Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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LE CORBUSIER ŒUVRE PLASTIQUE - PEINTURES ET DESSINS - ARCHITECTURE ÉDITIONS ALBERT MORANCÉ

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LE CORBUSIER ŒUVRE PLASTIQUE

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"L'ARCHITECTURE VIVANTE" PUBLIÉE SOUS LA DIRECTION DE JEAN BADOVICI --- COLLECTION ÉTABLIE PAR LES SOINS DES ÉDITIONS ALBERT MORANCÉ, À PARIS ANCIENNE MAISON MOREL FONDÉE EN 1780 --- TOUS DROITS DE TRADUCTION, DE REPRODUCTION ET D'ADAPTATION RÉSERVÉS POUR TOUS PAYS

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LE CORBUSIER ŒUVRE PLASTIQUE - PEINTURES ET DESSINS - ARCHITECTURE --- ÉDITIONS ALBERT MORANCÉ 30 et 32 RUE DE FLEURUS A PARIS

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SOMMAIRE ETUDES - AVANT-PROPOS, par Jean BADOVICI .................................................. 7 - PEINTURE, par LE CORBUSIER ........................................................... 11 - Trente-deux croquis au crayon et à la plume, - Quatre dessins d'architecture : Façade, plan et coupes du Pavillon des Temps Nouveaux à l'Exposition de 1937, - Quatre dessins à la pointe d'argent. PLANCHES - Pl. 1. — 1918. — Crayon dur, $81 \times 65$ . — Le dessus de cheminée. - Pl. 2. — 1919. — Peinture, $100 \times 81$ . — Le port. - Pl. 3. — 1920. — Peinture, $100 \times 81$ . — Nature morte à la guitare. - Musée d'Art moderne à New-York. - Pl. 4. — 1923. — Peinture, $146 \times 114$ . — Nature morte aux nombreux objets. - Pl. 5. — 1926. — Peinture, $100 \times 81$ . — Nature morte en rose. - Pl. 6. — 1928. — Peinture, $100 \times 81$ . — Le déjeuner au phare. - Pl. 7. — 1929. — Peinture, $100 \times 81$ . — Composition spirale logarithmique. - Pl. 8. — 1929. — Peinture, $81 \times 65$ . — Figure. - Pl. 9. — 1930. — Peinture, $100 \times 81$ . — La cruche et la lanterne. - Pl. 10. — 1930. — Peinture, $130 \times 97$ . — La main rouge. - Pl. 11. — 1931. — Peinture, $146 \times 114$ . — Léa. - Pl. 12. — 1931. — Peinture, $130 \times 97$ . — Composition à cadence harmonique. - Pl. 13. — 1932. — Gouache, $21 \times 31$ . — Violences. - Pl. 14. — 1932. — Peinture, $146 \times 97$ . — La danseuse, le chat et le coureur. - Pl. 15. — 1932. — Peinture, $146 \times 97$ . — Le chameau hypothétique. - Pl. 16. — 1932. — Dessin rehaussé, $21 \times 31$ . — Femmes couchées. - Pl. 17. — 1935. — Peinture, $130 \times 97$ . — La parqueuse d'huitres. - Pl. 18. — 1935. — Peinture, $130 \times 97$ . — Deux femmes au bord de la mer. - Pl. 19. — 1935. — Peinture, $162 \times 130$ . — Femme, cordage, bateau et la porte ouverte. - Pl. 20. — 1935. — Peinture, $146 \times 114$ . — Trois baigneuses.

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Pl. 21. — 1936. — Peinture, $130 \times 97$ . — Deux femmes debout à la chaise. Pl. 22. — 1936. — Etude à la détrempe pour une tapisserie, $146 \times 114$ . — Composition à trois figures. Pl. 23. — 1936. — Etude à la détrempe pour une tapisserie, $146 \times 114$ . — Femmes et cheval. Pl. 24. — 1936. — Tapisserie exécutée à Aubusson dans les ateliers de Mme Cuttoli. Pl. 25. — 1937. — Peinture, $162 \times 130$ . — La femme à la Cléopâtre. Pl. 26. — 1937. — Peinture, $162 \times 130$ . — Deux figures au tronc d’arbre jaune. Pl. 27. — 1937. — Peinture, $146 \times 97$ . — Deux figures et l’écharpe multicolore. Pl. 28. — 1937. — Peinture, $162 \times 130$ . — Deux musiciennes au violon et à la guitare. Pl. 29. — 1937. — Peinture, $162 \times 130$ . — Figure devant une porte blanche. LE CORBUSIER & P. JEANNERET Pl. 30. — Pavillon des Temps Nouveaux à l’Exposition de 1937. — L’entrée. Pl. 31. — Pavillon des Temps Nouveaux à l’Exposition de 1937. — La charte des C. I. A. M. Pl. 32. — Pavillon des Temps Nouveaux à l’Exposition de 1937. — La conque acoustique de la tribune. Pl. 33. — Pavillon des Temps Nouveaux à l’Exposition de 1937. — Figuration de Paris. Pl. 34. — Pavillon des Temps Nouveaux à l’Exposition de 1937. — Graphique des grands travaux (fragment). Pl. 35. — « Plan de Paris 37 », La cité des administrations et des affaires. Pl. 36. — Pavillon des Temps Nouveaux à l’Exposition de 1937. — « Les Moissons », dessin d’enfant. Pl. 37 à 40. — Quatre lithographies originales en couleurs de Le Corbusier. N.-B. — Jusqu’en 1928, les tableaux sont signés « Jeanneret ». A partir de 1928, les tableaux sont signés « Le Corbusier », pseudonyme adopté depuis 1919, pour les écrits dans « L’Esprit nouveau » (Revue internationale d’activité contemporaine). En 1922, Le Corbusier associa à ses travaux d’architecture son cousin P. Jeanneret.

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AVANT-PROPOS La fresque et la peinture murale sont à l'ordre du jour. Nous sommes les premiers à nous en réjouir, puisque, dès les premiers numéros de « L'ARCHITECTURE VIVANTE », il y a quinze ans, nous avions pressenti ce retour, et nous avions développé le thème de l'architecture polychrome, qui sera la vérité de demain. Malheureusement, il n'est pas besoin de beaucoup approfondir l'esprit plastique actuel pour se rendre compte à quel point l'admirable tradition de l'art mural classique, — classique ne signifiant pas tant tel idéal, qu'une continuité imposante de réussites, — lui échappe, et l'on est amené à réfléchir sur la vanité d'œuvres purement spectaculaires et sur l'illusion de la recherche pour la recherche. Ce qui fait, au contraire, le miracle de l'art, c'est d'exprimer, comme un grand arbre bien planté, toute la sève d'une époque, et d'en laisser à l'histoire, une vision inoubliable. Pourquoi l'art mural échapperait-il à cette loi ? Il doit être actuel, ou ne pas être. Un mur, avec ses matériaux millénaires, doit parler la langue picturale d'aujourd'hui, et non celle d'hier. Certes, la peinture murale est plus tributaire de l'espace qu'aucune autre, puisqu'elle épouse un ample espace naturel, concret, indépendant d'elle et qui serait sans elle. Néanmoins, son espace pictural reste une création pure, un arbitraire heureux, substitué au fait spatial du mur, bref : un espace sensible. Cet espace sensible de la peinture murale atteignant une ampleur autrement grande que celle de la peinture de chevalet, pose un des problèmes les plus curieux et les moins élucidés de l'optique esthétique. Notre œil, malgré toutes les leçons que lui peut faire la logique du cerveau abstracteur, est naturellement amoureux de formes correspondant à sa structure intime. Ce sont là affinités électives, difficiles à avouer à cause des mariages de raison que la géométrie sans cesse impose à la vision. Pourtant, il resterait à déterminer les modalités analytiques de cette Reformation curviligne du monde extérieur par les plasticiens muraux. Chacun de nous est un centre rayonnant, aux yeux duquel les mouvements que nous accomplissons, ceux que nous enregistrons, sont des formes circulaires.