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"BYBLIS" MIROIR DES ARTS DU LIVRE ET DE L'ESTAMPE AUTOMNE MCM XXIX REVUE TRIMESTRIELLE --- ÉDITIONS ALBERT MORANCÉ

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"BYBLIS" MIROIR DES ARTS DU LIVRE ET DE L'ESTAMPE PIERRE GUSMAN, Directeur-Fondateur P.J. ANGOULVENT, Secrétaire de la Rédaction COMITÉ DE PATRONAGE - MM. Louis BARTHOU, de l'Académie Française — Henri BERALDI, Président de la Société des Amis des Livres — Albert BESNARD, de l'Académie Française, Directeur de l'École Nationale des Beaux-Arts — Léon COMAR, Président de la Société de la Grayure sur bois originale — J.-L. FORAIN, de l'Académie des Beaux-Arts, Président de la Société des Dessinateurs Humoristes — Jean GUIFFREY, Conservateur des Peintures, des Dessins et de la Chalcographie au Musée du Louvre — Louis HOURTICQ, de l'Académie des Beaux-Arts, Professeur à l'École Nationale des Beaux-Arts — P.-A. LEMOISNE, Conservateur des Estampes à la Bibliothèque Nationale — Émile MALE, Directeur de l'École Française de Rome, Membre de l'Institut — Albert MORANCÉ, Éditeur. COMITÉ DE RÉDACTION - MM. André BLUM, Docteur ès lettres — Marcel BOUTERON, Bibliothécaire de l'Institut de France — Robert BURNAND, Archiviste-Paléographe — Frantz CALOT, Conservateur à la Bibliothèque de l'Arsenal — Jean CORDEY, Bibliothécaire à la Bibliothèque Nationale — E. de CRAUZAT, Secrétaire de la Société du Livre Contemporain — Émile DACIER, Conservateur à la Bibliothèque Nationale — Louis GODEFROY, Expert — Hector LEFUEL — Mme J. DUPORTAL, Docteur ès lettres — Marcel VALOTAIRE. ÉDITIONS ALBERT MORANCÉ À PARIS, 30 & 32, RUE DE FLEURUS Téléphone : Littré oo-68. — Chèques postaux : 143-51, Paris. — R. C. Seine 109-33.

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"BYBLIS" MIROIR DES ARTS DU LIVRE ET DE L'ESTAMPE HUITIÈME ANNÉE XXXI° FASCICULE --- SOMMAIRE DU FASCICULE D'AUTOMNE MCM XXIX --- ÉTUDES Pages --- Kiyoshi Hasegawa, graveur japonais, par P.-J. Angoulvent --- T.-F. Simon, peintre-graveur tchécoslovaque, par Jan Konupek --- Ugo da Carpi, maître du « clair-obscur », par Luigi Servolini --- Peintres-graveurs allemands contemporains, par Henry Marguery --- Les enseignes des libraires et imprimeurs parisiens aux XV° et XVI° siècles, par Philippe Renouard --- Alphonse Legros, peintre-graveur et lithographe, par Georges Denoinville --- Échos et Propos de Saison : La Gravure --- HORS TEXTE FRONTISPICE SPÉCIAL À L'ÉDITION DE LUXE : Saint-Paul-du-Var. Manière noire originale de Kiyoshi Hasegawa, tirée par Delâtre. | 83 XXXI. Femme nue, Burin original de Kiyoshi Hasegawa, tiré par Porcabeuf. | 85 XXXII. Au quartier chinois. Eau-forte originale de T.-F. Simon, tirée par Porcabeuf. | 87 XXXIII. Diogène avec le coq sans plumes. Clair-obscur de Ugo da Carpi, d'après le Mazzuola, reproduit en héliotypie | 93 XXXIV. La pêche miraculeuse. Clair-obscur de Ugo da Carpi, d'après Raphaël, reproduit en héliotypie | 95 XXXV. Le professeur Cohen. Eau-forte originale de Max Liebermann, reproduite en héliotypie | 97 XXXVI. Prophète. Gravure sur bois originale de Emil Nolde, reproduite en héliotypie. Portrait d'homme. Eau-forte originale de Hans Purrmann, reproduite en héliotypie. | 97 XXXVII. Hiver. Lithographie originale d'Alexander Kanoldt, reproduite en héliotypie. | 99 XXXVIII. Orchestre de tziganes. Lithographie originale de George Gross, reproduite en héliotypie. Animal. Eau-forte originale de Renée Sintenis, reproduite en héliotypie. | 99

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XXXIX. Enseigne de Jean du Puys « à la Samaritaine » . . . . . . 101 XL. Marque de Jean Le Royer, « au vrai Potier », attribuée à Jean Goujon . . . 103 XLI. Enseignes de Guillaume Le Noir « à la Rose blanche couronnée ». Guillaume Linocier « au Vase d'or », Ponce Roffet « au Faucheur », L'Angelier . . . . . . 103 XLII. Enseignes de B. Rembolt, Mathieu Bolsec, Gille Hardouin, Jaques Ferrebouc . . . . . . 105 XLIII. La charrue. Eau-forte originale de Alphonse Legros, reproduite en héliotypie . . . . . . 107 XLIV. Le Cardinal Manning. Eau-forte originale de Alphonse Legros, reproduite en héliotypie . . . . . . 109 --- 80 RUE DE ROME LABORDE • 79.56 79.57 Atelier René Prou --- Les beaux livres sur MONTVAL ET VIDALON sont présentés Rue Bonaparte, 42 GALERIE CANSON ET MONTGOLFIER

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PIERRE GUSMAN LA GRAVURE SUR BOIS EN FRANCE AU XIXe SIÈCLE L'ouvrage forme un magnifique volume in-4° (22,5 × 28) de xii-320 pages de texte et 96 planches hors-texte, illustrées :: de 150 gravures environ, tirées sur les bois originaux :: L'Édition originale comporte : 50 exemplaires entièrement tirés sur Chine, numérotés de 1 à 50 et contenant en supplément à l'édition courante, 8 gravures sur bois . . . . . 850 fr. 950 exemplaires sur vélin ...

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L'IMPRIMERIE ET LA PENSÉE MODERNE VIENT DE PARAITRE, avec la collaboration de 15 membres de l'Académie Française et de plusieurs membres de l'Académie Goncourt, ainsi que de 110 personnalités de la Science et de la Littérature française. Volume de 200 pages 25 × 32 80 gravures hors texte en plusieurs couleurs et par tous procédés, 120 portraits en héliogravure et similigravure. — Couverture "Artdéco" en 6 couleurs. — Mise en pages très moderne. SOMMAIRE : Lettres — L'Alphabet — Auteurs — Histoire de l'Imprimerie — L'Imprimerie est nuisible — L'Imprimerie bonne et mauvaise — L'Imprimerie est une excellente chose — "Pro Libro" — Louanges — Dissertation sur l'Imprimerie — Après l'Imprimerie — Ouvriers et Maîtres — Lecture et lecteurs — Coin des bibliophiles — Brochures, journaux, prospectus — Lithographie — Papiers — Reliure — Technique du Livre — Fantaisies. Tels sont les 20 chapitres de ce volume rempli d'idées originales émises par l'élite de la pensée française. Son impression est très luxueuse et ses hors texte seront une joie pour les connaisseurs. Il renferme en outre la reproduction d'une longue lettre autographe de M. Raymond Poincaré, très louangeuse pour notre ouvrage paru l'an dernier, intitulé : "Iconographie du Livre et de l'Imprimerie." Adresser les demandes au BULLETIN OFFICIEL DES MAITRES IMPRIMEURS 7, rue Suger - PARIS (VI°) Chèque Postal : Paris 288.44. :: :: Prix : 70 francs. — Étranger : 85 francs franco et recommandé. :: :: --- PAGES NAPOLÉONIENNES Ouvrages publiés sous la Direction d'ÉDOUARD DRIAULT GRAND PRIX D'HISTOIRE DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE ÉDITIONS DE BIBLIOPHILES NUMÉROTÉES : LE DISCOURS DE LYON Par le Lieutenant Napoléon Bonaparte — Introduction d'Édouard Driault Un vol. in-16 jésus de 104 pages de texte, imprimées en 3 couleurs, br., sous couverture illustrée. Édition sur hollandaise, numérotée de 1 à 100 ...

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K. HASEGAWA

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KIYOSHI HASEGAWA GRAVEUR JAPONAIS Il existe actuellement au Japon toute une école de graveurs qui perpétuent la technique classique des grands maîtres du xviie et du xviiie siècle : Watanabe Shozaburo, Kawase Hasui, Ito Shinsui, Oda Kadsuma, Fukunaga Seihan, sont les représentants les plus en vue de cette phalange traditionaliste qui s'efforce de traduire la vie d'aujourd'hui avec un langage d'un autre âge. Nous passons, bien entendu, sous silence, les nombreux plagiaires qui copient infatigablement les estampes célèbres et en monnaient la gloire. — Mais il y a autre chose encore au Japon, ou plutôt chez quelques Japonais d'élite qui se sont expatriés pour mieux s'assimiler les idées de l'Occident moderne, et les faire rayonner dans leur pays. Certains, comme Foujita, ont depuis longtemps acquis droit de cité chez nous ; d'autres y travaillent en silence, qui, lorsqu'ils seront connus, n'étonneront pas moins les amateurs français. — Kiyoshi Hasegawa est de ceux-ci. Né en 1891 à Yokohama, il étudia d'abord la peinture à l'Académie de Tokio ; mais il avait de secrètes préférences pour la gravure, et surtout pour les eaux-fortes européennes, qu'il admirait dans les rares expositions où elles étaient représentées, mais dont il ne pouvait retrouver le secret sans qu'un technicien fût là pour le diriger : or, à cette époque (1911), il n'existait aucun aquafortiste au Japon. Hasegawa est opiniâtre : il se procura un traité de la gravure sur cuivre, et tenta plusieurs essais : mais les résultats furent peu satisfaisants, et, de guerre lasse, il se résigna à graver au canif sur bois de fil des estampes qu'il imprimait en noir, en couleurs, et parfois en or sur fond teinté. ---

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Dans le même temps (1914) il dessinait et gravait pour deux revues littéraires, Kamen et Souiyo, des couvertures et des ornements typographiques très remarqués. Il fit également sur bois des illustrations de livres, particulièrement pour les poésies de Horigoutchi. En 1916, il fonda une société de graveurs à Tokio — la première dans ce pays —, qui organisa quelques expositions. Mais Hasegawa avait le désir de faire mieux, et de s'instruire plus complètement dans son art : il s'embarqua pour la France, où, pendant quelques années, il travailla obscurément, mais avec intensité ; il s'assimila les techniques, nouvelles pour lui, de l'eau-forte, du burin, de la pointe-sèche ; il voyagea, observa, compara. Il exposa dans tous les Salons et se laissa gagner sans appréhension par la fièvre ardente de création qui brûle la capitale. En 1926, il eut la joie d'illustrer le premier livre japonais orné d'eaux-fortes, les poésies d'Hinatsu. Deux ans plus tard, il embellissait de pointes-sèches l'édition d'une vieille légende japonaise : Taketori Monagatari. Le grand charme des œuvres d'Hasegawa vient de la fraîcheur de sa vision. Giotto ne fut peut-être un peintre si délicat que parce qu'il avait gardé les moutons au milieu des fleurs des champs. Hasegawa pour n'avoir pas été pâtre, a pourtant vécu dans des contrées où ses nerfs ne furent pas émoussés par un machinisme trop brutalement conquérant. Aussi l'impression qu'il ressentit en voyant pour la première fois nos pays fut-elle extrêmement violente. « Ce qui m'a frappé chez vous, dit-il, c'est la sensation constante qu'on y éprouve de l'asservissement de la nature par l'homme. Chez nous, on construit un village au bas de la montagne, dont le sommet inviolé domine orgueilleusement la chétive fourmilière des hommes. Chez vous, un village alpestre n'hésite pas à conquérir le sommet, à s'y agripper, et à s'y dresser fièrement comme un défi aux difficultés matérielles et à la colère du ciel. C'est beau, cette insolence de l'homme devant de si grandes choses... » Son admiration, Hasegawa l'exprime éloquemment en des planches — 84 —

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charmantes, où se retrouve très souvent son thème favori : un petit village coiffant une grande montagne aux flancs abrupts. Mais parfois les lointaines réminiscences du Japon reparaisent, et il dessine simplement, sans effet ni artifice, un poisson, une fleur, une femme, avec cette grâce exquise qui a toujours été l'apanage des meilleurs artistes nippons. — Sa virtuosité technique est remarquable : il grave au burin avec une parfaite sûreté de main, sans retouches ni repentirs. Il pratique aussi la manière noire, mais selon une formule toute personnelle qui substitue au grain classique une trame faite de deux nappes perpendiculaires de traits parallèles, exécutés au berceau. — Kiyoshi Hasegawa est, à tous points de vue, un bel artiste, et nous serions surpris que son nom ne devint pas celui d'un grand graveur. P.-J. ANGOULVENT