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EXPOSITION INTERNATIONALE DE 1937 MAURICE DUFRÈNE Ensembles Mobiliers VOL. 1 Éditions d'Art Charles Moreau 8 R. de Prague PARIS XII'

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EXPOSITION INTERNATIONALE DE 1937 MAURICE DUFRÈNE Ensembles Mobiliers VOL. 1 Éditions d'Art Charles Moreau 8 R. de Prague PARIS XIIe PRINTED IN FRANCE

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Les modèles reproduits dans le présent ouvrage sont et demeurent la propriété de leurs auteurs et toute reproduction, même partielle, est interdite et sera rigoureusement poursuivie. Photographies de SALAUN. — Héliotypie de FAUCHEUX & FILS.

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INTRODUCTION Contrairement à ce que pense en général le grand public, une Exposition, quel que soit son programme, n'est pas une fin, elle est au contraire un commencement, un groupement d'efforts en vue d'un départ. Elle n'est qu'une étape de plus sur la route du Bien et du Beau, un tremplin qui servira au rebondissement du progrès artistique, industriel, économique et social. Une Manifestation comme celle que Paris présente au monde en cette année de 1937, où sont conviées les Nations qui hier ou demain continueront la course, manquerait son but radicalement si elle s'épanouissait, si glorieusement que ce fut, dans le contentement du résultat acquis ; ce qui importe, c'est moins ce qui est obtenu que ce qui reste à gagner. Une Exposition qui prétendrait qu'après Elle, tout est démontré et stable, même pour un temps, commettrait une faute dont la nation organisatrice subirait inévitablement et justement les conséquences. Toute Exposition est une Transition. Le mérite de celle-ci est d'être une leçon, une pépinière, une source d'idées ; son rôle, qui parfois peut comporter des erreurs, est de montrer presque sans réserve toute la fantaisie des dons, des talents, toutes les ingéniosités, toutes les originalités sincères, toutes les nouveautés artistiques ou techniques. De certaines tentatives trop téméraires, il ne restera, certains disent heureusement, que le souvenir ; mais qui peut dire, que même d'une audace, qui paraît malheureuse aujourd'hui, une beauté nouvelle ne naîtra pas demain ? L'architecture provisoire, extérieure ou intérieure, autorise tout, même ce qui ne semble pas architectural. L'histoire des Expositions n'en montre-t-elle pas d'exemples ? On a pu regretter que l'Exposition des Arts et Techniques de Paris n'ait pas émigré vers une banlieue plus vaste et peut-être plus favorable à bien des points de vue pour y créer une cité nouvelle, une ville-type où auraient été présentées des formules modernes d'Urbanisme, d'Art, de Vie, édifiés des quartiers habitables et durables, qui, l'Exposition close, auraient ouvert leurs voies et leurs immeubles à un mode d'existence nouveau. La cité nouvelle qui sortirait d'une exposition serait définitive ou au moins d'une durée telle en ses dispositions essentielles que des générations n'y toucheraient point. Elle serait l'image d'un temps, l'exposition d'une année déterminée et de ce fait, serait vouée à une sorte de sagesse un peu paralysante. Enfermée dans un programme durable, une exposition n'entrainerait-elle pas, chez ses créateurs, ce souci presque instinctif de réaliser du modéré et du raisonnable pour qu'il résiste davantage, de faire d'autant plus commode et pratique qu'ils auraient à satisfaire une longue clientèle ? Ne serait-ce pas fermer la porte à la fantaisie, à l'imagination, à l'audace ? Est-ce que les architectes, les créateurs de tous ordres, les décorateurs, en face de la certitude de longue durée, ne se montreraient pas classiques, pondérés pour que leurs œuvres traversent sans ridicule cette période difficile où toute œuvre paraît démodée avant d'entrer dans le domaine de l'histoire ou d'être classée. L'évolution des arts du mobilier et de la décoration intérieure est passée de 1925 à 1937, insensiblement de la géométrie à la flore, de la sécheresse à l'amabilité, de la nudité à l'ornement. La nature de l'ornement revenu s'apparente à la flore et à la figure et à quelques styles proches ou lointains, ce qui est fatal, puisque presque tous les styles y ont puisé les formules qui les caractérisent. Il est évident