Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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RÉPERTOIRE DE L'ARCHITECTURE MODERNE JEAN VIRETTE ARCHITECTE LA CITE JARDIN Ouvrage honoré d'une Souscription de l'Office public des Habitations à Bon Marché, du Département de la Seine. ÉDITIONS S. DE BONADONA LIBRAIRIE NOUVELLE DE L'ARCHITECTURE ET DES BEAUX-ARTS — 136, RUE DU CHEMIN-VERT — PARIS

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RÉPERTOIRE DE L'ARCHITECTURE MODERNE JEAN VIRETTE ARCHITECTE LA CITE JARDIN Ouvrage honoré d'une Souscription de l'Office public des Habitations à Bon Marché, du Département de la Seine. ÉDITIONS S. DE BONADONA LIBRAIRIE NOUVELLE DE L'ARCHITECTURE ET DES BEAUX-ARTS — 136, RUE DU CHEMIN-VERT — PARIS

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Ouvrage récemment paru dans la même collection : LA FAÇADE ET SES DÉTAILS un album de 48 planches

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INTRODUCTION Au moment où la loi du 13 juillet 1928, dite loi Loucheur, va donner une nouvelle impulsion à la construction des H. B. M. et des habitations à loyer moyen, il nous a paru nécessaire de présenter différentes réalisations de cités-jardin construites soit par l'initiative privée comme les jardins UNGEMACH, à Strasbourg, soit par les offices départementaux et municipaux d'H. B. M. La loi Loucheur a pour but, en vue de remédier à la crise du logement, d'établir un programme de construction et d'aménagement d'immeubles salubres, d'assainissement et de réparation des maisons existantes, dans les conditions prévues par la législation sur les H. B. M. Cette loi ne fait que modifier la loi de 1922. — Pour les logements à loyer moyen, elle donne les coefficients de majoration des maxima de la valeur locative 3, 6 et du prix de revient 1,75. Les résultats sont les suivants : NOMBRE DE PIÈCES --- VALEUR LOCATIVE --- PRIX DE REVIENT --- 4.716 --- 57.317,50 --- 5.659 --- 68.775 » --- 6.602 --- 80.237 » --- Ces logements à loyer moyen doivent comporter l'eau, le gaz et l'électricité, au point de vue de la salubrité, ils doivent remplir les mêmes conditions que les H. B. M. En ce qui concerne la superficie, ils doivent répondre aux conditions ci-après : La surface des pièces habitables ne devra jamais être inférieure à 9 mètres carrés. La superficie totale du logement entre murs et cloisons devra être d'au moins: LOYERS MOYENS --- H. B. M. --- Logements avec cuisine, cabinet de toilette et W.-C. --- Logements avec cuisine et W.-C. --- 2 pièces 46 m² --- 2 pièces 36 m² --- 3 — 58 m² --- 3 — 45 m² --- 4 — 70 m² --- 4 — 54 m² --- et ainsi de suite en augmentant de 12 mètres carrés par pièce supplémentaire

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pour loyers moyens et 9 m² pour H. B. M. La surface des couloirs et des W.-C. ne pourra dépasser 15 % des superficies ci-dessus indiquées. Les jardins UNGEMACH peuvent être classés dans la catégorie des logements à loyer moyen, les autres cités-jardin sont à classer dans les H. B. M. La densité de population à l'hectare fait mieux ressortir les différences de conception de ces cités. Les jardins UNGEMACH.. --- 60 habitants environ. --- Cité-jardin du PLESSIS-ROBINSON . --- 100 — — --- Cité-jardin de STAINS .. --- 260 — — --- La moyenne indiquée par les urbanistes anglais varie de 80 à 165 habitants à l'hectare brut, soit de 16 à 33 logements à l'hectare. La densité de population de la cité-jardin de STAINS, qui comprend de nombreux immeubles à logements collectifs, se rapproche de celle des villes. A Paris le recensement d'avant-guerre indiquait une densité variant de 200 habitants à Passy à 739 au Temple, par hectare. Cette dernière cité représente la transition entre la cité-jardin et le faubourg d'une ville. Nous donnons ci-après des indications sur les diverses cités-jardin du présent ouvrage. J. VIRETTE.

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Cité-Jardin Ungemach, près Strasbourg. BASSOMPIERRE, de RUTTE, SIRVIN, Architectes S. A. D. G., Paris. JEAN SORG, Architecte, Strasbourg. Planches 1 à 9 inclus. La cité Les jardins Ungemach, a été réalisée avec les bénéfices de guerre d'une fabrique de bonbons appartenant à la maison Ungemach, Société Alsacienne d'Alimentation. Les fonds furent confiés à une fondation qui avait pour but d'aider de jeunes ménages en bonne santé désireux d'avoir des enfants et de les élever dans de bonnes conditions d'hygiène et de moralité. Cette fondation deviendra propriété de la ville de Strasbourg le 1er janvier 1950. Pour réaliser cette cité, la ville mit gracieusement à la disposition de l'œuvre les anciens glacis du Wacken qui ont le double avantage de se trouver à proximité de la ville et d'être plantés de vieux arbres. La cité doit comporter 150 pavillons isolés : 100 de 4 pièces et 50 de 5 pièces entourés d'un jardin d'une superficie de 600 mètres carrés environ, dont les derniers sont en voie d'achèvement. Ce sont des constructions soignées qui n'ont rien de commun avec les H. B. M. Le prix moyen d'un pavillon est passé de 57.000 francs en 1923 à 80.000 francs en 1929, non compris la valeur du terrain. Dans chacun de ces pavillons de style « maison des petites villes alsaciennes vers 1830 », le logement est situé sur un même palier; il comprend une chambre à demeurer, deux ou trois chambres à coucher, une salle à manger-cuisine, une buanderie, un hangar, un W.-C., une cave et un grenier qui peut se prêter à à l'aménagement de deux mansardes. Les chambres ont l'eau courante; la buanderie qui est attenante à la salle à manger-cuisine sert également de salle de bains; le hangar n'a d'accès que par le jardin, il ne communique pas avec le logement proprement dit. La cité possède une école maternelle où les enfants peuvent s'y rendre sans être accompagnés. Cette cité est un ensemble très réussi dont les arbres existants ont été soigneusement conservés. La population était en 1926 de 3, 9 et en 1928 de 4, 3 habitants par pavillon. Ce qui représente une population d'environ 60 habitants à l'hectare.

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Cité-Jardin de Nanterre. A. BERRY, Architecte, D.P.L.G. Planches 10 à 18 inclus. La cité-jardin de Nanterre a été construite pour l'office public d'H.B.M. du département de la Seine, et terminée en 1923. La cité comprend 90 pavillons d'habitations individuelles et deux groupes d'habitations collectives. Elle permet de loger 130 familles environ. Cité-Jardin du Plessis-Robinson. PAYRET DORTAIL, Architecte D.P.L.G. Planches 19 à 30 inclus. La cité-jardin du Plessis-Robinson est la propriété de l'office d'H.B.M. du département de la Seine dont l'administrateur délégué est M. Henri Sellier. Cette propriété d'une contenance de 100 hectares se compose d'une première partie accidentée dite « Les Lunettes » d'un parc fort bien tracé et très boisé et d'une troisième partie sur le plateau joignant Malabry. La composition générale a été inspirée par l'emplacement et on s'est efforcé de réaliser des constructions dont l'aspect ne nuise pas au site admirable, mais en soit au contraire, l'accompagnement. La partie actuellement construite des Lunettes comporte des bâtiments collectifs et des logements individuels, les bâtiments collectifs ne dépassent jamais deux étages. Les logements de ces bâtiments se composent de 2 ou 3 pièces avec cuisine ou salle commune et laverie. Les logements individuels comportent 3, 4 ou 5 pièces avec mêmes annexes, ils sont destinés aux familles nombreuses. Les bâtiments sont construits en système Robur. Tous les logements sont pourvus d'une baignoire-lessiveuse et d'un évier-vidoir système Garchey pour l'évacuation des ordures ménagères. Un premier projet avait été établi pour un terrain d'une surface de 65 hectares, il comprenait : Routes et espaces libres --- 21 hectares --- 32 % --- Edifices publics --- 11 % --- Lotissements --- 57 % --- Population d'environ 5.000 habitants (77 à l'hectare ou 100 environ en déduisant la surface du parc). Le projet actuel prévoit pour desservir la cité le prolongement du chemin de fer de Sceaux Robinson vers Malabry.

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GROUPE D'H. B. M. DES MURLINS, près Orléans. A. DUBREUIL et R. HUMMEL, Architectes. Prix de Rome S. A. D. G. M. MAUREY, Architecte. Planches 31 à 39 inclus. Le groupe réalisé pour le compte de l'Office d'Habitations à bon marché d'Orléans, a été établi sur un terrain rectangulaire limité par 4 rues. Les maisons ont été exécutées en se tenant exactement dans le cadre de la loi du 13 juillet 1925, leur prix de revient ne dépasse pas le prix imposé de 32.750 francs. Pour obtenir un prix relativement bas, les maisons ont été groupées par bandes de 6, 8 et même 10 logements, combinaison permettant le minimum de développement de murs de façade, groupement de canalisations, et simplification des toitures. Comme composition générale, les bandes de pavillons en bordure des 4 rues; celles de la rue Croix-Baudou, légèrement en retrait pour permettre au devant l'aménagement des petits jardins d'agrément; deux motifs de pergolas accusant l'entrée. Sur la rue des Murlins, voie la plus passagère, 4 boutiques, pour les besoins de la cité. A l'intérieur de la cité 2 bandes de pavillons formant retour et accrochant face à l'entrée, un terrain destiné à une garderie d'enfants. Pas de jardins individuels ; de grands gazons et jardins communs dans les espaces libres. Il a été malgré tout ménagé à l'exécution, un petit enclos au devant de chaque entrée, destiné au garage des bicyclettes, voitures d'enfants, brouettes, et laissant la faculté aux habitants de l'aménager avec des fleurs en petits jardins d'agrément. Les pavillons sont de 3 types : Type 1 et Type 2 Maisons individuelles. Type 3 semi-collectives avec ou sans boutiques. A l'angle de la rue Neuve n° 1 et de la rue Croix-Baudou, sur un terrain appartenant à l'office, il a été construit un lavoir pour les usagers de la cité, composé au rez-de-chaussée de quelques cases pour laveuses, et garages pour voitures de commerçants; il comporte à l'étage des séchoirs et une salle réservée pour l'installation de quelques douches. La cité est en voie de terminaison; il manque les gazons et plantations, les routes sont en cours. La garderie d'enfants fait l'objet d'un projet spécial, actuellement à l'étude, qui complètera l'aspect de cette cité.

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Cité-Jardin de Stains E. GONNOT et G. ALBENQUE, Architectes S.A.D.G. Planches 40 à 56 inclus. La cité-jardin de STAINS est située au centre de la commune et se soude à la ville de STAINS sur la place de la mairie même. Il a été tenu compte dans la composition du plan de l'extension rationnelle de l'agglomération ainsi que des besoins des centres industriels immédiatement voisins : SAINT-DENIS, LE BOURGET, AUBERVILLIERS, LA COURNEUVE, etc... Le domaine, d'une superficie d'environ 27 hectares est traversé dans sa longueur par une voie publique en ligne droite, l'avenue Hainguerlot, de près d'un kilomètre de long, dont il a fallu rompre la monotonie. Le terrain est sensiblement plat et les seuls arbres qui y existent sont ceux bordant cette avenue; il ne pouvait donc donner lieu à aucune composition pittoresque utilisant les mouvements du terrain et les plantations existantes. Le plan schématique indique l'emplacement des habitations présentant un caractère particulier ainsi que les Services Sociaux existants et ceux qui ont été prévus dans la cité-jardin même. La partie habitation comprend des maisons individuelles avec chacune un jardin et des maisons collectives de trois et quatre étages. Les voies, places et jeux occupent 8 % de la surface totale (en plus des voies publiques existantes). Les édifices publics, y compris le jardin fleuriste, représentant 6 1/2 %. Les habitations collectives et leurs potagers occupent 14 %. Enfin le surplus, soit... 61 1/2 % est affecté aux habitations individuelles. Il est prévu pour l'ensemble environ 3.000 mètres carrés de boutiques et locaux pour le commerce et la petite industrie, lesquels desserviront, outre la cité, la ville de STAINS. La population totale de la cité-jardin sera d'environ 7.000 personnes (260 habitants à l'hectare).

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Pl. 1 LA CITE-JARDIN. Bassompierre, de Rutté, Sirvin, architectes, Paris. Jean Sorg, architecte, Strasbourg. Cité-Jardin Ungemach, Strasbourg. Place des Acacias. Éditions S. de Bonadona. Phototypie Catala Frères, Paris.