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First pages of the volume, freely accessible.

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CINQUIEME ANNEE N° 107 5 fr. 1er JUIN 1929 --- L'ART VIVANT Revue bi-mensuelle des Amateurs et des Artistes éditée par LES NOUVELLES LITTERAIRES LAFADE Photo Marc Raul Lire dans ce numéro : LE SALON DES TUILERIES DIRECTION-REDACTION 146, Rue Montmartre, PARIS (2e) ADMINISTRATION ET VENTE: LIBRAIRIE LABOUSSE 13-17, Rue du Montparnasse, PARIS (6e) DIRECTEURS - FONDATEURS : Jacques GUENNE et Maurice MARTIN du GARD RÉDACTEUR EN CHEF: Florent FELS

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--- GALERIE DANTHON --- 39, Rue La Boétile - PARIS --- Elysées 15-14 --- PEINTURES MODERNES --- SCULPTURES DE RODIN ET BOURDELLE --- GALERIE René DROUET --- TABLEAUX ET OBJETS D'ART MODERNES --- 104, Faubourg Saint-Honoré — Elysées 02-27 --- INAUGURATION LE 1er JUIN: --- Exposition des peintres populaires d'hier et d'aujourd'hui --- Jusqu'au 15 Juin --- GALERIE BERNIER --- 10, Rue Jacques-Cailot (rue de Seine) - VI° --- TABLEAUX MODERNES --- Tél.: LITTRÉ 44-94 --- Galerie Dru --- 11, Rue Montaigne --- Rond-Point des Champs-Elysées --- EXPOSITIONS --- Du 23 Mai au 13 Juin --- Lithos d’Odilon Redon --- Du 15 Juin au 4 Juillet --- Aquarelles de A. Barye --- Galerie MARCEL BERNHEIM --- 2e°, Rue Caumartin --- PARIS (9°) --- TABLEAUX --- MODERNES --- Téléphone: CENTRAL 88-28 --- Télég.: MABERNECO, PARIS --- VENTE — EXPERTISES — ACHAT ---

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POUR LE SOIR HERMÈS 24, Faubourg Saint-Honoré PARIS ALGER, BIARRITZ, CANNES, SAUMUR PAU, ST-CYR, CHANTILLY

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AMEUBLEMENT DECORATION & EJ DENNERY FABRICANTS. PARIS 6 RUE MOREAU 6 TEL. DIDEROT. 85-60, 85-61, 85-62 usine à bourg la Reine Léon Pouchet directeur artistique ferronnerie ed. schenck serrurerie ch. schenck cuivrerie m. schenck 9, rue vergniaud, paris, 13° - tél. gob. 22-89 R.C. BEINE 88 842 G.A.M SCULPTURES LUMINAIRE DINANDERIES CÉRAMIQUES F. GRANGE, Directeur Artistique TABLEAUX MODERNES Aquarelles, Pastels, Dessins, Lithographies par ASSELIN, BONNARD, BONVIN, BOSSHARD, BOTTINI, BOUCHE, BRAQUE, CARRIÈRE, CHAGALL, COROT, COUBINE, CROSS, DARAGNES, DELACROIX, DENIS, DERAIN, J. DUFY, R. DUFY, DUMONT, DUPRÉ, DUREY, D'ESPAGNAT, FAUTRIER, FAVORY, FORAIN, FOUJITA, FRIESZ, GROMAIRE, GUÉRIN, HENNER, HENSEL, INGRES, KISLING, KOYANAGUI, KRÉMÈGNE, KVAPIL, LAGAR, LAURENCIN, LEBASQUE, LEBOURG, LE FAUCONNIER, LÉGER, LE GRIX, LÉPINE, LUCE, MACLET, MANET, MARQUET, MARVAL, MAX-JACOB, MIRO, MODIGLIANI, MONNIER, PICART LE DOUX, PICASSO, PISSARRO, PRAX, RADDA RAFFAELLI, RIBOT, ROCKLINE, RODIN, ROZIER, SEGONZAC, SIGNAC, SISLEY, TERECHKOWITCH, THOMSEN, UTRILLO, VALADON, VAN DONGEN, VAN MARCKE, VLAMINCK, WAROQUIER, ZAK Dont la vente aux enchères publiques aura lieu, à Paris HOTEL DROUOT, Salle n° 6 le Jeudi 6 Juin 1929, à deux heures très précises M* ALPH. BELLIER Commissaire-Prixieur 1, Place Boieldieu, Paris (2e) M. Jos. HESSEL Expert près la Cour d'Appel 26, Rue La Boétie, Paris EXPOSITION PUBLIQUE : HOTEL DROUOT, Salle n° 6, le Mercredi 5 Juin 1929, de 2 h. à 6 heures.

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--- dominique décorateur (anciennement: 104, faubourg saint-honoré) vient d'ouvrir ses nouvelles salles d'exposition et présente ses ensembles 29, avenue kléber

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BRUNET-MEUNIÉ & CER 13, rue d'Uzès PARIS (2°) LEURS CRÉATIONS MODERNES LEURS ÉTOFFES D’AMEUBLEMENT LEURS SOIERIES LEURS TAPIS LEURS REPRODUCTIONS D’ANCIEN Tél.: CENTRAL 42-14 GUTENBERG 26-33 --- Les artistes et artisans de la Manufacture Nationale de SEVRES suggèrent à votre goûte les objets les plus charmants et les plus dignes d’oiner votre demeure. leurs œuvres sont en vente à SEVRES : à la Manufacture à PARIS: 240 Rue de Rivoli et 21 Rue Drouot. --- GALERIE TH. BRIANT 32, RUE DE BERRI (VIII°) PEINTURES DE EUGÈNE CORNEAU DU 1er AU 15 JUIN INCLUS DE 10 H. A 12 H. ET DE 14 H. A 18 H. 30

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GEORGE COEURET - 29- R E T S S U S R LES ARMURES GRANIKELLA LES TRAVERS ONDULÉS ZIBLIKASHA DAMIERS ONDAMOUSSA OMBRES ET LUMIERES

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AMEUBLEMENT EXPOSITION PERMANENTE 14, RUE DE REUILLY PARIS --- SOUBRIER --- DiM 40, Rue du Colisée, Paris INSTALLERA VOTRE INTÉRIEUR SELON UNE FORMULE NEUVE, DONNANT AU CADRE DE VOTRE INTIMITÉ UNE PERSONNALITÉ, TOUT EN RESPECTANT VOTRE SOUCI DE CONFORT ET D'ÉLÉGANCE.

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SMITH AND CO 100, CHAMPS-ÉLYSÉES . 1, RUE DE BERRI PARIS PRÉSENTENT AU SALON DES ARTISTES DÉCORATEURS UN BAR PLIANT EN PALMIER DE R. COUALLIER

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Palette Française 152, Boulevard Haussmann Du 6 Juin au 20 Juin 1 9 2 9 EXPOSITIONS Natalie Hays Hammond et Alice D. Laughlin

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L'ART VIVANT 1er Juin 1929 Lettre ouverte à plusieurs ou le "Salon des Tuileries" C'est une épidémie. Il n'est de semaine où je ne reçois à L'Art Vivant une « lettre ouverte » adressée à un de nos collaborateurs ou à moi-même. A peine venais-je de publier la lettre ouverte que m'adressait Waldemar George que J.-E. Blanche m'en annonçait une en réponse à celle que j'avais reçue ! Vous souvenez-vous, chers lecteurs, qu'abandonnant cette « cuisine » où il avait convié notre ami André Lhote à vider avec lui une bien plaisante querelle à propos de « torchons », J.-E. Blanche nous conduisit, au premier jour du mois d'avril, dans le salon d'un chirurgien « incomparable » qu'il venait « consulter », non pas sur les tendances de la peinture moderne, dont ce dernier est amateur, mais sur l'état de sa propre santé. En attendant de comparaître devant celui qu'il nomme assez tragiquement son « juge d'instruction », vous souvent-il que le « patient » échangea avec une dame amie, qui venait également « consulter », mais pour sa fille, d'assez perfides propos sur les « horreurs » étalées sur les murs ? Ces princes de la science ont toutes les vertus. Ils sont d'une adorable indulgence ! Sitôt l'article de J.-E. Blanche paru, je pensais, à chaque courrier, recevoir de « l'éminent praticien », ou du « juge d'instruction » un de ces billets, ouvert ou fermé, mais vengeur, nous révélant je n'oserais dire les maux, mais les légers défauts d'un prévenu qui, au sortir du tribunal, et à peine acquitté, se hâtait de trahir le secret professionnel, en révendant les goûts secrets d'un juge dont, jusqu'alors, à Paris, personne n'avait encore osé se gausser. Vous allégerez, peut-être, cher et indulgent lecteur, que c'est la dame amie, à propos rencontrée dans le salon d'attente du chirurgien, qui jeta sur les toiles accrochées sur les murs et sur « l'opéré tumifié » de Soutine les traits les plus incendiaires. N'était-elle pas bien excusable en somme, hâterez-vous de plaider, tout émue qu'elle était de révéler au redoutable amateur des « horreurs » de Soutine les charmes printaniers de sa fille, demoiselle en tous points digne, sans doute, de tenter le pinceau du grand peintre Etcheverry ? Quel dommage, avouez-le, cependant, que nous n'ayons reçu de l'illustre savant aucune lettre ouverte à une cliente indiscrète ! J.-E. Blanche est trop galant pour laisser, fût-elle en une posture aussi délicate, une imprudente amie. Et quel feu d'artifice se fût-il alors hâte de tirer, j'entends contre l'irascible chirurgien, impatient qu'il eût été de confondre un juge assez innocent ou peut-être assez coupable pour le renvoyeur acquitté ! J'ai beaucoup d'amitié pour J.-E. Blanche. J'aime avant tout l'indépendance de son esprit. Sachant le plaisir que j'ai à l'accu illir ici, il en profite pour glisser dans ses savoureuses chroniques les traits les plus désobligeants pour la plupart de mes amis et parfois quelque perfide contre moi-même. Volontairement, il apporte, dans les discussions esthétiques, une confusion que la plupart tolèrent, bien malgré eux, dans l'expression de leurs idées. Il est mordant, mais plein d'esprit. Et puis il s'exprime si aisément en français ! C'est un bien rare mérite aujourd'hui. Il s'amuse à grouper sous le vocable d'amis, et pour mieux les confondre, des hommes que séparent le plus souvent d'innombrables nuances, parfois même qu'opposent des divergences de race et d'esprit. Il est cependant toujours fort renseigné. Mais c'est pour se distraire qu'il commet ces erreurs, pensant d'ailleurs que nous aurons assez d'esprit pour nous en amuser. Nul ne parviendrait, fût-il le vrai Mussolini, à le faire engager des « campagnes », à le faire se dresser dans un désordre assez comique, la plume à la main. Car c'est librement et pour son propre plaisir qu'il lance ses traits. Ne portant pas le beau nom de Faust, il n'a besoin d'aucun autre démon que le sien pour le tenter. S'il déteste, par exemple, et c'est bien son droit, la peinture d'Othon Friesz, il n'aurait jamais, pour punir ce dernier qui vit le jour au Havre, le ridicule de le faire naître en Germanie. Fort heureusement, il dispose d'autres arguments que l'injure pour justifier ses goûts. Il peut nous inciter à ne pas considérer comme d'«énormes faits artistiques» ces œuvres d'aujourd'hui qui paraissent, avec raison, bien petites à qui vécut près de Manet, près de Renoir, près de Cézanne. Il lui est peut-être arrivé d'accorder à certains peintres de la fin du siècle dernier une valeur que nous leur contestons aujourd'hui, parce que nous ne tenons pas compte, comme il fut amené à le faire, des conditions d'époque justifiant l'importance que ceux-ci eurent un court moment. Mais il a su reconnaître, admirer, commenter tous les meilleurs artistes de son temps et entourer sa vie du charme de leurs œuvres. Devrait-il, aujourd'hui encore, choisir trois noms parmi les artistes vivants qu'il tirerait sans nul doute les mêmes noms que moi-même. Que voulez-vous, c'est malgré tout, pour moi, déjà très rassurant ! Il aurait même assez d'esprit pour écarter le sien. Il est vrai que, à la fois peintre et écrivain, J.-E. Blanche a quelque chance d'être, au moins une fois, sauvé ! Mais j'y pense, aurait-il, critique d'art, préféré Carrière et Desnard à Cézanne, aurait-il, un an avant la mort du peintre de l'Estaque, affirmé que le nom de ce dernier « restera attaché à la plus mémorable plaisanterie d'art de ces quinze dernières années », qu'il n'eût plus eu le front de tenter par la suite aucune « mise au point », assez lucide pour comprendre que son œil était vraiment trop en défaut. Lyrique, il se fût hâte de jeter à la Seine ses pinceaux et ses plumes et se fût retiré dans son cottage d'Offranville, d'où nous n'aurions plus jamais reçu ses étincelants billets. Et cependant J.-E. Blanche est tout, sauf lyrique. Que de fois m'a-t-il fait gentiment grief de cette flamme qu'il ne se souvient pas d'avoir entretenue, de ces ardentes convictions dont il ne s'est jamais embarrassé ni dans sa peinture, ni dans ses écrits, lui qui offrit toute la place que j'accorde à l'enthousiasme, à la plus légère ironie. C'est peut-être même ce qui nous divise le plus et qui me fait parfois penser que J.-E. Blanche n'aime pas autant que moi la peinture. Il l'entoure cependant d'un amour si jaloux qu'il lui arrive, malgré lui, de souhaiter que toute l'époque actuelle s'efface dans la nuit, s'il ne doit pas, dans l'Histoire, prendre les traits d'un de ses plus heureux amants. Ne peignant pas, je ne pourrais, moi, me consoler d'avoir vécu à une époque où l'on y aurait su peindre. Et c'est cette différence de métier, sans doute, qui explique nos légères divergences. L'enthousiasme, je ne dis pas cela pour moi, quelle bienfaisante vertu ! J'ai toujours cru à la nécessité, dans la vie de chaque artiste, d'un certain mysticisme et de cette chaleur qui ne manqua pas plus à l'homme froid mais convaincu, que fut M. Ingres, qu'au cœur fiévreux de Delacroix. Je pense même que c'est le manque d'une certaine température morale qui interdit à des hommes suprêmement fins et renseignés de voir éclore leurs dons. L'artiste doit mériter son génie. Et, plus je vais, plus je suis amené à tenir compte des raisons sociales, morales, physiques, dans le développement de l'œuvre d'un peintre. J.-E. Blanche, lui-même, n'ignore pas combien certaines atmosphères sont détestables pour les artistes, qu'ils soient peintres ou simplement écrivains d'art. Au temps où il débutait dans la peinture, c'était l'atmosphère des salons mondains qui menaçait