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"BYBLIS" MIROIR DES ARTS DU LIVRE ET DE L'ESTAMPE --- LIBER SEMPER GALLIAE FLORENS --- ÉTÉ MCM XXVIII --- ÉDITIONS ALBERT MORANCÉ

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"BYBLIS" MIROIR DES ARTS DU LIVRE ET DE L'ESTAMPE Pierre GUSMAN, Directeur-Fondateur P.-J. ANGOULVENT, Secrétaire de la Rédaction COMITÉ DE PATRONAGE - MM. Louis BARTHOU, de l'Académie Française — Henri BERALDI, Président de la Société des Amis des Livres — Albert BESNARD, de l'Académie Française, Directeur de l'École Nationale des Beaux-Arts — Léon COMAR, Président de la Société de la Gravure sur bois originale — J.-L. FORAIN, de l'Académie des Beaux-Arts, Président de la Société des Dessinateurs Humoristes — Jean GUIFFREY, Conservateur des Peintures, des Dessins et de la Chalcographie au Musée du Louvre — Louis HOURTICQ, de l'Académie des Beaux-Arts, Professeur à l'École Nationale des Beaux-Arts — P.-A. LEMOISNE, Conservateur des Estampes à la Bibliothèque Nationale — Émile MALE, Directeur de l'École Française de Rome, Membre de l'Institut — Albert MORANCÉ, Éditeur. COMITÉ DE RÉDACTION - MM. André BLUM, Docteur ès lettres — Marcel BOUTERON, Bibliothécaire de l'Institut de France — Robert BURNAND, Archiviste-Paléographe — Frantz CALOT, Conservateur à la Bibliothèque de l'Arsenal — Jean CORDEY, Bibliothécaire à la Bibliothèque Nationale — E. de CRAUZAT, Secrétaire de la Société du Livre Contemporain — Émile DACIER, Conservateur à la Bibliothèque Nationale — Louis GODEFROY, Expert — Hector LEFUEL — Mme J. DUPORTAL, Docteur ès lettres — Marcel VALOTAIRE. ÉDITIONS ALBERT MORANCÉ À PARIS, 30 & 32, RUE DE FLEURUS Téléphone : Littré oo-68. — Chèques postaux : 143-51, Paris. — R. C. Seine 109-33.

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"BYBLIS" MIROIR DES ARTS DU LIVRE ET DE L'ESTAMPE SEPTIÈME ANNÉE XXVI° FASCICULE --- SOMMAIRE DU FASCICULE D'ÉTÉ M CM XXVIII --- ÉTUDES Titre --- Auteur --- Pages --- Walter Pach, graveur américain, par Léon Rosenthal --- Les lithographies de Fantin-Latour, par Georges Denoinville --- Paul Gauguin, graveur, par Robert Rey --- Grolier et François Ier, par Louis-Marie Michon --- Le « Dorique » de Carlègle et Léon Pichon, par Marcel Valotaire --- L'œuvre illustrée de George Desvallières, par Robert Vallery-Radot --- Les procédés mécaniques d'illustration du livre, par James Violle --- Échos et Propos de Saison: --- La Gravure --- 1x --- Le beau Livre --- HORS-TEXTE Numéro --- Titre --- Pages --- XVI. --- New-York. Eau-forte originale de Walter Pach, tirée par Porcabeuf. --- XVII. --- Vénus et l'Amour. Lithographie de Fantin-Latour, reproduite en héliotypie. --- XVIII. --- L'hommage à Berlioz. Lithographie de Fantin-Latour, reproduite en héliotypie --- XIX. --- Noa-Noa. Gravure sur bois originale de Gauguin, reproduite en héliotypie. --- XX. --- L'Univers est créé. Gravure sur bois originale de Gauguin, reproduite en héliotypie (bois et épreuve). --- XXI. --- Lithographie de Gauguin, reproduite en héliotypie. --- XXII. --- a) Reliure exécutée pour Grolier sur les œuvres de Pontanus (Venise, Alde, 1519, in-4°), à la Bibliothèque Nationale. Reproduction en héliotypie.b) Reliure exécutée pour Grolier sur les œuvres de Juvénal et Perse (Venise, Alde, 1535, in-8), à la Bibliothèque Nationale. Reproduction en héliotypie. --- XXIII. --- a) Reliure exécutée pour Grolier sur les œuvres de Gafori (Milan, 1508, in-folio) à la Bibliothèque Sainte-Geneviève. Reproduction en héliotypie.b) Reliure exécutée pour Grolier sur le « Machumetis Alcoran » (Bâle, 1543, in-folio), à la Bibliothèque Mazarine ---

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XXIV. a) Reliure exécutée pour Grolier sur l' « Ortus Deliciarum » (Milan, 1515, in-4°), à la Bibliothèque de l'Arsenal. Reproduction en héliotypie. b) Reliure exécutée pour François Ier par l'atelier de Grolier, sur l' « Ars Medica » de Gallien (Paris, 1543, in-4°), à la Bibliothèque Nationale. Reproduction en héliotypie XXV. a) Reliure exécutée par François Ier, peut-être par l'atelier de Grolier, sur les œuvres de Tagault (Paris, 1543, in-folio), à la Bibliothèque Nationale. Reproduction en héliotypie. b) Reliure copiée sur un modèle de Grolier, sur la « Paraphrase des Heures de Notre-Dame » de Gilles Cailleau (Poitiers, 1543, in-8), à la Bibliothèque Sainte-Geniève. Reproduction en héliotypie XXVI. Echelle des corps du « Dorique », de Carlègle et Léon Pichon. XXVII. La Vierge. Aquarelle de George Desvallières, gravée sur bois en onze couleurs par P. Gusman et illustrant « La Vie de Marie » de J. Ravennes, tirée par R. Coulouma XXVIII. Reproduction en héliotypie d'une gravure en couleurs de George Desvallières, illustrant « La Princesse lointaine » XXIX. L'Advocat Féron et Jean de la Haye. Deux gravures (procédé Piaud, 1855) d'après les dessins de Gustave Doré pour les « Contes Drolatiques », tirées par Ducros et Colas XXX. Reproduction en héliotypie de deux compositions de Steinlen pour « La Chanson des Gueux » LA REVUE DE L'ART REVUE DE L'ART ANCIEN ET MODERNE PARIS — 31, Rue Jean-Goujon, 31 — PARIS = 32e ANNÉE = Revue de Luxe pour Amateurs, Collectionneurs, Musées, Spécialistes, etc. = ARCHÉOLOGIE — HISTOIRE DE L'ART — MUSÉES = COLLECTIONS PRIVÉES — MOUVEMENT DES VENTES = CURIOSITÉS — EXPOSITIONS — LIVRES D'ART = SONT TRAITÉS PAR LES AUTEURS LES PLUS AUTORISÉS Nombreuses Illustrations hors texte et dans le texte :: Gravures originales = Un Numéro spécimen : 6 francs = ABONNEMENT. — 150 fr. par an, y compris le supplément mensuel : Le Bulletin de l'Art.

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PARIS Cinquante Eaux-Fortes en couleurs d'EUGÈNE VÉDER LISTE DES EAUX-FORTES 1. Le jardin de Saint-Julien-le-Pauvre. 2. La place du Parvis Notre-Dame. 3. Le quai de l'Horloge (Marché aux Fleurs) 4. La Conciergerie. 5. Sur le Pont-Neuf. 6. La Seine au quai Saint-Michel. 7. La place Saint-Michel. 8. Le jardin du Luxembourg. 9. Le Panthéon. 10. Saint-Etienne du Mont. 11. La rue et la tour de Clovis. 12. La rue Mouffetard. 13. La rue Saint-Médard (Marché des Chiffonniers). 14. La porte de Bagnolet. 15. Le jardin des Plantes (Maison de Cuvier). 16. L'Hôtel de Sens. 17. La rue Saint-Antoine et la Bastille. 18. La place des Vosges. 19. L'Hôtel Carnavalet. 20. La rue de Venise. 21. Saint-Gervais. 22. Le quai de Béthune. 23. L'Abside de Notre-Dame. 24. Le Marché aux Oiseaux. 25. Saint-Germain-l'Auxerrois. 26. Le pont des Arts et l'Institut. 27. Le pont du Carrousel et le Louvre. 28. Le jardin des Tuileries. 29. Les jardins du Palais-Royal. 30. La Bourse. 31. Les Grands Boulevards. 32. La rue de la Lune. 33. L'Opéra. 34. La place Vendôme. 35. La place de la Madeleine (Marché aux Fleurs). 36. La rue Royale. 37. La place de la Concorde. 38. Le Pont-Royal. 39. Saint-Germain-des-Prés. 40. Les Invalides et le pont Alexandre. 41. La place de l'Étoile. 42. Le parc Monceau. 43. La place Blanche. 44. La place du Tertre. 45. La Maison de Mimi Pinson. 46. Le Cabaret du Lapin Agile. 47. Le Moulin de la Galette. 48. La Pointe Saint-Eustache. 49. La Maison de Balzac. 50. La Tour Eiffel vue d'Auteuil. Format des estampes : 25 × 32,5 JUSTIFICATION DU TIRAGE : 100 exemplaires sur Japon impérial, numérotés de 1 à 100. Prix ... ... ... ... 1.000 francs. 400 exemplaires sur vélin de Rives, numérotés de 101 à 500. Prix ... ... ... ... 500 francs. 25 exemplaires hors commerce, dont 5*sur Japon, marqués de A à E, et 20 sur vélin de Rives, marqués F à Z. --- ÉDITIONS ALBERT MORANCÉ

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BIBLIOTHÈQUES EXTENSIBLES ET TRANSFORMABLES La Bibliothèque M D s'accroît en concordance avec les achats de livres, s'adapte partout, procure le maximum de logement dans un minimum d'espace et constitue des meubles toujours élégants. Demandez le catalogue N° 90 envoyé gratuitement avec le tarif complet. BIBLIOTHÈQUE MD 9, Rue de Villersexel, PARIS (VIIe). Littré 11.28 --- LE PRIX DES ESTAMPES ANCIENNES ET MODERNES PAR LUCIEN MONOD PRIX ATTEINTS DANS LES VENTES SUITES ET ÉTATS, BIOGRAPHIES ET BIBLIOGRAPHIES Cet ouvrage est devenu le livre de chevet de tous les amateurs et marchands d'estampes. Il donne par ordre alphabétique des noms d'auteurs, la liste complète des œuvres de tous les graveurs anciens et contemporains, français et étrangers, avec indication des prix atteints dans les ventes, les suites et états et les renseignements biographiques et bibliographiques concernant chaque artiste. C'est un travail d'une importance unique dans cet ordre d'idées, car il réunit, dans l'essentiel, toutes les connaissances iconographiques et monographiques dispersées jusqu'ici dans une foule d'ouvrages rares et onéreux. Cette Encyclopédie de l'Estampe comprendra 9 volumes brochés de format 16,5 × 25. Sept volumes sont parus (lettres A à S) — Le huitième est sous presse. Chaque volume...

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WALTER PACH GRAVEUR AMÉRICAIN L'ARTISTE qui a gravé pour les lecteurs de Byblis la planche sévère et intense qui accompagne cette note, est né à New-York en 1883. Walter Pach a commencé en Amérique son éducation d'aquafortiste sous la direction de Leigh Hunt et de peintre dans les ateliers de William M. Chase et de Robert Henzi. Il s'est, surtout, imprégné d'atmosphère française. Pendant dix ans, de 1904 à 1914, il a presque constamment séjourné à Paris et a suivi l'enseignement de Paul Séruzier. Depuis lors, il est fréquemment revenu parmi nous. Lié avec Henri Matisse, Jacques Villon et Raymond Duchamp-Villon, admirateur de Derain, il se souvient, avec gratitude, des longs entretiens qu'il eut avec Renoir ou Odilon Redon. Il a beaucoup médité et copié dans nos musées, a étudié avec ferveur, Cézanne, Seurat, et, comme tous les esprits libres, il a voué une particulière dilection à Delacroix. — Son activité est extrême et complexe. Artiste, il a surtout fait de la peinture, mais c'est comme graveur qu'il est le plus largement connu et qu'il est représenté au Metropolitan Museum de New-York et dans les grands musées d'Amérique. — Ecrivain d'art, il s'est, par plus de cent articles et par des livres, consacré à faire connaître et à faire aimer les tendances les plus récentes de l'art français. Un livre, The Masters of Modern Art, New-York, 1924, un opuscule sur Georges Seurat, New-York, 1923, la traduction de l'Histoire de l'Art, d'Elie Faure, une notice biographique sur R. Duchamp-Villon, sculpteur, Paris, — 37 —

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1924, lui créent de larges titres à notre sympathie et à notre gratitude. — Nous ne devons pas moins à son action. Depuis 1913, il a participé à l'organisation, aux Etats-Unis, de nombreuses expositions d'art français moderne. Il a, ainsi, initié ses compatriotes aux tendances post-impressionnistes. Quelques-unes de ces expositions, pendant la grande guerre, ont apporté à la cause française, avec un réconfort moral, un appui matériel appréciable. — L'œuvre gravée de Walter Pach, de 1920 à 1927, compte trente-sept planches sur des sujets très divers : études de nu, portraits, interprétations d'œuvres plastiques, surtout des vues urbaines, soit à Paris, soit en Amérique. Selon la grande tradition des graveurs américains, il dessine directement sur le cuivre devant la nature et, sans s'imposer une rigueur absolue, sans se refuser à l'emploi discret d'une teinte, il s'exprime par un travail franc et libre de la pointe, plus soucieux de donner une impression ferme que des modulations subtiles, avec un sens plein et calme de la composition. — Il eût été facile, devant les maisons gigantesques, pressées les unes contre les autres, puissantes et orgueilleuses qu'il nous présente, d'imaginer une page véhémente, une hallucination dramatique, telle qu'en ont signées des visionnaires comme Piranesi ou Brangwyn. Mais Walter Pach est familiarisé avec ces spectacles ; il ne lui paraissent pas plus extraordinaires ou cyclopéens qu'à nous les immeubles à six ou sept étages. Sans déclamation, ni surprise, il nous les offre dans leur réalité. Les petits personnages sur le quai, les arbres, nous donnent l'échelle, et c'est seulement à la réflexion que nous comprenons le caractère, quasi surhumain pour nous, naturel aux yeux d'un Américain, qu'offre une vue de New-York. LÉON ROSENTHAL.

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LES LITHOGRAPHIES DE FANTIN-LATOUR L'œuvre lithographique de Fantin-Latour, écrivait M. Léonce Bénédite, occupe une place toute spéciale dans l'œuvre du maître. Elle était le grand délassement de sa pensée, l'épanchement de ce rêve musical, au murmure duquel il aima, depuis les premières heures de sa jeunesse jusqu'au dernier jour de sa vie, se laisser bercer. — Ainsi donc, cette belle pensée de Camille Maucclair : « ... L'orchestre... — et c'est à la fois son évidence et son mystère —, est le symbole transposé des émotions de la nature; il révèle au public l'image de la symphonie et l'intérresse par là même, », s'accorde bien avec le grand frisson d'amour que Fantin-Latour éprouva au contact des magistrales auditions, auxquelles il assista avec ferveur, des œuvres de Wagner, de Schumann, de Berlioz. — « Mes sujets, disait-il, si je les ai choisis si souvent dans les œuvres de Wagner, c'est que ce sont de très beaux et très poétiques sujets que Wagner a d'abord trouvés tout faits. J'aurais très bien pu les emprunter à Michelet qui a été le premier vulgarisateur de ces légendes. D'ailleurs, je les ai empruntées aussi aux œuvres de Berlioz, de Schumann, de Brahms, je les aurais aussi bien demandées à Beethoven, mais je n'ai pas osé... Ne m'appellez donc pas le peintre wagnérien. » — C'est en 1861 que Fantin-Latour fit ses premières lithographies, à l'instigation de l'éditeur Cadart qui, en même temps qu'à Manet, à Ribot, à Legros et à Félix Bracquemond, envoya trois pierres lithographiques à Fantin-Latour, lequel fit les trois pierres. Tout ---