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"BYBLIS" MIROIR DES ARTS DU LIVRE ET DE L'ESTAMPE AUTOMNE MCM XXVI --- ÉDITIONS ALBERT MORANCÉ
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
"BYBLIS" MIROIR DES ARTS DU LIVRE ET DE L'ESTAMPE AUTOMNE MCM XXVI --- ÉDITIONS ALBERT MORANCÉ
"BYBLIS" MIROIR DES ARTS DU LIVRE ET DE L'ESTAMPE Pierre GUSMAN, Directeur-Fondateur P.-J. ANGOULVENT, Secrétaire de la Rédaction COMITÉ DE PATRONAGE - MM. Louis BARTHOU, de l'Académie Française — Henri BERALDI, Président de la Société des Amis des Livres — Albert BESNARD, de l'Académie Française, Directeur de l'École Nationale des Beaux-Arts — Léon COMAR, Président de la Société de la Gravure sur bois originale — J.-L. FORAIN, de l'Académie des Beaux-Arts, Président de la Société des Dessinateurs Humoristes — Jean GUIFFREY, Conservateur des Peintures, des Dessins et de la Chalcographie du Musée du Louvre — P.-A. LEMOISNE, Conservateur des Estampes à la Bibliothèque Nationale — Émile MALE, Directeur de l'École Française de Rome, Membre de l'Institut — MOREAU-NÉLATON, de l'Académie des Beaux-Arts — Albert MORANCÉ, Éditeur. COMITÉ DE RÉDACTION - MM. André BLUM, Docteur ès lettres — Marcel BOUTERON, Bibliothécaire de l'Institut de France — Robert BURNAND, Archiviste-Paléographe — Frantz CALOT, Bibliothécaire à la Bibliothèque Sainte-Geneviève — Jean CORDEY et Émile DACIER, Bibliothécaires à la Bibliothèque Nationale — Loys DELTEIL, Expert — Hector LEFUEL — Mme J. DUPORTAL, Docteur ès lettres. ÉDITIONS ALBERT MORANCÉ À PARIS, 30 & 32, RUE DE FLEURUS Téléphone : Fleurus oo-68. — Chèques postaux : 143-51, Paris. — R. C. Seine 109-330
"BYBLIS" MIROIR DES ARTS DU LIVRE ET DE L'ESTAMPE CINQUIÈME ANNÉE XIXe FASCICULE SOMMAIRE DU FASCICULE D'AUTOMNE MCM XXVI ÉTUDES J.-J. de Boissieu, peintre-graveur (1736-1810), par Léon Rosenthal... 79 Duplessi-Bertaux, dessinateur et graveur (1747-1818), par Prosper Dorbec... 82 La Gravure sur acier : sa technique et son histoire, par Pierre Gusman... 87 Le « Fasciculus Medicinae » de Johannes Ketham, par André Blum... 95 Les Morceaux de réception des graveurs : les Sujets, par Emile Dacier... 99 Malo Renault, graveur en couleurs, par Emile Sedeyn... 106 Jean Auscher, peintre-graveur, par Raymond Hesse... 110 Échos et Propos de Saison : La gravure... xxv Le beau livre... xxvii HORS-TEXTE FRONTISPICE SPÉCIAL À L'ÉDITION DE LUXE : Feuille d'études. Eau-forte originale de J.-J. de Boissieu (1795), tirée par J.-J. Taneur... 79 Le Printemps. Eau-forte originale de J.-J. de Boissieu (1795), tirée par J.-J. Taneur... 81 Fac-similé réduit en héliotypie de trois eaux-fortes de Duplessi-Bertaux : — Le Marchand de Melons — Les Mendiants — La Charrette... 83 Fac-similé réduit en héliotypie de l'eau-forte : Prise de la Bastille, par Duplessi-Bertaux... 85 Prise du fort de Santi Petri (21 septembre 1823). Gravure sur acier de Skelton d'après Gilbert, tirée par Porcabeuf... 91 Fac-similé en héliotypie de la planche : La leçon de dissection, illustrant le « Fasciculus Medicinae » de Johannes Ketham (édition de Venise de 1493)... 95 Fac-similé en héliotypie de la planche : Un pestiféré soigné par Tansignano, illustrant le même ouvrage (exemplaire de la bibliothèque Queriniana, de Brescia)... 97 Fac-similé en héliotypie de la Conversation galante, gravée par Jacques-Philippe Le Bas d'après Nicolas Lancret... 101 Fac-similé en héliotypie de L'Adoration des Bergers, gravée par Dominique Vivant-Denon d'après Lucas Giordano... 103 La Tasse de thé. Pointe-sèche originale en couleurs de Malo Renault, tirée par La Roseraie... 107 Portrait de Lucien Guitry. Eau-forte originale en couleurs de Jean Auscher, tirée par Porcabeuf... 111 ÉDITIONS ALBERT MORANCÉ À PARIS, 30 & 32, RUE DE FLEURUS
ÉDITIONS “AU SANS PAREIL” 37, AVENUE KLÉBER, PARIS (XVI°) --- PLAISIR DE BIBLIOPHILE GAZETTE TRIMESTRIELLE DES AMATEURS DE LIVRES MODERNES RENSEIGNE INSTRUIT DIVERTIT ET, SOUS UNE FORME VIVANTE ET PLAISANTE, INFORME SES LECTEURS DE TOUTES LES BEAUTÉS ET CURIOSITÉS DU LIVRE DE NOTRE ÉPOQUE --- SES COLLABORATEURS ANDRÉ SUARÈS, FRANCIS CARCO. ANDRÉ SALMON, PIERRE MAC-ORLAN, ROGER ALLARD, CLAUDE ROGER-MARX, SEYMOUR DE RICCI, PAUL ISTEL, ETC. SES ÉTUDES D’AVANT-GARDE SUR LES ILLUSTRATEURS R. DUFY, L. JOU, J.-E. LABOUREUR, J.-G. DARAGNÈS, P. BONNARD, ETC. SES MONOGRAPHIES DE SOCIÉTÉS DE BIBLIOPHILES LES CENT BIBLIOPHILES, LE LIVRE CONTEMPORAIN, ETC. SES BIBLIOGRAPHIES CONTEMPORAINES DES ŒUVRES DE PAUL MORAND, PAUL VALÉRY, JULES ROMAINS, MARCEL PROUST, ETC. --- SA CHRONIQUE DES VENTES AVEC L’EXAMEN CRITIQUE DES PRIX ATTEINTS SES FANTAISIES SES INFORMATIONS SES ÉCHOS QUATRE FASCICULES PAR AN CONSTITUANT UN ÉLÉGANT VOLUME IN-16 JÉSUS SOUS COUVERTURE ORNÉE D’UNE LITHOGRAPHIE ORIGINALE EN DEUX TONS DE J.-E. LABOUREUR --- PRIX DE L’ABONNEMENT ANNUEL (1926) FRANCE . . . . . . . . . 25 FRANCS ÉTRANGER . . . . . . . . 35 FRANCS TIRAGE DE LUXE SUR PAPIER VÉLIN FRANCE . . . . . . . . . 60 FRANCS ÉTRANGER . . . . . . . . 80 FRANCS L’ANNÉE 1925 DANS UN ÉTUI-BOÎTE (COUVERTURE DE L. JOU). . . 30 FRANCS COMpte DE CHèQUES POSTAUX : PARIS 20.727
--- La Chasse --- La danse --- La pêche --- les Toiles de Cournon Compositions de Raoul DUFY éditées par BIANCHINI FÉRIER 24 bis Avenue de l'Opéra pour l'ameublement & la décoration moderne --- La Moisson --- L'Afrique --- Le tennis ---
LIBRAIRIE NATIONALE D'ART ET D'HISTOIRE G. VANOEST, ÉDITEUR 3 & 5, rue du Petit-Pont, Paris (V°) :: 4, place du Musée, Bruxelles R.C.: Seine 29.023 --- LES TRÉSORS DES BIBLIOTHÈQUES DE FRANCE PUBLIÉS SOUS LA DIRECTION DE M. R. CANTINELLI M. A. BOINET Administrateur de la Bibliothèque Administrateur de la Bibliothèque du Palais-Bourbon Sainte-Geneviève Cette publication a pour but de révéler au public, par des reproductions fidèles, les richesses cachées des bibliothèques de France : Manuscrits à peintures, éditions rares et exemplaires uniques, estampes introuvables, dessins originaux, reliures historiques, autographes, ex-libris, médailles, etc. Il paraît deux fascicules par an, au format in-4° carré (22,5 × 29), contenant de 32 à 48 pages de texte, illustrés de reproductions au trait, outre les planches hors-texte en héliotypie et en fac-similé (couleurs, sanguine, crayons, etc.), texte et planches imprimés sur papier d'Arches, spécialement cuvée à cette intention. PRIX DU FASCICULE : 75 FRANCS
J.-J. DE BOISSIEU PEINTRE-GRAVEUR (1736-1810) Jean-Jacques de Boissieu nous est bien connu grâce à son petit-fils, Alphonse de Boissieu, qui publia, sans les signer, le catalogue de son œuvre gravé et sa biographie. (J.-J. de Boissieu, Catalogue raisonné de son œuvre, Paris, Rapilly; Lyon, Brun, 1878. — Notice sur la vie et les œuvres de J.-J. de Boissieu, ibid., 1879.) Il était né à Lyon, le 20 novembre 1736, d'une famille noble, et sa fortune, à laquelle s'ajoutèrent plus tard les revenus d'une charge qu'il acheta, lui permit de se livrer librement au goût qu'il manifesta, dès l'enfance, pour les arts. — Peintre agréable, dessinateur véridique, le Musée de Lyon garde de lui un joli petit portrait peint de sa femme et une série de dessins remarquables parmi lesquels nous retrouvons, en une image aimable, sa Femme au clavecin à côté d'un Portrait de Montgolfier et de paysages. — Avant tout il fut un aquafortiste. Il aima la gravure comme un art aux multiples et passionnants secrets. Virtuose de la morsure, il reprenait ses planches à la pointe-sèche, au burin même. A partir de 1772, il se laissa séduire par les effets faciles mais monotones de la roulette. De la plupart de ses planches il existe trois et quatre états. Il suivait le tirage de très près et, quand le cuivre lui paraissait fatigué, il le ravivait par des travaux nouveaux. Sensible à la belle épreuve, il désignait, par une annotation à la main, les pages qui l'avaient le mieux satisfait, curieux du choix des papiers, abandonnant à l'occasion les papiers vergés pour les papiers de Chine ou du Japon, usant parfois de papiers gris bleu ou gris foncé voire de satin blanc. ---
— Il avait grandi à une époque où l'antiquité commençait à exercer sa fascination et, dans un voyage qu'il fit en Italie avec le duc de La Rochefoucauld, en 1755, à Florence, à Rome, à Naples et à Pompéi, il avait connu Winckelmann, mais il était réfractaire à cette emprise. Les ruines grandioses, que Piranesi magnifiait en des visions épiques, ne lui inspiraient que des croquis pittoresques et grêles. En plein règne de David, quand il gravait son propre portrait (102) en 1796, il se crut obligé d'y faire figurer un buste antique. Concession apparente; en réalité il ne cessa de rester fidèle aux petits maîtres hollandais qui avaient été ses premiers guides. — Il les a très souvent copiés, gravant jusqu'à cinq planches d'après Ruysdaël, et ses copies, un peu maigres, ont été très recherchées. Il a constamment songé à eux : ils ont nourri l'instinct de véracité qu'il portait en lui; ils lui ont dicté la plupart de ses façons de voir. Il ne pouvait leur emprunter l'amour ardent qu'ils eurent pour leur pays; il n'a pas compris la grandeur secrète de leurs témoignages; il leur a pris certaines méthodes d'expression; leur science de notation caractéristique est devenue chez lui un goût de pittoresque. — Il a eu plus de curiosité que de sensibilité. Le lui reprocher serait faire le procès de son siècle. Nous ne reconnaissons plus la nature dans les traductions qu'il en a données. Il fut pourtant un paysagiste sincère, livrant, sans élaboration systématique, sa vision directe, cherchant son inspiration dans des sites familiers, dans la campagne française, autour de Lyon même. — Son œuvre comporte surtout des paysages. Il a aimé aussi à traduire des types populaires et si, parfois, il semble que Rembrandt, Van Ostade ou Berchem se soient interposés entre son modèle et lui, il a, à ses heures, su voir directement et non sans acuité. — L'aspect de ses planches est très varié : il lui arrive de pousser à l'effet d'une façon un peu appuyée. Ailleurs, au contraire, il cherche, dans les perspectives, un vaporeux qui tombe dans le — 80 —
gris. Les meilleures pages sont celles où il s'est exprimé rapidement par l'eau-forte pure avec quelques reprises à la pointe-sèche non ébarbée. Dirai-je qu'il manque toujours un peu d'accent : à aucune minute on ne découvre l'indication imprévue, le croquis enlevé de verve, le caprice nerveux ou spirituel, la fantaisie. Il n'est pas lourd, il ne sent pas l'application, mais il procède avec trop de méthode. — Ses eaux-fortes ont été, de son vivant, très appréciées et cette vogue ne s'est pas démentie. Il a toujours de fervents admirateurs à Lyon. L’œuvre le plus complet, assemblé par Guichardot, a été, en 1875, à la vente de cet amateur, acquis par le baron Edmond de Rothschild. Les cuivres existent encore pour la plupart. — Notre hors-texte, intitulé le Printemps (97), a été mordu en 1795 d’après un dessin fait à Saint-Chamond. Le catalogue énumère un premier état à l’eau-forte pure, un deuxième après une seconde morsure, l’état définitif avec les travaux dans le ciel, la date 1795, et des travaux de pointe-sèche non ébarbée sur le tronc et dans les feuillages du grand arbre$^{(1)}$. — En 1809, à la veille de sa mort, Boissieu gravait encore et son avant-dernière planche (139), une Vue du Temple de la Sibylle Tiburtine à Tivoli, compte parmi ses meilleures. Il s’éteignit le 1er mars 1810$^{(2)}$. LÉON ROSENTHAL. --- (1) La Feuille d’études (95) que nous donnons en supplément à notre édition de luxe, n’est pas datée, mais, d’après Guichardot, elle fut dessinée à la même époque ; elle a passé, elle aussi, par trois états successifs marqués presque uniquement par la disparition d’un petit profil esquissé d’abord entre le chien et la tête du vieillard. (2) Grâce à l’obligence de l’expert bien connu M. Alvin-Beaumont, nous pouvons présenter, ici même, un tirage sur les planches originales de Boissieu, qui proviennent du fonds Basan, et dont il est devenu possesseur.

Byblis est une revue consacrée aux arts du livre et de l'estampe, dirigée par Pierre Gusman. Ce fascicule d'automne 1926 contient des études sur des artistes graveurs tels que J.-J. de Boissieu et Duplessi-Bertaux, ainsi que des articles sur la gravure sur acier et les morceaux de réception des graveurs. Il présente également des reproductions d'œuvres originales et des fac-similés.