, Montmartre sera sauvé, par Michel Dufet...................339
- La Triennale d'Art Français, par Madeleine Fuchs..............................340
- Ici l'architecte se préoccupe de l'humain, par Jean Petit (Le Corbusier à Nantes)........356
- Comment dans nos appartements soigner les plantes fleuries, par R. Bossard et P. Cuisance..................................363
- C'est ici l'habitation de jeunes savants (Jean Souvrain décorateur)................366
- Recherches pour une céramique d'aujourd'hui (Andrée Vilar et Valentine Schlegel).........................370
- Au Pérou revit une demeure seigneuriale, par Jean Royère........................373
- L'Ethiopie crée son style d'aujourd'hui dans la plus fastueuse originalité............381
- Prestige des laques.....................................................384
- Les brûleurs à mazout, par Charles Rambert, Architecte D.P.L.G..................386
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photo jean colla:
La toute récente exposition de panneaux décoratifs en laque a permis d'apprécier les ressources multiples qu'offre cette précieuse matière pour les artistes qui en possèdent la technique difficile. Présentée ici dans un ensemble de Jean Royère, la composition « Été », due à Maurice Alvo, est un excellent exemple du talent de cet artiste et montre l'extraordinaire richesse des tons, allant des plus subtils aux plus puissants qu'il parvient à obtenir. En outre, les qualités de netteté, de « fini » de cette matière sans défauts mises en valeur sur des panneaux décoratifs font de ceux-ci le plus prestigieux décor qui puisse animer les murs.
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SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 3400000 FRANCS
DIRECTION, RÉDACTION, VENTE, ABONNEMENTS
2,RUE DU COLONEL-DRIANT - PARIS (1er) - CENTRAL 22-90
REGISTRE DU COMMERCE : SEINE 257-489 B . COMPTE CHÈQUES POSTAUX : PARIS 1752-84
Directeur : JACQUES DE BRUNHOFF
Rédacteur en chef : MICHEL DUFET
Secrétaire de la Rédaction : MADELEINE FUCHS
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SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE RÉGIES
Directeur : Guy DUVERNE, 2, rue du Colonel-Driant - PARIS (1er) - CEN. 86-15
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Le numéro (France et Union Française) rancio 350 F.
Abonnements :
Un an (8 numéros), France et Union Fce : 2 300 F ; recommandé : 2 500 F.
Etranger : 3 000 — — 3 300 —
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En cas d'augmentation de prix les abonnés seront servis jusqu'à concurrence de la somme à leur crédit
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NOTRE COUVERTURE
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le décor d'aujourd'hui
revue pratique de l'habitation
N° 106
1956
sommaire
- Comme Versailles, Montmartre sera sauvé, par Michel Dufet...................339
- La Triennale d'Art Français, par Madeleine Fuchs..............................340
- Ici l'architecte se préoccupe de l'humain, par Jean Petit (Le Corbusier à Nantes)........356
- Comment dans nos appartements soigner les plantes fleuries, par R. Bossard et P. Cuisance..................................363
- C'est ici l'habitation de jeunes savants (Jean Souvrain décorateur)................366
- Recherches pour une céramique d'aujourd'hui (Andrée Vilar et Valentine Schlegel).........................370
- Au Pérou revit une demeure seigneuriale, par Jean Royère........................373
- L'Ethiopie crée son style d'aujourd'hui dans la plus fastueuse originalité............381
- Prestige des laques.....................................................384
- Les brûleurs à mazout, par Charles Rambert, Architecte D.P.L.G..................386
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photo jean colla:
La toute récente exposition de panneaux décoratifs en laque a permis d'apprécier les ressources multiples qu'offre cette précieuse matière pour les artistes qui en possèdent la technique difficile. Présentée ici dans un ensemble de Jean Royère, la composition « Été », due à Maurice Alvo, est un excellent exemple du talent de cet artiste et montre l'extraordinaire richesse des tons, allant des plus subtils aux plus puissants qu'il parvient à obtenir. En outre, les qualités de netteté, de « fini » de cette matière sans défauts mises en valeur sur des panneaux décoratifs font de ceux-ci le plus prestigieux décor qui puisse animer les murs.
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Le filet de pêche dans la décoration
Étudié par
La Chambre Syndicale des Fabricants de Files
12, rue d'Anjou, Paris
téléphone : ANJ 04-80
Feutrine de
La Maison du Feuille
194 bis, rue de Rivoli
Paris Ier, tél. RIC 90-42
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- Pour placer le téléphone, mettre à la portée de la main, bottin et annuaires, cette table est extrêmement pratique et par surcroît fort élégante. L'armature est en bronze verni or, le plateau supérieur et les tablettes inclinées, en bas sont en ébénisterie. Art Décor, cadeaux, décoration, installation complète d'intérieurs, 54, av. Victor-Hugo, Paris. PAS 76-16.
- Une armoire en chêne ciré 174×172×55, à deux éléments, contient à gauche une penderie, à droite une bibliothèque-secrétaire, quatre tiroirs à linge. Chaque élément peut être vendu séparément et juxtaposé ensuite à d'autres éléments de compositions différentes. Le Berceau de France, 145 bis, bd St-Germain, St-Germain-des-Prés. ODE 00-12.
- Cet élégant ensemble est composé et réalisé par Delphine Chabault. Au fond, un para-vent est orné d'un galon brodé sur un satin de coton; au centre, un élégant tapis de table en satin de coton blanc brodé gris fer; au sol, un tapis en feutrine brodée est une fantaisie charmante. Delphine Chabault, 2, rue de Phalsbourg, Paris (17e). Tél. MAC 35-84.
- Cette bibliothèque murale est fort pratique, car son volume de rangement est important bien qu'il ne soit pas encombrant. L'armature est en pin de Parana, et les tablettes amovibles en osier blanc tressé ou à volonté en bois. On peut y placer des objets décoratifs ou de nombreux livres. L'ensemble 9.900 F. A. Castro, 93, rue de Seine, Paris (6e).
- Votre bar se transportera facilement dans toutes les pièces de votre appartement grâce à cette canne d'une particulière espèce, à laquelle se fixent les verres et le broc; armature gainée de matière plastique : 1.990 F. Les huit verres de couleurs différentes : 1.450 F; le broc : 995 F. La Boutique, l'Art et la Table, 14, av. Franklin-Roosevelt, Paris (8e).
- Exclusivité des créations Christiane Hugonet un guéri-don romantique réalisé en fer forgé laqué : 5.200 Francs. des petits bougeoirs à piétement de fer forgé et coupelles de céramique portent des bougies décorées à la main. Au centre, une rivière de fleurs : 850 F. Petit bougeois : 520 F; le grand : 630 F. Hugonet, 65, r. La Boétie, Paris (8e).
- Des dessertes roulantes est composée d'un plateau amovible à la partie supérieure, de plates rentrantes sur les pieds et d'un tiroir. Spécialiste de la table roulante, tables à pliantes, tables roulantes pour télévision, et en exclusivité : dessertes roulantes. Le Pratique, 28, boulevard Sommière, Paris (1er étage). Téléphone : PROvence 27-00.
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En pénétrant dans la Triennale d'Art Français contemporain, on est frappé par le caractère dépouillé de sa présentation, dont la coordination architecturale est due à Ionel Schein. Aucune ambiguïté, toute l'assistance se voit, et franchement. Page ci-contre, vue générale du hall d'entrée avec, au fond, des bibliothèques de Charlotte Perriand; à droite, trois éléments de façade en aluminium, de Jean Prouvé, et, comme décor, une tapisserie puissante de Le Corbusier «Les Musiciennes», au-dessus d'un agrandissement photographique de son église de Ronchamp.
Ce bloc opératoire pour cabinet dentaire a fait sensation... C'est bien la première fois qu'un semblable appareil de torture prend un aspect aussi simplifié et vous incite à l'admiration. La radio, la roulette, l'éclairage, le fauteuil réglable, la cuvette et le tabouret du praticien appartiennent au même ensemble qui s'articule et se règle exactement au gabarit du patient. Il a été conçu par la Société Nationale d'Equipement Médical et Dentaire et constitue un bel exemple d'esthétique industrielle, jadis si négligée.
photos collas
la triennale d’ART FRANÇAIS
L A première exposition Triennale d’Art Français, qui a été récemment présentée au Pavillon de Marsan dans les salles du rez-de-chaussée du Musée des Arts Décoratifs, est une manifestation de première importance. Le témoignage officiel ainsi rendu à des recherches et des efforts qui n’ont cessé de s’opérer avec acharnement pendant un quart de siècle, et la reconnaissance apportée enfin à un certain ordre d’esprit conduit avec intelligence par l’Union Centrale des Arts Décoratifs, représentent une victoire rassurante. Il est rassurant, en effet, de considérer maintenant les objets de la vie pratique, le décor de la vie domestique, le milieu du travail ou du foyer, comme des éléments d’estime conçus et mis à notre portée pour nous être utiles. La première Triennale nous place devant cette esthétique nouvelle née de la vie des formes et comme elle combinée du pouvoir des matériaux nouveaux, pour lesquels les moyens de fabrications progressent sans cesse. On peut y voir aussi bien des interrupteurs, des poignées de portes, des électrophones, des articles de conditionnement, un bloc opératoire pour cabinet dentaire que des ensembles aménagés par nos plus grands décontracteurs dans des espaces créés
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comme versailles, MONTMARTRE sera sauvé
C'EST en amoureux fervent de Montmartre que M. Émile Pelletier, préfet de la Seine, a présenté lui-même, dans les salons de l'Hôtel de Ville, le gigantesque travail réalisé par MM. Claude Charpentier, architecte, neveu de l'auteur de « Louise », et Ogé, architecte-voyer en chef de la Ville de Paris. Ceux-ci ont eu l'insigne privilège de substituer un excellent projet à l'ancien plan d'aménagement qui saccageait la butte, taillait, démolissait les ruelles pour en faire de rectilignes avenues bordées d'in vraisemblables immeubles de six étages en brique et pierre, façon Louis XIII. Après avoir rappelé les titres de gloire de ce haut lieu, saint Denis, Loyola, Berlioz, Renoir ou Utrillo, « le secret de Montmartre, a dit notre préfet, c'est justement sa simplicité et sa quiétude, le calme prédominant de son site, sa rusticité et son pitto-resque, son aspect de vieux et charmant village de jadis, bref son air de Père Tranquille de la capitale ».
Voilà le problème posé et bien posé. Il faut avoir vécu longtemps à Montmartre pour éprouver la séduction, l'attrait, l'envoûtement qu'exerce, au-dessus des tourbillons de la cité, le calme villageois de ses paysages. Un habitant de Montmartre se dit Montmartrois. Il « descend » à Paris comme le Marseillais y « monte ». Et le moins possible.
Il aime à suivre, vers le nord, les brumes et les fumées qui s'élèvent de Saint-Denis et rayent d'écharpes grises le ciel poudré d'or. S'il ouvre sa fenêtre au sud, c'est l'enchantement des toits bleus qui moutonnent jusqu'à Montlhéry, estompés de vapeurs violettes d'où surgissent les colonnes, les frontons et les dômes. A pic sur les jardins d'un couvent, il voit les nonnes blanches et noires jouer à la marelle dans le vert des feuillages ou, certains dimanches, suivre en procession quelque haut dignitaire de l'Église ployé sous l'or des ornements sacerdotaux, évoluant parmi les carrés de salade, sous le dais porté par de vieux messieurs en redingote. Le soir, les flonflons des cabarets parviennent jusqu'à lui en lointaine et joyeuse rumeur. Naguère encore, il pouvait jouer à la pétanque rue de Norvins, dîner sur la table du bistrot où Picasso et Braque avaient fait le cubisme, en face de ce fameux « bateau-lavoir » où, selon Salmon, « on trouvait des pendus et dont les toits s'ouvraient, précipitant des ivrognes en des puits mystérieux ». Il pouvait aussi, au coin de la rue Saint-Rustique, manger l'omelette et boire le vin rosé en jouant aux « billards en bois » sous de vraies tonnelles couvertes de vraie vigne-vierge et de viorne sauvage, à la lumière des becs de gaz à papillons, et finir la nuit chez Frédé, barbe d'argent sur pourpoint de gueules, entre l'arpent de vignes et le cimetière Saint-Vincent pour aller voir se lever le soleil sur Paris, quitte à remonter la rue des Saules, les jours de verglas, sur ses chaussettes.
C'est à retrouver cette simplicité et cette quiétude, les beaux plans simples des maisons villageoises coiffées de tuiles brunes et nées du XVIe au XVIIIe siècle, à conserver les jardins et à en planter d'autres, à créer de vastes promenades en corniche devant l'admirable spectacle de Paris, à creuser sous les espaces verts d'immenses garages, à indiquer quels immeubles ridicules devraient être modifiés ou détruits, que se sont efforcés, dans leur immense labeur d'artistes et de techniciens, MM. Charpentier et Ogé. Ils l'ont fait avec une science, une conscience et surtout un amour qui exigent le respect et ne peut recevoir qu'éloges.
« Il faudra cent ans, nous ont-ils dit, pour que notre projet se réalise entièrement. » Qu'il nous soit permis d'en douter. Ils ont l'appui de deux grands préfets auxquels nous tenons à apporter ici nos remerciements chaleureux. M. Paul Haag qui, en 1950, leur confia cette étude et fit classer le site, permettant ainsi que fût interdite la construction de plusieurs immenses blocs de maisons de rapport qui eussent détruit à tout jamais l'harmonie, déjà si compromise, de ce haut lieu. Et M. Emile Pelletier, qui a décidé de créer un Comité d'Action semblable à celui qui s'est révélé si efficace pour la restauration du château de Versailles, gloire architecturale de la France.
Michel DUFET.
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Nous sommes dans le bureau d'un exportateur d'articles de conditionnement; c'est pourquoi nous voyons sur ces photos beaucoup d'objets de toutes sortes, de toutes tailles, de toutes formes, autant de contenants susceptibles d'être utilisés pour des produits les plus divers. Il était difficile de rendre clair et noble un tel local, où règne habituellement le désordre. Ici tout est net, et l'exemple choisi et réalisé par Jacques Dumond, Renou et Génisset et André Sive, démontre bien qu'il est toujours possible de donner de « l'allure » aux objets d'utilisation courante, non seulement par leur forme même, mais par les volumes qui les accueillent. A cette présentation ont collaboré aussi les Fabricants de Glaces et Verres.
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