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COLLECTION ROGER MARX ESTAMPES

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(N° 329.) CATALOGUE DES ESTAMPES MODERNES Composant la Collection ROGER MARX DONT LA VENTE PAR SUITE DE DÉCÈS AURA LIEU A PARIS HOTEL DROUOT, SALLE N° 7 DU LUNDI 27 AVRIL AU SAMEDI 2 MAI 1914 INCLUS A DEUX HEURES --- COMMISSAIRES-PRISEURS Me F. LAIR-DUBREUIL | Me HENRI BAUDOIN 6, rue Favart | 10, rue de la Grange-Batelière EXPERT M. LOYS DELTEIL 2, rue des Beaux-Arts

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CONDITIONS DE LA VENTE Elle sera faite au comptant. Les acquéreurs paieront dix pour cent en sus des enchères. M. Loys Delteil remplira les commissions que voudront bien lui confier les Amateurs ne pouvant y assister. MM. les Amateurs pourront visiter la collection, 2, rue des Beaux-Arts, du Jeudi 2 avril au Mercredi 8 (le Dimanche excepté), et du Lundi 20 au Vendredi 24 avril, de 2 heures à 5 heures. --- Exposition particulière, Hôtel Drouot, salles N°s 7 et 8 réunies. Le Samedi 25 Avril 1914, de 1 heure 1/2 à 6 heures. Exposition publique, Hôtel Drouot, salles N°s 7 et 8 réunies. Le Dimanche 26 Avril 1914, de 2 heures à 6 heures. --- Paris. — Imp. de l’Art, Ch. BERGER, 41, rue de la Victoire.

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ORDRE DES VACATIONS Lundi 27 avril --- Nos 1 à 247 bis --- Mardi 28 avril --- 248 505 --- Mercredi 29 avril --- 506 754 --- Jeudi 30 avril --- 755 999 --- Vendredi 1er mai --- 1000 1250 --- Samedi 2 mai --- 1251 1500 ter --- AVIS IMPORTANT La première vacation (lundi 27 avril) commencera à trois heures. Les autres vacations à 2 heures. ---

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Entre les historiens d'art de notre temps, Roger Marx est l'un de ceux qui ont le plus complètement aimé l'estampe originale contemporaine. A l'exemple de Ph. Burty, qui dénommait si justement l'estampe originale un dessin à plusieurs exemplaires, Roger Marx en suivit avec un intérêt très marqué les multiples manifestations, à la fois dans les revues d'art (la Gazette des Beaux-Arts, l'Image, les Arts), dans les journaux ou les périodiques (le Voltaire, la Revue encyclopédique), dans les albums enfin qui lui étaient consacrés (l'Estampe originale). Éclectique — dans le bon sens du mot — il ne se fit le champion d'aucune école, il ne voulut servir aucune coterie; Roger Marx n'oubliait pas le « danger des principes préconisant une source d'inspiration exclusive », et « que toute doctrine est vaine qui prétend tracer aux inventeurs un champ limité et fixer des règles au génie (1). » Mais son esprit très cultivé, sa sensibilité naturelle, le tinrent toutefois éloigné des engouements pour les fantaisies de mauvais goût et les vulgaires redites. « S'étant de bonne heure formé une idée très haute et très noble du rôle que doit remplir la critique, Roger Marx — a écrit M. Paul Jamot (2) — n'a jamais loué que ce que son goût et sa raison lui ordonnaient d'aimer ; il n'a jamais blâmé que ce qu'il croyait vraiment nuisible aux intérêts permanents de l'art. Le silence le satisfaisait devant les choses médiocres qui offrent au polémiste une victoire trop facile et dont il savait bien que le temps fait spontanément justice. Au milieu de la confusion des œuvres et des écoles, il a aimé en artiste, il s'est efforcé de juger en historien et en philosophe. Son ambition fut de préparer l'avenir en reliant le présent au passé. » Ce qui caractérise avant tout la personnalité de Roger Marx, en dehors de la valeur de ses théories, de l'intelligence de ses aperçus critiques, c'est son enthousiasme réfléchi mais continu pour les artistes dont l'œuvre commençait seulement à se dégager, sans être encore pour cela parvenu jusqu'au grand (1) Préface de l'Estampe originale. (2) Gazette des Beaux-Arts.

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COLLECTION ROGER MARX public. Certes, il admirait avec ferveur les ainés : Millet, Corot, Meryon, Daumier, Delacroix, Manet, Degas; mais il savait que si ces maîtres n'occupèrent pas immédiatement la place à laquelle leur donnait droit leur génie, il n'ignorait pas non plus que chaque jour de nouveaux admirateurs apportaient leur pierre à l'édifice consacré à leur gloire; en vérité, Roger Marx se sentit plus particulièrement attiré vers les artistes en plein combat, surtout vers les dédaignés et les incompris; il rappella la valeur de l'œuvre gravée de Théodore Chassériau (1), dans lequel on trouve en germe Gustave Moreau et Puvis de Chavannes, œuvre qu'évoqua jadis Aglaüs Bouvenne; il donna, en 1902, un essai de catalogue des merveilleuses pointes sèches d'Auguste Rodin, alors appréciées et recueillies par quelques amateurs seulement; il fit revivre Jongkind — artiste jusqu'au bout des ongles, selon l'heureuse expression de Castagnary, mais que l'on s'obstine à dédaigner comme graveur, contre toute équité; Adolphe Hervier; Théodule Ribot, qu'il chérissait d'une affection particulière et dont il se glorifiait de posséder l'introuvable lithographie, la Lecture à la lampe; enfin, Roger Marx nourrissait le projet d'écrire une étude approfondie sur Ferdinand Gaillard, le maître-graveur pour lequel il ne s'expliquait guère la passagère défaveur. Nous avons déjà fait allusion à l'étude de Roger Marx sur les pointes sèches de Rodin; nous ne saurions oublier à cette place qu'il analysa aussi à deux reprises le délicat talent de Fantin-Latour, à tout jamais célèbre parmi les amoureux de l'estampe, par son Bouquet de roses; qu'il consacra également des notices à Henry Guérard, qu'il prisait en raison de sa verve ingénieuse et de sa fantaisie, à Alphonse Legros, dont la renommée grandira encore; enfin et surtout à Eugène Carrière, dont il signala une des premières œuvres peintes exposée au Salon de 1879; est-il nécessaire d'ajouter que le Paul Verlaine, du maître peut-être le plus goûté par Roger Marx, restera d'ailleurs — en ne nous plaçant qu'au point de vue spécial qui nous occupe — comme l'un des plus beaux exemples de la lithographie? (1) L'Estampe et l’Affiche.

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COLLECTION ROGER MARX Roger Marx n'eut garde non plus d'oublier, comme nous l'avons déjà dit, les peintres-graveurs plus proches de lui; nous en avons maintes preuves par les notices, études, comptes-rendus qu'il a signés sur Auguste Lepère, régénérateur de la gravure sur bois, sur Gustave Leheutre, auteur de délicieuses pointes sèches, évoquant Troyes notamment, sur Eugène Béjot, épris des quais de Paris, sur Franck Laing, sur Edgar Chahine, sur Franck Brangwyn, le Piranèse moderne, sur Piéter Dupont (mort à peine âgé de 40 ans, le 7 février 1911), sur Albert Belleroche, sur P. Émile Colin, sur H. Vergésarrat, sur Jean Patricot, continuateur de la tradition de Gaillard, de Burney et de Jasinski, enfin sur Mme Jeanne Bardey qui grave, à ses heures perdues, des œuvres d'une saveur particulière. Pris dans leur ensemble, ces écrits montrent en Roger Marx un critique doublé d'un amateur: c'est laisser deviner d'un mot avec quelle attention sans cesse renouvelée il analyse alors le talent d'un artiste, il décrit ses œuvres, il cherche à dégager ses attaches et ses tendances, il tente enfin de le faire goûter; et cependant, dans le grand labeur de Roger Marx, ses études sur les peintres-graveurs n'en constituent qu'une modeste partie; ne fût-il pas, en effet, également absorbé par les autres expressions d'art, comme la peinture, la sculpture, la médaille, la céramique, l'affiche? Toutefois, envisagé sous l'unique point de vue de ses écrits relatifs à l'estampe, Roger Marx aura ajouté un précieux chapitre aux travaux laissés par Burty, par Champfleury, par M. Henri Beraldi; cette constatation devait être faite en tête de sa collection de gravures, qui démontre mieux que ne le saurait faire la plume la plus autorisée, que le critique fut constamment d'accord avec le collectionneur. Loys D.

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--- N° 812 --- DÉSIGNATION ALBERT (Adolphe) 1 — Trois Femmes. — Femme au boa. — Promenade. — Au Café. — A la Brasserie. — Le Vestiaire. Six pièces. Très belles épreuves ($4$ signées). ANQUETIN (Louis) 2 — Apollon. — La Danse. — Pastorale. — Banquet Roinard. Adresse de l’artiste. — Programme. Six pièces. Très belles épreuves. AURIOL (Georges) 3 — Titres de musique. — Couvertures de papier à lettre. — Cartes du Jour de l’An. — Menus. — Programmes. — La Plage. — Promenade sous bois. — Noël, etc. 57 pièces. BAERTSOEN (Albert) 4 — Reflets. Bon à tirer. Signé. BARDEY (Jeanne) 5 — Vieille. Très belle épreuve tirée sur papier ancien. 6 — Deux têtes de Napolitaines. Très belle épreuve. 7 — Catherine marchant. Très rare épreuve du 1er état.

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COLLECTION ROGER MARX --- BARDEY (Jeanne) 8 — Étonnement. — Été. Deux pièces. Très belles épreuves. 9 — Incognito. Très belle épreuve. Cuivre détruit. 10 — Comète réfléchissant. Très belle épreuve, tirée sur papier ancien. Cuivre détruit. 11 — Femme éléphant sur un lit. Très belle épreuve, tirée sur papier ancien. Cuivre détruit. 12 — Frileuse. — Psyché. Deux pièces. Belles épreuves aquarellées. 13 — Folle au chapeau, riant. — Fou assassin. Deux pièces. Très belles épreuves. 14 — Idiote aux yeux clos. — Folle riant. Deux pl. Très belles épreuves. 15 — Idiote de Bron, de profil. — Délire négatif. Deux pièces. Très belles épreuves, tirées sur papier ancien. 16 — Femme accroupie. — Pour un marbre. Deux pièces. Très belles épreuves (la seconde aquarellée). 17 — Dominique, italienne. — Vieille Italienne. Trois pièces. Très belles épreuves. 18 — Vues de Chassieu (Isère). Deux pièces. Très belles épreuves. --- BASTIEN-LEPAGE (Jules) 19 — Albert Wolf (H. B. 3). — Paysage (10). Deux pièces. Belles épreuves. --- BÉJOT (Eugène) 20 — Du Ier au XXe. Les Arrondissements de Paris, 20 Eaux-fortes originales, préface de Jules Claretie. — Paris, 1903. Exemplaire n° 26. — A Paris, Squares et Jardins. Exempl. n° 5. Deux albums. 21 — Notre-Dame, 1903. Très belle épreuve, signée. 22 — Palais d’Orsay. Très belle épreuve, signée. 23 — Le Petit bras de la Seine, au Pont Marie. Très belle épreuve, avec dédicace.

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