Extrait
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
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L'ARCHITECTE
RECUEIL MENSUEL DE L'ART ARCHITECTURAL PUBLIÉ AVEC LE CONCOURS DE LA SOCIÉTÉ DES ARCHITECTES DIPLÔMÉS PAR LE GOUVERNEMENT
COMITÉ DE DIRECTION :
- MM. A. ARFVIDSON, L. H. BOILEAU
- L. BONNIER, BOUWENS DE BOIJEN, A. DEFRASSE, AD DERVAUX
- R. EXPERT, TONY GARNIER, CH. LETROSNE, P. PATOUT
- AUG. PERRET, H. PROST, L. SOREL, A. VENTRE
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SEPTEMBRE 1932
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SOMMAIRE
du numéro de “L’Architecte” de Septembre 1932
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Ministère de la Marine Marchande, à Paris (1932) …………… ARCHITECTE : ANDRÉ VENTRE.
Nouveaux Bâtiments des Services Techniques des Constructions
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Nouvelle Agence Citroën, à Lyon (1932) ………………………… ARCHITECTE : M. J. RAVAZÉ.
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Allemagne: Adolf Goetz, Eppendorferstieg, 6, Hambourg-36. - Autriche: D’Ermers, Billrothstrasse 39, Vienne nix.
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FRANCE … Le numéro 12 fcs. — L’abonnement (12 numéros) ……………………………………… 120 fcs
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CENT ANS D'URBANISME NORD-AFRICAIN
(Suite)
Autant avait été sobre l'Alger de l'époque romantique et du Second Empire, autant fut fantaisiste celle de la Troisième République. N'est-ce point que l'architecte du Nord, d'abord dépayssé dans cet Orient africain, se l'assimila avec tant d'ardeur qu'il le fit plus musulman qu'il n'était? Pour que son style ne détonnât, et par un excessif souci de la couleur locale, il fit des monuments publics dont les façades s'or- nent d'entrelacs à la façon des minarets marocains, de baies à stalactites et de colonnades mérinides copiées dans une mosquée de Tlemcen. Simple erreur de vue. Il ne se rendit pas compte que le style de la côte ne comportait pas, hormis le style des mosquées, l'arc en fer à cheval brisé, mais bien l'arc plein cintre, celui des rues à portique d'Alger, qui constitue ce que l'on pourrait appeler l'arc « national » de la côte.
S'il eut à élever des cathédrales, il copia uniformément le type de mosquée de style byzantin et turc propre à l'Algérie, avec portiques et coupoles, et le copia encore s'il eut à bâtir un Hôtel de Ville ou un Hôtel des Postes.
Combien la petite église Saint Louis d'Oran, construite à la fin du règne de Napoléon III, dans le quartier du Vieux Château, est plus française que certains monuments d'un style plus récent, telle la cathédrale aux moulures couvertes de pastilles qu'un architecte éleva naguère à la gloire de l'archéologie byzantine.
Cependant, à Alger même, où avait davantage sévi cette mode, on assiste à une réaction qui tend à donner à la ville nouvelle une unité plus profonde, et à lui imposer un style dégagé de l'hispano-mauresque et du turc. De Rabat à Alger, se précise l'évolution d'un art méditerranéen français. Une promenade à travers les quartiers neufs d'Alger est à ce point de vue pleine d'enseignement. Si l'on quitte le square Bresson, où se termine la vieille ville, l'on parvient vite, après avoir salué quelque monument de style néo-mauresque, à découvrir la formule nouvelle, dans l'ordonnance de la Place du square Laferrière, par exemple, qui fait un cadre grandiose au Monument aux Morts de la guerre, dû à Landowski, ou devant la masse bien ordonnée du Musée National des Beaux-Arts, œuvre de Paul Guion, qui complète par un fond d'architecture à trois étages de galeries le panorama magnifique du Jardin d'Essai.
Plus récemment encore, la Cité Universitaire, de Salvador, avec ses baies verticales à trois étages, la Maison du Colon et le Palais du Gouvernement Général dus à J. Guiauchain, montrent que l'architecture algéroise a définitivement abandonné le plagiat de l'art mauresque, qui ne fut jamais qu'un âge de son histoire.
Les conceptions de l'urbanisme en Tunisie, si l'on y peut découvrir quelques notables différences, ne se rattachent pas moins à la loi de l'évolution qui a régi toutes les villes nouvelles d'Algérie. L'attrait de la mer, dans un pays essentiellement maritime, devait amener les villes européennes nées au pied des remparts, sur les bords de quais turcs, à conquérir un sol nouveau, non plus aux dépens de la médina dont l'enceinte même était respectée, mais sur la mer elle-même, dont elles reculaient le rivage et supprimaient du même coup les bas-fonds. Ainsi les médina, refuge des pirates, ont-elles été peu à peu coupées du contact de la mer et isolées par des villes nouvelles au milieu même des terres.
Tunis fut occupée en 1881. La formule du Protectorat, reconnaissant la souveraineté du Bey « possesseur du royaume de
L'ARCHITECTE - SEPTEMBRE 1932
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Tunis », eut sa répercussion sur l'histoire architecturale de sa capitale. Ainsi, se fait sentir le principe, qui sera adopté au Maroc par le Maréchal Lyautey, du respect de la ville indigène, la médina, qui est prolongée ou encerclée par les nouveaux quartiers et non point, en principe, pénétrée par eux. Mais la ville européenne comporte, comme en Algérie, deux centres qui correspondent à deux étapes de son évolution. Une forte population européenne, en majorité italienne, préexistait en effet à la ville française et avait élevé de hautes constructions dans les quartiers périphériques de la médina. Pour arriver à celle-ci, si l'on vient de la ville nouvelle, il faut franchir les faubourgs qui communiquent avec elle par les portes des remparts et forment une vaste ellipse : boulevards Bab Menara, Bab Djedid, Bab Souika, Bab Benat, rue des Maltais. Les deux grands côtés de cette ellipse à l'intérieur même des remparts, les quartiers de la Kasbah et de la Porte de France, sont fortement pénétrés d'architecture européenne. Seul est demeuré pur le centre de la médina retranché entre la mosquée de Sidi Mahrez et Tourbet el Bey.
L'extension de Tunis, — et c'est là le danger plein de hasards de ces types de villes dont le point d'appui est la médina, (à Alger, comme à Sfax, ou à Casablanca), — ne fut rendue possible que par une heureuse conjonction des conditions géographiques. L'aire des nouveaux quartiers tracés à partir de 1881, occupa, à l'est de la Porte de la Marine, appelée Porte de France, des terrains progressivement gagnés sur le lac de Tunis en voie d'assèchement... La poussée vers la plage du lac, — si elle fut commandée par les circonstances, était, à vrai dire, antérieure au Protectorat : elle avait été marquée, dès 1861, par l'installation du Consulat de France, villa à façade d'hôtel parisien entourée d'un jardin à l'anglaise, qui deviendra vingt ans après la Résidence Générale. La rue qui la relia à la Porte de France fut, sous le nom d'Avenue de France, la première artère de la ville française et conduisit à une place où la cathédrale s'éleva, face à la Résidence. L'Avenue de France fut bientôt prolongée, dans la direction du lac, par l'Avenue Jules-Ferry, ancienne Avenue de la Marine qu'ombrage une quadruple allée de ficus. De part et d'autre de cet axe s'étend la ville nouvelle. Elle est remarquable, au delà de la transversale nord-sud, que forment l'Avenue de Carthage et l'Avenue de Paris, larges de vingt mètres, par un quadrillage de rues et d'avenues largement prévues, réservé en bordure du lac qui unit au port les espaces aérés de Montplaisir et du Belvédère.
Le même principe prévalut à Sfax, où la ville nouvelle grandit jouxte à l'ancienne. Là aussi se remarque une extension en deux étapes : ville européenne antérieure au Protectorat accolée aux remparts, vers le sud-est, qu'a bientôt doublée une ville nouvelle, à espace limité par la mer, caractérisée par son plan en damier. Ville conquise sur la rade progressivement transformée pour les besoins économiques, mais étroitement liée à l'attache européenne primitive qui forme ainsi la jonction avec la médina.
Si les villes neuves de Tunisie ont une certaine unité en raison de ces circonstances, leurs monuments n'en ont pas. La fantaisie sert de loi. Dans les rues, nul accord entre le ton des façades, tour à tour pauvres et luxueuses, ni dans leur ordonnance : à peine peut-on discerner la velléité d'une discipline dans une portion de l'Avenue de France, qui avait adopté le mode des rues à arcades de l'Alger primitive. La rue de faubourg où s'est déployé le mauvais goût, doublé d'économie, du maçon sicilien ou piémontais, voisine avec le quartier bourgeois de nos provinces. Au reste, le goût de chacun règne en maître. Entrepreneurs et architectes ont obéi à la fantaisie de leurs clients, soucieux de bâtir à bon marché, mais aussi de « faire riche » et jaloux d'éclipser par un art décoratif tapageur la façade d'un voisin. La maison mauresque coudoie la villa normande et le chalet le building style 1900 à l'ornementation tournante et prétentieuse.
Les monuments publics, isolés au milieu de bâtisses sans style, vieillissent, n'ayant aucun accompagnement qui les soutienne ; ils se démodent, mais ne datent pas. Tel ce
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Théâtre de Tunis, qui voulut être moderne et qui n'est que « moderne style »; tel encore, dans un esprit différent, l'Hôtel de Ville de Sfax, dominé par son minaret, qui a voulu s'habiller à la mode andalouse sur une avenue qui n'est pas dénuée de grandeur.
Il semble que Tunis ait choisi pour modèle l'Alhambra de Grenade. Goût de l'exotisme, imitation d'Alger ou lointaine nostalgie de ses émigrés andalous? Dans la province d'Afrique où l'art musulman n'est connu que par l'ordonnance classique de l'art aghlabite ou les réminiscences byzantines du style turc, n'est-il point étrange de voir fleurir, de nos jours, la passion archéologique de la formule d'art hispano-mauresque? A ce point de vue, la nouvelle Trésorerie Générale, achevée en 1926, est pleine d'enseignement si on la rapproche de celle de Rabat, qui lui est contemporaine: deux conceptions extrêmes, — et fort belles toutes deux, — l'une avec son hall central du plus pur style mauresque, l'autre conçue sobrement avec des lignes droites et des plans sans relief.
L'observation des traditions du pays a, par contre, donné un air de simplicité agréable aux maisons de campagne, à Sidi Bou Saïd ou la Marsa par exemple (constructions de V. Valensi), où l'on rencontre des villas aux murs nus, dont toute la décoration réside dans les couleurs vives, bleu turquoise ou vert, des grilles de fer forgé et des auvents de bois.
Au Maroc, les conceptions d'urbanisme du Maréchal Lyautey, premier Résident général, donnèrent un caractère spécial aux villes françaises qui furent créées de toutes pièces, à une certaine distance des médina.
La tâche de l'urbanisme marocain était donc considérable. Il ne s'agissait plus de satisfaire par des mesures locales à une nécessité d'extension de tel ou tel quartier, mais de préparer le site même où se créait une ville nouvelle. Ainsi, celle-ci éviterait-elle les à-coups de progression désordonnée et le caprice des excroissances qui n'ajoutent rien à la grandeur d'une ville, mais la prolongent par des faubourgs mal proportionnés. Du premier coup, la ville marocaine à demi-bâtie, avait acquis cette unité qui fait une capitale. Elle porte en soi, à sa naissance, le germe de tout son développement.
Le Maréchal Lyautey voulut que fût harmonieux l'avenir des cités marocaines. Maître des destinées du Maroc, il soumit ses villes à une double censure, en deux étapes : le 16 avril 1914, il légiféra au sujet
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du plan d'extension des villes et chargea H. Prost, Grand Prix de Rome d'Architecture et lauréat du Concours International d'Urbanisme d'Anvers, de dresser les plans d'aménagement des villes nouvelles et d'en surveiller la poussée. Assises sur un site choisi, indépendant de la médina, elles furent ordonnées par rapport à elles-mêmes; chaque quartier fut spécialisé comme dans les villes d'autrefois ou les cités musulmanes : quartier de plaisance et de villas, quartier d'immeubles de rapport et de magasins, quartier industriel, quartier indigène de la nouvelle médina enfin, furent prévus en liaison les uns avec les autres, mais sans confusion ; des zones de portique et des servitudes de jardins et de clôtures ajoutèrent encore à la discipline générale de l'urbanisme.
Mais, sous le couvert même de ces règlements, obéissant à la loi de l'alignement, de la hauteur ou du retrait, surgissaient ces monstres d'architecture qui trouvent leur meilleur terrain dans les pays à fortunes rapides et neuves. Lyautey ne voulait pas que « des horreurs fussent édifiées, disait-il, pendant son gouvernement ». Il décida d'étendre sa surveillance à l'ordonnance même des façades : le 13 mai 1924, dix ans après avoir réglé la servitude de la rue, il soumit l'esthétique des constructions elle-même à la censure du Service des Beaux-Arts, qui, en 1927, prenant à cœur son rôle, donnait une arme à son contrôle en frappant d'une astreinte de 1.000 francs par jour le constructeur qui, malgré la sommation du magistrat municipal, continuerait à bâtir dans des conditions contraires aux dispositions arrêtées. Pour construire dans les villes et les quartiers soumis à l'« ordonnance architecturale », il fallut désormais le visa du Service des Beaux-Arts qui eut la délicate mission d'exercer le contrôle de la construction marocaine. Contrôle non point négatif, comme on pourrait le craindre d'un organisme d'administration, mais actif, qui conseille, corrige, qui collabore en un mot avec l'initiative privée. Et cette collabora- tion de sept ans du Service que dirige avec goût et ténacité J. Borély, depuis 1925, a réussi à donner une unité d'aspect et une tenue aux villes où elle a pu dès le début exercer son activité, en particulier à Rabat. Si quelques entrepreneurs éprouvèrent certaine peine à refouler leur manie de signer une œuvre « originale » qui se distinguât de celle du voisin par sa décoration « tape-à-l'œil », ce fut au contraire une force pour ce Service de rencontrer dans la majorité des architectes des collaborateurs animés du même désir d'arriver à une formule d'architecture neuve, qui dégageait le Maroc de la lassante illusion du néo-mauresque. Très rapidement, sous l'impulsion de J. Bo-rély, désireux de réagir contre des coutumes routinières, fut trouvé le thème qui a fait l'accord de l'Administration et des archi-tectes. Ainsi l'exemple venu d'en haut, sans avoir à user de la contrainte si ce n'est pour arrêter la naissance de quelque monstruo-sité, est devenu le leit-motiv accepté aujourd'hui par tous les ateliers.
Pourquoi cette discipline, encore jeune du reste, n'a-t-elle pu faire sentir ses effets à Casablanca, surgie trop vite des quais de son port, disparate et pleine de palais à façades grandiloquentes, surchargées de motifs et d'ornements? Sans doute le caractère des deux villes est-il le reflet même de leur génie. Une telle discipline pouvait être acceptée sans trop de récriminations par Rabat, ville de fonctionnaires, massivement unifiée par les bâtiments publics qui don-nent le ton à la ville; mais Casablanca, port de mer et ville d'affaires, était trop particulariste pour que le tempérament de ses « business-men » s'astreignît à ne pas donner libre cours à la fantaisie et aux marques extérieures du luxe.
Cependant, une évolution se dessine et le quartier d'immeubles élevés que Casablanca projette de construire sur les terrains littoraux, fera sans doute entrer définitivement cette ville dans une voie où la décoration externe ne cherchera d'autre moyen d'expression que la traduction même du jeu de la construction.
(à suivre).
FERNAND BENOIT.
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MINISTÈRE DE LA MARINE MARCHANDE, A PARIS (1932). — ARCHITECTE : ANDRÉ VENTRE. — PL. 49-50, FIG. 160-162.
Le Gouvernement a formé le projet de grouper les principaux ministères sur les terrains appartenant à l'Etat derrière l'Ecole Militaire, afin de faciliter les relations entre les diverses administrations qu'ils comportent et d'éviter la dispersion des services.
Après le bâtiment des Assurances Sociales, le Ministère de la Marine Marchande vient d'y être édifié, place Fontenoy, entre l'avenue de Ségur et la rue d'Estrées ; les façades présentent un développement de 70 mètres sur la place et de 20 mètres sur les voies latérales. Cette disposition a permis d'établir tous les principaux bureaux sur rue; une seule circulation parallèle à la façade principale les sépare des bureaux secondaires qui s'ouvrent sur une cour; les bâtiments du Ministère des P.T.T. formeront l'autre face de cette cour; aussi le plan d'ensemble a-t-il été dressé d'accord avec cette administration; le bâtiment annexe perpendiculaire au bâtiment principal qui abrite les services secondaires et les logements du petit personnel de la Marine Marchande devant se raccorder avec les constructions projetées.
L'entrée principale placée dans l'axe du bâtiment comprend un vestibule qui donne accès au grand escalier réservé au Ministre et aux escaliers secondaires destinés aux employés.
Au rez-de-chaussée et à l'entresol se trouvent les bureaux de l'importante Direction des Invalides de la marine. Au 1er étage le cabinet du Ministre, les bureaux des chefs de cabinet, secrétaires, rédacteurs, la bibliothèque et la salle de commission.
Les différents services sont répartis dans les trois autres étages. L'appartement du Ministre occupe l'étage supérieur de l'immeuble.
Au rez-de-chaussée sur cour sont aménagés les garages, la chaufferie, l'important service des archives, imprimés et matériel, les réfectoires et les ateliers du service d'en-tretien; ces locaux sont directement accessibles aux voitures qui pénètrent dans la cour par des entrées latérales.
La façade principale établie sur plan courbe d'un rayon de 90 mètres, comporte dans l'axe un grand motif vertical dans lequel s'ouvre la porte d'entrée en fer forgé; au-dessus un balcon en corbeille également en fer forgé réunit les 3 fenêtres du cabinet du Ministre; un bas-relief du sculpteur Baudry représentant les armes et attributs de la Marine Marchande en couronne la partie supérieure.
Le rez-de-chaussée forme un soubassement accusé par les lignes horizontales du revêtement en pierre et du bandeau en cuivre qui le termine. De ce bandeau part une ordonnance verticale composée de piles et de fenêtres alternées englobant trois étages; le 4e étage encadré par deux bandeaux en cuivre limite la composition par une grande horizontale affirmée par les deux étages supérieurs, en retrait. Les locaux sur cour recevront beaucoup moins de lumière quand les bâtiments des P.T.T. seront construits, aussi la façade postérieure a-t-elle été volontairement traitée comme une construction
Fig. 160. — Ministère de la Ma-rine Marchande, à Paris (1932) — Architecte: André Ventre. — Plan du rez-de-chaussée.