Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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EXPOSITION LORRAINE --- L'ÉCOLE DE NANCY au Musée de l’Union Centrale des Arts Décoratifs PAVILLON DE MARSAN, A PARIS --- 1re Série: Le Mobilier 2e Série: Objets d’Art, Verrerie, Céramique, Cuirs d’Art, Bronzes, etc. Armand GUÉRINET, Editeur LIBRAIRIE D’ARCHITECTURE & D’ART DÉCORATIF, 140, Faubourg Saint-Martin, 140 PARIS

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EXPOSITION LORRAINE L'ÉCOLE DE NANCY AU Musée de l'Union Centrale des Arts Décoratifs PAVILLON DE MARSAN, à PARIS 2e Série - OBJETS D'ART - VERRERIE - CERAMIQUE - CUIRS D'ART - BRONZE - PEINTURE DÉCORATIVE ETC. ETC. LIBRAIRIE D'ARCHITECTURE & D'ART DÉCORATIF Armand GUÉRINET, Éditeur, 140, Faubourg Saint-Martin PARIS

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L'EXPOSITION DE L'ÉCOLE DE NANCY A PARIS --- Les esprits soucieux de la vitalité de nos Arts Mobiliers avaient vu avec intérêt se fonder à Nancy, il y a deux ans, une Alliance Provinciale des Industries d'Art. C'est avec une égale faveur qu'on vient d'accueillir à Paris les ouvrages des maîtres stylistes de l'Ecole de Nancy, groupés par l'initiateur de cette renaissance en un pacte de famille unissant tous les métiers d'art lorrains. L'Ecole de Nancy, en effet, et c'est là ce qui la distingue heureusement des tentatives récentes pour imposer chez nous un modern style incohérent et bizarre, l'Ecole de Nancy prétend posséder et mettre en pratique certains principes qui lui sont propres. Elle les a soigneusement formulés, bien qu'elle laisse à ses sociétaires une indépendance absolue dans les applications particulières. Il subsiste néanmoins, entre les artistes de Nancy, sans compter l'air de famille lorraine, assez de liens pour rendre intéressante leur tentative d'exposition collective. D'abord ils invoquent le principe supérieur de l'unité de l'art, puisque des artistes tels que Prouvé s'y rencontrent avec des industriels, et que lui-même pratique à la fois le grand décor mural humanitaire, la statuaire vibrante, passionnée, et le bibelot d'art. Ils se rattachent d'ailleurs plus ou moins tous à une esthétique forte et sûre, dont la démonstration a été mise de bonne heure en évidence à Nancy, et pratiquée non sans succès depuis un quart de siècle. Les jeunes en ont éprouvé à leur tour la valeur pratique et se rattachent volontiers, dans une action libre, à un mode rationnel de conception et aux formules stylistes qui proviennent d'une même méthode de composition. Celle-ci n'est, d'ailleurs, qu'un héritage national dans notre pays, amoureux avant tout de clarté, de logique: construction logique en effet, saine, stable, tenant compte des qualités propres à chacun des matériaux employés, et d'une destination nette et bien définie, en vue d'une commodité et d'une durée parfaites. Qu'on ne craigne donc pas de rencontrer, dans les productions d'artistes tels que Gallé, Majorelle et leurs émules nancéiens, tels salons-wagons, où, sous couleur de modernisme et de confort, des mobiliers dont les pièces font partie intégrante de l'immeuble, se trouvent soudés les uns aux autres comme des frères siamois, ou bien apparaissent, comme dans le Monde renversé, les pieds au plafond. Le lecteur ne verra pas, dans ce recueil, foisonner l'ornementation du macaroni ou sévir le style du coup de fouet. Ce qui caractérise, au contraire, très heureusement le style de l'Ecole de Nancy, c'est une paisible et pieuse observation de la Nature, afin d'adapter ses coloris et ses rares patines aux métiers du verre, du bois, du métal, des tissus, et de capter le caractère si fort et si souple des vivants modèles au profit du décor mobilier. Telle fut, à l'origine, la source pure où puisa cette renaissance, dans les cristaux de Gallé. --- (1) Le nom d'Ecole de Nancy sert à désigner le groupe des industries artistes de l'Est de la France et ses tendances caractéristiques. Plus particulièrement, c'est une association d'initiative privée fondée le 12 février 1901, avec autorisation préfectorale. Elle a son siège à Nancy; elle se compose d'un Sociétariat, de professionnels, artistes, chefs d'industrie, maîtres enseignants (10 fr. de cotisation); de membres adhérents (6 fr. au minimum) et d'associés sans cotisation, ouvriers, instituteurs, apprentis. Le Bureau est élu pour quatre années : président, Emile Gallé; vice-présidents, Majorelle, Daum, Vallin. L'Ecole se propose d'asseoir la réputation des ateliers nancéiens sur les bases durables d'une saine esthétique et d'un enseignement rationnel, aux principes rationnels et sûrs. Dès que ses ressources le lui permettront, l'Ecole de Nancy entend donner un enseignement professionnel, des cours d'applications directes à tous les métiers relevant du dessin. Elle a ouvert des conférences d'études. Elle n'attend que les moyens de fonder, à Nancy, un Musée spécial à son œuvre, à l'éducation des ouvriers d'art et du public, une sorte de Conservatoire de ses ouvrages de maîtrise, de ses modèles, de sa tradition.

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L'EXPOSITION DE L'ÉCOLE DE NANCY À PARIS Le point capital, c'est que la charpente solide de son meuble, l'architecture de son vase, et leur précise destination, Nancy a prétendu les vêtir à sa guise, d'une ornementation personnelle. Renonçant tout à coup à jouir en paix des fruits de la reproduction des modèles du XVIIIe siècle et de l'éradition des styles historiques, nos décorateurs, nos fayenciers, verriers, émailleurs, ébénistes, orfèvres, peaussiers, marqueteurs, sculpteurs lorrains, se sont vu successivement, depuis trente ans, affranchir bon gré mal gré de l'imitation des styles anciens par un principe nouveau, celui de l'observation scientifique des modèles vivants. On a donc étudié à la fois en naturalistes, en décorateurs, et en industriels, les vêtements colorés qui, dans la nature, enveloppent tous les êtres en raison d'utilités propres à chacun et du milieu où ils se meuvent. On en a déduit, au bénéfice de nos demeures, des effets neufs, en accord avec les immenses harmonies ambiantes. La fréquentation de la plante ne s'est pas arrêtée aux élégantes stylisations qui, aux Beaux-Arts, vers la fin du XIXe siècle, semblaient ne récolter parmi la nature que pour faire hommage aux formules du XVIe siècle. De la flore lorraine, nous avons tiré des applications à nos métiers. Nous avons cherché à déduire des documents naturels les méthodes, les éléments et le caractère propres à créer un style moderne d'ornementation, un revêtement coloré ou plastique pour les objets et les usages modernes. Nous ne prétendons certes pas avoir réussi ; au moins aurons-nous essayé de mettre en évidence, par ce temps de confusion, les principes qui distinguent des autres tentatives récentes, notre style français logique et directement inspiré de la documentation naturelle. Ce mode selon le bon sens, selon la tradition de la nature, a des avantages sensibles. Il rend au compositeur d'ornements, à l'ouvrier d'art, la clef de ces musées libres du décor vivant, la flore, la faune, confisquées par les Académies. Au lieu de s'en référer péniblement à des modèles anciens qui ne sont trop souvent que des copies de copies, des altérations des géniales adaptations primitives faites par des maîtres d'après des types naturels, le modelleur d'art va droit à la vraie et vive acanthe, ou revient au pissenlit des imagiers du xive siècle. La peine lamentable d'inventer dans le vide, de faire, d'une grève lavée, surgir la fleur de l'imagination, fait alors place à un amoureux entrain parmi la surabondance des thèmes inspirateurs. Ces richesses de documentation, cette chaleur d'excitation poétique nécessaire à la composition décorative, l'artiste assembleur de la ligne et du coloris ne les épuisera jamais. Chaque espèce de plante possède son style ornemental ; chaque époque, chaque maître qui a tenté de se l'approprier y a mêlé involontairement quelque chose de soi-même. On sait à présent à quel point le sens de notre Michelet fut divinatoire de l'art d'un Lalique, lorsqu'il conseillait aux joailliers de son temps, l'adaptation des parures de l'insecte à nos arts somptuaires. De même peut-on imaginer un mode d'ornementation plus souple et mieux indiqué pour le mobilier, pour les membrures et assemblages de bois, que la végétation même des ligneux, le mode de croissance par jets annelés et cannelés ou par étages architecturaux, et ces incidents décoratifs amenés sans effort, le bourgeon, la corolle, le fruit, l'oiseau, la figure humaine ? Tel est, en résumé, le style naturaliste contemporain qui s'inspire des formes d'art naturelles pour en décorer des constructions établies d'après la destination et le sens commun. Ce mode a rencontré d'ailleurs moins de résistance que d'émulation à le suivre, sans compter l'adhésion raisonnée des esprits les plus sûrs. Il convient de féliciter, à son tour, l'Union Centrale des Arts Décoratifs, ses conseils et son digne président, M. Georges Berger, de leur heureuse pensée : offrir à l'Ecole de Nancy, à ses travaux, l'hospitalité du Pavillon de Marsan et du Musée des Arts Décoratifs, c'est ouvrir, nous voulons l'espérer, une féconde série d'expositions provinciales du décor à Paris, et la plus heureuse émulation entre nos vieux métiers de France et toutes les provinces de notre génie artistique. --- Armand GUÉRINET, Éditeur - Librairie d'Architecture et d'Art décoratif 140, Faubourg Saint-Martin, PARIS

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EXPOSITION LORRAINE (ÉCOLE DE NANCY) Au Musée de l'Union Centrale des Arts Décoratifs, à Paris. — 2e SÉRIE PL. I. UNION CENTRALE des arts & position Lorraine Groupe de décor École de Nancy DECORATIFS Pavillon de Marsah Rue de Rivoli du Mars au 1er Avril 1908 MELLOTYPE E. LE DELAY, PARIS ANMAND QUERNET, ÉDITEUR, 143, FAUBOURG SAINT-JARTIN, PARIS Titre: V. PROUVE - Dessin de l'Afliche et Titre du Catalogue de l'Exposition Lorraine

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EXPOSITION LORRAINE (ÉCOLE DE NANCY) Au Musée de l'Union Centrale des Arts Décoratifs, à Paris. — 2e SÉRIE Pl. 2. V. PROUVE - « Practidor », grand Panneau en noir repoussé et cinsulé (cliché F. Roux) HÉLIOTYPE E. LE BELEY, PARIS ARWAND QUÉRINTZ, ÉDITEUR, 140, FAUBOUND SAINT-MARTIN, PARIS

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EXPOSITION LORRAINE (ÉCOLE DE NANCY) Au Musée de l'Union Centrale des Arts Diversitaires, à Paris. - > Série La Grenatière d'Emile GALIER et ses Auteurs de montagne KENNARD DUBOIS, ENTIER, 142, FABRIQUE SAN-MARTIN, 1935

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EXPOSITION LORRAINE (ÉCOLE DE NANCY) Au Musée de l'Union Contrat des Arts Décoratifs, 3 Paris - 2e Série Pi. 4 Aurélie Gérard, Éditions, 1985 La Crédit d'Ecole Galles et ses Archives de montage, déposés à l'Archivage électronique, 1983 Économie & Le Relev, 1985

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EXPOSITION LORRAINE (ECOLE DE NANCY) Au Musée de l'Union Centrale des Arts Décoratifs, à Paris. — 2e SÉRIE PL. 5. 1. 2. 3. 4. Emile GALLE - PATES DE VERRE, 1963 - 1. L'Orge, cornet meulaire bronze - 2. La Peuille de Rhubarbe, coupe; l'Eucalyptus, cornet - 3. Océano nox, cristal - 4. Geurde au Scarabée - 5. La Peuille rougée, coupe, faune marine - 6. Les Peuilles des Douleurs passées, vase MÉLOSTYPIE E. LE GELEX, PARIS AURAND CHUINET, COTTEUR, 140, FAUBOURG-SAIN-TWARTIN, PARIS 8.

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EXPOSITION LORRAINE (ÉCOLE DE NANCY) Au Musée de l'Union Centrale des Arts Décoratifs, à Paris. — 2e SÉRIE PI. 6. 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. MELIOPTIQUE E. LE GILLEY, PARIS Emilie GALLO - CRISTAUX OUVRÉS, 1903 - 1. L'Orée des bois, pâtes de verre - 2. Premier Gel d'Antonie - 3. L'Eruption, vase - 4. Lilium longillorum, porte-bouquet - 5. Parrot Juvénalift, pâte de verre - 6. Epibénaire rose, flacon taillé dans une pâte à cristaux, nuances olivine et agate fonarie - 7. L'Orga, broc nucre - 8. Marie-Stella, agate noire et opales sur anéthrate bleue - 9. Le Lin marin, plie d'ombre gris et gravier d'émerzées - 10 et 11. Les Cisalures de la Mer, porte-bouquet et gardes - 12. Pleur de glace, porte-bouquet - 13. Passereaux bleus, flacon de senteur ARMAND COUERINET, ÉDITEUR, 140, FABRIGOURC SAINT-MARTIN, PARIS