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BIBLIOTHÈQUE DOCUMENTAIRE DE L'ARCHITECTE PUBLIÉE SOUS LA DIRECTION DE GASTON LEFOL ARCHITECTE DIPLÔMÉ PAR LE GOUVERNEMENT --- FAÇADES DE MAGASINS PARISIENS Travaux Exécutés - Détails & Cotes PARIS LIBRAIRIE GÉNÉRALE DE L'ARCHITECTURE ET DES ARTS DÉCORATIFS CH. MASSIN, ÉDITEUR 51, RUE DES ÉCOLES, 51

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Bibliothèque Documentaire de l'Architecte Publiée sous la direction de Gaston Lefol Architecte diplômé par le gouvernement --- FAÇADES DE MAGASINS PARISIENS Travaux Exécutés - Détails & Cotes PARIS Librairie Générale de l'Architecture et des Arts Décoratifs CH. MASSIN, ÉDITEUR 51, RUE DES ÉCOLES, 51

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Ouvrages récemment parus Dans la même collection - Hôpitaux, Maternités, Maisons de Santé (un album de 30 planches). - Petites Constructions à Loyers économiques et Cités-Jardins (un album de 44 planches). - Grandes Constructions à Loyers économiques (un album de 47 planches). - Immeubles Modernes de Paris (un album de 60 planches). - Hôtels Particuliers : Extérieurs (un album de 48 planches). - Hôtels Particuliers : Intérieurs (un album de 48 planches). - Églises Modernes (un album de 36 planches).

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AVANT-PROPOS Ce n'est pas d'aujourd'hui que date l'art de décorer les magasins et les siècles passés nous ont laissé maints vestiges charmants, ne serait-ce que sur les vieilles estampes des boutiques et échoppes où nos aieules allaient faire leurs emplettes. Mais, depuis quelques années particulièrement, une sorte de renaissance s'est accomplie dans cette branche de l'art décoratif. Les commerçants ont senti la nécessité d'améliorer le cadre de présentation de leurs produits et de l'harmoniser mieux avec les exigences de la vie moderne. De leur côté, architectes et décorateurs se sont évertués à les seconder de leur mieux pour conserver aux boutiques parisiennes leur suprématie d'élégance et de bon goût. Il nous a donc semblé que la reproduction et l'étude d'un certain nombre de ces travaux avaient leur place tout indiquée dans la collection de la Bibliothèque documentaire de l'Architecte. Les non-initiés se font assez malaisément une idée des difficultés que présente la tâche pour le décorateur qui en est chargé. Heureux sera-t-il tout d'abord si le budget qui lui est imposé ne le met pas trop à l'étroit et s'il a la bonne fortune de collaborer avec un commerçant aux idées larges et au goût éclairé; mais, quelle que soit la latitude qui lui sera laissée, il devra toujours mettre au premier rang de ses préoccupations les conditions utilitaires de la bonne présentation : l'accord harmonieux du cadre avec l'objet présenté, la lumière, la visibilité de l'enseigne et maintes exigences de détail. Il est clair, par exemple, qu'un titre comme la « Marquise de Sévigné » aux souvenirs archaïques ne demandera pas la même interprétation qu'un magasin de chapeaux à la mode ou un dancing. Telle devanture devra être largement ouverte aux regards ; telle autre, un thé par exemple, ne devra que laisser deviner l'aménagement intérieur, etc. Il n'est pas jusqu'aux matériaux, bronze, marbre, bois, dont l'emploi et la coloration doivent être variés chaque fois selon les circonstances. Tout cela est infiniment complexe et méritait d'exercer la sagacité de nos meilleurs décorateurs. On jugera des résultats obtenus par les spécimens que nous présentons aujourd'hui au public. Nous avons d'ailleurs, dans ce recueil, cherché à nous montrer aussi éclectiques que possible en variant dans la plus large mesure les styles, les emplois de matériaux et les destinations commerciales. Aux auteurs de ces travaux, nous adressons nos bien vifs remerciements pour la collaboration qu'ils ont bien voulu apporter à notre collection. Nous sommes sans doute les interprètes de leur pensée en disant qu'ils n'ont pas la prétention d'être admirés sans réserve, mais on ne saurait nier qu'aux yeux même des critiques les plus aigres, les tentatives réalisées et les efforts faits présentent le plus haut intérêt. Ces reproductions permettront aux architectes de France et de l'étranger de saisir sur le vif un des côtés les plus curieux de l'art populaire de la rue, qui s'associe aux nécessités de la vie commerciale pour conserver à une grande ville son cachet d'élégance et de bon goût. On constatera, une fois de plus, qu'il n'y a pas d'arts dits mineurs, qu'aucun travail de décoration n'est indigne du talent, qu'il n'y a qu'un Art en général dont on doit suivre l'évolution sous tous ses aspects. L'ÉDITEUR.