Extrait

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L'ART ET LES ARTISTES 9e ANNÉE N° 105 ART ANCIEN ART MODERNE ART DÉCORATIF REVUE D'ART ANCIEN ET MODERNE DES DEUX MONDES DIRECTEUR-FONDATEUR: ARMAND DAYOT RÉDACTION ET ADMINISTRATION 23, QUAI VOLTAIRE PARIS 16, QUERSTRASSE LEIPZIG DÉCEMBRE 1913 ABONNEMENT (UN AN) FRANCE... 20 FR. ET RANGER 25 FR.

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L'ART ET LES ARTISTES PRIX DU NUMÉRO : - FRANCE ... Net 2.00 - ÉTRANGER... Net 2.50 Directeur-Fondateur : ARMAND DAYOT Secrétaire : ADOLPHE THALASSO --- SOMMAIRE DU NUMÉRO 105 - LA CHARTREUSE DE PAVIE (13 illustrations) - GABRIEL MOUREY - PAUL RENOUARD (24 illustrations) - GEORGES LECOMTE - OLGA DE BOZNANSKA (7 illustrations) - MAX GOTH - L'ART DÉCORATIF DE BURNE-JONES (12 illustrations) - GEORGES VIDALENC - LE MOIS ARTISTIQUE - ADOLPHE THALASSO Le Mouvement artistique à l'Étranger : Allemagne, par WILLIAM RITTER ; Autriche-Hongrie, par WILLIAM RITTER ; Espagne, par J. CAUSSE ; Italie (1 illustration), par CARLO BOZZI ; Orient, par A. DE MILO ; Echos des Arts ; Bibliographie. Epreuve d'Art : Sainte Marie-Magdeleine (fragment du Triptyque du Louvre), par ROGER DE LA PASTURE, dit VAN DER WEYDEN. Les avis de changement d'adresse doivent nous parvenir, accompagnés de o fr. 5o en timbres-poste, au plus tard le 25 pour le numéro du mois prochain. Les articles publiés par l'ART ET LES ARTISTES deviennent la propriété de la Revue. Tous droits de reproduction et de traduction réservés. --- J. ALLARD Galerie de Tableaux des Maîtres Modernes 20, Rue des Capucines, 20 --- TABLEAUX ANCIENS Maison fondée en 1848 Galeries KLEINBERGER PARIS, 9, Rue de l'Échelle NEW-YORK, 709, Fifth Avenue (Entre 55 et 56° rue) Spécialités : - ÉCOLES HOLLANDAISE, FLAMANDE - ET PRIMITIFS DES XIV° et XV° SIÈCLES

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Échos de la Mode C e n'est pas la crinoline, ça ne ressemble ni à la tournure, ni aux piniers, ni au vertugadin, c'est quelque chose d'hybride et d'une cocasserie telle que les plus inouïes fantaisies de la mode paraissent pondérées à côté de cette dernière invention. Invention n'est pas le mot, puisqu'on a déjà vu ces cotillons superposés et flottards dans certaines pièces bouffes où ils habillaient les grotesques de la troupe. De ces personnages plutôt secondaires on les a fait passer aux jeunes amoureuses, aux grandes coquettes qui ont exprimé leurs tendres sentiments ou leur impertinence sans avoir l'air de se douter qu'elles avaient un accoutrement ne cadrant guère avec leur beau langage. Ce premier pas franchi, rien n'a été plus facile que de sauter du théâtre à la ville, de la scène au pavé et, tout d'un coup, on a vu des ingénues et des grand-mères exhiber une triplice de volants commençant aux hanches pour finir aux genoux et ballottant pendant le trajet de la manière la plus hétéroclite, sous l'influence de cercles rigides qui détruisent toute ligne et toute allure. Ajoutons que cette unique genre cage à poulets est plus courte devant que derrière et donne, quand la marche la relève ou qu'un coup de vent la gonfle, une silhouette comme on n'en trouve même pas dans les plus féroces caricatures de toutes les époques. La coiffure tend à redevenir haute, en casque, ce qui va forcément renvoyer dans l'oubli le béguin bonnet de nuit qu'ont adopté les trois-quarts des femmes et qu'elles ont conservé même au mois de juillet. Je sais bien que l'été n'a pas été des plus chauds, mais quand même, s'emmitoufler à l'instar d'une élégante du Groënland était superflu. Enfin, on va revoir des cheveux, des oreilles; des nuques, des sourcils, toutes choses devenues quantités négligeables, parait-il, et qui pourtant ne manquent pas de charme quand on sait les bien présenter. On va aussi revoir des joues, trop souvent ensevelies sous l'unique touffe de cheveux que laissait passer le béguin, on va les revoir fraîches, veloutées, toujours jeunes d'aspect parce que les femmes vraiment coquettes savent employer la poudre de riz Duvet de Ninon, si fine, si impalpable qu'elle n'affirme sa présence que par un éclat absolument naturel. Qu'elle soit blanche, rosée, naturelle, rachel, ocre, ou mauve, cette poudre vaut 3 fr. 75 et 4 fr. 25 franco, à la Parfumerie Ninox, 31, rue du 4-Septembre. COMTESE RÉGINE. Madame de F. — Jamais je ne vous conseillerai aucun fard, c'est la ruine de l'épiderme. Employez, contre les efflorescences du visage l'Eau Brise Exotique, elle est très rafraichissante ; puis la Crème Brise Exotique qui blanchit et veloute. L'eau vaut 6 fr. et 6 fr 85 franco ; la crème 5 fr. et 5 fr. 50 franco, Parfumerie Exotique 35, rue du 4-Septembre. C*** R. --- Transports Internationaux Maritimes et Terrestres KIMBEL & CIE DE LA RANCHERAYE & Co., Succ. Maison fondée en 1849 Adresse Télégr. Medium-Paris Maison fondée en 1849 Tel.: 230-89 et 307-32 31, Place du Marché-Saint-Honoré PARIS SPÉCIALITÉ D'EMBALLAGES, DE TRANSPORTS DE TABLEAUX, SCULPTURES, OBJETS D'ART, etc. Agents des principales Expositions des Beaux-Arts :: : Européennes et Américaines :: : --- Charles POTTIER EMBALLEUR Successseur de son Père 14, Rue Gaillon, 14 :: Pres l'Avenue de l'Opéra :: Téléphone 246-84 PARIS --- EMBALLAGE SPÉCIAL DE TABLEAUX, MEUBLES, MARBRES & OBJETS D'ART --- SUCCURSALE 12 :: Rue de Louvois :: 12 GARDE-MEUBLE POUR OBJETS D'ART 12, Rue des Messageries, 12

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Phot. I. I. d'Arti Grafiche de Bergame. LA CHARTREUSE DE PAVIE (FAÇADE DE L'ÉGLISE) LA CHARTREUSE DE PAVIE Il faut à un Français passionné de logique et de mesure et pour qui les créations de nos architectes des xiie, xiiie et xive siècles représentent ce que le génie de sa race a produit en cet ordre de choses de plus parfait et de plus magnifique, une certaine force d’abstraction pour goûter les beautés d’un monument comme la Chartreuse de Pavie, et si le charme voluptueux, la séduction toute sensuelle du paysage d’où le somptueux édifice a germé, n’intervenait pour l’y aider, justifiant, si l’on peut dire, par sa fécondité, les excès de richesse, la surabondance d’ornements accumulés les uns sur les autres qui, en même temps qu’ils le déparent, en font l’exceptionnelle et étonnante originalité, je crois fort que le Français dont je parle y demeurerait complètement insensible. C’est un lieu commun que de constater combien est important le rôle que jouent dans la compréhension d’une œuvre d’art, quelle qu’elle soit, qu’il s’agisse de musique ou de peinture, d’architecture ou de poésie, les conditions dans lesquelles nous prenons contact avec elle. Comment me serait-il possible, par exemple, d’isoler ma vision et mon jugement de la Chartreuse, du souvenir de l’atmosphère ensoleillée, de la fraîche verdure au milieu desquelles elle m’apparut, la première fois — il y a bien des années, déjà! — que j’en franchis le seuil. «Le chemin de Pavie à Milan est moins un chemin qu’une grande allée de jardin bien sablée, bordée de deux rangs d’arbres, et de canaux de chaque côté; le pays est beau et vert mais un peu trop couvert d’arbres». Qui parle ainsi ? Le président de Brosses. Un siècle plus tard, l’auteur de l’Intelligence décrira ainsi la terre lombarde : «Joli pays, vert et fertile, parsemé de

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L'ART ET LES ARTISTES villages et de maisons de campagne ; leurs allées de peupliers se prolongent jusqu'à la route et finissent par un cercle de bancs de pierre sous un ombrage. Les moissons se continuent l'une dans l'autre sous des lignes de mûriers; d'un mûrier à l'autre, un mince sarment de vigne court, ouvrant ses petites feuilles traversées par la lumière. Le blé, le vin, la soie, font partout sur le même champ une triple récolte ». Et plus tard encore, Maurice Barrès, se promenant dans ces paysages enchantés, célèbrera «la véritable déesse mouillés, en herbages, mélancoliques et fiévreuses, donne à ce tableau la douceur ensorcelante des marécages et du rêve : une prairie dans le lointain, des buissons, un boqueteau de ces arbres légers qui viennent au milieu des plaines humides, une petite ferme devant laquelle vont paissant quelques animaux domestiques ; partout, à travers le pays où l'on va cherchant les reliques de Bernardino Luini, les yeux se caressent et flottent sur des paysages semblables. Il n'est pas jusqu'à ces Chartreux, tout petits, là-bas, qui s'en vont qu'est la Nature aux jardins de Lombardie ». — «Pourquoi spécifier tels jardins de Lombardie ? s'écriera-t-il. C'est toute cette région qui nous est un jardin, au sens magique que reçoit ce mot quand il désigne les lieux mystérieux de la légende, depuis le jardin biblique des commencements du monde jusqu'aux jardins enchantés d'Armide ». Et M. Pierre Gauthiez, dans son excellente monographie du peintre de Sainte-Catherine déposée au tombeau par les anges, de ce divin Bernardino Luini, trop longtemps négligé : « Un paysage de campagnes, de larges campagnes lombardes, riches en rivières, en buissons vers la ferme, leur capuchon rabattu, oui, jusqu'à ces moines qui ne soient dans le caractère d'une contrée où les villages ajoutent souvent à leur nom celui de Certosino, Certosina (les Chartreux, la Chartreuse) ; abeilles essaimées de la ruche énorme qui montre ses cellules désormais vides, non loin de Pavie, dans un parc entouré d'eaux mortes ». C'est au milieu de cette nature que Jean-Galéas Visconti, cédant au voeu de sa femme Catherine, laquelle, le 8 janvier 1390, avait déposé dans son testament «que dans une possession du territoire

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LA CHARTREUSE DE PAVIE de Pavie, où elle allait souvent, on eût à bâtir un monastère pour douze Chartreux et que dans le cas où elle eût à mourir en couches, elle priait son mari de vouloir bien exécuter cette disposition » et mettant à exécution le projet dont il avait à plusieurs reprises manifesté l'intention « d'avoir un palais pour sa demeure, un jardin pour son plaisir et une chapelle pour sa dévotion », décida « d'élever près de la ville de Pavie et par dévotion envers l'ordre des Chartreux un monastère quam solemnius et magis nota- bile poterimus ». Mais ce n'est qu'en 1396, après plusieurs années d'études et de travaux préparatoires, dont la direction avait été confiée à trois ingénieurs, Bernard de Venise, homme de confiance de Jean-Galéas, Jacques de Campione, un des plus habiles architectes de la cathédrale de Milan, et Christophe de Beltramo, qu'eut lieu en grande solennité la pose de la première pierre de la Chartreuse, cérémonie qui devait faire cent ans plus tard le sujet de deux bas-reliefs, l'un à la porte principale de l'église, l'autre au monument funéraire de Jean-Galéas. Les travaux commencèrent aussitôt, mais avancèrent lentement, et en 1401, lorsque Jean-Galéas mourut, au moment même où, se croyant sûr de la domination sur l'Italie entière, il venait, selon l'historien Poggio, de commander la couronne et les autres insignes de la royauté, pour se faire proclamer roi d'Italie, les contreforts et les murs de l'église sortaient à peine de terre et il n'y avait guère que les seize cellules du grand cloître qui fussent sur le point d'être achevées; les Chartreux habitaient encore la Tour de Mangano, située à un mille environ du chantier, où ils s'étaient établis dès 1396. Quoiqu'il en soit, ce n'est qu'en 1451, sous François Sforza, que l'on commença de travailler activement à la construction du glorieux édifice. Les études furent reprises sous la direction de Jean Solari, nommé, peu de temps avant, ingénieur de la cathédrale de Milan, qui s'adjoignit bientôt son fils Guiniforte. Tout en se conformant au plan primitif, ils y apportèrent cependant certaines modifications, modifications dont l'étude nous entraînerait trop loin. Ce qu'il importe de remarquer, ce sont BERGOGNONE — LA VIERGE (DÉTAIL DE LA FRESQUE DU TRANSEPT) BERGOGNONE J.-GALÉAS PRÉSENTE LE MODÈLE DE LA CHARTREUSE (DÉTAIL)

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L'ART ET LES ARTISTES les analogies frappantes que présente la conception architectonique de la Chartreuse avec celle de la cathédrale de Milan. « Les fondations de la Chartreuse, dit M. Luca Beltrami, avaient été tracées en 1396, au moment où les règles constructives de l’art lombard se trouvaient le plus exposées à l’influence de l’art ultramontain, laquelle, sans parvenir à modifier essentiellement les caractères organiques et les théories statiques de l’architecture lombarde, eut pour résultat d’y introduire quelques éléments du Nord en les adaptant au point de vue décoratif plus encore qu’au point de vue constructif. » Si les plans primitifs de la cathédrale de Milan avaient été strictement exécutés, les deux monuments seraient, pour ainsi dire, identiques, en ce sens qu’ils présenteraient la même disposition « d’une nef principale flanquée de nefs latérales larges de la moitié de celle du milieu et renfermées entre deux séries de chapelles ayant la largeur des nefs latérales, avec contreforts massifs en saillie sur le mur des chapelles ». La modification la plus importante apportée aux plans primitifs lors de la reprise des travaux eut pour résultat la disposition du transept et du chœur aux extrémités duquel les architectes de François Sforza ajoutèrent de petites absides et « une transformation radicale dans la structure des nefs par la suppression complète de tout le système des contreforts, arcs-rampants et barbacanes destinés à contrebuter les poussées des arcs et des voûtes ». Guiniforte Solari revenait ainsi aux traditions lombardes auxquelles il avait toujours été fortement attaché et dont toute son œuvre dans le duché de Milan, à l’église de la Paix, au château de Milan, à Sainte-Marie-des-Grâces, montre la belle et originale fécondité. Sous Ludovic le More, les travaux de la Chartreuse furent poussés avec la plus grande énergie, tant et si bien que lorsque le 3 mai 1497, c’est-à-dire un siècle après la cérémonie de la première pierre, eut lieu la consécration solennelle de l’église, non seulement tout le gros œuvre était achevé, mais la décoration intérieure et extérieure de l’église et de ses annexes était en grande partie réalisée, bien que la façade principale se trouvât encore dissimulée sous les échafaudages. D’ailleurs, l’enrichissement ornemental de la Chartreuse devait se AMADEO — PORTE CONDUISANT A LA VIEILLE SACRISTIE JEAN-MARIE VISCONTI J.-GALÉAS VISCONTI PHILIPPE-MARIE VISCONTI FRANÇOIS SFORZA - LUDOVIC LE MORE - GABRIEL SFORZA - GALÉAS SFORZA

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LA CHARTREUSE DE PAVIE poursuivre jusqu'à la fin du xvi° siècle. C'est ainsi que le mausolée de Jean-Galéas, auquel travailla Cristoforo Romano de 1492 à 1497, ne fut terminé qu'en 1564 et que les deux statues gisantes de Ludovic le More et de Béatrice d'Este, qui avaient été exécutées en 1497 par Cristoforo Solari pour le chœur de Sainte-Marie-des-Grâces, ne furent transportées à la Chartreuse qu'en 1564; les belles stalles du chœur datent de 1487-1492; le petit cloître, avec ses cinquante arcades supportées par des colonnes de marbre et son adorable décoration des archivoltes et de l'entablement en terre cuite, le grand cloître avec ses cent-vingt-trois arcades aux colonnes alternées de marbre blanc et de marbre rouge et ses belles décorations de terre cuite, de 1463-1478; la coupole, construite à la fin du xve siècle, est couronnée d'un clocheton du xvi°; les magnifiques grilles de bronze qui séparent le corps de l'église du transept, n'ont été exécutées qu'en 1660. Tous les moments de l'art lombard au cours de trois siècles ont laissé ici leur empreinte et l'on a eu raison de dire que la Chartreuse de Pavie est le musée le plus vivant et le plus complet de l'art lombard. Deux hommes, parmi les innombrables artisans de cette œuvre énorme et précieuse, architectes, peintres, sculpteurs, mosaïstes, verriers, orfèvres, qui durant près de trois siècles travaillèrent de leurs cerveaux et de leurs mains à en faire l'une des merveilles de l'Italie, deux hommes s'imposent particulièrement à l'attention et à l'admiration : Giovanni-Antonio Amadeo et Ambrogio da Fossano, plus connu sous le nom de Borgognone ou Bergognone. Certes, il serait injuste de négliger l'apport considérable de beauté que l'on doit ici à des artistes aussi parfaits dans leur genre qu'un Andrea Fusina, un Pietro da Ripa et un Vincenzo Foppo, que les deux Solari: Giovanni et son fils Guiniforte, au xve siècle, qu'un Giacomo della Porta, un Augusto Busti et ce Cristoforo Solari, dit il Gobbo, au xvie siècle; mais l'on ne saurait, d'autre part, nier combien est plus puissant pour nous l'intérêt qui s'attache à des artistes d'une personnalité aussi tranchée qu'Amadeo et Bergognone. C'est à eux, en effet, selon certains historiens d'art, que reviendrait Phot. I. L. d'Arti Grafiche de Bergame. AMADEO — PORTE CONDUISANT AU LAVATORIUM DES MOINES BÉATRICE DE TENDE ISABELLE DE VALOIS CATHERINE VISCONTI BONNE DE SAVOIE - ISABELLE D'ESTE - BÉATRICE D'ESTE - BIANCA MARIA