Extrait
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
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L'ARCHITECTE
REVUE MENSUELLE DE L'ART ARCHITECTURAL PUBLIÉE AVEC LE CONCOURS DE LA SOCIÉTÉ DES ARCHITECTES DIPLÔMÉS PAR LE GOUVERNEMENT
COMITÉ DE DIRECTION
- MM. ARFVIDSON
- J. AUBURTIN
- LOUIS-H. BOILEAU
- LOUIS BONNIER
- BOUWENS DE BOIJEN
- A. DEFRASSÉ
- AD. DERVAUX
- TONY GARNIER
- L. GODEFROY
- CH. LETROSNE
- PIERRE PATOUT
- CH. PLUMET
- H. SAUVAGE
- LOUIS SORÉL
- ANDRÉ VENTRE
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NOUVELLE SÉRIE
1re ANNÉE N° 1
JANVIER 1924
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SOMMAIRE
TEXTE
- À NOS LECTEURS ...
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LES ARCHITECTES
sont les premiers intéressés au développement et à l'évolution des arts qui participent à l'organisation intérieure de la maison moderne. Une Revue du mouvement décoratif contemporain leur est indispensable : c'est
ART ET DÉCORATION
qui publie, chaque mois, une suite d'articles illustrés sur l'architecture, la sculpture, la peinture, le mobilier, le luminaire, tout ce qui contribue à la création du cadre de la vie moderne, avec de nombreuses illustrations en noir, en couleurs, des hors textes, etc.
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ÉDITIONS ALBERT LÉVY
LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS
2, Rue de l'Échelle — PARIS-Ier
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L'ARCHITECTE
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L'ARCHITECTE
REVUE MENSUELLE DE L'ART ARCHITECTURAL PUBLIÉE AVEC LE CONCOURS
DE LA SOCIÉTÉ DES ARCHITECTES DIPLÔMÉS PAR LE GOUVERNEMENT
NOUVELLE SÉRIE
PREMIÈRE ANNÉE
1924
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ÉDITIONS ALBERT LÉVY
Librairie Centrale des Beaux-Arts
2, RUE DE L'ÉCHELLE — PARIS
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TABLE DES MATIÈRES
TABLE DES ARTICLES
Pages.
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A nos lecteurs. — L'ÉDITEUR
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Leciment fondu dans le bâtiment. — P. ABRAHAM
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L'enseignement de l'Architecture. — P. ABRAHAM
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Les bois de construction des États-Unis d'Amérique. — H. PRUDENT
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25 et 49
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Le plan d'extension de Toulon. — A. DERVAUX
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La nouvelle annexe des magasins du "Bon Marché". — M. ROUX-SPITZ
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L'alimentation en eau potable de la région parisienne. — J.-B. CORBIOT
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57 et 65
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Pages.
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Exhortation aux architectes de s'intéresser aux jardins. — A. VÉRA
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Les lois de la construction moderne aux Pays-Bas. — H. ASSELIN
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73 et 85
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Le machefer dans la construction. — J. CLET
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Bibliographie
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Étude pratique des plans de villes. — R. UNWIN, Édition française
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Vers une Architecture. — LE CORBUSIER-SAUGNIER
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9 et 18
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TABLE DES PLANCHES
Planches.
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Villas à Saint-Rambert-l'Ile-Barbe (Rhône). — T. GARNIER, architecte
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I-II
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Hangar de dirigeable à Orly (S.-et-O.). FREYSSINET, ingénieur
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Nouvelle Bourse à Amsterdam. — H.-P. BERLAGE, architecte
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IV à VIII
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Église Notre-Dame du Rainey. — A. et G. PERRET, architectes
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IX à XIII
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Atelier, avenue Philippe-Auguste. — A. et G. PERRET, architectes
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Hôtel particulier à Bruxelles. — J. HOFFMANN, architecte
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XV à XXI
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Centre d'hygiène infantile à Neuilly (Seine) — F. LE COEUR, architecte
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XXII à XXIV
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Planches.
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Atelier de construction d'appareils de précision à Paris. — J.-M. AUBURTIN, architecte
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Immeuble commercial à Paris. — A. GO-DARD, architecte
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XXVI-XXVII
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Cinéma à Courtrai. — R. ACKE, archi-tecte
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XXVIII-XXIX
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Immeuble, avenue du Président-Wilson, à Paris. — H. TAuzin, architecte
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XXX à XXXIII
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Maison d'habitation, rue de Rémusat, à Paris. — R. DANIS, architecte
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XXXIV-XXXV
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Nouvelle annexe des Magasins du "Bon Marché" à Paris. — L.-H. BOILEAU, architecte
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XXXVI à XLIII
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L'ARCHITECTE
École à Mies, canton de Vaud (Suisse). — M. BRAILLARD, architecte . . . . . .
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Planches.
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Usine de parfums à Levallois-Perret (Seine). — J. MARRAST, architecte . . .
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Maison d’un ferronnier, Boulevard Murat, à Paris. — H. FAVIER, architecte . XLVI à XLIX
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Cité-jardin à Suresnes (Seine). — A. MAISTRASSE, architecte . . . . . . . . . .
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L-LI
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Central téléphonique et bureau de Poste à Paris. — F. LE CŒUR, architecte
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LII à LV
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Église Saint-Louis à Vincennes (Seine). — DROZ et MARRAST, architectes . . . . .
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LVI à LX
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Jardin dans la Banlieue parisienne. — A. et P. VÉRA, architectes . . . . . .
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LXI-LXII
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École de filles, rue de Pontoise, à Paris. — J.-M. AUBURTIN, architecte . . .
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LXIII à LXVI
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Projet pour une Académie des Beaux-Arts à Amsterdam. — BUVOET et DUIKER, architectes . . . . . . . . . . . . . . . .
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Planches.
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Maison, rue Vavin, à Paris. — SAUVAGE et SARRAZIN, architectes . . . . . .
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LXVIII-LXIX
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Les travaux d’extension de la commune d’Hilversum (Hollande), École moyenne, Écoles primaires, Établissement de bains, Quartier ouvrier, Maison pour la classe moyenne. — W.-M. DUDOK, architecte . . . . . . . . . . . . . . . .
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LXX à LXXVII
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Stade nautique, Place des Tourelles, à Paris. — L. BEVIÈRE, architecte
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LXXVIII à LXXX
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Nouvel Hôtel de Ville à Stockholm. — R. OSTBERG, architecte . . . . . .
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LXXXI-LXXXII
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Nouvelle ville indigène à Casablanca (Maroc). — A. LAPRADE, architecte . . .
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L'ARCHITECTE
A NOS LECTEURS
La revue L'Architecte reparait après bientôt dix années d'interruption. Depuis dix ans des faits nouveaux ont marqué l'évolution de l'architecture; des idées, qui n'étaient partagées que par un petit nombre de novateurs, sont aujourd'hui considérées comme des lieux communs.
Une revue comme L'Architecte dont le but est de présenter à ses lecteurs une sélection d'œuvres d'esprit moderne, se doit de faire état de ces faits et de ces idées pour le choix de sa documentation.
Pendant les premières années de guerre l'activité des Architectes n'eut que de très rares occasions de se manifester. Cependant, une foule de constructions industrielles s'élevaient et, sans vaine recherche d'originalité, des formes vraiment nouvelles surgissaient, solutions exactes de problèmes précis. Quelques-unes de ces grandes constructions, récemment achevées, ont emporté d'emblée, non seulement l'admiration du public, (si peu sensible disions-nous à l'expression monumentale), mais même celle des Architectes. Il est apparu clairement, à beaucoup d'entre eux, que la simple mais intelligente mise en œuvre d'un matériau, suivant les lois de la mécanique la plus rigide, pouvait quelquefois conduire à d'indiscutables réussites architecturales.
Ces problèmes de l'art de bâtir à solutions statiques rigoureuses, génératrices de plastiques neuves, sont assez exceptionnels dans le domaine du bâtiment proprement dit. Cependant, sous la pression des nécessités économiques, le bâtiment s'organise à la manière des autres industries. L'emploi rationnel des matériaux nouveaux, aussi bien que des matériaux anciens, ne se conçoit plus sans le contrôle scientifique. Et de fait ce contrôle s'est organisé et généralisé par la création et le développement des bureaux techniques d'entreprises, véritables organismes du progrès dans le bâtiment contemporain. Or, l'industrie moderne se montre essentiellement créatrice de plastiques originales. L'automobile, le navire, l'avion, ont conquis leur esthétique et cette conquête ne fut retardée pour l'automobile, par exemple, que par la persistance des formes propres aux anciens véhicules. En conséquence, il semble étonnant et même un peu humiliant pour les professionnels, de voir l'art de bâtir se classer, du point de vue de l'esthétique, en marge des autres industries. Il leur faut bien reconnaître, en effet, que le renouvellement profond des techniques, même appliquées à des matières absolument nouvelles, n'y engendre que bien rarement le renouvellement des aspects. La beauté organique des structures apparaît bien comme la seule beauté qui soit, en quelque sorte, légitime dans un art si impérieusement dominé par le principe d'utilité; il ne semble pas cependant qu'elle fasse fréquemment l'objet des recherches des architectes. Il est indéniable, au contraire, qu'un trop grand nombre d'entre eux, s'attachent encore à obtenir, par le camouflage des structures, un décor a priori, plus ou moins renouvelé des architectures défunttes.
Il ne s'agit pas là de paradoxes de revues d'avant-garde, mais d'idées qui sont devenues d'une expression courante, aussi bien dans la presse quotidienne que dans les revues spécialisées. Elles tendent à faire partie intégrante du sentiment de tout homme cultivé s'intéressant à l'art architectural.
Si la France ne se manifeste dans l'architecture moderne que par des tentatives individuelles et d'ailleurs d'une admirable qualité, d'autres pays moins éprouvés ont pu passer de la phase des efforts isolés à celle des triomphantes réalisations d'ensemble. La nouvelle revue consacrera de nombreuses planches à la reproduction des édifices publics ou privés du nouvel Amsterdam. Sans pittoresque rétrospectif, sans régionalisme pastiché, ces constructions faites d'hier, dont l'ornement est à peu près proscrit, ont déjà le charme des vieilles architectures. L'architecture la plus résolument moderne y triomphe, armée déjà de toutes les séductions.
Mais comment reconnaît-on une œuvre moderne en architecture? S'il est puéril de parler de règles en cette matière, il est cependant possible d'énumérer quelques caractères, constants et indépendants de la suppression du pastiche. Cette suppression toute désirable qu'elle soit, ne peut être considérée en effet que comme un caractère négatif.
Le point fondamental est l'accord de l'expression avec la structure. La construction ne comporte que les éléments utiles, leurs combinaisons et leurs rapports suffisent à produire l'effet architectural.
Un second caractère, qui apparaît comme universel, est la simplicité. Le goût des volumes simples et de la géométrie limpide caractérise aussi bien l'art d'un Tony Garnier en France que
JANVIER 1924.