Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

Page 1

ART & DECORATION REVUE MENSUELLE D'ART MODERNE ÉDITIONS ALBERT LEVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS JUILLET 1929 2, RUE DE L'ÉCHELLE, PARIS --- CE NUMÉRO FRANCE $4.50$

Page 2

FOUQUET-LAPAR ORFEVRE 25, RUE DE CHOISEUL — PARIS TÉLÉPHONE : GUTENBERG 49-10 --- Lampe Chalier 266, BOULEVARD SAINT-GERMAIN ET 69-71 RUE DE L'UNIVERSITÉ PARIS Tél. Ségur 22.65 — Littré 81.12 --- CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE SERVICE AUTOMOBILE P.L.M. entre LA GARE ET LE PORT DE NICE Pour faciliter la traversée de Nice aux voyageurs à destination ou en provenance de la Corse, un Service automobile P.L.M. fonctionne dans cette ville entre la gare et le port. Prix : 7 francs par voyageur, transport des bagages de cabine compris. Retenir ses places au bureau des coupés et omnibus de famille, à la sortie de la gare de Nice (à gauche) ou au débarcadère des paquebots venant de Corse. --- CHEMINS DE FER DE L'EST Circuits automobiles des Ardennes Saison d’Été 1929 (Du 29 Juin au 15 Septembre) TOUS LES DIMANCHES Charleville - Les Hauts Buttés - Givet Les Grottes de Han - Dinant - Charleville Charleville, départ 7 h., Givet, départ 9 h., Han (visite des grottes), arrivée 10 h. 25, départ 14 h. 30; Dinant, arrivée 15 h. 45, départ 16 h. 30; Givet, départ 17 h. 20, Charleville, arrivée 19 h. Nota. — Pour la visite des Grottes de Han, une réduction de 50% est faite aux voyageurs sur la présentation de leur billet d’autocar. Prix du circuit complet (timbre compris). . 110.50 Charleville-Dinant : Aller, 70.25. Retour, 40.25 TOUS LES SAMEDIS Charleville - Sedan - Bazeilles - Bouillon Charleville (par la Vallée de la Semoy) Charleville, départ 13 h., Sedan, départ 14 h., Bouillon, arrivée 15 h. 30, départ 16 h. 45; Charleville, arrivée 19 h. Prix du circuit complet (timbre compris). . 60.25 Prix spéciaux: Des billets combinés à prix réduit pour excursions en chemin de fer et en autocar seront délivrés pendant la période de fonctionnement des circuits automobiles. Pour tous renseignements, s’adresser au Bureau de Renseignements de la Gare de l’Est ou au Service Commercial de la Compagnie, 13, rue d’Alsace.

Page 3

ART ET DÉCORATION ET L'ART DÉCORATIF RÉDACTEUR EN CHEF : LOUIS CHERONNET 33e ANNÉE --- SOMMAIRE - LE XIXe SALON DES ARTISTES DÉCORATEURS PAR RENÉ CHAVANCE - CHRONIQUE : - LES ARTS DE LA TABLE, EXPOSITIONS, CONCOURS, VENTES, LIVRES. TOUS LES DROITS SUR LES ARTICLES ET LES REPRODUCTIONS SONT RESERVÉS POUR TOUS PAYS. LES MODÈLES PUBLIÉS SONT ET DEMEURERENT LA PROPRIÉTÉ DE LEURS AUTEURS, TOUTES REPRODUCTIONS OU IMITATIONS, MÊME PARTIELLES, SONT INTERDITES ET SERONT POURSUIVIES PAR LEURS AUTEURS. --- FRANCE Le Numéro : 8 fr. 50 - L'Abonnement (12 numéros) : 85 fr. ÉTRANGER I. PAYS À DEMI-TARIF POSTAL, LE NUMÉRO 11 FR. — L'ABONNEMENT 110 FR. II. PAYS À PLEIN TARIF POSTAL, LE NUMÉRO 13 FR. 50 — L'ABONNEMENT 135 FR. EMBOÎTAGES (CHAQUE EMBOÎTAGE CONTIENT UN SEMESTRE), 10 FRANCS. (PORT EN SUS : FRANCE, 2 FRANCS. ÉTRANGER, 5 FRANCS). DEMANDER LE TARIF SPÉCIAL POUR LES ANNÉES PARUES, BROCHÉES OU RELIEES COMPTE CHÈQUES POSTAUX 6690 R.C. SEINE 64696 TÉLÉPHONE : LOUVRE 33-87 PARIS LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS ÉDITIONS ALBERT LÉVY, 2, RUE DE L'ÉCHELLE

Page 4

ART ET DECORATION CADEAUX ARTISTIQUES COUPES — VASES — LAMPES CAPPELLIN 4, Rue Saint-Philippe-du-Roule --- Chemins de Fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée EXPRESS DE NUIT PARIS - BRIGUE - MILAN Jusqu’au 4 octobre, un express de 1re et de 2e classes, avec places de couchettes, circule entre Paris et Milan dans un horaire permettant la desserte commode des stations estivales du Lac Léman. Départ de Paris 22 h. 30. Arrivée à Lausanne 7 h. 50, à Vevey 8 h. 28, à Montreux 8 h. 38, à St-Maurice 9 h. 14, à Brigue 10 h. 54, à Milan 15 h. 00. Wagons-lits Paris-Brigue, Wagon-restaurant Lausanne-Milan. En sens inverse. Départ de Milan 12 h. 20, de Brigue 17 h. 43, de St-Maurice 19 h. 13, de Montreux 19 h. 53, de Vevey 20 h. 03, de Lausanne 20 h. 35. Arrivée à Paris 5 h. 55. Wagons-lits Brigue-Paris, Wagon-restaurant Milan-Lausanne. --- BING & GRÖNDAHL MANUFACTURE de PORCELAINE de COPENHAGUE Grand Prix Paris 1925 Fournisseur de la Cour Royale de Copenhague B & G Exposition permanente chez Rouard 34, avenue de l’Opéra, Paris --- LES ETABLISSEMENTS DAMON LUMINAIRES MODERNES VITRAUX VERRES SPECIAUX DIFFUSANTS 13 RUE VERNIOUET PARIS 17e TEL. CARNOT 69.90=69.91 n.s.

Page 5

Fleurs stylisées EVA REVAI LE XIXe SALON DES ARTISTES DÉCORATEURS Les gens pressés ont voulu voir un style à l'exposition de 25. Mais de sages théoriciens calmèrent leur impatience : Un style, affirmèrent-ils, ne se distingue pas si vite. Il n'apparaît dans tous ses caractères qu'avec le recul du temps, lorsque les conditions qui l'ont fait naître ont laissé la place à d'autres; il n'existe en somme que du jour où il a cessé de vivre. Nous n'en sommes pas là heureusement. Attendez encore un peu avant de reconnaître le style de notre époque. Le curieux, c'est que les gens pressés semblent bien avoir eu raison tandis que les sages théoriciens se trompaient. Le style ou, si l'on préfère, les formules qui se sont manifestées en 25, ont tout l'air de s'être stabilisées. Telle est du moins l'impression que nous donne depuis quelques années — et cette fois-ci particulièrement — le

Page 6

ART ET DECORATION COLETTE GUEDEN — Édité par l'Atelier Primavera — Salon des Artistes décorateurs qui en est devenu comme le conservatoire. Mettons à part les quelques créateurs d'objets d'art qui continuent à y exposer, les Marinot, les Décorchemont, les Lalique, les Delaherche, les Dunand ou leurs satellites. Ceux-là besognent presqu'en dehors des contingences, poursuivant et affinant leurs recherches, accomplissant leur tâche, marquée certes au sceau de notre temps mais qui en dépasse les modalités périssables. Ils sont hors de cause. Quant aux suiveurs qui les imitent et s'efforcent de tirer parti de leurs trouvailles, il n'y a rien à en dire. Mais les meubliers? Si l'on examine leurs envois à ce Salon, comment ne pas être frappé par une sorte d'arrêt dans l'invention? Les programmes et les formes se répètent inchangés, les ensembles succèdent aux ensembles avec les mêmes éléments qu'impose une tradition, d'ailleurs sécu- laire, comme si nos manières de vivre ne s'étaient point modifiées du tout au tout. Sans doute faut-il tenir compte du persévérant effort de certains artistes qui s'attachent principalement à perfectionner leurs moyens techniques et nous présentent des ouvrages d'une impeccable exécution. La salle à manger de M. Leleu, discrètement luxueuse, ne prête à aucune critique, avec son buffet aux justes proportions et, autour de sa grande table rectangulaire, ses sièges élégants, d'un Louis-Philippe très allégé, garnis de tapisserie dont M. Jean Beaumont dessina les motifs. On n'en saurait faire davantage à celle de M. Léon Bouchet qui oppose les sobres rapports de ses lignes et de ses tons — loupe de noyer, maroquin vert — à la gamme nuancée de gris et de bruns, à l'aménagement plus libre d'un fumoir voisin. Tandis que M. Frechet donne à la sienne une allure plaisamment familière en agrémentant ses meubles de courbes onduleuses, de décrochements et de porte-à-faux, en mariant des bois de couleurs différentes, M. Roux-Spitz ne se départit point d'une solennité un peu roide où le marbre et l'acier se confrontent. Mais sur l'un des hauts miroirs GENEVIÈVE DE LÉOTARD

Page 7

LE XIXe SALON DES ARTISTES DÉCORATEURS qui vêtent les panneaux, il nous montre un procédé ingénieux de décor. Au lieu du tain ordinaire, une pellicule d'or double la glace ajoutant des reflets chaleureux à l'image gravée. On discerne dans tout cela des mérites sérieux et aussi dans l'élégant salon-fumoir, de Mme Lucie Renaudot, malgré sa fantaisie toute féminine qui mêle, avec un apparent impromptu, les sièges de toutes sortes, joue discrètement du verre et de l'acier, creuse de niches les boiseries (pour y loger des livres et des bibelots), ou dans le douillet « appartement de Madame », de M. Kohlmann, plein de jolis détails où se retrouvent transposées, non sans beaucoup de goût, les gentillesses un peu mièvres à la mode chez les Viennois. Mais à côté de ces agréables variations sur des thèmes éprouvés dont on aime l'aisance et le tact, que de pauvres redites mélancoliquement plates quand leurs auteurs ne se mettent pas en tête d'attirer l'attention par de tapageuses associations de couleurs ou d'agressifs désaccords de volumes! L'esprit de recherche ne consiste pas dans un souci d'originalité à tout prix. Est-ce à dire qu'il s'est évanoui de ce Salon? Voici pourtant quelques preuves du contraire. M. Hamot s'est contenté de données rationnelles pour construire son harmonieux fauteuil et M. Lafaille n'a pas bouleversé les normes admises pour imaginer son petit fumoir. Ses meubles rectilignes appliqués aux murs ou combinés pour fournir le maximum d'usage dans le minimum de place ne nous en apportent pas moins d'intéressantes indications. La « chambre d'homme », de M. Couallier procède du même ordre de préoccupations et contient d'amusants détails, comme le minuscule bar pliant, et si MM. Joubert et Petit abusent du verre, ils en tirent toutefois des effets assez neufs. On doit avouer par surcroît que le salon de coiffure de M. Henri Brochard, net comme une salle d'opération où les couleurs seraient sympathiquement réparties, le pratique aménagement de péniche

Page 8

ART ET DECORATION MARIE CHAUVIEL de Mme Holt Le Son, le thé de MM. Sognot et Guillemard, aux tons acidulés comme les accents du jazz illusoire qu'on y croit entendre, ou le restaurant-bar de M. Robert Block, aux tables et aux chaises métalliques solidement équilibrées, suggèrent avec exactitude certains aspects de nos façons contemporaines. Les actuelles manières de voir, on les trouverait transcrites avec plus d'acuité encore dans bon nombre de bibelots, des objets d'usage courant et quelques éléments du décor fixe de nos maisons. Il n'est pas douteux que la technique de vitrail proposée par M. Jean Gaudin paraisse s'adapter assez heureusement aux modernes procédés de construction. Ces morceaux bruts de verres diversement colorés forment avec le ciment armé qui les enchâsse, suivant un dessin de M. Le Breton, une mosaïque mi-opaque et mi-transparente qui ne manque pas d'attrait. Les grilles intérieures en ferronnerie, bien que ressuscitant de vénérables pratiques, sont à leur place dans les appartements les plus «à la page» quand elles sont traitées avec la sobre franchise familière à M. Poillerat ou la robuste finesse — si l'on peut dire — propre à M. Szabo. Et je ne parle pas des impressionnants ouvrages de M. Subes qui, par leur irréprochable travail et leur rythme pur, défient les caprices du goût. Pour garnir nos murs et nos sièges, les dessinateurs de tissus montrent une imagination dont on ne saurait méconnaître la variété. Encore qu'il doive beaucoup aux motifs floraux, M. Benedictus semble tout prêt à leur être infidèle, du moins il les

Page 9

LE XIXe SALON DES ARTISTES DÉCORATEURS interprète de plus en plus librement. En revanche, si M. Bagge et M. René Prou s'en tiennent aux combinaisons de lignes géométriques, ils en nuancent les tons avec plus de douceur et ne dédaignent pas de souples arabesques. De leur côté, M. Foujita, M. Vertès, M. Quelvée, M. Gilbert Lesur parsèment de petits sujets, spirituellement composés, des fonds d'un coloris délicat. Comme en peinture, les écoles s'affrontent. Toutefois on les croirait volontiers proches de s'accorder pour mettre chez nous une grâce plus légère. Peut-être constaterait-on moins de rigueur aussi dans la simplicité de luminaire. La courbe l'emporte sur la ligne droite. Aux plateaux rectangulaires ou carrés dont il faisait des plafonniers et des lampes, M. Perzel substitue les cylindres de verre dépoli. En les combinant avec des montures de métal nickelé il obtient des appareils d'une originalité sympathique. Des cylin- dres également enrobent les ampoules qu'érigent au bout de leurs branches incurvées les appliques et les flambeaux de M. Boris Lacroix, tandis qu'une pyramide de cercles transparents dont le diamètre va en s'étrécissant diffusent la vive clarté de son lustre qui, par une curieuse illusion d'optique, semble s'enfoncer dans le plafond comme une coupole. Et c'est l'astronomie, Saturne et son anneau, une sphère céleste, dont s'inspire pour ses modèles M. Maurice Delacroix. Nous restons dans l'ambiance scientifique ou mécanique, chère à la génération présente, mais elle prend des tournures imprévues dont l'humour n'est pas absent. Certes la manière dépouillée ne cesse point d'être à l'ordre du jour. Il y a dans les grands vases d'étain de M. Daurat une austérité qui bannit tout autre agrément que la noble cadence des volumes. Nous n'allons pas moins volontiers aux galbes plus onctueux que nous font aimer les pièces Jazz — Édité par l'Atelier Primavera — LEÓN ZACK — Photo Thibaut —

Page 10

ART ET DÉCORATION d'argenterie de M. Jean Serrière à la facture savoureuse et grasse, celles de M. Fjerdingstad, aux contours déliés. Nous nous plaisons à la svelte rectitude des gobelets qui environnent, telles des tours un beffroi, le shaker drôlement capuchonné du service à cocktail de M. Gaston Dubois. Même le verre à boire affecte ça et là des airs d'indépendance. Témoins ceux de M. Marcel Goupy dont la jambe fine soutient une coupe anguleuse toute irrisée ou ceux de M. André Hunebelle dont le pied s'élargit, noir comme de l'onyx, pour porter une fragile corolle. Retour au décor pour lui-même? Pas tout à fait. Désir d'amuser les yeux, plutôt. Cela se remarque jusque chez des céramistes, quelques nouveaux venus qui ne se contentent pas de copier leurs aînés. Ils sacrifient un peu la matière, pour s'attacher davantage à la forme et à la couleur. Ainsi M. Jean Besnard dont les poteries nous séduisent surtout par leur aspect quasi primitif sous la couverte rugueuse, Mlle Jeanne Le Coeur qui revient aux larges coulées crémeuses sur des fonds de tonalités attendries, M. Luc Lanel qui ceinture ses vases d'arabesques vigoureusement accusées. Dans leurs reliures Mlle Jeanne Lengrand, Mlle de Léotard ne craignent pas de faire éclater l'or qu'elles savent au reste répartir avec mesure en filets harmonieux et Mlle Jacqueline Rabaud nous propose les rebuts de motifs joliment synthétisés. Restent de plus éphémères ouvrages qui, par leur destination même, touchent à la mode et en suivent de plus ou moins près les caprices : les précieux rideaux de dentelles de Mme Chabert-Dupont; les ceintures, les sacs miroitant de perles métalliques polychromes de Mme Hélène Durand et les mannequins stylisés de M. Léon Leyritz, ces torses, ces têtes, ces bras avec monuments onduleux, aux gestes alanguis qui suggèrent les grâces nonchalantes des élégantes de dancing et dont les chairs bronzées présentent des écharpes, des chapeaux ou des bijoux. Joignez-y les menus bibelots qu'on se plaît à disperser maintenant sur les tablettes des meubles et des panneaux, derrière les glaces des vitrines : les animaux de cristal aux anatomies anguleuses de M. Georges Chevalier, les fleurs fantastiques en minces lames de métal, de Mlle Eva Revaï, en verre et en corail, de Mme Marie Chauvel, sans oublier les étonnants bons- Plat, céramique JEAN BESNARD

Page 11

LE XIXe SALON DES ARTISTES DÉCORATEURS hommes, réduits à leurs lignes essentielles comme des graffiti et qui évoquent tout un monde animé d'une vie trépidante, acrobates en verre et métal de Mlle Colette Gueden, danseuses en bâtons de verre, costumées de fragiles tutus en verre soufflé, de M. Léon Zack. Il y a bien M. Ruhlmann. Son appartement d'étudiant, un étudiant princier, à vrai dire, qui ne s'accommode point de modestes dimensions, offre le témoignage d'une étude minutieuse, rationnelle des besoins contemporains. Si la majestueuse allure du studio, voisinant avec une chambre d'aspect plus intime, la qualité JEANNE LE COEUR précieuse des bois, le luxe raffiné de certains meubles s'en réfèrent aux thèmes coutumiers de l'artiste et à ses visées aristocratiques on n'aperçoit rien dans cet aménagement qui ne soit subordonné à des nécessités pratiques. Du lit et de la commode à l'ample bureau, à la chaise longue articulée, munie d'appareils d'éclairage heureusement disposés, aux fauteuils volumineux et néanmoins parfaitement maniables sur leurs patins d'acier, aux bibliothèques faites de casiers superposés, clos d'une plaque de verre qu'un coup de pouce abaisse, casiers interchangeables dont on — Édité par les Cristalleries de Baccarat — GEORGES CHEVALIER