Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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la ferronnerie moderne présentée par H. Clouzot --- éditions d'art Ch. Moreau 8 rue de Prague Paris

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LA FERRONNERIE MODERNE A L'EXPOSITION INTERNATIONALE DES ARTS DÉCORATIFS

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la ferronnerie moderne présentée par H. Clouzot --- éditions d'art Ch. Moreau 8 rue de Prague Paris RENE GABRIEL

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Les modèles publiés dans le présent ouvrage sont et demeurent la propriété de leurs auteurs. Toutes reproductions, même partielles, sont interdites et seront poursuivies par les auteurs. Copyright by Editions Charles Moreau 1925.

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AVANT-PROPOS De tous les matériaux employés par les constructeurs modernes, le fer est certainement un de ceux qui ont joué le plus grand rôle dans le premier quart de notre siècle. Appuyés sur la science de l'ingénieur, nos architectes en ont tiré une beauté nouvelle, projetant dans l'espace des lignes et des plans d'une hardiesse telle qu'il faut remonter jusqu'aux maîtres d'œuvre des cathédrales pour en rencontrer de pareils exemples. En même temps, par le retour au beau métier, les serruriers — donnons-leur le titre de ferronniers qu'ils ambitionnent — ont rendu aux ouvrages de forge leur présance traditionnelle dans le décor extérieur des édifices, et leur ont même assuré, ce qui ne s'était encore jamais vu aux époques précédentes, une place d'honneur dans le mobilier usuel, aux dépens du bronze et même du bois. Ces reprises et ces conquêtes, le fer les doit à un tout petit nombre de grands ouvriers, comme Robert, qui, dès la dernière décennie du XIXe siècle, ont franchement opté pour l'art original, tandis que leurs confrères continuaient à pasticher les grilles de Nancy ou de Sens. Il en est aussi redevable à l'intimité de plus en plus étroite de l'élite avec la machine, avec l'auto devenue un organe indispensable de la vie moderne, et qui nous a rendus sensibles à la beauté stricte et robuste du métal. Nous sommes toujours dans l'âge du fer, et rien n'indique que nous soyons près d'en sortir. Chose curieuse : tandis que la grande métallurgie instaurait tous les jours des méthodes rationnelles et perfectionnées de travail, la ferronnerie, imbue en quelque sorte du fétichisme du marteau qu'elle venait de retrouver, ne s'évadait pas du domaine du travail à la main. Les lignes du décor évoluaient au rythme des autres arts mobiliers : la technique n'évoluait pas. Aujourd'hui — l'Exposition de 1925 l'a clairement mis en lumière — notre grande école de ferronnerie moderne obéit à deux courants. D'une part le petit groupe de ceux qui, comme Szabo, tirent du labeur humain et du feu de la forge l'exécution intégrale de leurs ouvrages. De l'autre ceux qui, comme Brandt, font appel aux procédés nouveaux que la science met au service de l'industrie, à la presse, au marteau pilon, à la soudure autogène. Des œuvres des premiers se dégage une robustesse de formes, une décision de lignes, une concision de décor qui découlent nécessairement de la simplicité des moyens employés. Mais elles ne sont pas à l'abri d'une certaine monotonie dans la facture, les conditions d'exécution ramenant aux mêmes procédés constructifs : montants résistants et rapprochés enserrant dans les deux sens l'arabesque des enroulements et des agréments de forge. Dès le XIIIe siècle, ces principes étaient posés. Les seconds, au contraire, ne sont plus limités par des restrictions matérielles. Ils font parler au fer le langage qui leur convient et ce langage, — hâtons-nous de le dire — à aucune époque n'a été aussi varié ni aussi expressif. Sans recourir à l'artifice des tôles découpées, qui font ressembler certaines grilles de 1900 à des étalages de fleuristes artificiels, ils composent des panneaux de fleurs irréelles qu'on dirait empruntées à des laques d'Extrême-Orient. Ils font jaillir des jets d'eau aussi librement que s'ils étaient tracés au pinceau. Ils assouplissent le fer en torsades retombant comme des crépines de soie. Maille à maille, comme les dentellières, ils composent des réseaux, et leur technique est si sûre que leurs ouvrages ont la solidité de ceux d'autrefois. Que dis-je ? Ils

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sont peut-être plus durables, car nos modernes rejeros ont à leur disposition des fers d'une qualité que leurs devanciers n'ont pas connue. Mais la facilité qu'ils ont à s'exprimer, les entraîne parfois à en abuser. Il est donc indispensable que l'utilisation de ces procédés modernes soit réglée par un goût très sûr et par le sentiment de la mesure, de façon à servir de frein à cette luxuriante imagination créatrice. Cette règle vaut aussi pour la fonte de fer dont l'Exposition a marqué un renouveau depuis longtemps espéré. Après avoir joui, au début du dernier siècle, d'une faveur sans pareille, la fonte est tombée sous le mépris des gens de goût dans un discrédit injustifié. La fonte est un matériau comme un autre. On aura toujours besoin de pièces standard et à bon marché. Le tort des industriels a été de lui faire exprimer ce qui n'était beau qu'en fer forgé au lieu de créer des modèles étudiés spécialement en vue de cette destination. La fonte supporte mal la ciselure, c'est entendu, mais par le modelage et par des rehauts de toute sorte, elle peut recevoir un décor acceptable. Bien plus, une belle “peau de fonte”, comme les Suédois nous en ont montrée, se suffit à elle-même. Appareils de chauffage mobile, fourneaux de cuisine, éléments de radiateur, clôtures et rampes d'escalier, son programme est sans limites. Nous avons réuni dans cet album quelques-uns des meilleurs ouvrages en fer de l'Exposition des Arts décoratifs. Sans doute, la grande métallurgie n'y a pas joué le rôle de première grandeur qu'elle a tenu aux dernières Expositions universelles. Le défaut de temps et d'argent en est cause. Mais il se dégage de cette variété charmante de portes, de consoles, de tables, d'appliques, de lampadaires, d'écrans, de cache-radiateurs, un sentiment de modernité qu'on n'avait encore jamais observé. Nous aurions voulu faire un choix aussi abondant dans la fonte : il n'a pas dépendu de nous que le nombre des modèles intéressants eût été plus considérable. Les artisans-créateurs n'ont pas seuls contribué à ce renouveau du fer. A l'appel des architectes, les grandes firmes de constructions métalliques ont réalisé des modèles d'une originalité réelle et d'une parfaite entente de l'usage. Cette apothéose d'un été aura certainement un lendemain. La France reprendra à la tête des nations sa mission de révélation et d'initiation dans le travail du métal, telle qu'elle l'a remplie aux belles années du XVIIIe siècle. HENRI CLOUZOT, Conservateur du Musée Galliera, Rapporteur de la Classe 4.

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TABLE DES PLANCHES Planches Couverture composée par René GABRIEL 1. EDGAR BRANDT. Porte d'honneur. Henri Favier et André Ventre, architectes. 2. EDGAR BRANDT. Grille d'intérieur et Porte de sortie du Pavillon du Collectionneur. Collaborateur : Henri Favier, architecte. 3. EDGAR BRANDT. Grille, classe 4. Grille d'intérieur, Pavillon du Collectionneur. 4. EDGAR BRANDT. Grille d'intérieur, Lampadaire, Paravant, classe 7. 5. EDGAR BRANDT. Écrans, classe 7. Console, Pavillon du Collectionneur. 6. EDGAR BRANDT. Lustre, classe 7. Lustre, Pavillon du Collectionneur. Grille de clôture, Cour des Métiers. 7. EDGAR BRANDT. Porte du Pavillon National Monégasque, Julien Médecin, architecte. Porte d'entrée du Pavillon du Collectionneur. 8. EDGAR BRANDT. Porte de la Boutique de l'Illustration. Porte du Pavillon de la Renaissance. 9. A-G. SZABO. Lustre, Stand Bernaux. Grille de clôture, Jardin de la Cour des Métiers. 10. JEAN PROUVÉ. Porte intérieure du Pavillon de Nancy. Le Bourgeois et Bourgon, architectes. CHARLES DUMAS. Porte d'entrée du Pavillon de l'Art appliqué aux Métiers. Bernard Haubold, architecte. 11. CHARLES PIGUET. Balcon d'un Ensemble mobilier, par Montagnac, décorateur. Porte d'entrée du Pavillon de Lyon, Saint-Étienne. Tony Garnier, architecte. 12. RENÉ GOBERT. Imposte de la Cour de la Fédération des Artistes Décorateurs. Charles Siclis, architecte. ED. DELION. Lustre et Porte d'intérieur. Ensemble Meyniel frères. 13. GEORGES VINANT. Porte d'entrée du Pavillon de la C° Royale Asturienne des Mines. G. Tronchet, architecte. Porte d'entrée du Pavillon des Postes et Télégraphes. G. Tronchet, architecte. 14. GEORGES VINANT. Table à thé, grille d'appui, porte-parapluie. MARCEL BERGUE. Console, glace, appliques, lampe, lampadaire. 15. MARCEL BERGUE. Balcons et Rampes du Pavillon du Commissariat général. Chrétien-Lalanne, architecte. 16. VASSEUR. Salle à manger du Pavillon de La Maîtrise, composée par Maurice Dufrène. 17. BERNARD. Rampe composée par Mme Lucie Renaudot, P.-A. Dumas, éditeur. ÉTABLISSEMENTS SCHWARTZ-HAUMONT. Grilles, rampes, consoles du Pavillon de La Maîtrise, composées par M. Dufrène. 18. ÉTABLISSEMENTS SCHWARTZ-HAUMONT. Porte la Bibliothèque de Reims. M. et L. Sainsaulieu, architectes. Porte d'entrée du Pavillon Crès et C°, composée par Jean Schwartz. 19. BAGUÈS FRÈRES. Balcon du Pavillon de la Ville de Paris. Roger Bouvard, architecte. Balustrade et Balcon du Pavillon de l'Élégance. Fournez, architecte. 20. BAGUÈS FRÈRES. Porte d'entrée et porte de sortie du Pavillon de l'Élégance. Fournez, architecte ; Rateau, décorateur. 21. RICHARD DESVALLIÈRES. Grille d'intérieur du Pavillon de la C° des Arts Français. Süe et Mare, architectes-décorateurs. RICHARD DESVALLIÈRES. Grille de Communion. 22. E. SHENCK & SES FILS. Porte d'entrée du Pavillon des Parfums Fontanis. Eric Bagge, architecte. Porte d'entrée du Pavillon du « Quotidien ». Raymond Barbaud, architecte.

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23. E. SCHENCK & SES FILS. Porte d'entrée et de sortie du Pavillon Arthur Goldscheider. Eric Bagge, architecte. 24. VAN MULLEN. Rampe du Pavillon Pomone, composée par Paul Follot, architecte-décorateur. ATELIERS PRIMAVERA. Paravant du Pavillon Primavera, composé par Mozer. DALBET. Grille de Communion de l’Église du Village. 25. RAYMOND SUBES, édité par les Étabe Borderel et Robert. Porte d'entrée du Pavillon de l'Afrique Française. Germain Olivier, architecte. Porte d'entrée du Pavillon du Club des Architectes diplômés. Tournon, architecte. 26. RAYMOND SUBES, édité par les Étabe Borderel et Robert. Applique, lampes, lampadaires. 27. RAYMOND SUBES, édité par les Étabe Borderel et Robert. Balcon du Cazin Morancé-Corcellet. Marrast, architecte. Grille de Communion, Pavillon de l’Art appliqué aux Métiers. Bernard Haubold, architecte. — Cache-Radiateur, Ambassade française. Cache-Radiateur, Pavillon du Club des Architectes diplômés. 28. RAYMOND SUBES, édité par les Étabe Borderel et Robert. Porte d'entrée du Cazin Morancé-Corcellet. Marrast, architecte. Petite Porte Saint-Dominique Fabert. Marrast, architecte. 29. RAYMOND SUBES. Table-Console. ÉTABLISSEMENTS SCHWARTZ-HAUMONT. Table-Console composée par Maurice Dufrène. CHRISTOFLE & Cre. Table-Console, du Pavillon Christofle Baccarat, composée par G. Chevalier. 30. MALATRE & TONNELIER. Cache-Radiateur et Table-Console. MAJORELLE FRÈRES. Cheminée et Grille pour Ensemble mobilier, classe 7. 31. PAVILLON DE LA VILLE DE PARIS. Porte d’intérieur composée par l’École Boulle exécutée par l’Ecole Dorian. Roger Bouvard, architecte. PAUL KIS. Porte d'entrée du Pavillon Fernand Savary. Robert Mottelay, architecte. 32. PAUL KIS. Stèles, guéridon, grille d’intérieur. Ensemble de la Boutique du Pont Alexandre. 33. PAUL KIS. Porte du Monument aux Morts de Levallois-Perret. Console, glace, cache radiateur, lustre. 34. RAINGO FRÈRES. Boutique Tétard frères. Sézille, architecte. NICS FRÈRES. Boutique des Gants Alexandre. R. Sozel, architecte. 35. SOCIÉTÉ DES HAUTS FOURNEAUX & FONDERIES DE BROUSSEVAL. Cache-Radiateur, composé par G. Dunaim. Radiateurs composés par Edgar Brandt, Paul Follot, Eric Bagge. 36. FONDERIE DU VAL D’OSNE. Grille. ÉTABLISSEMENTS DURENNE. Candélabre composé par Th. Lambert. Balustrade et Balcon. ÉTABLISSEMENTS SAUNIER-DUVAL. Candélabre composé par G. Dunaim

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LA FERRONNERIE MODERNE PL. 1 PHOTO CHEVOGSON - HÉLIO VIALE ET L'WOTELLIER CHARLES MOREAU, ÉDITEUR, 8, RUE DE PRAGUE, PARIS (12) EDGARD BRANDT - PORTE D'HONNEUR HENRI FAVIER ET ANDRÉ VENTRE, ARCHITECTES