Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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L'ART VIVANT MARS 1936 - N° 201 - PRIX 10 FRANCS --- JEAN PICART LE DOUX

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14, RUE CHAPON - PARIS PUIFORCAT ORFÈVRE ANCIENS ÉTABLISSEMENTS E. NEVEU, BRUNET ET Cie P. MEUNIÉ, CH. DE LA ROUSSIÈRE ET Cie TOUS LES TISSUS D'AMEUBLEMENT TAPIS-MOQUETTES MODERNE-ANCIEN 13, RUE D’UZÈS - PARIS (2°) Gutenberg 88-20 4 lignes groupées

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STUDIO 67 AMEUBLEMENT DÉCORATION ÉTUDES ET DEVIS 67, Boulevard Beaumarchais PARIS (3e) ARCHIVES 04-63 --- SERRURERIE ET FERRONNERIE D'ART par R. SUBES Société anonyme des Établissements E. BORDEREL ET ROBERT 131, Rue Damrémont, PARIS TÉL.: MARCADET 52-24, 52-25, 52-26 --- PARTOUT TOUJOURS DE BELLES PHOTOS Sous tous les climats, en toutes saisons, la pellicule GEVAERT donne des photos nettes et parfaitement fouillées S.A. GEVAERT - H. BRUNET, Directeur 5, Rue de Rocroy, PARIS - Tél.: TRU 70-53

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UN ÉCLAIR... - Le temps d’un clin d’œil... L’image a déjà fui... Envolée... trop tard. - Et cependant vous aviez le moyen de fixer à jamais le geste, l’expression qui vous ont un instant tenu en haleine. - La photographie de petit format a été inventée et mise au point pour vous fournir ce “moyen”. C’est un procédé tout récent auquel un homme s’est particulièrement attaché et dont il a mis au point la technique. - Prendre des clichés dans les plus mauvaises conditions d’éclairage, même la nuit, est possible si vous avez en main le matériel nécessaire et surtout si vous savez l’utiliser. - Pearl, le spécialiste du petit format, consacre son existence à la photo miniature. Vous trouverez chez lui non seulement tous les appareils en démonstration, mais encore toutes les spécialités, tous les accessoires qu’il a essayés et mis au point. - En l’allant voir, vous vous rendrez compte que — seul — il peut vous éclairer sur la question et que ses connaissances, en la matière, sont infinies. - M. Jean Mahieu, directeur des Établissements Pearl, se fera un plaisir de vous recevoir lui-même, sans que cette visite vous engage nullement. - Vous pourrez admirer des agrandissements de ses clients et vous serez étonnés par la qualité de photos obtenues, grâce aux “méthodes Pearl”. PEARL le seul spécialiste du petit format 5, rue Bréa, Paris. --- PEARL le seul spécialiste du petit format 5, Rue Bréa PARIS Téléphone Danton 59-73 Pub. Hervé Baille

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faites votre chemin avec une RENAULT

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L'ART VIVANT Revue Mensuelle de l'Art, des Élégances et du Tourisme Directeur-Fondateur : Jacques Guenne Rédacteurs en Chef : Jacques Kim - S. Kapferer --- Numéro 201 Mars 1936 --- SOMMAIRE LA PHOTOGRAPHIE VIVANTE Exposition de 10 Photographes - Pierre Boucher, Brassai, Nora Dumas, André Kertesz, Kollar - Ergy Landau, Schall, Tabard, Ylla, René Zuber Chez Jules Leleu, décorateur, 65, Avenue Victor-Emanuel-III A partir du 27 mars 1936 --- Les Dix --- Jacques Guenne --- Corot ou la Modestie retrouvée --- Claude Roger-Marx --- Le Salon des Indépendants --- Jacques Guenne --- L'art Espagnol. La jeune peinture française --- Florent Fels --- Plaisirs de Paris --- Marcel Zahar --- L'architecture vivante --- R. Kallmeyr --- Transformation d'un hôtel des maréchaux --- La Mode --- Prix d'abonnement : - Un an (France) : 70 francs ; Union Postale : 90 francs ; - Autres pays : 102 francs ; - Six mois (France) : 40 francs ; Union Postale : 50 francs ; - Autres pays : 60 francs --- Direction, Rédaction, Administration 116 bis, CHAMPS-ÉLYSÉES - PARIS Téléphone : Élysées 26-68 - Chèques Postaux : Paris 1861-29 Adresse télégraphique : Lartvivant Paris

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LELEU 65, AV. VICTOR-EMMANUEL - III PARIS

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LA PHOTOGRAPHIE VIVANTE LES DIX PAR JACQUES GUENNE COMME le prévoyait Eugenio d'Ors : une civilisation visuelle née de la découverte de la photographie s'est substituée à la civilisation livresque née de l'invention de l'imprimerie. L'exposition internationale du Pavillon de Marsan est venue à son heure, pour opposer au salon officiel d'esprit « artistes français » qui tient ses assises rue de Clichy, un salon d'esprit indépendant. Comme dans les arts plastiques, la division se fait aussi rigoureusement entre ceux qui adoptent les poncifs en cours, qui ne sont sensibles qu'au pittoresque superficiel et ceux qui, avec les moyens de leur art parviennent à exprimer ce qui les émeut dans l'éternité de la nature. Comme pour la peinture, il y a parmi les photographes les professionnels du « Ne bougeons plus, Madame, le petit oiseau va s'envoler ». Il y a les autres et, parmi eux, quelques-uns de ceux qu'accueillait le Pavillon de Marsan. Une entreprise telle que la création d'un Salon indépendant de la photographie est pleine de difficultés et il faut rendre, avant tout, hommage à l'esprit d'initiative des organisateurs. En effet, les artistes mettent souvent la plus mauvaise grâce à répondre à des invitations de ce genre. Et il est certain que, l'an prochain, en raison même du succès de cette exposition, ils s'empresseront d'adresser en temps voulu, leurs envois. Evidemment, on regrettait, dans la section rétrospective, l'absence d'Atjet, ce délicieux observateur des rues de Paris, cet amoureux des forêts. On jugeait également trop modeste la place réservée à Nadar, dont les portraits de Liszt, de Berlioz, de Delacroix, de Sagan ont, dans l'art de la photographie, le rang des effigies de Velasquez. Pour ma part, j'ai constaté surtout l'insuffisance de la photographie étrangère. Les meilleures artistes étaient absents : ni Stone pour la Belgique, ni Muckacsi pour l'Allemagne, ni Hoyningen Huene pour l'Autriche, ni Hoppé pour l'Angleterre. L'U. R. S. S., si pauvre sur le plan de l'architecture et des arts plastiques, possède, au contraire, une pléiade de merveilleux photographes, dont l'imagination exalte le mysticisme mécanique, nouvelle icône d'un peuple-enfant. Or, on ne trouvait au Pavillon de Marsan, sous la signature d'artistes soviétiques, que des images cent fois reproduites dans la presse et dans les brochures de propagande. Il y a un autre problème... Il s'agit de celui de l'amateurisme. Un des travers de notre époque consiste à accorder trop facilement une valeur d'art à ces hasards heureux dont bénéficient parfois les amateurs. Sur cinquante photos, un amateur peut disposer d'une chance miraculeuse. Mais il en va de cette image « réussie » comme de ces pochades séduisantes, mais sans fonds, que « tirent », le dimanche, d'innombrables douaniers. Je pense donc qu'il y aurait intérêt à réunir dans une exposition internationale les seuls vrais auteurs photographes. Ne serait-il pas profitable, comme pour le Salon des Tuileries (à condition que les organisateurs ne se laissent pas déborder par des influences et des raisons extra-artistiques) de procéder par invitations. Je pense que c'est la meilleure formule. Le système du jury étant toujours le plus déplorable, le plus dangereux. Comme pour les Indépendants, seul le classement par affinités est souhaitable. On ne risquerait pas ainsi de voir les meilleures images perdues parmi des documents honnêtes, mais sans utilité ! Nous réunissons, à partir du 27 mars, chez le décorateur Jules Leleu dix photographes. Ces « dix » forment une équipe homogène. Ils sont tous de parfaits techniciens. A l'exception d'Ylla qui s'est spécialisée dans l'étude des animaux, ils entendent ne limiter à aucun genre leurs investigations artistiques. Ils sont à l'aise aussi bien dans l'étude du paysage que dans celle de la figure, dans la nature-morte comme dans le nu, dans la composition à l'atelier et dans le reportage. Car, à côté des amateurs qui exigent la collaboration du jour et du soleil, il existe des professionnels qui font merveille dans leur studio, devant des débris de vaisselle cassée, mais sont muets devant une femme du monde ou devant une émeute ! Il me plaisait de voir parmi des meubles et des objets de qualité, dans un décor si choisi, ces images qui sont aussi dignes d'orner nos murs que des tableaux ou des dessins. Chacun des dix a envoyé huit photos consacrées à un sujet et deux autres de genres différents. Ajoutons que ces dix artistes ont souhaité d'exposer leurs œuvres sur des panneaux semblables, afin qu'aucun des participants ne soit avantage aux dépens des autres. Le Salon carré insulte, n'est-il pas vrai, à l'esprit indépendant ? Ces dix : Brassai, poète des nuits, qui découvre dans l'ombre et dans la pluie les éclats de notre vie trépidante. Pierre Boucher qui, sur les murs blancs, semble découvrir une âme. Nora Dumas, peintre des grasses campagnes. Ergy Landau dont la grâce se penche sur l'angoisse et la joie rapides des enfants ; Kollar, Zola de la photographie, dont l'enquête sur la peine des hommes est un monument ; Kertesz évocateur pathétique des rues tristes et des champs heureux ; Schall, le plus universel de tous, Balzac d'une société qui ne mérite pas sa comédie humaine ; Ylla, l'amie des animaux ; Tabard, ce Braque de la photographie, dont Man Ray serait le Picasso ; Zuber dont l'objectif obéit à une claire intelligence, le plus architecte de tous. Page numbers: 1, 6 2, 7 3, 8 4, 9 5, 10 Page number at the bottom: 37