Page 1
IMPRIMERIE NATIONALE ENCYCLOPÉDIE DES ARTS DÉCORATIFS ET INDUSTRIELS MODERNES AU XXème SIÈCLE OFFICE CENTRAL D'ÉDITIONS ET DE LIBRAIRIE PARIS
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
IMPRIMERIE NATIONALE ENCYCLOPÉDIE DES ARTS DÉCORATIFS ET INDUSTRIELS MODERNES AU XXème SIÈCLE OFFICE CENTRAL D'ÉDITIONS ET DE LIBRAIRIE PARIS
CONTENU DES VOLUMES Préface: Evolution de l'Art Moderne. L'esprit nouveau dans les Arts décoratifs et industriels. Evolution au XXe siècle. Vue d'ensemble. Architecture et décoration fixe. Décoration sculptée. Décoration peinte. Décoration fixe de l'Architecture: Art et industrie de la pierre, du bois, du métal, de la céramique et de la verrerie. Accessoires du mobilier. Tableterie, maroquinerie, ferronnerie, incrusteurs, émailleurs, laqueurs, orfèvres, graveurs sur acier, horlogers, armuriers, bronziers, fondeurs, médailleurs, doreurs et argenteurs. Vaisselle et cristallerie. Art et industries des textiles. Tissus. Lampas, brocards brochés. Papiers peints et imprimés. Le Livre. Art et industrie du livre. Le papier. Impression, illustrations, brochage, cartonnage, reliure. Edition et librairie. Fondeurs de caractères. Imprimeurs, illustrateurs, relieurs, éditeurs, livres de luxe, bibliophiles. Jeux et jouets. Instruments et appareils de sport. Appareils scientifiques. Instruments de musique et de radio. Moyens de transports: chemins de fer, autos, avions, navires, etc... La parure. Accessoires du vêtement: bas, gants, chaussures, chapeaux, lingerie, dentelles, mode, fleurs et plumes, parfumerie, bijouterie, joaillerie. Théâtre. Introduction. Arts du théâtre. Photographie. Cinématographie. Rue et jardin. Plans de villes, aménagements urbains. Décor et mobilier de la rue. Décor publicitaire. Arts des jardins. Parc et jardins. Arbres et arbustes. Plantes et fleurs. Décors et mobiliers du jardin. Enseignement. Enseignement professionnel, artistique, technique. Travail de la pierre, du bois, du métal, de la céramique, du verre, des textiles, du papier et des matières végétales ou animales (produits de remplacement). --- Nombreuses planches hors-texte en héliogravure, dont un grand nombre en couleurs. Chaque volume est complété par une abondante documentation bibliographique, livres et revues techniques de tous les pays.
DÉCORATION FIXE DE L'ARCHITECTURE --- Introduction La décoration fixe de l'architecture est un élément essentiel dans le design architectural moderne. Elle joue un rôle crucial dans la visualisation des espaces publics et privés, favorisant une ambiance agréable et respectueuse de l'environnement. Caractéristiques clés - Designs modernes : Les designers utilisent souvent des techniques de découpage et de composition pour créer des compositions visuelles attractives. - Utilisation de matériaux durables : La consommation d'énergies renouvelables comme les éoliennes et les panneaux solaires est encouragée par cette approche. - Sensibilisation à l'environnement : Les projets d'architecture intègrent des éléments écologiques tels que les bâtiments verts et les espaces verts. Applications - Bâtiments verts : Les bâtiments verts sont conçus pour être respectueux de l'environnement et contribuent à la préservation de la biodiversité. - Espaces verts : Les espaces verts offrent un lieu idéal pour les activités sportives et naturelles, favorisant la santé et la bien-être. - Architectures participatives : Les architectures participatives permettent aux citoyens de jouer un rôle dans la conception architecturale, favorisant la participation active. --- Conclusion La décoration fixe de l'architecture est un outil précieux pour les designers et les architectes souhaitant créer des espaces publics et privés qui soient respectueux de l'environnement. En adoptant des pratiques innovantes et durables, nous pouvons contribuer à promouvoir la qualité de vie des citoyens et à préserver notre planète. ---
DÉCORATION FIXE DE L'ARCHITECTURE. Dans ce volume sont réunies, sous le titre général de Décoration fixe de l’architecture, les cinq classes qui, jointes à la Classe 1, composaient le Groupe I. Si les masses principales d’un édifice, si ses pleins & ses vides expriment un plan déterminé par un programme, ce sont les matériaux mis en œuvre qui lui donnent son aspect, sa vie : qu’ils soient apparents dans la construction ou revêtent une ossature, chacun d’eux, pierre, bois, métal, céramique, verre, remplit une fonction précise. De leur juxtaposition résulte, pour une grande part, l’harmonie de l’édifice. Pendant plusieurs siècles, la France avait fourni des types parfaits de décoration empruntée aux matériaux de construction : églises où chaque assise, chaque claveau de pierre joue un rôle décoratif aussi bien que constructif, clochers de brique appareillée, maisons en pan de bois, toitures recouvertes d’ardoises ou de tuiles. L’Italie avait offert des exemples traditionnels de revêtement par des placages précieux : marbres, mosaïques, terres cuites de haut-relief émaillées. Puis l’architecture, fidèle aux formules classiques, dédaigna tous les matériaux autres que la pierre. La tentative de décoration florale de 1900 n’atténua guère ce dédain. La construction moderne en béton armé donne une importance nouvelle au décor de revêtement qui égaie la coloration uniforme de surfaces continues ; elle a profité aux industries du marbre, du stuc, de la céramique, de la mosaïque ; elle a même fait naître une grande variété de matériaux artificiels, séduisants & riches d’aspect, tels que le Lap. Elle peut également favoriser le décor de relief ; la préparation des coffrages permet d’obtenir facilement, par le pilonnage du béton, une ornementation moulée. Par contre-coup, elle peut assurer un nouvel essor à des industries connexes : depuis que l’acier, employé seul ou enrobé de béton, détermine dans la construction de grands espaces vides entre de minces piliers, le verre est plus utilisé qu’il ne le fut jamais.
ARTS DÉCORATIFS ET INDUSTRIELS MODERNES. Ainsi les techniques nouvelles s'ajoutent, sans les supprimer, aux méthodes anciennes. Dans l'ensemble d'une construction, les matériaux expriment souvent un programme complet par lui-même : vase de marbre, porte de bois, balcon de fer, pavement de céramique, vitrail. Aussi parut-il logique de ranger ces objets dans d'autres classes que celle de l'architecture, afin de les juger pour leurs qualités propres. Toutefois il eût été contraire à l'esprit de l'Exposition, qui tendait à les faire vivre en les situant dans leur cadre, de les réunir dans des galeries aménagées comme des salles de musée. L'espace réservé aux pièces isolées fut donc des plus restreints, comme avait été restreinte la présentation des plans, photographies & maquettes d'architecture relevant de la Classe 1. C'est à travers l'Exposition tout entière, à leur place normale dans l'architecture réalisée, que se trouvaient ces objets. Cette conception nouvelle a permis de faire participer à l'Exposition toutes les corporations, charpentiers & maçons, serruriers & cimentiers : elle a singulièrement facilité la construction & la décoration des galeries & des pavillons. Ainsi les portiques de l'Esplanade des Invalides offraient aux marbriers, aux céramistes, des surfaces favorables, en même temps qu'ils recevaient une merveilleuse parure. Aussi bien, les portes, les grilles de tous les bâtiments furent l'œuvre des exposants menuisiers ou ferronniers. Les immenses fenestrages des tours de l'Esplanade fournirent à des peintres-verriers l'occasion d'y développer un décor qu'aucune galerie, si spacieuse fût-elle, n'aurait pu contenir. L'exposition des cinq classes de la Décoration fixe de l'architecture était une des plus caractéristiques de la manifestation de 1925. On a justement reproché aux architectes du xixe siècle d'avoir retardé l'évolution moderne du mobilier en négligeant de lui préparer un cadre. C'est l'existence de ce cadre que le succès de ces classes a magnifiquement affirmé.
CLASSE 2 ART ET INDUSTRIE DE LA PIERRE
ART ET INDUSTRIE DE LA PIERRE. De tous les matériaux mis en œuvre dans l'architecture, la pierre est le plus ancien. Suivant ses qualités de résistance, suivant la hauteur des lits de carrière, elle a dicté les formes des édifices; employée en grands morceaux, elle a permis la construction des points d'appui isolés & continus, monolithes ou montés par assises, celle des linteaux franchissant le vide des ouvertures, celle des encorbellements qui peuvent porter en saillie corniches, balcons & tourelles; employée en petits morceaux, elle a créé l'arc & la voûte, solution la plus élégante pour couvrir de grands espaces. La silhouette des flèches & des contreforts de la cathédrale de Chartres répond aussi exactement à l'utilisation des calcaires de France que l'architecture du Parthénon à l'emploi du marbre du Pentélique. La pierre de taille, le marbre, le granit n'ont pas seulement déterminé les lignes essentielles de l'architecture. Ils ont engendré aussi des aspects décoratifs très divers, selon les facilités offertes pour la taille, les moulurations & la sculpture. Les arêtes du marbre ne peuvent être obtenues par les calcaires de l'Ile-de-France; les granits de Bretagne confèrent aux monuments un caractère d'austérité. Cette diversité ne tient pas seulement à des différences de couleurs, mais aussi à l'outillage employé : le layage du calcaire donne aux parements une patine particulière. La ciselure des arêtes des pierres dures, le bouchardage de leurs faces ne sont pas moins expressifs. L'influence du polissage mettant en valeur les colorations de la pierre, du granit, du porphyre & du marbre est plus évidente encore. Il faut toutefois que le choix des matériaux corresponde au climat; sous notre ciel pluvieux, il est illusoire de compter sur le poli du marbre; seul le polissage des pierres dures supporte les injures du temps. Le mortier de chaux & de sable, qui n'avait joué aucun rôle dans l'architecture des grands éléments de marbre ou de calcaire montés à
ARTS DECORATIFS ET INDUSTRIELS MODERNES. surfaces de joints parfaitement dressées, a pris au contraire, dans la construction des arcs & des voûtes, une importance considérable. Il a donné aussi le moyen d'employer les pierres volcaniques, les schistes, les meulières, qui ne se prêtent pas à un délitage régulier comme celui de la pierre de taille; il en est résulté un opus incertum, de coloration très variée, qui confère aux monuments de tel ou tel pays une physionomie propre. Enfin, associé à la brique, il a permis, dans des régions privées de pierre, d'élever des monuments aussi grands & aussi artistiques que ceux pour lesquels on disposait des plus beaux matériaux calcaires. La calcination de la chaux a été le point de départ de tous les liants : tandis que le sulfate de chaux a fourni le gypse, pierre à plâtre, les silicates & les aluminate de chaux ont été les éléments constitutifs des ciments. Le plâtre ne peut offrir que dans les pays de soleil la matière propre à la construction & à la décoration extérieures; dans les contrées moins favorisées, son emploi doit logiquement être réservé à l'intérieur. Au lieu de l'utiliser à faire de la fausse architecture de pierre, il conviendrait de s'en servir dans sa forme la plus légère, le staff, pour remplir les vastes espaces qui séparent les points d'appui en acier ou en béton armé. Le béton armé, système de construction de haute résistance, ne se prête pas seulement à l'expression des lignes les plus hardies : le moyen même de l'obtenir en le pilonnant dans des coffrages indique le parti qu'on en pourrait tirer si l'on étudiait davantage le détail de ces coffrages ; d'ailleurs, non seulement l'architecte se préoccupe aujourd'hui de réaliser par le moulage des effets ornementaux, mais le statuaire lui-même ne dédaigne pas de préparer des modèles en vue d'une exécution qui emprunte à ce procédé un caractère particulier. C'est dans cet esprit que le Jury de la Classe 2 a logiquement juxtaposé, sur le palmarès, les noms des artistes à ceux des industriels, car, si l'œuvre d'un sculpteur n'est complète que dans une matière bien choisie et préparée, le plus riche morceau de pierre ou de marbre ne vaut que s'il est œuvré en tenant compte des ressources & des possibilités de la technique. D'autre part, l'architecture actuelle, par la simplicité de ses volumes,
ART ET INDUSTRIE DE LA PIERRE. crée un décor de surface auquel de beaux matériaux tels que la pierre & le marbre se prêtent par le seul travail du sciage & du polissage. Si, à toute époque, l'on a recherché des matières de remplacement peu coûteuses, la nôtre est particulièrement ingénieuse à cet égard : les composés artificiels qui s'ajoutent à l'antique stuc sont aujourd'hui très variés. D'autres, agglomérés à l'usine ou sur le chantier, sont utilisés pour la construction économique & rapide. En outre, certains d'entre eux répondent aux préoccupations sanitaires actuelles en créant des surfaces sans joints qui sont aussi précieuses pour le revêtement des terrasses extérieures que pour celui des sols intérieurs ou des murs. L'importante manifestation de la Classe 2, en donnant de nombreux exemples de l'emploi en grandes surfaces des pierres polies, des marbres, des stucs, a contribué au succès des larges & brillants placages qui, depuis 1925, renouvellent l'aspect de nos rues.

Cet ouvrage, faisant partie de l'Encyclopédie des Arts Décoratifs et Industriels Modernes au XXème Siècle, détaille la décoration fixe de l'architecture. Il explore l'utilisation et l'importance des matériaux comme la pierre, le bois, le métal, la céramique et le verre dans la construction moderne. L'exposition de 1925 est mise en avant comme une manifestation de l'intégration de ces éléments dans leur cadre architectural.