Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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ART & INDUSTRIE SOMMAIRE: - La Sculpture décorative et de plein air dans l'œuvre d'Emile-Antoine Bourdelle (II fasc.) J.-F. Louis-Merlet. - La Merveille des Mers françaises (1 fasc.) A. de Pouvoirville - La Renaissance du Livre (fasc. IV) Jules Rais. - Les Arts Décoratifs au Théâtre (fasc. XI) Eug. Belville. Panneaux décoratifs dans le Foyer de la Comédie des Champs-Élysées Hors texte en couleurs 40 pages 38 Illustrations 5e ANNÉE JUIN 1913

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La Sculpture décorative et de plein air dans l'œuvre d’ÉMILE-ANTOINE BOURDELLE --- L’histoire des âges aime se raconter elle-même aux façades des monuments que chacun peut lire. Elle aime se voir démasquée par le vent torride qui démantèle les murailles, met à nu les trésors, expose les édifices comme des châsses longtemps gardées au secret. Mais l’histoire ne pardonne pas la main profane armée de la pioche et du marteau qui viole les mystérieuses légendes respectées par le temps. C’est une loi fatale que celle du silence et de l’oubli. Quiconque la dédaigne et veut passer outre, porte la punition des morts. L’artiste véritable doit retrouver en son âme la tradition de la Beauté. Il doit y avoir — l’orgueil éteint — un regret mordant, pendant des années et des années pour l’explorateur qui rapporte des dépouilles sacrées. La joie des yeux est passagère. Le mépris dans les âmes est profond et dure longtemps. Il faut savoir gré aux artistes de nous offrir le spectacle méconnu de notre force et de l’harmonie départie à chacun de nous. La liberté des mouvements, conforme à la structure individuelle est une image impérissable de la vie. Nous devons souhaiter le retour de l’époque athénienne où l’amour n’était que musique et poésie, où l’apparition d’une forme dévêtue au seuil tranquille des temples d’or et de lumière, conseillait aux hommes plus fervents la vertu d’être indépendants et l’orgueil d’une beauté qu’ils portaient comme un diadème, pour traverser les tristesses en l’honneur des Dieux immortels. Dans les villes, parmi les squares trop symétriques, au coin des avenues bordées de marronniers et de platanes, qu’enlacent le lierre et le chevrefeuille, des nudités et des nymphes de pierre ou de marbre dressent leurs silhouettes. Le choix des sujets est presque toujours d’une lamentable indigence et aucune intellectualité ne préside à la composition de ces blanches statues. Et cependant l’idée première était d’embellir un coin de verdure, d’ajouter une chanson humaine au concert de la nature, de mêler nos gestes à l’allure des arbres que varie le vent. Toutes ces considérations se heurtent au moment où je veux rendre hommage à la statuaire retrouvée par Émile Antoine Bourdelle, exemple de notre époque et le plus haut enseignement que suivront les vrais artistes, fils de grands artisans, devant des œuvres qui, sous un aspect d’expression familière, ont, à nos yeux avertis la plus haute signification. --- La Sculpture décorative et de plein air dans l’œuvre d’Émile-Antoine Bourdelle. Fasc. 1 - 1913

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JEAN-BAPTISTE CARPEAU AU TRAVAIL E. A. BOURDELLE. JEUNE STATUAIRE AU TRAVAIL E. A. BOURDELLE.

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PENÉLOPE Séries Nationale des Beaux-Arts, 1972 E. A. BOURDELLE. LE PAS DU VOILE E. A. BOURDELLE.